Suspense intenable : quand donc la Société d’histoire régionale de Lévis frappera-t-elle sur sa poitrine un retentissant mea culpa?

 La Société d’histoire régionale de Lévis avouera-t-elle un jour qu’elle a tenu pour vrai ce que sa raison ne pouvait pas tenir pour vrai?

 

La Société d’histoire régionale de Lévis reconnaîtra-t-elle qu’elle a induit en erreur ses membres et la population quand elle a affirmé, notamment lors de deux expositions à Lévis, que la « cage » trouvée par hasard dans le web par l’un de ses membres* était la « cage » dans laquelle le cadavre de la criminelle Marie-Josephte Corriveau avait été montré en public à Lauzon, au 18e siècle?

 

La Société d’histoire régionale de Lévis osera-t-elle dire que la ville de Lévis et des organismes comme la Commission de la capitale du Québec ont délié pour elle les cordons de leurs bourses remplies de l’argent des contribuables et que cet argent a permis entre autres la diffusion à Lévis, ailleurs au Québec et même au Canada anglais d’une affirmation infondée qui a induit tout le monde en erreur?

 

Qu’avez-vous à dire, M. Vincent Couture, président de la SHRL? Pensez-vous que ce n’est pas grave d’induire des gens en erreur, avec des fonds publics par-dessus le marché?

 

Qu’avez-vous à dire, M. André Gaumond, vice-président de la SHRL? Pensez-vous que ce n’est pas grave d’induire des gens en erreur, avec des fonds publics par-dessus le marché?

 

Qu’avez-vous à dire, M. Pierre-Olivier Maheux, trésorier de la SHRL? Pensez-vous que ce n’est pas grave d’induire des gens en erreur, avec des fonds publics par-dessus le marché?

 

Qu’avez-vous à dire, M. Louis Hallé, secrétaire de la SHRL? Pensez-vous que ce n’est pas grave d’induire des gens en erreur, avec des fonds publics par-dessus le marché?

 

Qu’avez-vous à dire, M. Claude Genest, administrateur de la SHRL? Pensez-vous que ce n’est pas grave d’induire des gens en erreur, avec des fonds publics par-dessus le marché?

 

Qu’avez-vous à dire, M. Clément Samson, administrateur de la SHRL? Pensez-vous que ce n’est pas grave d’induire des gens en erreur, avec des fonds publics par-dessus le marché?

 

Qu’avez-vous à dire, M. Xavier Chambolle, administrateur de la SHRL? Pensez-vous que ce n’est pas grave D’induire DES GENS en erreur, avec des fonds publics par-dessus le marché?

 

Qu’avez-vous à dire, Mme Claudia Mendez Ishii, rédactrice en chef de la revue de la SHRL? Pensez-vous que ce n’est pas grave D’induire DES GENS en erreur, avec des fonds publics par-dessus le marché?

 

Madame, Messieurs, vous n’avez rien à dire pour votre défense? On dirait que vous pensez votre cause indéfendable.

 

 

Roger Martel, le Passeur de la Côte

 

* Mme Claudia Mendez Ishii, aujourd’hui rÉdactrice en chef de la revue de la SHRL…

Joseph Stiglitz appelle à la fin de l’austérité.

Le Devoir, 11 octobre 2014 | Marie Charrel – Le Monde | Actualités économiques

 

EXTRAITS

 

http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/420880/zone-euro-le-risque-d-une-decennie-perdue vu le 13-10-2014

Le Prix Nobel d’économie préconise une évolution institutionnelle de l’union monétaire et recommande un arrêt des politiques d’austérité. Pour Joseph Stiglitz, les politiques choisies par la zone euro conduisent celle-ci vers une décennie perdue. []

 

Alors que la croissance repart aux États-Unis, la zone euro s’enfonce dans la stagnation. Comment l’expliquer ?

 

Principalement à cause des politiques économiques choisies. Alors que les États-Unis ont laissé leur déficit se creuser pendant la crise, la zone euro a opté pour des mesures d’austérité qui, loin d’avoir permis de réduire les dettes publiques, ont contribué à les creuser. Pire, les règles institutionnelles de l’union monétaire, comme la limitation du déficit public à 3 % du PIB, sont contre-productives. Elles ne laissent aucune marge de manoeuvre aux États et accentuent les cycles récessifs.

 

Que peuvent faire les pays membres pour relancer la croissance ?

 

Il faudrait qu’ils renoncent à l’austérité. Puis que les pays proches de l’équilibre, comme l’Allemagne, mènent des politiques plus expansionnistes, avec une hausse des salaires. Il conviendrait surtout de revoir le fonctionnement même de la zone euro. En l’état, elle n’est pas viable.

[]

 

C’est le manque de croissance qui crée des déficits, et non l’inverse. Sans croissance, les rentrées fiscales baissent et un cercle vicieux se met en place.

 

………………….

 

Campagne électorale à Lévis (élection le lundi 20 octobre 2014)

 

Québec solidaire et son candidat dans la circonscription électorale de Lévis, Yv Bonnier Viger, proposent aux citoyens de :

Québec solidaire Levis oct 2014 - Version 2

 

……………………………………

 

 

POLITIQUE D’AUSTÉRITÉ

 

Politique économique restrictive, dont le but est soit de casser l’inflation (par exemple en Italie dans les années1990), soit de réduire les déficits sociaux et/ou les déficits publics. Commentaire:
Parfois appelée politique de rigueur, ce type de politique économique s’efforce d’agir sur la dépense publique, en la comprimant, et sur la dépense sociale, en augmentant les cotisations et en limitant les prestations. Comme son nom l’indique, ce type de politique économique a pour effet de freiner l’activité économique, mais aussi –et surtout– de réduire la progression du pouvoir d’achat (et parfois de réduire le pouvoir d’achat tout court) notamment des bénéficiaires de prestations sociales, qui ne sont généralement pas les plus riches. La politique d’austérité a donc généralement pour conséquence d’accentuer les inégalités sociales. Date de mise à jour : 22/01/2010 (Texte tiré de L’Économie de A à Z, dict. en ligne d’Alternatives économiques, http://www.alternatives-economiques.fr/Dictionnaire_fr_52.html)

 

Adam Smith était bien plus conscient des limites du marché – notamment des menaces de la concurrence imparfaite – que ceux qui se prétendent aujourd’hui ses disciples. Il était aussi plus conscient du contexte social et politique dans lequel toute économie doit opérer. Pour qu’une économie fonctionne, la cohésion sociale compte. La violence urbaine en Amérique latine et la guerre civile en Afrique créent des environnements hostiles à l’investissement et à la croissance. Mais si la cohésion sociale peut avoir un impact sur l’économie, l’inverse est vrai aussi. Un recours excessif à l’austérité – qu’il s’agisse des politique budgétaires et monétaires restrictives en Argentine ou, aggravées par la réduction du soutien aux prix des produits alimentaires en Indonésie – va bien évidemment provoquer des troubles. Tout particulièrement quand on pense que l’injustice est massive, comme en Indonésie : des milliards pour les opérations de sauvetage des entreprises et des intérêts financiers, rien pour les citoyens réduits au chômage. (Joseph E. Stiglitz, La Grande Désillusion, p. 348)

Qu’est-ce que le droit ? C’est l’égalité.

Qu’est-ce que le droit ? C’est l’égalité. Dès qu’un contrat enferme quelque inégalité, vous soupçonnez aussitôt que ce contrat viole le droit. […]

 

Un tout petit enfant, qui connaît mal l’utilité relative des choses, et qui ne règle le prix que sur son désir présent, un tout petit enfant sera l’égal de l’acheteur le plus avisé, si seulement plusieurs marchands offrent publiquement à plusieurs acheteurs la chose que le petit enfant désire. Je n’en demande pas plus. Le droit règne là où le petit enfant qui tient son sou dans sa main et regarde avidement les objets étalés, se trouve l’égal de la plus rusée ménagère.

 

On voit bien ici comment l’état de droit s’opposera au libre jeu de la force. Si nous laissons agir les puissances, l’enfant sera certainement trompé ; même si on ne lui prend pas son sou par la force brutale, on lui fera croire sans peine qu’il doit échanger un vieux sou contre un centime neuf. C’est contre l’inégalité que le droit a été inventé. Et les lois justes sont celles qui s’ingénient à faire que les hommes, les femmes, les enfants, les malades, les ignorants soient tous égaux. Ceux qui disent, contre le droit, que l’inégalité est dans la nature des choses, disent donc des pauvretés.

 

( Alain, Propos sur les pouvoirs, Éléments d’éthique politique. Propos choisis et classés par Francis Kaplan, Paris, Gallimard, collection Folio/Essais, © 1985, p. 307-308 )

La publicité : C’EST ASSEZ !

Belair Direct Publicité en 2014 Intact Publicité en 2014 Trivago Publicité en 2014

 

CES DERNIERS MOIS, COMBIEN DE FOIS LES QUÉBÉCOIS ONT-ILS VU À LA TÉLÉ LES MESSAGES PUBLICITAIRES DE CES TROIS BARBARES ?

 

L’État canadien accepte que des entreprises décervèlent les citoyens !

Les citoyens passifs s’imaginent-ils que la télé ne pourrait pas être autre ?

 

 

bande de caves c'est assez

 

 

« La publicité […], pour arriver à ses fins, doit décerveler les citoyens. Ceux-ci ne sont plus que des consommateurs qu’il faut manipuler, transformer en foule docile, à qui l’on veut faire prendre des vessies pour des lanternes. Cet objectif est naïvement avoué par l’usage d’une expression dont le cynisme éhonté n’est plus perçu tant elle est utilisée : « améliorer l’image de marque ». Il ne s’agit plus d’améliorer la réalité des produits offerts par une grande entreprise sous une marque commune, mais la perception floue qu’en ont les acheteurs. »

Albert Jacquard – 1925-2013 – J’accuse l’économie triomphante – 1995   Cité au http://www.toupie.org/Citations/Publicite.htm (La Toupie)

« La « civilisation » du jean, du coca-cola et du McDonald’s a pour elle non seulement le pouvoir économique mais aussi le pouvoir symbolique qui s’exerce par l’intermédiaire d’une séduction à laquelle les victimes elles-mêmes contribuent. En faisant des enfants et des adolescents, surtout les plus dépourvus de systèmes de défense immunitaires spécifiques, les cibles privilégiées de leur politique commerciale, les grandes entreprises de production et de diffusion culturelle, et spécialement de cinéma, s’assurent, avec l’appui de la publicité et des médias, à la fois contraints et complices, une emprise extraordinaire, sans précédent, sur l’ensemble des sociétés contemporaines qui s’en trouvent comme infantilisées. »

Pierre Bourdieu – 1930-2002 – Contre-feux 2, 2001   Cité au http://www.toupie.org/Citations/Publicite.htm (La Toupie)

« La publicité, au contraire [de la communication], ne fait que rester dans le titre. C’est le registre de la propagande, qu’elle soit politique ou commerciale. Elle cherche à enfermer dans une communication superficielle, fondée sur le martelage de slogans et d’images. Elle veut engendrer des « conduites réflexes » et repousser le discours de la raison. Partant du même point, elle est finalement l’antithèse d’une volonté de communiquer une réflexion profonde cherchant à dépasser les apparences ou les émotions. »

Vincent Cheynet – né en 1966 – Le choc de la décroissance – 2008, page 75   Cité au http://www.toupie.org/Citations/Publicite.htm (La Toupie)

« Quelle dictature a fait autant de propagande pour son chef ou ses principes que nos démocraties en font pour la marchandise ? Un slogan publicitaire ne transmet-il pas aussi un message idéologique, une injonction à se comporter selon des règles fixées par d’autres en fonction de leurs intérêts ? »

Armand Farrachi – Petit lexique d’optimisme officiel – Page 55 – Fayard – 2007   Cité au http://www.toupie.org/Citations/Publicite.htm (La Toupie)

 

Photo  « Vous êtes pas écœurés de mourir bande de caves ! C’est assez ! » Paroles du poète Claude Péloquin (né en 1942) inscrites sur la murale du Grand Théâtre de Québec (1970). La murale a été créée par Jordi Bonet (1932-1979).

Référendum des Écossais : un Québécois y était ! Il en parlera aux Lévisiens le 12 octobre prochain.

Au Café Mosaïque, 13, rue Saint-Louis, à Lévis,

le dimanche 12 octobre 2014

entre 13 h 30 et 15 h 00

 

Alexandre Leduc,

candidat de Québec solidaire

dans Hochelaga-Maisonneuve,

nous parlera de sa présence en Écosse

lors du dernier référendum.

Ne le manquez pas !

 

Cage de La Corriveau : comportement inacceptable et manque de transparence des Musées de la civilisation (Québec)

MESSAGE EXPÉDIÉ À M. MICHEL CÔTÉ, directeur général des Musées de la civilisation, LE 9 OCTOBRE 2014

 

M. Michel Côté

Directeur général, Musées de la civilisation, Québec

Monsieur,

Vous trouverez ci-dessous le courriel que je viens d’envoyer à l’un des employés de votre Service des relations de presse. Je vous invite à le lire et à réagir (au fond, il s’adresse à vous, ce courriel).

Je vous signale que vous n’avez pas répondu à un message que je vous ai envoyé l’hiver dernier; dans ce document je vous invitais à corriger la Société d’histoire régionale de Lévis (je l’ai reproduit au http://lepasseurdelacote.com/?s=civilisation).

Bien à vous,

Roger Martel, Lévisien

 

Courriel envoyé au Service des relations de presse des Musées de la civilisation le 9 octobre 2014

 

Lévis, le 9 octobre 2014

Service des relations de presse,

Musées de la civilisation, rue Dalhousie, Québec

Le 6 octobre dernier, cher Service des relations de presse, vous m’avez écrit que les Musées de la civilisation ne veulent pas révéler à la population l’identité des membres du « comité scientifique […] chargé de faire les expertises autour de ce qui pourrait être la cage de la Corriveau », et ce, « pour des raisons de rigueur »* et pour « ne pas entraver leur travail »**.

Chat échaudé craint l’eau froide, c’est vrai, mais je vous adresse quand même une autre demande : voudriez-vous répondre aux trois questions suivantes :

Première question : Qui a choisi les membres du « comité scientifique »?

Deuxième question : Les membres du comité se sont-ils engagés, avant d’être choisis, à ne rien dire à la population, aux médias, au sujet du travail du comité et de leur participation aux travaux du comité?

Troisième question : Une rémunération sera-t-elle ou a-t-elle été versée aux membres du comité; des avantages leur ont-ils été accordés ou garantis?

Il serait incompréhensible et inacceptable que les Musées de la civilisation refusent de répondre à ces questions. Les citoyens s’attendent, c’est normal, à ce que les États, les administrations municipales, les politiciens et les organismes publics ou paragouvernementaux soient transparents, c’est-à-dire qu’ils les informent complètement de leurs actions, de leurs décisions, des raisons de leurs décisions. Par exemple, ils veulent être sûrs que le comité qui recommande la construction d’un pont n’est pas composé majoritairement d’ingénieurs ou d’ « amis » d’ingénieurs, d’entreprises de travaux publics, etc. Transparence, transparence, transparence est « le mot le plus important et le plus fréquemment utilisé dans les codes et les traités d’éthique contemporains »***, le directeur général des Musées de la civilisation, Michel Côté, devrait le savoir.

J’aimerais vous poser une autre question, cher Service des relations de presse.

Comme vous le savez, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) est à l’origine du triste spectacle de la « cage » de La Corriveau à l’affiche depuis beaucoup trop longtemps; au moins trois de ses membres ont publié une affirmation infondée au sujet de cette « cage » (la SHRL a dit et redit, et ose prétendre encore en octobre 2014, que la cage trouvée par elle aux États-Unis est celle dans laquelle le cadavre de La Corriveau a été montré en public à Lévis, ce que rien ne prouve), et cette affirmation non fondée a été présentée lors de deux expositions pour lesquelles les Musées de la civilisation ont agi comme partenaires de la SHRL, et la diffusion de l’affirmation infondée n’a pas provoqué de réaction de la part des Musées, c’est curieux, les Musées s’exposant ainsi à voir leur réputation entachée. Ce que je voudrais savoir, cette fois, c’est ceci : les Musées de la civilisation ont-ils communiqué à la SHRL le nom des membres du « comité scientifique […] chargé de faire les expertises autour de ce qui pourrait être la cage de la Corriveau »? Tant qu’à y être, une autre question : les Musées vont-ils enfin demander des explications à la SHRL, dont l’un des membres honoraires, Claude Genest, l’a associée clairement à l’affirmation infondée concernant le gibet de Marie-Josephte Corriveau? Si le directeur général des Musées de la civilisation, Michel Côté, veut être digne de sa fonction, il le fera.

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

*Cela demande des explications, cher Service des relations de presse; voulez-vous dire que les membres du comité travailleraient avec moins de rigueur si leur identité était dévoilée? Ça devrait être le contraire!

**Cela aussi demande des explications, cher Service des relations de presse. Michel Côté, votre directeur général, ne travaille pas dans l’ombre, est bien connu; on ne l’entend jamais dire que cela le gêne.

***Encyclopédie de l’Agora, http://agora.qc.ca/dossiers/Transparence.

COURRIEL ENVOYÉ À M. MICHEL CÔTÉ EN FÉVRIER 2014

 

Lévis, le vendredi 7 février 2014

Monsieur Michel Côté, directeur général

Musée de la civilisation; 85, rue Dalhousie, C.P. 155, succ. B; Québec (Québec), G1K 8R2

Monsieur le directeur général,

Si vous découvriez aujourd’hui qu’un journal écrit par erreur que votre exposition (fictive) Je vote pour un Québec solidaire, qui prendra fin le jour où les électeurs du Québec voteront en 2014, a quitté l’affiche, vous vous empresseriez de lui faire part de son erreur et de l’inviter à la corriger. Il y a un rectificatif que vous devriez demander aux médias de publier rapidement, un démenti beaucoup plus important que celui de ma création imaginaire.

La Société d’histoire régionale de Lévis se plaît depuis des mois à prétendre qu’une « cage » que sa vice-présidente, Mme Claudia Mendez, a découverte dans Internet est la cage dans laquelle le cadavre de Mme Marie-Josephte Corriveau a été exposé en 1763. Et les médias, malheureusement, présentent souvent cette affirmation comme exacte. Voyez (la liste n’est pas exhaustive) :

Dans le quotidien Le Soleil, le 31 juillet 2013, la chroniqueuse Mylène Moisan affirme : « C’est elle [Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis][…] qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. » (Source : http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php)

Le 31 juillet 2013, Le Journal de Québec écrit que « La Société d’histoire régionale de Lévis a trouvé la cage de la Corriveau ». (Source : http://www.journaldequebec.com/videos/recherche/michel%20barrette/la-cage-de-la-corriveau-retrouvee/1762963623001)

L’hebdomadaire lévisien Le Peuple Lévis écrit le 4 octobre 2013 : « Les Lévisiens peuvent venir découvrir la cage dans laquelle Marie-Josephte Corriveau a été exposée dans le village de Pointe-Lévy, en 1763, après avoir été pendue. » (Source : http://www.journaldequebec.com/videos/recherche/la%20voix/la-cage-de-la-corriveau-de-retour-a-levis/2719809431001/page/6)

Le 5 octobre 2013, la CBC News entre dans la danse; elle écrit : « Some 250 years ago, Mary-Josephte Corriveau was hanged on the Plains of Abraham in Quebec City, her body left to rot in a cage in the public square of nearby Lévis. That cage, recently rediscovered, is on display at the Lévis convention centre this weekend. » (Source : Radio-Canada, CBCNews, Montréal, http://www.cbc.ca/news/canada/montreal/cage-of-la-corriveau-on-display-in-l%C3%A9vis-1.1913940)

Le bouquet, la cerise sur le gâteau est offerte par M. Claude Genest, qui déclare être historien et membre (honoraire, précise-t-il) de la Société d’histoire régionale de Lévis (cette cerise tombe dans l’assiette du Musée de la civilisation de Québec, mais je doute que le Musée ait envie de l’avaler). Dans un texte intitulé La fin de la légende et publié par Le Journal de Lévis le 27 novembre 2013 (page 24), M. Genest dit à son tour que la « cage » trouvée dans Internet par Mme Claudia Mendez, est la « cage » qui a servi à exposer le cadavre de Mme Marie-Josephte Corriveau. Mais ce n’est pas tout : après avoir parlé de la « cage » trouvée dans Internet, M. Genest dit que ladite cage a fait l’objet d’un « dévoilement […] au Musée de la civilisation ». De ce fait, M. Genest associe le Musée de la civilisation à la contrevérité qu’il publie, il risque ainsi de nuire à la réputation du Musée. La vérité, vous le savez, Monsieur le directeur général, est la suivante : le Musée de la Civilisation a accepté de former un comité d’experts qui examinera la « cage » et qui présentera un rapport dans de nombreux mois, le Musée de la civilisation n’a jamais affirmé que la « cage » de Salem trouvée dans Internet a servi à exposer le cadavre de Mme Marie-Josephte Corriveau. Le Musée devrait s’empresser de faire connaître LA vérité aux médias et de les prier de publier son démenti. Le Musée serait justifié de demander la correction d’une erreur concernant les dates de présentation d’une exposition; à plus forte raison devrait-il publier une mise au point quand quelqu’un prétend ou laisse supposer qu’il corrobore un fait ou une affirmation alors que ce n’est pas le cas.

Vous trouverez ci-joint la page du Journal de Lévis contenant le texte de M. Claude Genest (publié aussi par Le Soleil, hélas!).

Je vous prie, Monsieur le directeur général, d’agréer l’expression de mes sentiments distingués.

Roger Martel

Ancien membre du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis et principal artisan de la réalisation de huit numéros de la revue de ladite société, membre de plusieurs sociétés d’histoire depuis de nombreuses années, membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec de 1981 à 2007, Lévisien depuis 1978

P.-S. Cette lettre sera publiée au lepasseurdelacote.com; vous me permettrez probablement de lui adjoindre votre réponse.

Comité chargé d’expertiser la « cage » de La Corriveau : manque de transparence inacceptable des Musées de la civilisation

Lévis, le 9 octobre 2014

Service des relations de presse,

Musées de la civilisation

Rue Dalhousie, Québec

 

Le 6 octobre dernier, cher Service des relations de presse, vous m’avez écrit que les Musées de la civilisation ne veulent pas révéler à la population l’identité des membres du « comité scientifique […] chargé de faire les expertises autour de ce qui pourrait être la cage de la Corriveau », et ce, « pour des raisons de rigueur »* et pour « ne pas entraver leur travail »**.

 

Chat échaudé craint l’eau froide, c’est vrai, mais je vous adresse quand même une autre demande : voudriez-vous répondre aux trois questions suivantes :

Première question : Qui a choisi les membres du « comité scientifique »?

Deuxième question : Les membres du comité se sont-ils engagés, avant d’être choisis, à ne rien dire à la population, aux médias, au sujet du travail du comité et de leur participation aux travaux du comité?

Troisième question : Une rémunération sera-t-elle ou a-t-elle été versée aux membres du comité; des avantages leur ont-ils été accordés ou garantis?

 

Il serait incompréhensible et inacceptable que les Musées de la civilisation refusent de répondre à ces questions. Les citoyens s’attendent, c’est normal, à ce que les États, les administrations municipales, les politiciens et les organismes publics ou paragouvernementaux soient transparents, c’est-à-dire qu’ils les informent complètement de leurs actions, de leurs décisions, des raisons de leurs décisions. Par exemple, ils veulent être sûrs que le comité qui recommande la construction d’un pont n’est pas composé majoritairement d’ingénieurs ou d’ « amis » d’ingénieurs, d’entreprises de travaux publics, etc. Transparence, transparence, transparence est « le mot le plus important et le plus fréquemment utilisé dans les codes et les traités d’éthique contemporains »***, le directeur général des Musées de la civilisation, Michel Côté, devrait le savoir.

 

J’aimerais vous poser une autre question, cher Service des relations de presse.

 

Comme vous le savez, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) est à l’origine du triste spectacle de la « cage » de La Corriveau à l’affiche depuis beaucoup trop longtemps; au moins trois de ses membres ont publié une affirmation infondée au sujet de cette « cage » (la SHRL a dit et redit, et ose prétendre encore en octobre 2014, que la cage trouvée par elle aux États-Unis est celle dans laquelle le cadavre de La Corriveau a été montré en public à Lévis, ce que rien ne prouve), et cette affirmation non fondée a été présentée lors de deux expositions pour lesquelles les Musées de la civilisation ont agi comme partenaires de la SHRL, et la diffusion de l’affirmation infondée n’a pas provoqué de réaction de la part des Musées, c’est curieux, les Musées s’exposant ainsi à voir leur réputation entachée. Ce que je voudrais savoir, cette fois, c’est ceci : les Musées de la civilisation ont-ils communiqué à la SHRL le nom des membres du « comité scientifique […] chargé de faire les expertises autour de ce qui pourrait être la cage de la Corriveau »? Tant qu’à y être, une autre question : les Musées vont-ils enfin demander des explications à la SHRL, dont l’un des membres honoraires, Claude Genest, l’a associée clairement à l’affirmation infondée concernant le gibet de Marie-Josephte Corriveau? Si le directeur général des Musées de la civilisation, Michel Côté, veut être digne de sa fonction, il le fera.

 

Bien à vous,

 

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

*Cela demande des explications, cher Service des relations de presse; voulez-vous dire que les membres du comité travailleraient avec moins de rigueur si leur identité était dévoilée? Ça devrait être le contraire!

**Cela aussi demande des explications, cher Service des relations de presse. Michel Côté, votre directeur général, ne travaille pas dans l’ombre, est bien connu; on ne l’entend jamais dire que cela le gêne.

***Encyclopédie de l’Agora, http://agora.qc.ca/dossiers/Transparence.