Un expert de l’ONU demande une protection renforcée pour les lanceurs d’alerte et les défenseurs des droits de l’homme

Texte provenant de Centre d’actualités de l’ONU: http://www.un.org/french/newscentre/

 

ONU, New York, 11 septembre 2013

Le Rapporteur spécial pour la promotion d’un ordre international démocratique et équitable, Alfred de Zayas, a exhorté mercredi les gouvernements du monde entier à assurer la protection des groupes et des individus de la société civile qui interviennent pour renforcer la transparence et garantir la reddition de comptes par les décideurs.

 

« Un système international démocratique et équitable ne peut être réalisé tant que les acteurs de la société civile continuent d’être victimes d’intimidation, de harcèlement et de violences et les individus privés de leur droit de participer à la conduite des affaires publiques », a affirmé M. de Zayas devant le Conseil des droits de l’homme.

Selon l’expert indépendant de l’ONU, l’accès à des informations fiables de sources diverses, publiées ou mises en ligne par des médias indépendants, est essentiel pour permettre aux gens de former leurs propres opinions et de prendre part à la vie publique.

« Des mesures de protection spécifiques doivent être prises pour les défenseurs des droits de l’homme et les lanceurs d’alertes qui sont dans certains cas accusés d’être des ennemis de l’État, alors qu’en réalité, ils rendent un service démocratique à leur pays et contribuent au respect des droits de l’homme de leurs compatriotes », a souligné M. de Zayas.

« En dépit de leur soutien de façade à la démocratie, trop de gouvernements oublient qu’en démocratie, le peuple est souverain », a-t-il ajouté, en précisant que de nombreux gouvernements sont plus attentifs aux lobbys et aux intérêts particuliers qu’aux aspirations de leurs propres populations.

Le rapporteur a exprimé sa préoccupation devant la tendance de certains gouvernements à vouloir défendre les intérêts de l’industrie militaire, des banques et des multinationales plutôt que ceux de leur propre population, ce qui crée souvent des troubles aux plans national et international.

« À cet égard, les Cours constitutionnelles ont un rôle primordial pour lancer des poursuites judiciaires à l’encontre des dirigeants d’un pays en cas de manquements à leurs responsabilités », a indiqué M. de Zayas.

Dans son rapport, l’expert a fait plusieurs recommandations pour mieux protéger les voix émanant des groupes marginalisés et encourager la participation de tous les individus aux décisions ayant un impact direct sur eux.

« Les mouvements populaires qui ont récemment vu le jour dans plusieurs régions du monde mettent en évidence la nécessité d’encourager la participation directe aux processus de décisions nationales et internationales », a indiqué M. de Zayas.

« Il est également nécessaire de réformer le système des Nations Unies, le Conseil de sécurité, les institutions issues de Bretton Woods et l’Organisation mondiale du commerce afin d’ouvrir la voie à un nouvel ordre international plus démocratique et équitable », a-t-il ajouté, préconisant également la création d’une Cour mondiale des droits de l’homme et d’une Assemblée parlementaire mondiale.

« Un ordre international plus démocratique et plus équitable n’est pas une utopie. C’est possible si les gouvernements et la société civile oeuvrent ensemble à réaliser les objectifs et principes de la Charte des Nations Unies pour nous et les générations futures », a affirmé M. de Zayas.

Droiture, vérité, justice

"Je ne saurais vous dire ce que la droiture et la vérité font sur moi. [...] [ Le spectacle] de l’équité me remplit d’une douceur, m’enflamme d’une chaleur et d’un enthousiasme où la vie, s’il fallait la perdre, ne me tiendrait à rien : alors il me semble que mon cœur s’étend au dedans de moi, qu’il nage ; je ne sais quelle situation délicieuse et subite me parcourt partout ; j’ai peine à respirer ; il s’excite à toute la surface de mon corps comme un frémissement ; c’est surtout au haut du front, à l’origine des cheveux qu’il se fait sentir ; et puis les symptômes de l’admiration et du plaisir viennent se mêler sur mon visage avec ceux de la joie, et mes yeux se remplissent de pleurs. Voilà ce que je suis quand je m’intéresse vraiment à celui qui fait le bien."

Denis Diderot, lettre à Sophie Valland, 18 octobre 1760

Une « Charte des valeurs québécoises » vouée à l’impasse

 

CENTRE JUSTICE ET FOI (site web : http://www.cjf.qc.ca/fr/index.php)

9 SEPTEMBRE 2013 – PRISE DE POSITION DU CENTRE JUSTICE ET FOI

Une « Charte des valeurs québécoises » vouée à l’impasse

Depuis 30 ans, le Centre justice et foi est préoccupé par les enjeux du vivre-ensemble. Dès sa fondation par le regretté jésuite Julien Harvey (1923-1998) et jusqu’à aujourd’hui, ce centre a été le lieu d’une réflexion constante sur la citoyenneté, sur la diversité culturelle et religieuse, de même que sur le modèle de laïcité pouvant le mieux répondre au parcours historique et aux légitimes aspirations nationales du Québec. Le projet gouvernemental d’une « Charte des valeurs québécoises » ne peut donc que nous interpeller.

Électoralisme et confusion

D’emblée, rappelons que dans son rapport publié en 2008, la Commission Bouchard-Taylor a clairement documenté qu’il n’y a pas, au Québec, de problèmes ou de dérives graves en matière d’accommodements raisonnables. Ceux-ci sont déjà balisés et représentent un outil indispensable pour la résolution de situations particulières, reliées à la gestion de la diversité, auxquelles aucune société moderne n’échappe. Cette commission relevait toutefois une « crise de perception » des accommodements (surtout de ceux à caractère religieux) au sein de la population – crise alimentée par des cas la plupart du temps non représentatifs et montés en épingle dans les médias. Pour assainir le climat social, elle recommandait donc, entre autres, l’élaboration d’un livre blanc sur la laïcité.

Malheureusement, le gouvernement du Parti libéral d’alors, conscient qu’il n’avait aucun profit partisan à tirer de cette démarche, a préféré ignorer cette recommandation fondamentale. Et voilà que cinq ans plus tard, le gouvernement du Parti québécois se replie sur un controversé projet de Charte des valeurs en lequel il espère trouver son propre intérêt électoraliste – avec, selon toute vraisemblance, l’appui négocié de la Coalition avenir Québec.

Le débat qui s’annonce est donc bien mal engagé. D’abord, parce qu’il entremêle trop d’enjeux qui ne sont pas du même ordre : liberté de conscience et de religion, principe de l’égalité homme- femme, neutralité de l’État, rapport entre minorités et majorité, place du religieux dans l’espace public, patrimoine historique et culturel, valeurs et identité nationales. Ensuite, parce qu’il repose sur une fausse prémisse : celle qu’il y ait des « valeurs » typiquement québécoises et, dès lors, qu’il soit possible de légiférer sur celles-ci.

Mais de quelles valeurs parle-t-on? La seule identifiée, jusqu’ici, c’est celle de l’égalité homme- femme. Ce principe est certes fondamental et, plus qu’une « valeur », c’est un droit. Mais l’État va-t-il s’en servir maintenant pour stigmatiser des citoyennes et les contraindre à des choix déchirants? Car si aucune femme ne devrait être forcée de porter le voile, aucune ne devrait non plus se voir forcée de le retirer contre son gré pour avoir accès à un emploi (ou le conserver) dans la fonction publique ou parapublique. Ce serait là instrumentaliser le droit à l’égalité pour créer en fait une nouvelle inégalité entre les femmes. Ce serait aussi risquer de passer à côté des véritables inégalités socio-économiques qui perdurent, entre hommes et femmes, dans notre société.

Un modèle de laïcité à clarifier

Pour éviter cette confusion, il serait sage de recentrer la discussion sur le modèle de laïcité québécoise. En effet, un inconfort perdure manifestement au sein de notre société quant à sa manière de comprendre et de définir son rapport au fait religieux.

Ainsi, il serait fondamental que nos institutions politiques et les enceintes de nos assemblées délibérantes soient neutres (ni crucifix à l’Assemblée nationale, ni prière au début des réunions de conseils municipaux). On pourrait également demander à des personnes qui représentent de façon particulière l’autorité de l’État de s’abstenir de porter des signes religieux. Mais au-delà de quelques fonctions précises, ne perdons pas de vue que c’est l’État et ses institutions qui doivent être laïcs – et non pas les personnes qui y travaillent.

Enfin, sur un sujet aussi délicat, il est important de préserver un climat social de tolérance, d’ouverture à l’autre, de refus des récupérations démagogiques et des dérapages xénophobes. À

cet égard, nos élus ont une responsabilité particulière. La laïcité doit favoriser l’égalité de tous. Il serait déplorable de la brandir pour discriminer des personnes, stigmatiser leurs appartenances ou convictions religieuses, ou les exclure de certains secteurs d’emploi.

Oser un projet rassembleur

Au début des années 1990, Julien Harvey avait proposé la notion de « culture publique commune » comme base de discussion pour une délibération politique portant sur l’intégration de tous et de toutes à un véritable projet de société québécois. Cette notion n’était toutefois pas de l’ordre d’un contenu définitif et figé. Elle devait demeurer dynamique et évolutive. Elle ne pouvait non plus s’identifier simplement à la culture du groupe majoritaire – qui n’est lui-même ni unanime ni monolithique. Or, c’est justement dans ces ornières que risque de tomber le projet de Charte des valeurs. Pour éviter l’impasse, ne serait-il pas fécond de revisiter les intuitions de la culture publique commune?

Cette dernière, au Québec, prend d’abord consistance autour du fait français. Elle s’incarne ensuite dans des institutions gouvernementales, juridiques, culturelles, sociales et économiques qui nous sont propres. Elle se manifeste aussi dans une volonté collective de poursuivre un parcours historique spécifique en Amérique du Nord (parcours constitué d’événements passés soumis à diverses interprétations, mais également ouvert à l’apport d’enrichissements continuels). Elle s’affirme, enfin, dans le partage d’acquis sociaux et de mécanismes de solidarité, obtenus à travers diverses luttes et mouvements citoyens. On le voit bien, cette culture publique commune est donc loin d’être une identité mythique, exclusive et non conflictuelle – contrairement à ce que laisse présager le projet de Charte des valeurs.

Institutionnaliser cette culture publique commune grâce, entre autres, à l’élaboration d’une constitution (incluant la Charte de la langue française, la Charte québécoise des droits et libertés, et notre modèle de laïcité) : voilà certainement un projet qui serait plus rassembleur et mobilisateur pour l’affirmation de l’identité québécoise que l’inquiétant débat sur « les valeurs » dans lequel veut nous plonger le gouvernement actuel.

 

 

CENTRE JUSTICE ET FOI

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La Terrasse de Lévis : lettre à la Commission de la Capitale nationale du Québec

COURRIEL DESTINÉ À MADAME FRANÇOISE MERCURE

Lévis, le 6 septembre 2013

Madame Françoise Mercure, présidente et directrice générale
Commission de la Capitale nationale du Québec
Édifice Hector-Fabre, 525, boul. René-Lévesque Est
Québec, G1R 5S9
Courriel : commission@capitale.gouv.qc.ca

Madame la présidente et directrice générale,

Je connais un certain nombre de réalisations de la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) : la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière, située à Lévis, et la Fresque Desjardins de Lévis, par exemple.

La Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière « illustre plusieurs faits marquants de l’histoire de la région », peut-on lire au http://www.ruesprincipalessaintromuald.com/pages/fresque.html; elle est le « fruit d’une étroite collaboration de la Commission de la Capitale nationale (CCNQ) et de la Ville de Lévis », nous apprend la même source. Là où se trouve la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière, la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport grandiose de Joseph-Edmond Roy, auteur de L’Histoire de la seigneurie de Lauzon (5 volumes, 2 300 pages plus de nombreux appendices), ni la contribution exceptionnelle de Roch Samson et de son équipe (Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté, Gaston Cadrin), auteurs de l’Histoire de Lévis-Lotbinière (812 pages), à la connaissance du passé de Lévis.

La Fresque Desjardins de Lévis a été « réalisée à l’initiative de la Commission de la capitale nationale du Québec », nous dit elle-même la Commission au http://www.capitale.gouv.qc.ca/medias/pdf/realisations/fresque-desjardins-levis.pdf. Elle « raconte en images les principaux épisodes de la riche histoire de Lévis et de ses grands personnages », dit encore la CCNQ (http://www.capitale.gouv.qc.ca/realisations/les-fresques/fresque-desjardins-de-levis.html). Là où se trouve la Fresque Desjardins de Lévis, la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport grandiose de Joseph-Edmond Roy, auteur de L’Histoire de la seigneurie de Lauzon (5 volumes, 2 300 pages plus de nombreux appendices), ni la contribution exceptionnelle de Roch Samson et de son équipe (Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté, Gaston Cadrin), auteurs de l’Histoire de Lévis-Lotbinière (812 pages), à la connaissance du passé de Lévis.

Je connais très bien une autre réalisation de la CCNQ : le monument François-Gaston de Lévis, installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis. On doit cette oeuvre à trois partenaires financiers : la Caisse Desjardins de Lévis (100 000 $ pour la fabrication de la statue et 10 000 $ pour son installation et l’aménagement paysager), la CCNQ et la Ville de Lévis (ces renseignements se trouvent dans la fiche technique du monument établie par la CCNQ et consultable au http://www.capitale.gouv.qc.ca/medias/projet/190_1_FicheTechnique_monumentLevis.pdf). La réalisation de la Terrasse se distingue des deux autres réalisations mentionnées ci-dessus par un trait qui n’est pas anodin : tandis que la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport d’historiens (j’ai dit historiens) à la connaissance du passé de Lévis sur les lieux où se trouvent la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière et la Fresque Desjardins de Lévis, elles mettent en évidence, là où s’élève la statue de François-Gaston de Lévis, une amateure d’histoire (j’ai dit amateure d’histoire), Mme Claudia Mendez, auteure d’un texte de quatre pages consacré à la Terrasse de Lévis et basé presque uniquement sur des documents imprimés depuis longtemps (ce que je vais démontrer dans la présente).

Qu’a fait Mme Mendez pour mériter cette reconnaissance et cet honneur ? La CCNQ, la Caisse Desjardins de Lévis et la Ville de Lévis répondent à cette question sur un panneau d’interprétation installé sur la Terrasse : « Une recherche effectuée par Claudia Mendez et publiée par la Société d’histoire régionale de Lévis a permis de mieux connaître l’histoire de la Terrasse du Chevalier-de-Lévis. » Parlons-en de cette recherche. Je commencerai par une une mise en contexte.

Le 31 juillet 2013, le journal Le Soleil a publié un article sur Mme Claudia Mendez. J’ai réagi, j’ai écrit au quotidien, lequel a publié une version modifiée de ma lettre le 4 août (le journal n’a pas informé les lecteurs de la modification de ma lettre). Le 8 août, Le Soleil présente une réplique à ma lettre signée Claude Genest (M. Genest est un historien à l’emploi du Mouvement Desjardins, il a déjà siégé avec Mme Mendez au conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis; M. Genest est aussi – Le Soleil ne l’a pas signalé aux lecteurs – le compagnon de vie de Mme Mendez). J’ai répliqué à M. Genest, mais Le Soleil a refusé de reproduire ma lettre.

Dans cette lettre non publiée par Le Soleil, je dis à M. Genest qu’il se trompe quand il affirme qu’un article de Mme Mendez portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis dans le numéro 105 de sa revue (La Seigneurie de Lauzon), contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et que ces éléments sont « substantiels ». Pour les lecteurs du Soleil, j’avais écrit ceci : « M. Claude Genest réplique à la lettre que j’ai écrite au sujet d’un texte de la chroniqueuse Mylène Moisan et que Le Soleil a publiée le 4 août 2013. Il fait une affirmation de première importance, que voici : l’article de Mme Claudia Mendez portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis, contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et ces éléments sont « substantiels ». Voyons voir. – Mme Mendez cite une vingtaine de sources de renseignements à la fin de son article. Les « Archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire (APSJNDV) » sont l’une de ces sources. Dans ces archives, Mme Mendez a trouvé un document concernant un concours paroissial dont parle M. Genest dans sa réplique; comme le résultat de ce concours « ne semble pas avoir eu de suite », écrit M. Genest, on peut soutenir que le document en question ne présente pas beaucoup d’intérêt. Mme Mendez cite un autre document des APSJNDV; il est signé Pierre-Georges Roy et s’intitule « La Terrasse de Lévis, Mémoire au curé Carrier ». Les passages de ce document que cite Mme Mendez se résument à ceci : la Terrasse de Lévis « est le plus bel ornement de notre ville », nombre de personnes « m’ont avoué qu’ils la trouvent très belle et même supérieure à la Terrasse Dufferin à plusieurs points de vue », le terrain sur lequel on l’a aménagée était « un ensemble de buttes, de trous et de rochers »; ces passages sont plutôt minces. Les autres sources de Mme Mendez, beaucoup plus nombreuses, sont des textes publiés dans des journaux ou périodiques (il y en a une quinzaine, auxquelles il faut ajouter un album souvenir publié à l’occasion du centenaire de Lévis). Comment M. Genest peut-il parler d’éléments inédits substantiels ? Je ne doute pas que M. Genest, formé en histoire, sache ce qu’est un élément ou un document inédit, mais il peut arriver qu’il l’oublie. Je rappelle que le mot « inédit » « s’emploie proprement pour désigner ce qui n’a point été imprimé, publié » (René Bailly, Dictionnaire des synonymes de la langue française, Larousse). »
Le 12 août 2013 j’ai inséré dans mon site web, lepasseurdelacote.com, un message que j’avais envoyé à Mme Mendez; voici ce message :
« Madame, Comme vous le savez, je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis. Un historien (M. Claude Genest, votre compagnon de vie, il n’est pas déplacé, ici, de le dire) est l’un de ceux qui diffusent cette affirmation. Malheureusement, M. Genest, comme l’autre source dont j’ai pris connaissance, ne donne aucun exemple d’élément d’information que l’on ne posséderait pas aujourd’hui sans votre travail. Comme vous aimeriez sans doute que l’on rende à César ce qui appartient à César, je vous demanderais de bien vouloir me dire quels sont les éléments d’information que vous avez été la première à découvrir, et que vous connaissez mieux que quiconque (si on ne vous en attribue pas la découverte faussement); je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). »

Le 12 août 2013, j’ai reçu la réponse de Mme Mendez; la voici intégralement :

J’ai bien reçu votre demande au sujet de mon article intitulé La terrasse de Lévis que vous avez publié (à titre de membre du comité du bulletin) dans le numéro 105 de La Seigneurie de Lauzon au printemps 2007.

Voici une liste brève des nouvelles informations que j’ai recueillies dans les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 :

- noms et rôles des personnes responsables de sa construction
- dates de construction
- main d’œuvre et organisation du travail
- budget, matériaux, délais et dimensions
- fonction de dépotoir municipal (1932-38)
- détails et circonstances du concours paroissial pour déterminer le nom de la terrasse en 1937
- photos inédites du chantier (Fonds Famille Joseph Lacombe).

Je vous conseille de relire l’article cela vous rafraîchira la mémoire et vous pourrez, par la même occasion, revoir vos magnifiques photos qui l’illustre si bien. En terminant, je vous remercie de l’intérêt soutenu que vous portez aux activités de la Société d’histoire régionale de Lévis et, à mon travail en particulier. C’est un plaisir de revoir mon article revenir dans l’actualité après six ans.

Voici ce que j’ai répondu à Mme Mendez :

« Dans mon message du 12 aout 2013 je vous ai dit ceci : « je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis ». Force m’est de constater que votre réponse confirme mon avancé. Vous écrivez en effet que vous avez recueilli des « informations nouvelles » dans « les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 ». Dans un texte que j’ai demandé au quotidien québécois Le Soleil de publier (ce qu’il a refusé de faire même si, à mon avis, il avait l’obligation morale d’acquiescer à ma demande), je démontre que les « informations nouvelles » dont vous parlez et que M. Claude Genest appelle « éléments inédits » ne sont pas des données inédites. Je reproduis ici une partie d’une lettre que j’ai transmise à M. Pierre-Paul Noreau,
vice-président Information, journal Le Soleil, le 14 août 2013 » (cette lettre a été reproduite ci-dessus).

Le 29 août 2013, j’envoie ce message à M. Claude Genest :

« Je vous demanderais, Monsieur Genest, de bien vouloir dire aux Lévisiens quels sont les éléments d’information que Madame Claudia Mendez a été la première à découvrir et que vous appelez « éléments inédits substantiels »; je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). »

Le 2 septembre 2013, je reçois la réponse suivante de M. Genest :

J’ai bien reçu votre demande. Je suis heureux de constater que vous disposez de beaucoup de temps libre cet été. Nous n’avons pas tous ce privilège comme vous vous en doutez très certainement.

Pour ce qui est de l’objet de votre questionnement, je vous suggère de vous intéresser davantage à l’utilisation des sources historiques et au métier d’historien.

Pour moi, il ne fait aucun doute que le texte de Claudia Méndez que vous avez publié dans la Seigneurie de Lauzon en 2007, contient énormément d’informations nouvelles par rapport à l’historiographie antérieure. Ce débat est donc clos.

En terminant, je vous félicite pour votre site le passage de la côte. Je vous souhaite d’atteindre un lectorat éclairé.

Je dirai à M. Genest :

« Non, M. Genest, le texte de Madame Mendez ne contient pas d’éléments inédits » « substantiels » concernant la Terrasse Chevalier de Lévis, contrairement à ce que vous écrivez. S’il en contenait, il est permis de supposer que vous vous seriez empressé de les énumérer dans votre réponse au lieu de battre en retraire en proclamant que « le débat est clos ». Comme la réponse de votre compagne datée du 12 août 2013, la vôtre confirme ce que j’avance : le texte de Madame Mendez ne contient pas d’ « éléments inédits » « substantiels ».

Considérant ce qui précède, Madame la présidente et directrice générale, je demanderais à la Commission de la capitale nationale du Québec de faire les actions requises pour que soit corrigé le panneau d’interprétation qu’elle a installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis en 2013 et qui contient la phrase suivante : « Une recherche effectuée par Claudia Mendez et publiée par la Société d’histoire régionale de Lévis a permis de mieux connaître l’histoire de la Terrasse-du-Chevalier-de-Lévis. » Vous conviendrez avec moi qu’il ne faut pas que la CCNQ manque à son devoir en véhiculant des exagérations, des inexactitudes, des mensonges. Il n’y a aucune raison pour que le nom de Mme Mendez et celui de la Société d’histoire régionale de Lévis figurent sur ce panneau, et qu’une recherche qui a abouti à un texte de quatre pages basé presque uniquement sur des documents imprimés depuis longtemps dans des journaux soit mise en évidence sur un panneau d’interprétation par la CCNQ, et la Ville de Lévis et la Caisse Desjardins de Lévis.

Il est évident que l’inexactitude dont il est question dans la présente est profitable à Mme Claudia Mendez, cofondatrice et copropriétaire d’une entreprise de visites touristiques oeuvrant à Lévis (son associée est Mme Manon Pelletier, qui a déjà siégé avec elle et avec M. Claude Genest au conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis). Comment la CCNQ a-t-elle pu en arriver à transmettre une inexactitude au moyen de l’une de ses réalisations, et de qui émane l’idée de mentionner l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis sur le panneau d’interprétation : provient-elle de votre Commission, de la Ville de Lévis ou de la Caisse Desjardins de Lévis ? Il serait utile et intéressant, Madame Mercure, que vous nous éclaireriez.

Je vous prie, Madame la présidente et directrice générale, d’agréer l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel,
Heureux membre de sept sociétés d’histoire, ancien membre de la Société d’histoire régionale de Lévis

72, rue Fraser, Lévis, G6V 3S3

Post-scriptum

Je crois que personne ne s’objecterait à ce que le travail de Joseph-Edmond Roy, Roch Samson, Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté et Gaston Cadrin soit rappelé aux endroits où se trouvent la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière et la Fresque Desjardins de Lévis.

La présente lettre et la réponse attendue seront publiées dans le site web lepasseurdelacote.com.

La Terrasse de Lévis, Claudia Mendez, Claude Genest, Commission de la Capitale nationale du Québec

Lévis, le 9 septembre 2013

Je conteste l’affirmation de certains selon laquelle Madame Claudia Mendez aurait découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis.

Monsieur Claude Genest m’a écrit le 2 septembre 2013. Je reproduis son courriel en entier ci-après.

Roger Martel

Bonjour M. Martel,

 

J’ai bien reçu votre demande. Je suis heureux de constater que vous disposez de beaucoup de temps libre cet été. Nous n’avons pas tous ce privilège comme vous vous en doutez très certainement.

 

Pour ce qui est de l’objet de votre questionnement, je vous suggère de vous intéresser davantage à l’utilisation des sources historiques et au métier d’historien.

 

Pour moi, il ne fait aucun doute que le texte de Claudia Méndez que vous avez publié dans la Seigneurie de Lauzon en 2007, contient énormément d’informations nouvelles par rapport à l’historiographie antérieure. Ce débat est donc clos.

 

En terminant, je vous félicite pour votre site le passage de la côte. Je vous souhaite d’atteindre un lectorat éclairé.

 

Cordialement.

 

Claude Genest

 

 

Voici les mots qu’il me plaît de soumettre à l’attention de M. Claude Genest :

« Non, M. Genest, le texte de Madame Mendez ne contient pas d’éléments inédits » « substantiels » concernant la Terrasse Chevalier de Lévis, contrairement à ce que vous écrivez. S’il en contenait, il est permis de supposer que vous vous seriez empressé de les énumérer dans votre réponse au lieu de battre en retraire en proclamant que « le débat est clos ». Comme la réponse de votre compagne datée du 12 août 2013, la vôtre confirme ce que j’avance : le texte de Madame Mendez ne contient pas d’ « éléments inédits » « substantiels ».

Roger Martel, Lévis

…………………………………………………

Vous saurez à peu près tout sur ma contestation si vous lisez ce qui suit.

Le 29 août 2013, j’ai invité Monsieur Claude Genest à dire aux Lévisiens quels sont les éléments d’information sur la Terrasse Chevalier-de-Lévis que Mme Claudia Mendez Ishii, amateure d’histoire de Lévis, aurait été la première à découvrir et que lui, M. Genest, historien de Lévis, appelle « éléments inédits substantiels ». Vous trouverez son message et ma réplique à la fin de la présente page (parties 5 et 6).

MONSIEUR CLAUDE GENEST, ESSAYEZ VITE D’EXPLIQUER COMMENT MME CLAUDIA MÉNDEZ ISHII A ENRICHI LES LÉVISIENS D’ ÉLÉMENTS INÉDITS SUBSTANTIELS CONCERNANT LA TERRASSE DE LÉVIS

MESSAGE ADRESSÉ À MONSIEUR CLAUDE GENEST

Lévis, 29 août 2013

Claude Genest, historien et membre de la Société d’histoire régionale de Lévis

Monsieur,

UN

Le 12 août 2013 j’ai inséré dans le site web lepasseurdelacote.com un message destiné à Mme Claudia Méndez Ishii; voici ce message :

Madame,

Comme vous le savez, je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis. Un historien (M. Claude Genest, votre compagnon de vie, il n’est pas déplacé, ici, de le dire) est l’un de ceux qui diffusent cette affirmation. Malheureusement, M. Genest, comme l’autre source dont j’ai pris connaissance, ne donne aucun exemple d’élément d’information que l’on ne posséderait pas aujourd’hui sans votre travail. Comme vous aimeriez sans doute que l’on rende à César ce qui appartient à César, je vous demanderais de bien vouloir me dire quels sont les éléments d’information que vous avez été la première à découvrir, et que vous connaissez mieux que quiconque (si on ne vous en attribue pas la découverte faussement); je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). 

(Intégral du message de Roger Martel destiné à Mme Claudia Méndez Ishii et publié le 12 août 2013 au http://lepasseurdelacote.com/2013/08/12/lettre-a-madame-claudia-mendez-ishii/ :)

DEUX

Le 12 août 2013, j’ai reçu la réponse de Mme Méndez Ishii; la voici intégralement :

Bonjour M. Martel,

J’ai bien reçu votre demande au sujet de mon article intitulé La terrasse de Lévis que vous avez publié (à titre de membre du comité du bulletin) dans le numéro 105 de La Seigneurie de Lauzon au printemps 2007.

Voici une liste brève des nouvelles informations que j’ai recueillies dans les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 :

- noms et rôles des personnes responsables de sa construction

- dates de construction

- main d’œuvre et organisation du travail

- budget, matériaux, délais et dimensions

- fonction de dépotoir municipal (1932-38)

- détails et circonstances du concours paroissial pour déterminer le nom de la terrasse en 1937

- photos inédites du chantier (Fonds Famille Joseph Lacombe).

Je vous conseille de relire l’article cela vous rafraîchira la mémoire et vous pourrez, par la même occasion, revoir vos magnifiques photos qui l’illustre si bien. En terminant, je vous remercie de l’intérêt soutenu que vous portez aux activités de la Société d’histoire régionale de Lévis et, à mon travail en particulier. C’est un plaisir de revoir mon article revenir dans l’actualité après six ans.

Claudia Méndez Ishii

TROIS

Voici ce que j’ai répondu à Mme Méndez Ishii :

Dans mon message du 12 août 2013 je vous ai dit ceci : « je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis ». Force m’est de constater que votre réponse confirme mon avancé. Vous écrivez en effet que vous avez recueilli des « informations nouvelles » dans « les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 ». Dans un texte que j’ai demandé au quotidien québécois Le Soleil de publier (ce qu’il a refusé de faire même si, à mon avis, il avait l’obligation morale d’acquiescer à ma demande), je démontre que les « informations nouvelles » dont vous parlez et que M. Claude Genest appelle « éléments inédits » ne sont pas des données inédites. Je reproduis ici une partie d’une lettre que j’ai transmise à M. Pierre-Paul Noreau,
éditeur adjoint et vice-président Information, journal Le Soleil, le 14 août 2013 :

«  M. Claude Genest réplique à la lettre que j’ai écrite au sujet d’un texte de la chroniqueuse Mylène Moisan et que Le Soleil a publiée le 4 août 2013. Il fait une affirmation de première importance, que voici : l’article de Mme Claudia Mendez Ishii portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis, contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et ces éléments sont « substantiels ». Voyons voir. – Mme Mendez Ishii cite une vingtaine de sources de renseignements à la fin de son article. Les « Archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire (APSJNDV) » sont l’une de ces sources. Dans ces archives, Mme Mendez Ishii a trouvé un document concernant un concours paroissial dont parle M. Genest dans sa réplique; comme le résultat de ce concours « ne semble pas avoir eu de suite », écrit M. Genest, on peut soutenir que le document en question ne présente pas beaucoup d’intérêt. Mme Mendez Ishii cite un autre document des APSJNDV; il est signé Pierre-Georges Roy et s’intitule « La Terrasse de Lévis, Mémoire au curé Carrier ». Les passages de ce document que cite Mme Mendez Ishii se résument à ceci : la Terrasse de Lévis « est le plus bel ornement de notre ville », nombre de personnes « m’ont avoué qu’ils la trouvent très belle et même supérieure à la Terrasse Dufferin à plusieurs points de vue », le terrain sur lequel on l’a aménagée était « un ensemble de buttes, de trous et de rochers »; ces passages sont plutôt minces. Les autres sources de Mme Mendez Ishii, beaucoup plus nombreuses, sont des textes publiés dans des journaux ou périodiques (il y en a une quinzaine, auxquelles il faut ajouter un album souvenir publié à l’occasion du centenaire de Lévis). Comment M. Genest peut-il parler d’éléments inédits substantiels? Je ne doute pas que M. Genest, formé en histoire, sache ce qu’est un élément ou un document inédit, mais il peut arriver qu’il l’oublie. Je rappelle que le mot « inédit » « s’emploie proprement pour désigner ce qui n’a point été imprimé, publié » (René Bailly, Dictionnaire des synonymes de la langue française, Larousse). »

Je pense que la démonstration ci-dessus est claire.

Bien à vous, Mme Claudia Méndez Ishii.

QUATRE

Je vous demanderais, Monsieur Genest, de bien vouloir dire aux Lévisiens quels sont les éléments d’information que Mme Claudia Mendez Ishii a été la première à découvrir et que vous appelez « éléments inédits substantiels »; je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). 

Roger Martel, Lévisien, amateur d’histoire, heureux membre de sept sociétés d’histoire, ancien membre de la Société d’histoire régionale de Lévis

P.-S. Ce message sera publié au lepasseurdelacote.com de même que votre réponse (si vous voulez bien en donner une).

CINQ

Claude Genest a répondu au Passeur de la Côte le 2 septembre 2013. Je reproduis son courriel en entier :

Bonjour M. Martel,

J’ai bien reçu votre demande. Je suis heureux de constater que vous disposez de beaucoup de temps libre cet été. Nous n’avons pas tous ce privilège comme vous vous en doutez très certainement.

Pour ce qui est de l’objet de votre questionnement, je vous suggère de vous intéresser davantage à l’utilisation des sources historiques et au métier d’historien.

Pour moi, il ne fait aucun doute que le texte de Claudia Méndez que vous avez publié dans la Seigneurie de Lauzon en 2007, contient énormément d’informations nouvelles par rapport à l’historiographie antérieure. Ce débat est donc clos.

En terminant, je vous félicite pour votre site le passage de la côte. Je vous souhaite d’atteindre un lectorat éclairé.

Cordialement.

Claude Genest

SIX

Voici les mots qu’il me plaît de soumettre à l’attention de M. Claude Genest :

« Non, M. Genest, le texte de Madame Mendez ne contient pas d’éléments inédits » « substantiels » concernant la Terrasse Chevalier de Lévis, contrairement à ce que vous écrivez. S’il en contenait, il est permis de supposer que vous vous seriez empressé de les énumérer dans votre réponse au lieu de battre en retraire en proclamant que « le débat est clos ». Comme la réponse de votre compagne datée du 12 août 2013, la vôtre confirme ce que j’avance : le texte de Madame Mendez ne contient pas d’ « éléments inédits » « substantiels ».

Roger Martel, Lévis

Le jour d’un mariage princier…

 

Le 6 septembre 2013, un membre de l’une des familles Desmarais du Québec et un prince de la Belgique ont uni leurs destinées. Le mariage a été célébré à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, à Montréal. Après, quelque 750 personnes ont été reçues par les parents des mariés sur la moitié d’une belle île par eux louée. Le Passeur de la Côte, qui souhaite sincèrement beaucoup de bonheur aux nouveaux mariés, est heureux de vous présenter des photos prises le jour de ce mariage princier.

 

01 faim_Terre sacrée

03 soupe pop

04 Japon-Fukushima_nucleaire

-

06 ecole africaine_pauvrete

08 refugies camp Darfour

09 les-riches-et-les-pauvres-dali-najeh

Man searches for food in container outside a supermarket in central Bilbao

13 faim monde

15 misere_pauvrete1

Le Passeur de la Côte remercie ses généreux copains photographes.

Le Royaume de la Paix

Hicks Edward Le royaume de la Paix_vers 1834

Le Royaume de la Paix, œuvre du peintre américain Edward Hicks, vers 1834 *

Le peintre américain « Edward Hicks (1780-1849) commence à peindre des tableaux à un âge avancé, et non sans une certaine réticence. Tout en craignant que l’art ne soit contraire à la religion, il prouve qu’il peut aussi donner du sens à la vie. Hicks est incapable de faire une peinture dénuée de morale ; ses tableaux s’accompagnent souvent de vers édifiants qu’il compose lui-même, comme ceux qui encadrent sa vue des chutes du Niagara.

« Hicks fait partie des « primitifs » américains. Ses tableaux naïfs représentent les fermes et les paysages des États de Pennsylvanie et de New York. Mais il est surtout connu pour ses nombreuses peintures du Royaume de la Paix. [...] Ce thème illustre la croyance de Hicks dans une Pennsylvanie, l’État des quakers, destinée à l’accomplissement de la prophétie d’Isaïe (xi, 6-9) qui annonçait le règne de la justice et la paix parmi les hommes et les animaux. William Penn et d’autres quakers sont représentés sur la gauche du tableau, concluant le traité avec les Amérindiens, tandis que les bêtes décrites par Isaïe, parmi lesquelles jouent des enfants, sont rassemblées sur la droite. Le paysage, les personnages et les animaux composent une vision charmante et étrange des idées des quakers. » (source : Universalis, http://www.universalis.fr/encyclopedie/edward-hicks/)

Isaïe, Chapitre XI

Is 11,6. Le loup habitera avec l’agneau, et le léopard se couchera auprès du chevreau; le veau, le lion et la brebis demeureront ensemble, et un petit enfant les conduira.

Is 11,7. Le veau et l’ours iront dans les mêmes pâturages, leurs petits se reposeront ensemble, et le lion mangera la paille comme le boeuf.

Is 11,8. L’enfant encore à la mamelle se jouera sur le trou de l’aspic, et celui qui aura été sevré mettra sa main dans la caverne du basilic.

Is 11,9. Ils ne nuiront point, et ils ne tueront point sur toute Ma montagne sainte, parce que la terre est remplie de la connaissance du Seigneur, comme la mer des eaux qui la couvrent.

Le texte suivant a été publié dans le quotidien montréalais Le Devoir le 12 août 2013 au http://www.ledevoir.com/societe/ethique-et-religion/384904/le-pape-salue-les-musulmans-et-exhorte-a-l-amour.

Le pape salue les musulmans et exhorte à l’amour

Cité du Vatican – Le pape François a une nouvelle fois adressé un salut chaleureux aux musulmans dimanche lors de l’angélus, place Saint-Pierre, pour la fin du ramadan, en appelant en parallèle les chrétiens à donner la priorité à l’amour.

« Je voudrais adresser un salut aux musulmans du monde entier, nos frères, qui ont il y a peu de temps fêté la conclusion du mois de ramadan », a lancé le pape devant plusieurs milliers de personnes.

Il a rappelé avoir déjà transmis un message début août à l’attention des communautés musulmanes. « J’ai souhaité que chrétiens et musulmans s’engagent pour promouvoir le respect réciproque, en particulier à travers l’éducation des nouvelles générations », a-t-il dit juste après la prière de l’angélus.

Le 2 août, il avait envoyé un texte qu’il avait voulu signer de sa main « comme expression d’estime et d’amitié envers tous les musulmans, spécialement envers leurs chefs religieux ». Dans son texte, François avait appelé aussi à « éviter la critique injustifiée ou diffamatoire » à l’égard des deux religions.

Le pape a consacré l’essentiel de ses déclarations de dimanche à une exhortation à « l’amour de Dieu » qui « a un nom et un visage ; celui de Jésus ». « Nous ne pouvons pas aimer l’air, pour les chrétiens l’espoir est la rencontre avec Jésus », a-t-il ajouté en sortant du texte écrit à l’avance.

« C’est l’amour qui donne de la valeur et de la beauté à tout le reste : la famille, le travail, les études, l’amitié, les arts et toutes les activités humaines », a repris le pape sous les acclamations des fidèles.

Pour François, l’amour donne « du sens aux expériences négatives, parce qu’il permet d’aller au-delà, de ne pas rester prisonniers du mal » ; il donne « un sens aux difficultés et aux soubresauts » de la vie humaine.

Il a appelé les fidèles à s’interroger « en silence » (…) : « votre coeur est-il plein de l’espoir de rencontrer Dieu ou est-il fermé, endormi, anesthésié ? » et aussi  « où est ton trésor, quelle est pour toi la réalité la plus précieuse ? n’est-ce pas aimer Dieu et faire du bien aux autres ? ».

Juste avant de prendre congé d’une foule enthousiaste, le pape a lancé son désormais classique : « bon dimanche et bon appétit », en ajoutant un « au revoir » comme s’il avait eu envie de s’attarder davantage. (Agence France-Presse)

* Cette illustration provient de ce livre magnifique : Mon premier livre d’art, Grandes oeuvres, premiers mots choisis par Lucy Micklethwait, Montréal, Fides (pour l’édition en langue française au Canada), 1993.

Syrie – Le choix n’est pas « bombarder ou ne rien faire ».

Le choix n’est pas « bombarder ou ne rien faire »

 

Texte du Collectif Échec à la guerre daté du 4 septembre 2013, http://www.echecalaguerre.org/index.php?id=248

Montréal, mercredi 4 septembre 2013 – Le conflit syrien perdure depuis deux ans et demi, avec des conséquences horribles. Il aurait déjà fait plus de 100 000 morts, près de deux millions de réfugié-es et encore plus de déplacés internes. Les frappes militaires des États-Unis et de quelques pays alliés ne feront que jeter de l’huile sur un feu dont ils sont déjà en grande partie responsables. Bien loin d’être protégés, d’autres civils mourront inévitablement et le conflit n’en deviendra que plus complexe et plus profond.

Le dilemme moral qu’on nous présente, à savoir de « bombarder ou de ne rien faire face à un dictateur qui utilise des armes chimiques contre son peuple » n’est qu’un nouveau prétexte de guerre préfabriqué, tout comme la « légitime défense » des États-Unis et de l’OTAN pour leur guerre en Afghanistan et les « armes de destruction massive » de Saddam Hussein pour la guerre d’agression contre l’Irak.

Les États-Unis tentent de justifier leur agression par des prétendues preuves irréfutables, qu’ils refusent de révéler au grand jour, et par l’obligation d’agir en tant que garants ultimes d’une norme internationale, primant, semble-t-il, sur toute autre. Or de telles actions de justicier sont elles-mêmes totalement « hors la loi » au regard du droit international. Sous couvert d’une soi-disant « responsabilité de protéger », elles ne visent que l’avancement des intérêts stratégiques des puissances « protectrices » et entraînent un effritement inquiétant de l’ordre international. Prétendre détenir des preuves ne donne aucune légitimité à des actions « punitives ». Au minimum, les responsables doivent être mis en accusation et les preuves présentées devant la

Cour pénale internationale, une juridiction à laquelle les États-Unis refusent par ailleurs farouchement d’être soumis eux-mêmes.

Le « blocage » résultant des vétos russe et chinois au Conseil de sécurité de l’ONU sert peut-être de rempart temporaire contre le risque d’un embrasement plus vaste et plus destructeur encore. En effet, bien loin d’être neutres, les États-Unis et leurs alliés dans cette région du monde – en particulier l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie – sont profondément impliqués dans le conflit en Syrie, notamment en armant et en entraînant des forces d’opposition au régime Assad, qui sont en bonne partie des « djihadistes » étrangers. De l’autre côté, la Russie, principal fournisseur militaire et soutien politique du régime syrien, tient beaucoup à conserver ce pays dans sa sphère d’influence. Le Hezbollah libanais et l’Iran, également impliqués du côté du régime syrien, se voient comme les prochaines cibles de l’empire étasunien. Dans de telles circonstances, il n’est pas impensable qu’ils répliquent aux frappes étasuniennes en visant Israël ou des intérêts occidentaux dans la région. Les risques d’une conflagration régionale, voire même mondiale, sont donc bien réels.

Pour la communauté internationale – la vraie, et non le petit groupe de dirigeants occidentaux va-t-en-guerre qui se désignent sans cesse ainsi – le choix qui s’offre n’est pas de bombarder ou de ne rien faire. Tous les efforts doivent, au contraire, être déployés pour désamorcer les affrontements armés et favoriser la construction progressive d’une solution politique, authentiquement syrienne, au conflit.

Pour cela, il faut exiger un cessez-le-feu immédiat, l’arrêt de toutes les livraisons d’armes aux belligérants et l’amorce de négociations, sans condition. Outre le régime et les oppositions syriennes armées, ces négociations doivent également inclure des représentants des mouvements syriens d’opposition non armés, des organismes qui œuvrent sur le terrain pour favoriser la désescalade du conflit et la réconciliation, des organisations de femmes, etc. Et elles doivent être placées sous l’égide de l’ONU, mais hors du contrôle des grandes puissances.

Une telle solution ne risque pas de venir du Conseil de sécurité des Nations Unies. Elle ne peut venir, en premier lieu, que des Syriens et des Syriennes qui luttent déjà en ce sens depuis longtemps. Et, en second lieu, des mouvements progressistes de partout dans le monde qui doivent appuyer leurs efforts, en s’opposant non seulement aux menaces actuelles de frappes étrangères mais aussi à l’ingérence de plus longue date, directe et indirecte, de plusieurs pays occidentaux et de leur alliés régionaux dans le conflit syrien.

Le Collectif Échec à la guerre abhorre, évidemment, tout recours aux armes chimiques par quiconque, dans le conflit syrien ou ailleurs. Mais nous dénonçons également les frappes « punitives » annoncées par les États-Unis et le soutien du gouvernement Harper à ces frappes. Même si le Premier Ministre a déclaré que le Canada n’y participerait pas – faute de missiles de croisière et de drones de combat – nous soupçonnons que, comme pour l’agression contre l’Irak, le Canada y participera de diverses façons, dans l’ombre.

Les dirigeants des pays occidentaux ont donné, depuis plusieurs mois, de nombreux signes de vouloir s’impliquer directement dans le renversement du régime syrien. Une vaste mise en scène est en train d’être déployée pour tenter de justifier à nouveau l’injustifiable. Le

Collectif Échec à la guerre dénonce ces tractations et exige que nos « représentants » contribuent enfin à la recherche d’une solution politique au conflit syrien au lieu de l’alimenter.

……………..

SYRIE : Le Secrétaire général de l’ONU prévient des conséquences tragiques d’une action militaire et exhorte à une solution politique

 

Texte tiré de : Centre d’actualités de l’ONU: http://www.un.org/french/newscentre/

 

New York, 6 septembre 2013

 

Le Secrétaire général Ban Ki-moon a prévenu aujourd’hui les dirigeants du Sommet du G20, à Saint-Pétersbourg, qu’une action militaire ferait courir le risque d’exacerber les violences interconfessionnelles en Syrie, plaidant une fois de plus pour une solution politique.

 

M. Ban a estimé que la communauté internationale devait renouveler ses efforts pour convoquer la Conférence de Genève, qui réunirait toutes les parties prenantes autour de la table des négociations. Il a ajouté qu’une solution politique viable dépend de la mise en oeuvre intégrale du Communiqué de Genève.

 

Ce document, que le Représentant spécial conjoint de la Ligue arabe et des Nations Unies pour le conflit en Syrie, Lakhdar Brahimi, a toujours considéré comme le «socle de la paix», a été adopté le 30 juin 2012 par le Groupe d’action sur la Syrie. Il appelle à l’établissement d’une autorité de transition dotée des pleins pouvoirs exécutifs, dans le cadre d’une transition politique menée par les Syriens eux-mêmes, et engage toutes les parties en faveur d’une cessation des violences armées et à l’application du plan de paix en six points de Kofi Annan.

 

« Je dois mettre en garde contre les graves conséquences que pourrait avoir une action militaire inconsidérée, notamment l’aggravation de violences interconfessionnelles », a déclaré le chef de l’ONU dans le cadre d’une initiative humanitaire sur la Syrie qui s’est tenue dans les marges du Sommet du G20.

 

« Nous devons explorer les moyens d’éviter toute militarisation du conflit et revitaliser la recherche d’une solution politique », a-t-il poursuivi.

 

Le Secrétaire général a également lancé un appel aux dirigeants du monde entier pour renforcer les opérations humanitaires en Syrie et dans les pays voisins, qui accueillent plus de deux millions de réfugiés. Il a noté qu’elles ne sont financées qu’à hauteur de 44% pour les déplacés internes, tandis que l’appel en faveur des réfugiés n’est financé qu’à 40%.

 

« Personne n’aurait imaginé il y a deux ans que la Syrie sombrerait dans cette misère sans fin. Le personnel des Nations Unies sur le terrain fait état des craintes tangibles de la population que le conflit ne s’accélère », a indiqué M. Ban.

 

« Il s’agit d’une crise humanitaire sans précédent dans l’histoire récente. Le monde doit tout mettre en oeuvre pour mettre fin aux souffrances du peuple syrien. »

 

En dépit des difficultés qui se posent sur le terrain pour venir en aide aux populations, les agences des Nations Unies continuent de s’efforcer de prêter assistance, a indiqué M. Ban. « Ils sont des millions à bénéficier d’une assistance chaque mois et l’Organisation oeuvre sans relâche à une distribution équitable, sur la base des priorités, que ce soit dans les territoires sous contrôle des autorités ou dans ceux sous contrôle des groupes d’opposition. »

 

La Coordonnatrice des secours d’urgence des Nations Unies, Valerie Amos, se trouvait hier en Syrie, pour examiner les moyens de renforcer les activités humanitaires et soutenir les personnels déployés dans le pays. M. Ban a déclaré de son côté avoir eu des réunions positives avec les autorités syriennes et des représentants de la communauté humanitaire, dans l’espoir de simplifier les procédures d’obtention de visa pour les travailleurs humanitaires.

 

« Les agences de secours doivent pouvoir venir en aide aux personnes en détresse, où qu’elles se trouvent. Nous devons faire davantage pour encourager toutes les parties à respecter les obligations qui leur incombent en vertu du droit humanitaire international pour protéger les civils », a souligné le patron de l’ONU.

 

En marge du G20, le Secrétaire général s’est entretenu avec le Président et le Ministre des affaires étrangères de la France, MM. François Hollande et Laurent Fabius, auxquels s’est joint le Représentant spécial conjoint Brahimi. Leur discussions ont porté sur la situation en Syrie, notamment l’enquête sur les allégations d’utilisation d’armes chimiques. M. Brahimi les a également informés des efforts en cours pour convoquer la Conférence de Genève.

 

M. Ban s’est par ailleurs entretenu avec la Chancelière allemande Angela Merkel, le Premier Ministre turc, Recep Tayyip Erdowan, et le Président de l’Indonésie, Susilo Bambang Yudhoyono.

 

Si l’état du monde et l’humanitaire vous intéressent…

 

L’humanitaire et l’état du monde vous intéressent? Allez au http://www.msf-crash.org/ (c’est un site de Médecins sans frontières). On y trouve entre autres les résultats de recherches sur ces sujets :

 

Camps, réfugiés, déplacés

Catastrophes naturelles

Droits de l’homme, justice internationale

Effets pervers et limites de l’aide

Epidémies

Famine, malnutrition

Génocide

Ingérence, responsabilité de protéger

Médecine, accès aux soins

Médias, témoignage, plaidoyer

Sécurité du personnel humanitaire

Urgence, réhabilitation, développement

 

Allez-y !

Allez au http://www.msf-crash.org/

 

Peuples, existez-vous ?

 

Le peuple n’existe pas

« Au risque de fâcher, il faut pourtant le rappeler : le peuple n’existe pas. C’est un slogan. Mobilisateur sûrement, comme peuvent l’être les envolées langagières dont les révolutions sont coutumières. Mais il n’y a pas "un" peuple, car en politique l’unanimité n’existe pas. Il y a au mieux une très forte majorité qu’il est d’ailleurs difficile d’évaluer hors le recours aux urnes.

[...]

« La démocratie consiste à accepter de gérer pacifiquement, par le suffrage, les différends entre majorité et minorité. »

Yann Mens, rédacteur en chef

 

Alternatives Internationales n° 060 – septembre 2013 –

On peut lire le court article au http://www.alternatives-internationales.fr/index.php?ogn=MODNL_271&prov=&cat=&lg=fr&id_article=64779&id_publication=1229