Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, invite les gouvernements et les particuliers à faire cause commune pour le bien de tous.

Source : ONU, http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=33591#.VErpZufUWRg

 

24 octobre 2014 – A l’occasion de la Journée des Nations Unies qui est célébrée le 24 octobre, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a invité vendredi les gouvernements et les particuliers à faire cause commune pour le bien de tous.

 

« En ces temps de crises multiples, l’Organisation des Nations Unies est plus nécessaire que jamais. La pauvreté, la maladie, le terrorisme, la discrimination et les changements climatiques font des ravages considérables et des millions de personnes continuent d’être exploitées dans des conditions déplorables, victimes du travail forcé, de la traite d’êtres humains, de l’esclavage sexuel ou de mauvaises conditions de travail dans les usines, les champs et les mines. L’économie mondiale n’offre pas les mêmes chances à tous », a noté M. Ban dans un message pour cette Journée.

 

Il a rappelé que la création de l’ONU était une « promesse solennelle faite aux peuples du monde entier de mettre fin à ces atteintes à la dignité humaine et d’ouvrir la voie d’un avenir meilleur ».

 

« Si certains revers ont été douloureux et qu’il reste beaucoup à faire pour concrétiser les idéaux énoncés dans la Charte, nos réalisations devraient nous encourager », a-t-il estimé.

 

Le Secrétaire général a détaillé un certain nombre de ces réalisations. « Les objectifs du Millénaire pour le développement inspirent les meilleures campagnes de lutte contre la pauvreté qui aient jamais existé, les traités des Nations Unies de lutte contre les inégalités, la torture et le racisme protègent les personnes et d’autres accords permettent de sauvegarder l’environnement, les Casques bleus des Nations Unies séparent les forces antagonistes, nos médiateurs règlent des différends et nos humanitaires fournissent une aide qui permet de sauver des vies », a-t-il déclaré.

 

Le monde regorge de beautés. La paix, par exemple.

L’Hymne de la paix, texte d’Antoine de Baïf (poète français, Venise 1532 – Paris 1589)

 

Source : Claude Francis, Divertissements littéraires, Moyen Âge et Renaissance, Trois-Rivières, Les Éditions trifluviennes, Québec, Les Presses universitaires Laval, © 1954, p. 381; et http://archive.org/stream/lespotesfran04augu/lespotesfran04augu_djvu.txt

EXTRAIT 

Je veux louer la Paix : c’est la Paix que je chante,
La fille d’Amitié, dessus tout excellente.
Amitié nourrit tout : tout vit par amitié;
Et rien ne peut mourir que par inimitié.
La Concorde et l’Amour sont l’appui de la vie,
Et l’effroyable Mort vient de haine et d’envie.
Paix , fille d’Amitié, tout par toi refleurit;
 
[…]
 
Quand Saturne fut roi, sous une saison telle,
La Paix avoit son règne, et le nom de querelle
Pour lors n’estoit connu : ni l’homicide fer
N’avoit été tiré des abymes d’enfer.
[…]
 
Mais Erynnis commande, on obéit au vice;
L’ambition des grands, et la gloute avarice,
Font qu’il tente les rois, de rancueur animés,
Pour se trouver aux champs, camp contre camp armés.
O la pitié de voir la flamme qui saccage,
Dévorant sans merci les maisons d’un village !
De voir dans le fauxbourg, le pauvre citoyen,
Qui ne pardonne pas au logis qui est sien !
O la pitié de voir les mères désolées,
De leurs piteux enfants tendrement accolées,
àS’en aller d’huis [porte] en huis leur vie quémander,
À qui, bien peu devant, l’on soulait [avait coutume de] demander.
O la pitié de voir labourer une ville!
O la pitié de voir la campagne fertile,
Faite un hideux désert ! voir hommes et chevaux ,
Pesle-mesle entassés î voir de sang les ruisseaux !
 
Et quel plaisir prends-tu, race frelle et chétive,
De te hâter la mort, qui jamais n’est tardive;
Sinon, quand te donnant mille maux envieux,
Tu fais le vivre tel, que le mourir vaut mieux ? T
a sotte outrecuidance, et ta folle avarice,
Redoublent ton malheur, faisant de vertu vice.
O de la bonne terre inutile fardeau.
Qui dois en peu de jours t’engloutir au tombeau !
O rois ! pensez à vous; et puisque Dieu vous donne
Le beau don de la paix, chacun de vous s’adonne
A l’aimer et garder […]

L’austérité est une histoire d’horreur ! Le vendredi 31 octobre 2014, on manifeste contre le massacre.

L’austérité est une histoire d’horreur ! Le 31 octobre, on manifeste contre le massacre « Coalition opposée à la tarification et la privatisation des services publics.

 

 

L’histoire de l’austérité est une histoire d’horreur ! La richesse existe, nous avons les moyens de faire autrement !

Source : http://www.nonauxhausses.org/2014/10/08/lausterite-est-une-histoire-dhorreur-manifestons-le-31-octobre-contre-le-massacre-a-la-liberale/ vue 21 octobre 2014

Des coupures dans les programmes d’aide à l’emploi pour les personnes vivant avec un handicap ou un problème de santé mentale, des programmes pour les enfants de milieux défavorisés amputés, des budgets dans les écoles qui passent au tordeur, des coupes à l’aide sociale, des difficultés financières et des suppression d’activités dans les organismes communautaires, des factures d’électricité encore plus salées, des compressions dans la protection de la faune, des coupures de postes en santé, des compressions records dans les universités… L’histoire de l’austérité est une histoire d’horreur! 

 

Pour ajouter à l’horreur, on maintien les baisses d’impôt et les cadeaux fiscaux aux personnes les plus riches et aux grosses entreprises, ce qui nous prive collectivement de revenus majeurs et augmente les inégalités sociales.

 

Même si la très grande majorité de la population subit déjà de plein fouet cette austérité, le gouvernement va plus loin et annonce un grand « ménage ». Cet automne, deux «commissions» auront comme mandat de trouver des millions $ et de revoir la fiscalité du Québec ainsi que l’ensemble des programmes. Considérant les experts choisis pour siéger à ces commissions, et leur mandat très orienté, la population doit s’attendre à un véritable massacre de ses services publics et de ses programmes sociaux !

 

D’ailleurs, avant même que les travaux des commissions sur la fiscalité québécoise et sur la révision des programmes ne soient avancés, les annonces de coupures et des impacts de celles-ci continuent de se succéder.  Le ministre des finances, Carlos Leitao, reconnait que les services pourraient passer à la trappe, et le premier ministre, Philippe Couillard, qu’il pourrait annoncer des refontes majeures dès la mi-septembre.

La richesse existe, nous avons les moyens de faire autrement !

 

L’austérité n’est pas une fatalité. D’autres choix sont possibles ! Nous proposons d’ailleurs un ensemble de solutions fiscales pour mieux redistribuer la richesse. Au moins 10 milliards $ de plus par année permettraient de financer les services publics et les programmes sociaux sans porter atteinte à la justice sociale.

 

Comment réussir son programme d’austérité

 » pour réussir la démarche austère,

il ne faut pas se préoccuper des inégalités.

Tel est le message de l’économie dominante. « 

 

(Claude Béland*, Austérité, solidarité, inégalités, in Ensemble, 8 octobre 2014, http://www.journalensemble.coop/article/2014/10/austerite-solidarite-inegalites/715 vu le 21-10-2014)

 

* Claude Béland a présidé le Mouvement Desjardins.