La retraite : une responsabilité collective. C’est le dossier du numéro d’avril 2014 de la revue Relations.

Revue québécoise Relations

Le numéro 771, avril 2014, est dans les kiosques. Son grand dossier s’intitule La retraite : une responsabilité collective.

La retraite : une responsabilité collective , Catherine Caron
Le système de retraite au Québec – Quelques repères ,
La privatisation du contrat social , Ianik Marcil
Le modèle néerlandais , Eve-Lyne Couturier
L’industrie financière au cœur des retraites
Entrevue avec Maxime Lefrançois , Emiliano Arpin-Simonetti
Le rapport D’Amours : de mauvaises solutions , Gilles L. Bourque et Frédéric Hanin
Les femmes et la retraite , Ruth Rose
Revenir à la solidarité intergénérationnelle , Ruth Rose
Un exemple de régime novateur , Michel Lizée

Autres sujets traités dans le numéro d’avril 2014 :

Pour une fiscalité plus juste , Élisabeth Gibeau
Main basse sur l’agriculture , Dominique Bernier
Honduras : l’oligarchie consolide son pouvoir , Raul Burbano
Les zapatistes 20 ans plus tard , Claude Morin

L’Indonésie à l’épreuve de l’islam politique , Rodolphe De Koninck

L’humanitaire d’urgence et l’imaginaire néolibéral , Philippe Blackburn

Le français est ma langue , Naïm Kattan

SITE WEB DE RELATIONS : http://www.cjf.qc.ca/fr/relations/index.php

SITE WEB DU CENTRE JUSTICE ET FOI : http://www.cjf.qc.ca/fr/index.php

À quelque chose malheur est bon

En mars 2014, à Lévis (Québec), une organisation a accueilli de nombreuses personnes à l’Hôtel de Ville, pour leur présenter une conférence. Pour des raisons tout à fait indépendantes de la volonté de l’organisation, la conférence n’a pas pu être donnée. Mais à quelque chose malheur est bon : dans la salle il y avait l’auteur-compositeur-chanteur Florian Lambert (sans sa guitare, mais l’artiste a su s’en passer). Et Florian a eu la bonne idée ou un souffleur lui a soufflé la bonne idée de monter sur « scène » pour égayer le joli parterre qui attendait le début de la conférence, avant qu’elle ne soit annulée, et qui s’est réjoui que Florian lui apporte la consolation, une fois l’annulation de la conférence annoncée.

En grande forme, Florian a improvisé un beau spectacle auquel les personnes présentes n’ont pas refuser de participer, il va sans dire. Vraiment, ce jour de mars 2014, à quelque chose malheur fut bon!

Florian a un site web : http://www.florianlambert.com/.

c Florian Lambert chante_SHSR 2014-03-16 - 5 - Version 3 d Florian Lambert chante_SHSR 2014-03-16 - 3 - Version 2 a Florian Lambert chante_SHSR 2014-03-16 - 4 b Florian Lambert chante_SHSR 2014-03-16 - 6

Construisons notre monde avec des liens de solidarité

solidarite_la pierre s'assemble

La « pierre s’assemble et devient temple ». (Antoine de Saint-Exupéry)

Une définition de la solidarité: « Lien social reposant sur un sentiment d’appartenance à une même communauté et poussant chacun à se montrer coopératif et attentif aux difficultés d’autrui. (Texte tiré de L’Économie de A à Z, dict. en ligne d’Alternatives économiques, http://www.alternatives-economiques.fr/Dictionnaire_fr_52.html)

« Si l’on refuse ces deux logiques – la loi du plus fort et la victoire des meilleurs – il nous reste à rendre possible la troisième dynamique, celle de la solidarité et du dialogue. » (G. Aurenche, C. Deltombe, P.-Y. Madignier, P. Peugeot et F. Soulage, Nous pouvons (vraiment) vivre ensemble, Paris, Éditions de l’Atelier, 2012, p. 75)

Un Québec juste

« Nous faisons de la lutte aux inégalités sociales le cœur de notre action politique. Ces inégalités coûtent très cher à la société québécoise. Malgré cette réalité, Québec solidaire a été le seul parti à s’opposer aux lourdes coupures du gouvernement du Parti québécois dans nos services publics, qui vont amplifier les inégalités. Nous pouvons sortir de cette fatalité en redistribuant mieux la richesse. Cela passe par une révision de la fiscalité, où les grandes entreprises et les plus riches de notre société contribueront à leur juste part au financement des services publics. »

(Québec solidaire, http://www.quebecsolidaire.net/engagements-electoraux/ vu le 21 mars 2014)

Illustration : Miniature tirée de Les Grandes Chroniques de France. Le roi Dagobert 1er supervisant les travaux pour la construction de la cathédrale Saint-Denis, vers 1415. (Image tirée de Sagesse des artisans au jour le jour par François Icher, Éditions de La Martinière, 2006)

Lise Payette appuie Pierre-Karl Péladeau

Je crois que vous avez un grand cœur, Madame Payette. N’arrive-t-il pas qu’il vous égare?

Dans votre chronique intitulée « PKP [M. Pierre-Karl Péladeau] hors de sa zone de confort »*, vous écrivez :

1) M. P.-K. Péladeau « n’est sûrement pas tenté par le « pouvoir » comme tant d’autres qui se gavent de pouvoir politique ». Vos lecteurs aimeraient bien savoir sur quoi vous vous appuyez pour faire cette affirmation.

2) « Pour la première fois à 52 ans, PKP vient de faire son propre choix de ce qu’il veut faire de sa vie [en se lançant en politique]. » Cette phrase provoque une grande émotion chez le lecteur, qui apprend que M. P.-K. Péladeau, pendant les 25 ou 30 dernières années, n’a pas eu la liberté de choisir pour qui travailler, qu’il il lui a été imposé de déployer ses talents (se sacrifier?) pour l’entreprise fondée par son père. Le lecteur espère que la paie était bonne.

3) M. P.-K. Péladeau « a dit clairement : « J’ai beaucoup reçu… je voudrais rendre aux Québécois. » C’est ce qui lui a gagné mon appui […]. » M. Péladeau est peut-être sincère, mais… Ce qu’il donnerait aux Québécois serait-il nécessairement bon pour eux? Des redevances minières moins élevées? La pédale douce sur le développement des énergies vertes? Des mesures qui accroîtront les inégalités de revenus?

4) « Il y a au PQ assez de gens de droite pour le retenir un peu s’il est trop à gauche, et l’inverse est tout aussi vrai. Il y a suffisamment de gens de gauche pour l’empêcher de sombrer à droite. » M. P.-K. Péladeau n’est pas un citoyen ordinaire, il est probablement plus influent que 98,5% des autres Québécois, à l’intérieur du Parti québécois, il pèse ou pèsera probablement plus que 99,5% des autres membres. Et si le plan Marois réussit, que le Parti québécois forme un gouvernement majoritaire dans quelques semaines et que le Québec accède à l’indépendance un an, deux ans plus tard, le Parti québécois et les souverainistes n’auront-ils pas une énorme dette envers M. P.-K. Péladeau?

Madame Payette, on ne doit pas voter pas qu’avec son cœur, on doit surtout voter avec sa tête.

Roger Martel (le Passeur de la Côte)

 

* Chronique publiée dans Le Devoir le 14 mars 2013, .http://www.ledevoir.com/politique/quebec/402561/pkp-hors-de-sa-zone-de-confort?utm_source=infolettre-2014-03-14&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne.

Et si tout le monde découvrait la solidarité, la charité…

Extrait du roman La consultation de Roger Martin du Gard

Midi et demi, rue de l’Université.

Antoine sauta de taxi et s’engouffra sous la voûte. « Lundi : mon jour de consultation », songea-t-il.

« Bonjour, M’sieur. »

Il se retourna : deux gamins semblaient s’être mis à l’abri du vent dans l’encoignure. Le plus grand avait retiré sa casquette, et dressait vers Antoine sa tête de moineau, ronde et mobile, son regard hardi. Antoine s’arrêta.

« C’est pour voir si vous ne voudriez pas donner un remède à… à lui, qui est malade. »

Antoine s’approcha de « lui », resté à l’écart.

« Qu’est-ce que tu as, petit ? »

Le courant d’air, soulevant la pèlerine, découvrit un bras en écharpe.

« C’est rien », reprit l’aîné avec assurance. « Pas même un accident du travail. Pourtant, c’est à son imprimerie qu’il a attrapé ce sale bouton-là. Ça le tire jusque dans l’épaule. »

Antoine était pressé.

« De la température ? »

« Plaît-il ? »

« A-t-il de la fièvre ? »

« Oui, ça doit être ça », fit l’aîné, balançant la tête, et scrutant d’un œil soucieux le visage d’Antoine.

« Il faut dire à tes parents de le conduire, pour la consultation de deux heures, à la Charité ; le grand hôpital, à gauche, tu sais ? »

Une contraction, vite réprimée, du petit visage trahit la déception de l’enfant. Il eut un demi-sourire engageant :

« Je pensais que vous auriez bien voulu… »

Mais il se reprit aussitôt, et, sur le ton de quelqu’un qui sait depuis longtemps prendre son parti devant l’inévitable :

« Ça ne fait rien, on s’arrangera. Merci, M’sieur. Viens Loulou. »

Il sourit sans arrière-pensée, agita gentiment sa casquette, et fit un pas vers la rue. Antoine, intrigué, hésita une seconde :

« Vous m’attendiez ? »

« Oui, M’sieur. »

« Qui vous a… ? » Il ouvrit la porte qui menait à l’escalier. « Entrez là, ne restez pas dans le courant d’air. Qui vous a envoyés ici ? »

« Personne. » La frimousse de l’enfant s’éclaira. « Je vous connais bien, allez ! C’est moi, le petit clerc de l’étude… L’étude, au fond de la cour ! »

Antoine se trouvait à côté du malade et lui avait machinalement pris la main. Le contact d’une paume moite, d’un poignet brûlant, suscitait toujours en lui un émoi involontaire.

« Où habitent tes parents, petit ? »

Le cadet tourna vers l’aîné son regard las :

« Robert ! »

Robert intervint :

« On n’en a pas, M’sieur. » Puis, après une courte pause : « On loge rue de Verneuil. »

« Ni père ni mère ? » –«Non.» – « Des grands-parents, alors ? » – « Non, M’sieur. »

La figure du gamin était sérieuse ; le regard franc ; aucun désir d’apitoyer ni même d’intriguer ; aucune nuance de mélancolie non plus. C’était l’étonnement d’Antoine qui pouvait sembler puéril.

« Quel âge as-tu ? » – « Quinze ans. » – « Et lui ? » – « Treize ans et demi. » « Le diable les emporte ! » se dit Antoine. « Une heure moins le quart, déjà ! Téléphoner à Philip. Déjeuner. Monter là-haut. Et retourner au faubourg Saint-Honoré avant ma consultation… C’est bien le jour !… »

« Allons », fit-il brusquement, « viens me montrer ça. » Et, pour ne pas avoir à répondre au regard radieux, nullement surpris d’ailleurs, de Robert, il passa devant, tira sa clef, ouvrit la porte de son rez-de-chaussée, et poussa les deux gamins à travers l’antichambre jusqu’à son cabinet.

Léon parut sur le seuil de la cuisine.

« Attendez pour servir, Léon… Et toi, vite, enlève tout ça. Ton frère va t’aider. Doucement… Bon, approche. »

Un bras malingre sous des linges à peu près propres. Au-dessus du poignet, un phlegmon superficiel, bien circonscrit, semble déjà collecté. Antoine, qui ne songe plus à l’heure, pose l’index sur l’abcès ; puis, avec deux doigts de l’autre main, il fait mollement pression sur un autre point de la tumeur. Bon : il a nettement senti sous son index le déplacement du liquide.

« Et là, ça te fait mal ? » Il palpe l’avant-bras gonflé, puis le bras jusqu’aux ganglions enflammés de l’aisselle.

« Pas très… », murmure le petit, qui s’est raidi et ne quitte pas son aîné des yeux.

« Si », fait Antoine, d’un ton bourru. « Mais je vois que tu es un bonhomme courageux. » Il plante son regard dans le regard troublé de l’enfant : l’étincelle d’un contact : une confiance qui semble hésiter, puis jaillir vers lui. Alors seulement il sourit. L’enfant aussitôt baisse la tête ; Antoine lui caresse la joue et doucement relève le menton, qui résiste un peu.

« Écoute. Nous allons faire une légère incision là- dedans, et, dans une demi-heure, ça ira beaucoup mieux… Tu veux bien ?… Suis-moi par ici. »

Le petit, subjugué, fait bravement quelques pas ; mais, dès qu’Antoine ne le regarde plus, son courage vacille : il tourne vers son frère un visage qui appelle au secours :

« Robert… Viens aussi, toi ! »

La pièce voisine – carreaux de faïence, linoléum, autoclave, table émaillée sous un réflecteur – servait au besoin pour de petites opérations. Léon l’avait baptisée « le laboratoire » ; c’était une salle de bains désaffectée. L’ancien appartement qu’Antoine occupait avec son frère dans la maison paternelle était devenu vraiment insuffisant, même après qu’Antoine y fut resté seul. La chance lui avait permis de louer, depuis peu, un logement de quatre pièces, également au rez-de-chaussée, mais dans la maison contiguë. Il y avait transféré son cabinet de travail, sa chambre, et il y avait fait installer ce « laboratoire ». Son ancien cabinet était devenu le salon d’attente des clients. Une baie, percée dans le mur mitoyen entre les deux antichambres, avait réuni ces appartements en un seul.

Quelques minutes plus tard, le phlegmon était franchement incisé.

« Encore un peu de courage… Là… Encore… Ça y est ! » fit Antoine, reculant d’un pas. Mais le petit, devenu blanc, défaillait à demi dans les bras raidis de son frère.

« Allô, Léon ! » cria gaiement Antoine. « Un peu de cognac pour ces gaillards-là ! » Il trempa deux morceaux de sucre dans un doigt d’eau-de-vie. « Croque-moi ça. Et toi aussi. » Il se pencha vers l’opéré : « Ça n’est pas trop fort ? »

« C’est bon », murmura l’enfant qui parvint à sourire.

« Donne ton bras. N’aie pas peur, je t’ai dit que c’était fini. Lavage et compresses, ça ne fait pas mal. »

Sonnerie du téléphone. La voix de Léon dans l’antichambre : « Non, Madame, le docteur est occupé… Pas cet après-midi, c’est le jour de consultation du docteur… Oh, guère avant le dîner… Bien, Madame, à votre service. »

« Une mèche, à tout hasard », marmonna Antoine, penché sur l’abcès. « Bon. Et la bande un peu serrée, il faut ça… Maintenant, toi, le grand, écoute : tu vas ramener ton frère à la maison, et tu vas dire qu’on le couche, pour qu’il ne remue pas son bras. Avec qui habitez-vous ?… Il y a bien quelqu’un qui s’occupe du petit ? »

«Mais moi.»

Le regard était droit, flambant de crânerie, dans un visage plein de dignité. Il n’y avait pas de quoi sourire. Antoine jeta un coup d’œil vers la pendule et refoula encore une fois sa curiosité. « Quel numéro, rue de Verneuil ? » –«Au37bis.» – « Robert quoi ? » – « Robert Bonnard. »

Antoine nota l’adresse, puis leva les yeux. Les deux enfants étaient debout, fixant sur lui de limpides regards. Nul indice de gratitude, mais une expression d’abandon, de sécurité totale.

« Allez, mes petits, sauvez-vous, je suis pressé… Je passerai rue de Verneuil, entre six et huit, pour changer la mèche. Compris ? »

« Oui, M’sieur », dit l’aîné, qui paraissait trouver la chose toute naturelle. « Au dernier étage, la porte 3, juste en face l’escalier. »

TRANSCRIPTION PAR www.bouquineux.com/…/Martin_du_Gard-Les_Thibault_-_Tome_IV_-

 

Syrie : le nombre d’enfants affectés par le conflit a plus que doublé en un an

source : Centre d’actualités de l’ONU: http://www.un.org/french/newscentre/

New York, 11 mars 2014

Alors que le conflit en Syrie va bientôt entrer dans sa quatrième année, 5,5 millions d’enfants sont désormais affectés par ce conflit, soit un doublement en un an, affirme un nouveau rapport du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) publié mardi.

Particulièrement touchés sont le million d’enfants bloqués dans les zones en état de siège ou difficiles d’accès pour l’aide humanitaire en raison de la violence continue.

Le rapport, qui est intitulé  « En état de siège –; Trois années d’un conflit dévastateur pour les enfants en Syrie », demande un arrêt immédiat des violences et une augmentation de l’aide pour ces enfants sinistrés.  

Ce rapport comporte des récits d’enfants dont la vie a été dévastée par trois années de guerre et souligne les traumatismes profonds que beaucoup ont subis. Des enfants comme Adnan, 4 ans, qui a fui avec sa famille au Liban ; il a le visage couvert de cicatrices suite aux blessures subis lors du bombardement de sa maison et sa détresse psychologique reste profonde. « Il pleure toute la nuit, affirme sa mère dans le rapport. Tout l’effraie et il a peur quand nous le laissons tout seul, ne serait-ce qu’une seconde. »  

L’UNICEF estime à 2 millions le nombre d’enfants comme Adnan qui ont besoin d’une aide ou d’un traitement psychologique.

« Pour les enfants de Syrie, les trois dernières années ont été les plus longues de leur vie », s’interroge le Directeur général de l’UNICEF, Anthony Lake. « Cette guerre doit se terminer pour que les enfants puissent retourner dans leurs foyers et reconstruire leurs vies en toute sécurité avec leurs familles et leurs amis. Cette année destructrice pour les enfants syriens, la troisième, doit être la dernière ».

Selon le rapport, l’avenir de 5,5 millions d’enfants se trouvant en Syrie et vivant comme réfugiés dans les pays voisins est en jeu alors que la violence, l’effondrement des systèmes de santé et d’éducation, une détresse psychologique intense et l’impact de la dégradation de l’économie sur les familles se combinent pour dévaster toute une génération.

Le rapport attire l’attention de la communauté internationale sur la souffrance vécue par les enfants et leurs familles qui, pendant des mois, ont été bloqués dans les régions en état de siège. Coupés de toute assistance, vivant dans des décombres et peinant à trouver de quoi manger, beaucoup d’enfants syriens se retrouvent sans protection, sans soins médicaux, sans assistance psychologique et sans accès, ou à peine, à l’éducation. Dans les cas les plus extrêmes, des enfants et des femmes enceintes ont été intentionnellement blessés ou tués par des tireurs embusqués.

Dans les pays d’accueil, on compte à présent 1,2 million d’enfants réfugiés syriens vivant dans des camps et des communautés d’accueil débordées et ils n’ont qu’un accès limité à de l’eau propre, à une alimentation nutritive ou à la possibilité d’étudier. L’UNICEF estime qu’un enfant réfugié sur dix travaille et qu’en Jordanie, une fille syrienne sur cinq est contrainte au mariage précoce.

Le rapport demande à la communauté internationale de prendre six mesures essentielles : mettre fin au cycle de la violence en Syrie dès maintenant ; permettre un accès immédiat au million d’enfants qui n’ont reçu que très peu d’aide à l’intérieur de la Syrie ; créer un environnement où les enfants seront protégés de l’exploitation et de la violence ; investir dans l’éducation des enfants ; aider les enfants à surmonter leurs traumatismes psychologiques grâce à une prise en charge et un soutien ; et appuyer les communautés d’accueil et les gouvernements pour atténuer l’impact social et économique du conflit sur les familles.