Des jugements favorables à Québec solidaire

DES JUGEMENTS FAVORABLES À QUÉBEC SOLIDAIRE

DANS UN QUOTIDIEN, LE 24 MARS 2014

« le PQ n’est pas seul à faire du surplace provincialiste.

Après s’être écrasé à répétition à la suite de ses sauts périlleux dans le vide du fédéralisme canadien, le Parti libéral du Québec se contente désormais de croire que ses multiples fractures lui ont appris à se tenir bien droit. Loin de lui désormais l’idée d’assainir les relations du Québec avec le Canada. Il a pris acte de la suite de ses déconvenues et propose comme solution de les oublier tout en poursuivant son oeuvre, commission Charbonneau ou pas.

Tant pour les libéraux que les souverainistes, le projet inachevé des années 1960 conduit désormais à tourner en rond. Arpenter année après année pareil sentier battu n’ouvre pas de nouvelles avenues.

Péquistes et libéraux se retrouvent donc dos à dos, dans un espace clos où ils nous invitent à les rejoindre, encore une fois. L’un et l’autre piétinent au nom du marché, de la mondialisation et d’une gouvernance à la petite semaine. »

( LE DEVOIR, 24 mars 2014 | Jean-François Nadeau | Québec

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/403466/la-province )

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Aussi fou que peut le laisser voir l’état de la planète, l’environnement n’est pas un enjeu dans cette campagne électorale. []

La Terre va mal, catégorie « très ». Les études qui en font état se succèdent sous tous les angles possibles. L’environnement est si clairement l’enjeu du siècle qu’il est irresponsable de l’ignorer.

Pourquoi alors la campagne électorale en fait-elle si peu état ? []

On ne s’en étonnera pas, Québec solidaire est le plus éloquent : il traite d’aires protégées, d’interdiction de certains produits polluants, de gestion de l’eau…, côtoyant les grands classiques que sont le pétrole, les mines, le transport, par ailleurs très présents également dans la plateforme du Parti québécois. Celui-ci y ajoute des dispositions sur les milieux humides et la diversité biologique. []

Or, quand les chefs de partis (à l’exception notable de Françoise David) osent parler du thème de l’environnement, c’est uniquement par la lorgnette des ressources naturelles, que domine le pétrole — lui-même ramené à sa plus simple équation : l’exploiter est mauvais, à quoi les « lucides » rétorquent qu’on ne peut s’en passer et qu’il vaut mieux dès lors piger dans nos propres réserves. Fin de la discussion.

( Élections et environnement. Ça va très mal LE DEVOIR, 24 mars 2014 | Josée Boileau | Québec

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/403440/Electionsetenvironnement-ca-va-tres-mal )

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Au Québec, cessons vite de gérer le capitalisme avec le Parti libéral ou le Parti québécois! Il est temps de choisir la voie de la gauche!

Article – REVUE RELATIONS

Relations numéro 771, avril 2014 (http://www.cjf.qc.ca/fr/relations/article.php?ida=3342&title=la-voie-de-la-gauche)

La voie de la gauche

Par Jean-Claude Ravet (rédacteur en chef de Relations)

Il est consternant de voir que les partis qui briguent actuellement le pouvoir au Québec et qui ont des chances d’être élus n’aspirent qu’à gérer le capitalisme, sans remettre en question le productivisme et le consumérisme, dans l’espoir de briller dans le concert des nations. Ils se refusent à prendre les mesures nécessaires pour éviter la catastrophe annoncée de l’« agonie planétaire » (Edgar Morin), dont le réchauffement climatique n’est qu’une des multiples déclinaisons. Nous savons depuis longtemps que le Parti libéral chante à l’unisson avec le monde des affaires et n’a d’autre prétention que d’être le gestionnaire du statu quo. D’aucuns attendaient plus du Parti québécois, qui a longtemps maintenu vivante la fibre de la solidarité sociale, même si avec le temps elle s’est fragilisée. Prônant la souveraineté, il a longtemps eu la profondeur de vue que nécessite un tel projet et a su faire écho aux préoccupations écologiques et sociales d’une grande partie de la population durant le printemps érable. Mais après avoir joué d’une manière populiste la carte identitaire à des fins électoralistes, quitte à s’aliéner des alliés potentiels de la cause souverainiste au sein des communautés culturelles, voilà qu’il verse maintenant dans l’apologie de l’exploitation du pétrole de schiste, faisant miroiter des promesses de prospérité.
 
Toujours cette vieille manière de faire de la politique à courte vue, le nez collé sur le pouvoir et le profit : la gouvernance sans vision, la servilité bon enfant aux règles du jeu édictées par les lobbies et les puissances financières. Les riches finissent toujours par en sortir gagnants, inébranlablement confiants dans leurs moyens de se tirer d’affaire quoi qu’il arrive, quitte à sacrifier la nature ou des populations superflues pour leur jouissance paisible des choses – le monde, après eux, dût-il en périr.

Le temps presse pourtant de saisir l’enjeu de notre époque : la Terre, notre unique demeure, nous sommes en mesure de la détruire. Il nous faut en prendre soin. Dans le péril qu’elle fait planer sur le monde, la globalisation capitaliste a eu la conséquence « heureuse » de nous faire prendre conscience de notre responsabilité à son égard. Une politique nationale ne peut faire fi du souci écologique pour notre habitation commune, la Terre. Nous ne pouvons plus faire comme si nous étions déliés du reste du monde. Nul n’est une île, cela est vrai pour les individus autant que pour les États. Et toute affirmation nationale se doit d’être en même temps chemin d’évitement de l’autodestruction planétaire.

Pour sortir du cul-de-sac, il nous faudrait avoir le courage de prendre la voie de la gauche. Pas l’ancienne, productiviste, autoritaire et bureaucratique, ni la « nouvelle » gauche de façade qui promet la solidarité mais qui, une fois au pouvoir, met la table aux politiques néolibérales d’austérité qui ne servent qu’aux riches, comme on le voit en France. Mais celle de la résistance. Celle qui a pour volonté ferme de tirer le frein d’urgence du train du soi-disant progrès, qui roule à toute vitesse sur les rails de la démesure financière et technique et laisse derrière lui misère et désolation. Celle qui a pour visée le mieux-vivre, le partage et la préservation des conditions dignes de vie. Celle pour qui la terre est commune et non enjeu d’appropriation et d’expropriation, et pour qui l’économie est au service de la société et non l’inverse. Celle qui sait puiser à une longue tradition d’entraide et de solidarité avec les laissés-pour-compte, de lutte contre l’injustice, de participation démocratique et de défense du bien commun, et qui puise ainsi, même sans le savoir, à l’esprit de l’Évangile.

Récemment, le sociologue de droite, Mathieu Bock-Côté, dans une émission de Radio-Canada, taxait cette gauche d’utopiste, l’accusant de ne pas vouloir vivre « dans le monde réel ». Il est plus que temps de prendre conscience que ceux qui vivent dans l’illusion, ce sont ces « réalistes » qui soutiennent une manière de vivre qui dilapide les ressources, détruit les écosystèmes, creuse le fossé entre une infime minorité de riches et une multitude de pauvres. Ce « réalisme » des serviles, comme des maîtres, n’est plus tenable. Il s’appuie sur le fantasme de la domination et du profit sans limite d’une élite. Une autre voie est possible et urgente pour sortir l’humanité de l’impasse où cela nous a menés. À nous de l’investir.


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La retraite : une responsabilité collective. C’est le dossier du numéro d’avril 2014 de la revue Relations.

Revue québécoise Relations

Le numéro 771, avril 2014, est dans les kiosques. Son grand dossier s’intitule La retraite : une responsabilité collective.

La retraite : une responsabilité collective , Catherine Caron
Le système de retraite au Québec – Quelques repères ,
La privatisation du contrat social , Ianik Marcil
Le modèle néerlandais , Eve-Lyne Couturier
L’industrie financière au cœur des retraites
Entrevue avec Maxime Lefrançois , Emiliano Arpin-Simonetti
Le rapport D’Amours : de mauvaises solutions , Gilles L. Bourque et Frédéric Hanin
Les femmes et la retraite , Ruth Rose
Revenir à la solidarité intergénérationnelle , Ruth Rose
Un exemple de régime novateur , Michel Lizée

Autres sujets traités dans le numéro d’avril 2014 :

Pour une fiscalité plus juste , Élisabeth Gibeau
Main basse sur l’agriculture , Dominique Bernier
Honduras : l’oligarchie consolide son pouvoir , Raul Burbano
Les zapatistes 20 ans plus tard , Claude Morin

L’Indonésie à l’épreuve de l’islam politique , Rodolphe De Koninck

L’humanitaire d’urgence et l’imaginaire néolibéral , Philippe Blackburn

Le français est ma langue , Naïm Kattan

SITE WEB DE RELATIONS : http://www.cjf.qc.ca/fr/relations/index.php

SITE WEB DU CENTRE JUSTICE ET FOI : http://www.cjf.qc.ca/fr/index.php

À quelque chose malheur est bon

En mars 2014, à Lévis (Québec), une organisation a accueilli de nombreuses personnes à l’Hôtel de Ville, pour leur présenter une conférence. Pour des raisons tout à fait indépendantes de la volonté de l’organisation, la conférence n’a pas pu être donnée. Mais à quelque chose malheur est bon : dans la salle il y avait l’auteur-compositeur-chanteur Florian Lambert (sans sa guitare, mais l’artiste a su s’en passer). Et Florian a eu la bonne idée ou un souffleur lui a soufflé la bonne idée de monter sur « scène » pour égayer le joli parterre qui attendait le début de la conférence, avant qu’elle ne soit annulée, et qui s’est réjoui que Florian lui apporte la consolation, une fois l’annulation de la conférence annoncée.

En grande forme, Florian a improvisé un beau spectacle auquel les personnes présentes n’ont pas refuser de participer, il va sans dire. Vraiment, ce jour de mars 2014, à quelque chose malheur fut bon!

Florian a un site web : http://www.florianlambert.com/.

c Florian Lambert chante_SHSR 2014-03-16 - 5 - Version 3 d Florian Lambert chante_SHSR 2014-03-16 - 3 - Version 2 a Florian Lambert chante_SHSR 2014-03-16 - 4 b Florian Lambert chante_SHSR 2014-03-16 - 6

Construisons notre monde avec des liens de solidarité

solidarite_la pierre s'assemble

La « pierre s’assemble et devient temple ». (Antoine de Saint-Exupéry)

Une définition de la solidarité: « Lien social reposant sur un sentiment d’appartenance à une même communauté et poussant chacun à se montrer coopératif et attentif aux difficultés d’autrui. (Texte tiré de L’Économie de A à Z, dict. en ligne d’Alternatives économiques, http://www.alternatives-economiques.fr/Dictionnaire_fr_52.html)

« Si l’on refuse ces deux logiques – la loi du plus fort et la victoire des meilleurs – il nous reste à rendre possible la troisième dynamique, celle de la solidarité et du dialogue. » (G. Aurenche, C. Deltombe, P.-Y. Madignier, P. Peugeot et F. Soulage, Nous pouvons (vraiment) vivre ensemble, Paris, Éditions de l’Atelier, 2012, p. 75)

Un Québec juste

« Nous faisons de la lutte aux inégalités sociales le cœur de notre action politique. Ces inégalités coûtent très cher à la société québécoise. Malgré cette réalité, Québec solidaire a été le seul parti à s’opposer aux lourdes coupures du gouvernement du Parti québécois dans nos services publics, qui vont amplifier les inégalités. Nous pouvons sortir de cette fatalité en redistribuant mieux la richesse. Cela passe par une révision de la fiscalité, où les grandes entreprises et les plus riches de notre société contribueront à leur juste part au financement des services publics. »

(Québec solidaire, http://www.quebecsolidaire.net/engagements-electoraux/ vu le 21 mars 2014)

Illustration : Miniature tirée de Les Grandes Chroniques de France. Le roi Dagobert 1er supervisant les travaux pour la construction de la cathédrale Saint-Denis, vers 1415. (Image tirée de Sagesse des artisans au jour le jour par François Icher, Éditions de La Martinière, 2006)

Lise Payette appuie Pierre-Karl Péladeau

Je crois que vous avez un grand cœur, Madame Payette. N’arrive-t-il pas qu’il vous égare?

Dans votre chronique intitulée « PKP [M. Pierre-Karl Péladeau] hors de sa zone de confort »*, vous écrivez :

1) M. P.-K. Péladeau « n’est sûrement pas tenté par le « pouvoir » comme tant d’autres qui se gavent de pouvoir politique ». Vos lecteurs aimeraient bien savoir sur quoi vous vous appuyez pour faire cette affirmation.

2) « Pour la première fois à 52 ans, PKP vient de faire son propre choix de ce qu’il veut faire de sa vie [en se lançant en politique]. » Cette phrase provoque une grande émotion chez le lecteur, qui apprend que M. P.-K. Péladeau, pendant les 25 ou 30 dernières années, n’a pas eu la liberté de choisir pour qui travailler, qu’il il lui a été imposé de déployer ses talents (se sacrifier?) pour l’entreprise fondée par son père. Le lecteur espère que la paie était bonne.

3) M. P.-K. Péladeau « a dit clairement : « J’ai beaucoup reçu… je voudrais rendre aux Québécois. » C’est ce qui lui a gagné mon appui […]. » M. Péladeau est peut-être sincère, mais… Ce qu’il donnerait aux Québécois serait-il nécessairement bon pour eux? Des redevances minières moins élevées? La pédale douce sur le développement des énergies vertes? Des mesures qui accroîtront les inégalités de revenus?

4) « Il y a au PQ assez de gens de droite pour le retenir un peu s’il est trop à gauche, et l’inverse est tout aussi vrai. Il y a suffisamment de gens de gauche pour l’empêcher de sombrer à droite. » M. P.-K. Péladeau n’est pas un citoyen ordinaire, il est probablement plus influent que 98,5% des autres Québécois, à l’intérieur du Parti québécois, il pèse ou pèsera probablement plus que 99,5% des autres membres. Et si le plan Marois réussit, que le Parti québécois forme un gouvernement majoritaire dans quelques semaines et que le Québec accède à l’indépendance un an, deux ans plus tard, le Parti québécois et les souverainistes n’auront-ils pas une énorme dette envers M. P.-K. Péladeau?

Madame Payette, on ne doit pas voter pas qu’avec son cœur, on doit surtout voter avec sa tête.

Roger Martel (le Passeur de la Côte)

 

* Chronique publiée dans Le Devoir le 14 mars 2013, .http://www.ledevoir.com/politique/quebec/402561/pkp-hors-de-sa-zone-de-confort?utm_source=infolettre-2014-03-14&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne.