Le monde regorge de beautés. L’une d’elle est la poésie populaire.

POÉSIE POPULAIRE

Invocation que les filles pourront faire si elles veulent se marier

Kyrie, je voudrais

Christe, être mariée

Kyrie je prie tous les saints,

Christe, que ce soit dès demain.

Sainte Marie, tout le monde se marie.

Saint Joseph, que vous ai-je fait?

Saint Nicolas, ne m’oubliez pas.

Saint Médéric, que j’aie un bon marie.

Saint Mathieu, qu’il craigne Dieu.

Saint Jean, qu’il m’aime tendrement.

Saint Thibaud, qu’il soit joli et beau.

Saint François, qu’il me soit courtois.

Saint Michel, qu’il me soit fidèle.

Saint André, qu’il soit à mon gré.

Saint Léger, qu’il n’aime pas jouer.

Saint Séverin, qu’il n’aime pas le vin.

Saint Clément, qu’il ait bon cœur.

Saint Nicaise, que je sois à mon aise.

Saint Josse, qu’il me donne un carrosse.

Saint Boniface, que mon mariage se fasse,

Saint Augustin, dès demain matin.

Une petite fille roulait une boulette…

Une petite fille roulait une boulette. Il arrive une alouette qui la lui prend. La petite fille dit : Alouette ! alouette ! rends moi ma boulette. – Je te la rendrai si tu me donnes du pain. – Maman, donne-moi du pain ! – Je t’en donnerai si tu me donnes un couteau ! – Coutelier, donne-moi un couteau ! – Je t’en donnerai si tu me donnes du lait ! – Vache, donne-moi du lait ! – Je t’en donnerai si tu me donnes de l’herbe. – Faulx, donne-moi de l’herbe ! – Je t’en donnerai si tu me donnes du lard. – Pouër [cochon], donne-moi du lard ! -Je t’en donnerai si tu me donnes un gland. – Chêne, donne-moi un gland ! – Je t’en donnerai si tu me donnes du vent. – Mer, donne-moi du vent.

La mer m’envente, j’envente le chêne, le chêne m’englande, j’englande le pouër, le pouër m’enlarde, j’enlarde la faulx, la faulx m’enherbe, j’enherbe la vache, la vache m’enlaite, j’enlaite le coutelier, le coutelier m’encoutèle, j’encoutèle maman, maman m’enpanne, j’empanne l’alouette et l’alouette me rend ma boulette.

Si tu t’en vas par le chemin…

Si tu t’en vas par le chemin,

par le chemin poussiéreux,

je vais me faire la rosée,

je mouillerai route et chemin,

pour que ta robe de soie fine

ne se salisse, ne se ternisse.

Si tu t’en vas par le chemin,

par le chemin humide, boueux,

je vais me faire soleil,

je sécherai les routes boueuses

pour que la robe de ton cheval

ne se salisse, ne se ternisse.

Une vieille bavarde…

Une vieille bavarde

Un postillon gris

Un âne qui regarde

La corde d’un puits

Des roses et des lys

Dans un pot d’moutarde

Voilà le chemin

Qui mène à Paris.

Dix filles dans un pré

Nous étions dix fill’s dans un pré

Tout’s les dix à marier

Y’ avoit Dine, y ‘avoit Chine,

Y’ avoit Claudin’ et Martine,

Ah! Ah !

Cath’rinette et Cath’rina !

Y’ avoit la belle Suzon,

La duchesse de Montbazon,

Y’ avoit Célimène,

Et y’ avoit la Du Maine.

Le fils du Roy vint à passer,

Toutes il les a saluées :

Salut à Dine, Salut à Chine,

Salut à Claudine et Martine,

Ah! Ah!

Cath’rinette et Cath’rina !

Salut à la belle Suzon,

La duchess’ de Montbazon,

Salut à Célimène,

Baiser à la Du Maine !

En or il leur fit un cadeau,

En or il leur fit un cadeau;

Bague à Dine, bague à Chine,

Bague à Claudine et Martine,

Ah! Ah!

Cath’rinette et Cath’rina !

Bague à la belle Suzon,

A la duchesse de Montbazon,

Bague à Célimène,

Diamant à la Du Maine !

À tout’s il donna à souper :

Pomme à Dine, Pomme à Chine,

Pomme à Claudine et Martine,

Ah! Ah!

Cath’rinette et Cath’rina !

Pomme à la belle Suzon,

A la duchesse de Montbazon,

Pomme à Célimène,

Gâteau à la Du Maine !

Puis il leur offrit à coucher :

Paille à Dine, Paille à Chine,

Paille à Claudine et Martine,

Ah! Ah!

Cath’rinette et Cath’rina !

Paille à la belle Suzon,

A la duchess’ de Montbazon,

Paille à Célimène,

Beau lit à la Du Maine !

Au p’tit jour il les renvoya,

Puis tout’s il les remercia :

Renvoya Dine, renvoya Chine,

Renvoya Claudine et Martine,

Ah ! Ah !

Cath’rinette et Cath’rina !

Renvoya la belle Suzon,

La duchesse de Montbazon;

Renvoya Célimène,

Et garda la Du Maine !

 

Claude Roy, Trésor de la poésie populaire, Paris, Seghers (textes choisis avec la collaboration de Claire Vervin)

 

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Le groupe folklorique québécois Le Rêve du diable chante une version de Dix filles dans un pré : La seule que mon coeur aime, que l’on peut écouter au https://play.google.com/music/preview/Bzuewftolhbeunoivmshk7qygkq.

La seule que mon coeur aime

Mais je les ai toutes fait entrer

Ah! entrer Mine

Ah! entrer Fine

Ah! entrer Jacqueline

Ah! entrer la vieille Raminette

Celle qui vend des chopinettes

Ainsi que la belle sereine

La seule que mon coeur aime

Mais je les ai toutes fait assire

Billote…

Un beau fauteuil pour la belle sereine

La seule que mon coeur aime

Mais je les ai toutes fait manger

Gallette…

Un beau pain blanc pour la belle sereine

La seule que mon coeur aime

Mais je les ai toutes fait pisser

Tinette…

Un beau pot blanc pour la belle sereine

La seule que mon coeur aime

Mais je les ai toutes fait coucher

Paillasse…

Un beau lit blanc pour la belle sereine

La seule que mon coeur aime

Mais je les ai toutes renvoyées

Renvoyé…

Mais j’ai gardé la belle sereine

La seule que mon coeur aime

 

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LA POÉSIE POPULAIRE

 

Texte de Claude Roy, poète, journaliste et écrivain français (1915-1997)

 

La poésie populaire est le fruit de la collaboration d’un homme dont nous ignorons seulement le nom (souvent) avec d’autres hommes dont nous ignorons les noms (presque toujours).  Il est aussi absurde de croire que le Peuple n’a jamais rien créé, que de croire que, seul, le Peuple crée.  Homère n’était pas une société anonyme, l’auteur du Roi Renaud non plus.  Mais ce qu’ils ont créé, qu’ils soient eux-mêmes aristocrates ou manants, poètes profession­nels ou marins, professionnels ou amateurs, ceux qui nous l’ont transmis l’ont toujours enrichi (ou appauvri), perfectionné (ou déformé), épuré (ou renforcé). La poésie populaire n’est pas une œuvre collective au sens vague du terme. Elle l’est dans sa fonction, son service et son histoire.

La poésie populaire est l’oeuvre du peuple, en ceci qu’elle réunit un ensemble d’oeuvres dont a caractéristique est d’avoir réussi. […] Ce que nous transmet la mmoire nationale, c’est ce qu’elle a criblé et retenu, ce quM’elle a élu parmi tout lebreste.Le fait que la plupart des ghommed du peuple, ont été, pendant des sièecles, illettrés, donne plus de force encore, et de vakleur, à cette sélection patiente. On ait le reste : lke papier souffre tout.Il perpétue et transmet l’imortant et l’accessoire, l’oeuvre belle et loeuvre m.dicra.Mais la mémoire est cjoix, exgence de l’essentiel. La klore ravaille comme l’esperirt créateur et critiqur. Elle rejette ce qui est sans importante et sans relief. Elle est la plus sage complce du poèete. »

[…]

Aussi n’y a-t-il pas, en réalité, une différence essentielle entre l’œuvre qu’on dit littéraire et l’œuvre qu’on dit populaire. Le travail collectif des générations et des milieux différents, lorsqu’il fait vivre et survivre un texte, reproduit avec lenteur et tâtonnements le travail même du poète, seul en face de ce que l’inspiration lui a proposé. L’écrivain rature et resserre, recherche la rigueur et la simplicité. Il éprouve son texte, le modifie, le conduit à son terme avec patience et effort.  Il cherche à lui faire exprimer sa plus grande richesse dans son plus extrême dépouillement. Il ôte, et il ajoute, il modifie et il polit. Ce qui s’accomplit dans la poésie populaire de bouche en bouche, de ville à campagne, s’accomplit dans l’esprit même du créateur solitaire. De bouche à oreille, de rire à malentendu, de mémoire à oubli, le poème suit dans le peuple le même petit bon­homme de chemin que suit le manuscrit du poète dans son cabinet. Que l’homme travaille dans la retraite, ou que les hommes se mettent « à plusieurs », les lois du génie sont les mêmes. Mais le poète-poète gagne simplement du temps sur l’équipe qui travaille en commun, plus ou moins consciemment.

 

Claude Roy, Introduction aux plaisirs et aux profits de la poésie populaire, in Trésor de la poésie populaire, Paris, Seghers, © 1954, Imprimé en 1967, p. 10-13

La Caise Desjardins de Lévis et son appui à une organisation qui induit les gens en erreur.

Lévis, le 22 novembre 2016

Monsieur René Bégin, président du conseil d’administration

Caisse Desjardins de Lévis

Lévis (Québec)

 

Monsieur,

La Caisse Desjardins de Lévis est toujours l’un des partenaires principaux, sinon le partenaire principal, de la Société d’histoire de Lévis, d’après le site Internet de cette dernière consulté aujourd’hui. (Vous ne le savez peut-être pas : la Société d’histoire de Lévis portait encore récemment un nom associé à des affirmations infondées, celui de Société d’histoire régionale de Lévis.) Or, ladite Société d’histoire de Lévis est mêlée, encore une fois, à une affirmation infondée, répandue celle-là au moyen d’un dépliant que l’on pouvait trouver dans un bureau d’information touristique tenu par la Ville de Lévis, et que la Ville a retiré à la suite d’une intervention du ministère de la Culture et des Communications du Québec. Je ne pense pas que la Caisse Desjardins de Lévis voudra de nouveau endurer qu’une organisation qu’elle appuie moralement et financièrement induise en erreur la population et les gens qui font du tourisme. Personnellement, je n’accepterais pas que la Caisse Desjardins de Lévis, dont je suis client, et son conseil d’administration ferment les yeux.

Permettez-moi, Monsieur, de reproduire ici un courriel que j’ai envoyé aujourd’hui au maire de Lévis, M. Gilles Lehouillier (les élus municipaux de Lévis le recevront eux aussi).

 

COURRIEL TRASMIS PAR LE SOUSSIGNÉ AU MAIRE DE LÉVIS LE 22 NOVEMBRE 2016

En août 2016, je vous ai envoyé un message concernant une affirmation infondée de la Ville de Lévis et de la Société d’histoire régionale de Lévis (nouveau nom de la Société d’histoire régionale de Lévis) publiée dans un dépliant intitulé Une chapelle miraculeuse La chapelle Sainte-Anne (le Vatican n’a jamais reconnu que des miracles se sont produits à Lévis). Vous ne m’avez pas répondu; aucun élu, aucun employé de la Ville ne m’a envoyé une réponse véritable. Aujourd’hui, je vous demande de me répondre.

Je vous invite à relire la communication que je vous ai transmise le 4 septembre 2016 :

Lévis, le 4 septembre 2016

Monsieur Gilles Lehouillier, maire de Lévis (Québec)

Hôtel de Ville, Lévis

Monsieur,

Le 19 août dernier je vous ai envoyé un courriel. Le 25 août 2016, c’est la conseillère Janet Jones qui m’a écrit en réaction à mon message, un message qui vous était destiné. Malheureusement, il semble qu’elle n’ait pas la compétence requise pour répondre à une demande comme celle que je vous ai envoyée : la plupart des grands élèves du cours primaire auraient compris mon texte; Madame Janet Jones a été incapable de le comprendre (se pourrait-il qu’elle ait fait semblant de ne pas le comprendre?).

Dans mon courriel du 19 août, je soutiens que LA VILLE DE LÉVIS TROMPE LA POPULATION quand elle affirme sans donner de preuves que « Deux miracles ont eu lieu dans cette chapelle [chapelle Sainte-Anne de la rue Saint-Joseph, à Lévis] lors de la fête de Sainte-Anne en 1893 » (cette tromperie se trouve dans un feuillet publicitaire disponible au BUREAU D’INFORMATION TOURISTIQUE TENU PAR LA VILLE situé près de la gare fluviale). Dans mon courriel du 19 août, je dis aussi que j’ai communiqué avec le curé de la paroisse dans laquelle se trouve la chapelle « miraculeuse » et que ce curé n’a pu que me dire qu’il allait devoir se renseigner pour déterminer si des miracles ont eu lieu ou non DANS SA PAROISSE (n’est-il pas curieux, très curieux, que le curé ne sache pas que sa paroisse doit des miracles à une intervention divine?); dans mon courriel du 19 août 2016, je dis également qu’il est incroyable et scandaleux que la ville de Lévis soit l’un des signataires de ce feuillet qui trompe la population; je vous dis aussi, Monsieur le maire, que vous devez prendre des mesures pour que la diffusion du feuillet cesse et que vous devez rétablir publiquement la vérité ainsi que présenter des excuses à la population.

Dans mon courriel du 19 août 2016, vous avez pu lire cet autre passage, Monsieur Lehouillier :

« J’ai déjà soutenu qu’il faudrait que vous démissionniez, vous et les conseillers municipaux qui vous appuient. Vous comprendrez que l’affaire de la « chapelle miraculeuse » ne me fait pas changer d’idée. »

Comme vous le voyez, j’ai dit beaucoup de choses dans mon courriel du 19 août 2016. QUELLE A ÉTÉ LA RÉPONSE SIGNÉE PAR LA CONSEILLÈRE JANET JONES? SA RÉPONSE TIENT EN QUATRE MOTS : « MERCI POUR VIS COMMENTAIRES » (Madame Jones n’a pas réussi à écrire quatre mots sans commettre une faute).

La « réponse » de la conseillère Janet Jones (votre porte-parole), membre de votre prétendu parti politique, Lévis Force 10, est inqualifiable.

La « réponse » de la conseillère Janet Jones est aussi la vôtre, Monsieur Gilles Lehouillier (vous n’auriez pas laissé la conseillère m’écrire librement, on s’en doute). Votre « réponse », monsieur le maire, n’est pas conforme aux règles morales de notre société; votre « réponse » est indigne d’un maire. Vous ne méritez pas de continuer de remplir la fonction de maire. Les conseillers municipaux qui vous appuient ne méritent pas de siéger au conseil municipal.

Le seul fait que vous ayez autorisé la conseillère Janet Jones à répondre à mon courriel du 19 août 2016 de la façon dont elle l’a fait vous disqualifie, monsieur Gilles Lehouillier.

Dans votre courriel signé par la conseillère Janet Jones, Monsieur Gilles Lehouillier, VOUS NE RÉPONDEZ À AUCUN ÉLÉMENT DE MON COURRIEL DU 19 AOÛT. Votre « réponse » est celle d’un homme qui est parfaitement conscient qu’il est incapable de prouver son innocence, qui sait être coupable d’avoir trompé ses concitoyennes et ses concitoyens. La situation est claire.

En pièce jointe vous trouverez le feuillet mensonger signé par la Société d’histoire régionale de Lévis, le ministère de la Culture et des Communications du Québec et la ville de Lévis.

Ce message et votre réponse (si vous me répondez) seront publiés au www.lepasseurdelacote.com.

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

Je publierai la présente et votre réponse, Monsieur Bégin, si vous me répondez, au lepasseurdelacote.com.

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

lepasseurdelacote.com

La Ville de Lévis trompe les gens, son maire, Gilles Lehouillier, continuera-t-il de se réfugier dans le silence?

Lévis, le 22 novembre 2016

Monsieur Gilles Lehouillier, maire

Ville de Lévis (Québec)

Monsieur,

En août 2016, je vous ai envoyé un message concernant une affirmation infondée de la Ville de Lévis et de la Société d’histoire régionale de Lévis (nouveau nom de la Société d’histoire régionale de Lévis) publiée dans un dépliant intitulé Une chapelle miraculeuse La chapelle Sainte-Anne (le Vatican n’a jamais reconnu que des miracles se sont produits à Lévis). Vous ne m’avez pas répondu; aucun élu, aucun employé de la Ville ne m’a envoyé une réponse véritable. Aujourd’hui, je vous demande de me répondre.

Je vous invite à relire la communication que je vous ai transmise le 4 septembre 2016 :

 

Lévis, le 4 septembre 2016

Monsieur Gilles Lehouillier, maire de Lévis (Québec)

Hôtel de Ville, Lévis

Monsieur,

Le 19 août dernier je vous ai envoyé un courriel. Le 25 août 2016, c’est la conseillère Janet Jones qui m’a écrit en réaction à mon message, un message qui vous était destiné. Malheureusement, il semble qu’elle n’ait pas la compétence requise pour répondre à une demande comme celle que je vous ai envoyée : la plupart des grands élèves du cours primaire auraient compris mon texte; Madame Janet Jones a été incapable de le comprendre (se pourrait-il qu’elle ait fait semblant de ne pas le comprendre?).

Dans mon courriel du 19 août, je soutiens que LA VILLE DE LÉVIS TROMPE LA POPULATION quand elle affirme sans donner de preuves que « Deux miracles ont eu lieu dans cette chapelle [chapelle Sainte-Anne de la rue Saint-Joseph, à Lévis] lors de la fête de Sainte-Anne en 1893 » (cette tromperie se trouve dans un feuillet publicitaire disponible au BUREAU D’INFORMATION TOURISTIQUE TENU PAR LA VILLE situé près de la gare fluviale). Dans mon courriel du 19 août, je dis aussi que j’ai communiqué avec le curé de la paroisse dans laquelle se trouve la chapelle « miraculeuse » et que ce curé n’a pu que me dire qu’il allait devoir se renseigner pour déterminer si des miracles ont eu lieu ou non DANS SA PAROISSE (n’est-il pas curieux, très curieux, que le curé ne sache pas que sa paroisse doit des miracles à une intervention divine?); dans mon courriel du 19 août 2016, je dis également qu’il est incroyable et scandaleux que la ville de Lévis soit l’un des signataires de ce feuillet qui trompe la population; je vous dis aussi, Monsieur le maire, que vous devez prendre des mesures pour que la diffusion du feuillet cesse et que vous devez rétablir publiquement la vérité ainsi que présenter des excuses à la population.

Dans mon courriel du 19 août 2016, vous avez pu lire cet autre passage, Monsieur Lehouillier :

« J’ai déjà soutenu qu’il faudrait que vous démissionniez, vous et les conseillers municipaux qui vous appuient. Vous comprendrez que l’affaire de la « chapelle miraculeuse » ne me fait pas changer d’idée. »

Comme vous le voyez, j’ai dit beaucoup de choses dans mon courriel du 19 août 2016. QUELLE A ÉTÉ LA RÉPONSE SIGNÉE PAR LA CONSEILLÈRE JANET JONES? SA RÉPONSE TIENT EN QUATRE MOTS : « MERCI POUR VIS COMMENTAIRES » (Madame Jones n’a pas réussi à écrire quatre mots sans commettre une faute).

La « réponse » de la conseillère Janet Jones (votre porte-parole), membre de votre prétendu parti politique, Lévis Force 10, est inqualifiable.

La « réponse » de la conseillère Janet Jones est aussi la vôtre, Monsieur Gilles Lehouillier (vous n’auriez pas laissé la conseillère m’écrire librement, on s’en doute). Votre « réponse », monsieur le maire, n’est pas conforme aux règles morales de notre société; votre « réponse » est indigne d’un maire. Vous ne méritez pas de continuer de remplir la fonction de maire. Les conseillers municipaux qui vous appuient ne méritent pas de siéger au conseil municipal.

Le seul fait que vous ayez autorisé la conseillère Janet Jones à répondre à mon courriel du 19 août 2016 de la façon dont elle l’a fait vous disqualifie, monsieur Gilles Lehouillier.

Dans votre courriel signé par la conseillère Janet Jones, Monsieur Gilles Lehouillier, VOUS NE RÉPONDEZ À AUCUN ÉLÉMENT DE MON COURRIEL DU 19 AOÛT. Votre « réponse » est celle d’un homme qui est parfaitement conscient qu’il est incapable de prouver son innocence, qui sait être coupable d’avoir trompé ses concitoyennes et ses concitoyens. La situation est claire.

En pièce jointe vous trouverez le feuillet mensonger signé par la Société d’histoire régionale de Lévis, le ministère de la Culture et des Communications du Québec et la ville de Lévis.

Ce message et votre réponse (si vous me répondez) seront publiés au www.lepasseurdelacote.com.

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

Bien à vous,

Roger Martel, citoyen de Lévis

lepasseurdelacote.com

 

P.-S. Les conseillers municipaux de Lévis (tous sauf un appartiennent à Lévis Force 10, votre parti, Monsieur Lehouillier) pourront être tenus responsables de la diffusion de l’affirmation mensongère, s’ils ne la dénoncent pas publiquement. Ils recevront tous une copie de la présente.

CITOYENNES ET CITOYENS DE LÉVIS, DITES CE QUE VOUS PENSEZ AUX ÉLUS MUNICIPAUX.

Le conseil municipal de Lévis compte 16 membres :

Un maire élu au suffrage universel

15 conseillers et conseillères représentant autant de districts électoraux

Maire – Gilles Lehouillier gilles.lehouillier@ville.levis.qc.ca

Conseiller district 1, Saint-Étienne – Mario Fortier mfortier@ville.levis.qc.ca

Conseiller district 2, Saint-Nicolas – Clément Genest clement.genest@ville.levis.qc.ca

Conseiller district 3, Villieu – René Fortin rfortin@ville.levis.qc.ca

Conseiller district 4, Saint-Rédempteur – Réjean Lamontagne rlamontagne@ville.levis.qc.ca

Conseiller district 5, Charny – Michel Patry michel.patry@ville.levis.qc.ca

Conseiller district 6, Breakeyville – Michel Turner mturner@ville.levis.qc.ca

Conseiller district 7, Saint-Jean – Guy Dumoulin gdumoulin@ville.levis.qc.ca

Conseiller district 8, Taniata – Jean-Pierre Bazinet jpbazinet@ville.levis.qc.ca

Conseillère district 9, Saint-Romuald – Brigitte Duchesneau bduchesneau@ville.levis.qc.ca

Conseiller district 10, Notre-Dame – Pierre Lainesse plainesse@ville.levis.qc.ca

Conseiller district 11, Saint-David – Serge Côté scote@ville.levis.qc.ca

Conseillère district 12, Christ-Roi – Janet Jones jjones@ville.levis.qc.ca

Conseiller district 13, Bienville – Robert Maranda rmaranda@ville.levis.qc.ca

Conseillère district 14, Lauzon – Fleur Paradis fparadis@ville.levis.qc.ca

Conseillère district 15, Pintendre – Ann Jeffrey ajeffrey@ville.levis.qc.ca

Femmes autochtones de Val d’Or (Québec) : le statu quo est intolérable et inacceptable | Ligue des droits et libertés

Source : Val d’Or : le statu quo est intolérable et inacceptable | Ligue des droits

Rassemblement le mardi 22 novembre 2016 à 18h à la Place-des-Arts de Montréal

Rassemblement organisé en solidarité avec les femmes autochtones de Val d’or, afin de réclamer du gouvernement du Québec une commission d’enquête sur les pratiques policières à l’égard des Autochtones.

L’équipe de la Ligue des droits et libertés

 

 

La trahison des élites – Austérité, évasion fiscale et privatisation au Québec – Revue Relations, numéro de décembre 2016.

Revue Relations – Pour qui veut une société juste

Source : Infolettre Revue Relations

La trahison des élites – Austérité, évasion fiscale et privatisation au Québec

Depuis plusieurs années, nos élites néolibérales martèlent que le Québec est dans le rouge et vit au-dessus de ses moyens. À force d’être répété, le message a fini par être largement accepté. Or, le mythe tenace qui prétend que l’état des finances publiques québécoises est catastrophique et qu’il justifie les mesures d’austérité des dernières années doit être déboulonné. Car ces mesures cachent plutôt un projet politique de privatisation accrue et de dépossession de la majorité au profit d’une minorité fortunée. Pourtant, des solutions existent et d’autres voies permettent de penser un Québec plus juste et solidaire. Il en est question dans ce dossier.

 

 

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Lecture proposée

Paul Journet et l’aveuglement de l’élite libérale québécoise, http://blogue.revuerelations.qc.ca

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Source : Revue québécoise Relations, numéro 787, décembre 2016

 

La trahison des élites. Austérité, évasion fiscale et privatisation au Québec

 

Catherine Caron, rédactrice en chef adjointe

 

« On parle souvent de la loi comme étant la traduction de la volonté des dieux… […] mais la loi, c’est vous qui la faites ! Faites-en une qui soit conforme à ce qu’est la loi, c’est-à-dire une traduction de la conscience publique. » Alain Deneault, aux membres de la Commission des finances publiques du Québec, 15 septembre 2016

 

Laissé à lui-même, l’État prendra de l’expansion à l’infini, nous disent avec inquiétude John Micklethwait et Adrian Wooldridge dans The Fourth Revolution – The Global Race to Reinvent the State (Penguin Press, 2014), le livre vu comme étant la « bible » du premier ministre Philippe Couillard. Leur viendrait-il jamais à l’esprit d’affirmer que laissée à elle-même, l’entreprise privée prendra de l’expansion à l’infini ? À l’heure où dix multinationales pèsent davantage financièrement que 180 des 197 États reconnus par l’ONU, c’est pourtant cela qui devrait les préoccuper.

En effet, selon une compilation récente réalisée par l’ONG britannique Global Justice Now, en 2015, sur les 100 premières entités économiques mondiales, 69 étaient des multinationales et 31 des États. On y trouve Apple, Shell, Costco, Toyota, Amazon, HSBC, Nestlé et Walmart, laquelle se positionne au 10e rang, juste après le Canada. Il est certes difficile de comparer les revenus annuels d’une entreprise et ceux d’un État. Toutefois, il est clair – les altermondialistes sonnent l’alerte à ce sujet depuis des décennies – que la domination de ces géants financiers et commerciaux sur des pans de plus en plus vastes de notre vie en société brouille nos repères habituels concernant le pouvoir, la souveraineté, qui les détient vraiment et grâce à quelles complicités. La situation est devenue telle qu’un traité international contraignant portant sur les obligations des multinationales en matière de droits humains est en négociation au sein de l’ONU, parmi d’autres actions en cours visant à dompter quelque peu « la bête », comme le dit Alain Deneault dans ce dossier.

« La bête » – soit ces multinationales qui sont l’une des incarnations fondamentales du capitalisme financier actuel – s’abreuve comme on le sait à l’idéologie néolibérale qui la renforce et a rendu récurrent, ici comme ailleurs, le discours sur la nécessité de « soigner » des finances publiques qui seraient atteintes d’obésité morbide en raison de dépenses publiques excessives, ce qui gonflerait la dette à un niveau inacceptable. Depuis des années, « la bête » est admirée et nourrie – à coups de privilèges fiscaux, de privatisations, de déréglementations, de droits acquis grâce au libre-échange et d’une série d’entourloupettes pour lesquelles nous n’avons jamais voté – par des élites politiques qui trahissent ainsi leur responsabilité de veiller sur l’intérêt public et le bien commun. Certes, le Québec n’est pas le pire en la matière. Mais soyons francs, quelles « vraies affaires » passionnent nos élites ? La protection de l’environnement et de nos services publics ? Ou que nos grandes entreprises se hissent dans le palmarès des plus importantes du monde, et tant pis si notre fisc ou encore les services publics d’autres pays écopent ?

Tel un épais brouillard, le néolibéralisme qui s’est installé au Québec depuis 30 ans sous le règne des péquistes comme des libéraux empêche souvent de voir quelle est notre vraie richesse et qui sont les vrais gloutons. D’aucuns ont l’impression que tout a été dit sur le sujet, mais si c’était le cas, nous n’en serions pas là, 20 ans après le sommet socioéconomique d’octobre 1996 orchestré par le premier ministre Lucien Bouchard, qui fut un moment-charnière.

Lors de ce fameux sommet, l’excès de dépenses publiques n’était pas – et n’est toujours pas – la cause centrale de l’endettement de l’État québécois. Pourtant, cette idée nous hante jusqu’à aujourd’hui, justifiant l’obsession du déficit zéro (devenue la Loi sur l’équilibre budgétaire) et la priorité accordée au paiement de la dette avant le financement de nos services publics. Il y en aurait long à dire sur les magouilles politico-comptables qui servent à effrayer les gens, à creuser artificiellement des déficits le temps d’imposer des politiques qui ne seraient jamais acceptées autrement, le tout pour ensuite cacher des surplus dont le parti au pouvoir voudra se servir au bon moment – à l’approche d’élections par exemple – pour privilégier ses clientèles électorales. Le gouvernement de Philippe Couillard excelle dans le genre. Sans scrupules, il ose discourir sur les inégalités et la lutte contre la pauvreté après avoir effectué, en trichant avec les motifs budgétaires, des compressions de plus de 4 milliards de dollars depuis 2014. Il compte ainsi faire avancer au Québec la « révolution inachevée du néolibéralisme », comme la qualifient les auteurs de The Fourth Revolution.

Depuis la crise financière de 2008, nous savons jusqu’où ces forces « révolutionnaires » sont prêtes à aller pour s’approprier la richesse collective : transformer les dettes privées des banques en dettes publiques, faire payer les pauvres en continuant d’imposer des mesures abjectes qui font dire à la grande essayiste et militante malienne Aminata Traoré que ce qu’on a mondialisé, ce sont l’injustice, le désespoir et le mépris. Ce constat nous impose de nouer de nouvelles solidarités entre les peuples et de consolider les luttes populaires qui n’ont jamais cessé d’exister au Québec comme ailleurs. « La bête », avec ses parasites, ses complices et l’idéologie néolibérale qui la fait grandir, doit être plus sérieusement traquée, bien davantage que ses nombreux boucs émissaires chargés de nous distraire.

Fuir les consensus piégés : tel est aussi l’autre impératif… C’est plutôt une bonne nouvelle qu’il soit « difficile aujourd’hui de recueillir des consensus », comme s’en plaignait Lucien Bouchard il y a un an (Le Devoir, 24 novembre 2015), lui qui avait profité, en 1996, de l’inclination du milieu syndical pour le partenariat plutôt que pour la confrontation. Osons croire que plusieurs consensus sont devenus plus difficiles parce qu’assez, c’est assez : assez d’irresponsabilité écocriminelle (Énergie Est), assez d’indécence (la réforme de l’aide sociale, les salaires de médecins), assez de servilité (le capital des banques et des compagnies minières à l’abri de l’impôt), assez de corruption (la commission Charbonneau)… Osons croire que l’avenir dépend de notre salutaire indignation et mobilisation face à la trahison des élites.

 

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La revue Relations

Depuis 75 ans, Relations œuvre à la promotion d’une société juste et solidaire en prenant parti pour les exclus et les plus démunis. Libre et indépendante, la revue pose un regard critique sur les enjeux sociaux, culturels, économiques, politiques et religieux de notre époque.

Pour contribuer au débat public et offrir une parole alternative dans un contexte où l’opinion prime souvent sur l’analyse, Relations propose des analyses de fond, des éditoriaux, des chroniques culturelles et littéraires dans un cadre aéré, où la beauté de l’iconographie fait écho à l’intelligence du texte. Elle offre aussi une diversité de voix – chercheurs, acteurs sociaux, penseurs, artistes, croyants et non-croyants de différentes générations.

La revue Relations est publiée par le Centre justice et foi, un centre d’analyse sociale progressiste fondé et soutenu par les Jésuites du Québec.

L’Esprit saint est un Québécois, apprennent des enfants dans une école légale du Québec.

Monde catholique

On savait que Dieu est représenté barbu, moustachu et chevelu :

 

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DIEU

 

On savait que Jésus est représenté barbu, moustachu et chevelu :

 

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JÉSUS

 

On sait maintenant que le Saint-Esprit est moustachu et chevelu :

 

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LE SAINT ESPRIT

 

On sait aussi que l’Esprit saint est un Québécois, qu’il a été policier à Montréal et qu’il s’appelle Eugène Richer dit Laflèche. Cette « découverte » est due à une petite organisation religieuse qui est autorisée à tenir une école au Québec, autorisée à mettre en œuvre le programme de formation de l’école québécoise du ministère de l’Éducation du Québec, autorisée à enseigner à des enfants de cinq, dix, quinze ans, autorisée par le ministère de l’Éducation du Québec.

L’école de la petite organisation religieuse, déclarée illégale il y a environ quinze ans, a rouvert ses portes en 2016. Elle désire être subventionnée par l’État. Citoyennes, citoyens, ayez l’oeil ouvert !

 

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

http://www.ledevoir.com/societe/education/484754/jnadeau-mfortier-ecole-confessionnelle

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/811191/ecole-mission-esprit-saint-lanaudiere