Des Soeurs actives dans Bellechasse (Québec) depuis 125 ans, un trésor de numéro de la revue de la Société historique de Bellechasse.

Le dernier numéro de la revue de la Société historique de Bellechasse, Au fil des ans, est double, il compte plus de cent pages, surtout il est exceptionnel, vraiment exceptionnel, il est entièrement consacré à la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, des Soeurs qui ont réalisé une œuvre époustouflante dans Bellechasse; une Congrégation fondée en 1892, il y a 125 ans.

 

Au fil des ans, volume 29, numéro 2 (2017) (12 $)

Photo : Patronage Notre-Dame-des-Anges, tressage de la paille, vers 1965

FÊTONS NOS 125 ANS ! nous lancent les Soeurs.

http://congndps.qc.ca/fetons-nos-125-ans-25juin/

 

« La Congrégation des sœurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours est un institut de vie apostolique. Fondée en 1892 à Saint-Damien-de-Buckland (Québec), la congrégation est aujourd’hui, multiculturelle et répandue dans neuf pays. Nous formons une famille spirituelle composée de religieuses et de personnes laïques associées venant de sept pays.

Notre mission nous conduit vers les pauvres, toute personne dans le besoin, et elle s’adapte selon les époques, les cultures et les lieux.

À la suite de nos fondateurs, Joseph-Onésime Brousseau et Virginie Fournier, notre présence au monde se vit en toute simplicité, compassion et tendresse, dans la confiance à la Providence et sous le regard de Marie, perpétuel secours »   (http://congndps.qc.ca)

 

CONGRÉGATION DES SŒURS DE NOTRE-DAME DU PERPÉTUEL SECOURS

http://congndps.qc.ca

(FÊTONS NOS 125 ANS) http://congndps.qc.ca/fetons-nos-125-ans-25juin/

(CENTRE HISTORIQUE) http://congndps.qc.ca/patrimoine/centre-historique/

SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE BELLECHASSE

http://shbellechasse.com

MUNICIPALITÉ DE SAINT-DAMIEN-DE-BELLECHASSE

https://saint-damien.com/affaires-et-developpement/developpement-residentiel

TOURISME

https://chaudiereappalaches.com/fr/voyage-quebec/bellechasse/saint-damien-de-buckland/saint-damien-de-buckland/municipalite/

PHOTOS

https://lepasseurdelacote.com/?s=St-Damien

 

COORDONNÉS DE LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE BELLECHASSE

8, avenue Commerciale

Saint-Charles (Québec), Canada, G0R 2T0

Courriel : redaction@shbellechasse.com

 

Oh Bonne Mère ! Vous avez vu le drapeau européen ? On est obligé de supporter ça ?

« Le drapeau européen est le symbole non seulement de l’Union européenne, mais aussi de l’unité et de l’identité de l’Europe dans un sens plus large. Le cercle d’étoiles dorées représente la solidarité et l’harmonie entre les peuples d’Europe. […]  Les douze étoiles disposées en cercle symbolisent les idéaux d’unité, de solidarité et d’harmonie entre les peuples européens.» (http://publications.europa.eu/code/fr/fr-5000100.htm)

 

DRAPEAU EUROPÉEN

 

Le 20 juin 2017, en France, un nouveau député découvre l’Assemblée nationale et demande aussitôt, pointant le drapeau de l’Europe  : « On est obligé de supporter ça ? » Il ajoute : « C’est la République française ici, c’est pas… la Vierge Marie. » Ce député est Jean-Luc Mélenchon, chef du parti La France insoumise.

Explication :

Le drapeau européen a été conçu par Arsène Heitz. En 1989, Ce dernier révèle que « la petite médaille miraculeuse qui orne son cou est sa première source d’inspiration. L’objet – bien connu des fidèles de la chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse, lieu d’apparitions mariales situé rue du bac, à Paris – montre la Sainte Vierge couronnée d’un cercle d’étoiles qu’évoque l’Apocalypse de saint Jean. Arsène Heitz a aussi déclaré avoir été touché par un texte de la liturgie de la solennité de l’Assomption, célébrée le 15 août : « Un signe grandiose est apparu dans le ciel, une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. » (Sophie Lebrun, Drapeau européen et Vierge Marie : pourquoi Mélenchon a raison, La Vie, 21/06/2017, http://www.lavie.fr//debats/histoire/drapeau-europeen-et-vierge-marie-pourquoi-melenchon-a-raison-21-06-2017-83038_685.php)

 

Le drapeau européen été adopté en 1955 par le Conseil de l’Europe, le jour de la fête de l’Immaculée Conception… Depuis 1986, il représente aussi l’Union européenne.

 

Pas toujours facile de réaliser la nécessaire séparation de la religion et de l’État…


 

Levons notre chapeau à la reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande, et du Canada,  Elizabeth II, qui n’a pas peur d’afficher ses couleurs.

Elizabeth II  en juin 2017

(Photo : https://mobile.twitter.com/MirrorPolitics/status/877487416050896896/photo/1?ref_src=twsrc%5Etfw&ref_url=http%3A%2F%2Fwww.bfmtv.com%2Finternational%2Froyaume-uni-le-chapeau-de-la-reine-elizabeth-aux-couleurs-de-l-europe-fait-reagir-1191900.htm)

Roger Martel, sujet d’Elizabeth II

Lévis, 22 juin 2017. Finissantes, finissants, n’oubliez jamais que vous êtes plus libres que vous ne le pensez et que rien n’est moins innocent que le laisser-faire.

 

Trois finissantes et un finissant de l’École Pointe-Lévy de Lévis (Québec)

Photo prise sur la Terrasse du Chevalier de  Lévis le 22 juin 2017,

par Roger Martel


« MON IDÉE À MOI, C’EST QUE NOUS SOMMES PLUS LIBRES QUE NOUS NE LE PENSONS ;

C’EST PAS LA LIBERTÉ QUI MANQUE,

C’EST LE COURAGE

DE PRENDRE LES LIBERTÉS QUE L’ON A. »

 

Jean-Paul Desbiens (alias Le Frère untel), Les insolences du Frère untel, Montréal, Les Éditions de l’Homme, © 1960, p. 83) – Jean-Paul Desbiens, Les insolences du Frère untel, Texte annoté par l’auteur, Montréal, Les Éditions de l’Homme, © 1988, p. 86) (M. Desbiens a enseigné. A occupé le poste de directeur général de l’enseignement élémentaire et secondaire au ministère de l’Éducation et a été directeur général du campus Notre-Dame-de-Foy à Cap-Rouge.)

 

« Mon petit Frère Untel en or, mon petit lapin bleu, tu vas maintenant me dire pourquoi tu écris des choses comme ça, et à la face de la Province ?

« J’écris ces choses par charité. Et ne rigolez pas, s’il vous plaît. Pourquoi n’écrirais-je pas ces choses par charité ? Pourquoi n’aurais-je pas une étincelle de charité ? Quelqu’un aime la musique et il le dit et personne ne rigole ; quelqu’un aime les ouvrages de Camus et il le dit et personne ne rigole. Il est bien possible que moi, j’aime un peu les Canadiens français, et que je cherche à leur parler. Je vis au bout du monde et je m’ennuie de parler à des hommes.

« J’écris aussi pour bien établir qu’il est possible de dire ce que l’on pense. Pour bien établir que toute vérité est bonne à dire. Mon idée à moi, c’est que nous sommes plus libres que nous ne le pensons ; c’est pas la liberté qui manque, c’est le courage de prendre les libertés que l’on a. Nous pleurnichons sur la liberté absente et nous n’avons même pas essayé la liberté. Nous sommes un peu comme ce chien d’un conte de Jules Renard : nous flairons une chaîne qui ne nous retient peut-être plus. Ici je commets un canadianisme : tout d’un coup qu’on serait libres ? »

Jean-Paul Desbiens, Les insolences du Frère untel, Montréal : Les Éditions de l’Homme, 1960, 158 pages

– – – – – – – – – –

« Rien n’est moins innocent que le laisser-faire. »

« … ce que le monde social a fait, le monde social peut, armé de ce savoir, le défaire. Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que rien n’est moins innocent que le laisser-faire : s’il est vrai que la plupart des mécanismes économiques et sociaux qui sont au principe des souffrances les plus cruelles, notamment ceux qui règlent le marché du travail et le marché scolaire, ne sont pas faciles à enrayer ou à modifier, il reste que toute politique qui ne tire pas pleinement parti des possibilités, si réduites soient-elles, qui sont offertes à l’action, et que la science peut aider à découvrir, peut être considérée comme coupable de non-assistance à personne en danger. »

[Pierre Bourdieu (réputé sociologue français), in Pierre Bourdieu (dir.), La misère du monde, Seuil, copyright 1993; coll. Points, p. 1453-1454) (Reproduit au https://lepasseurdelacote.com/2015/09/02/la-misere-du-monde-contre-le-laisser-faire/ le 2 septembre 2015]

J’ai envie de les revoir; pas vous? Souhaitons-leur une vie agréable.

finisants Ecole Pointe-Lévy 22-06-2017c

finisants Ecole Pointe-Lévy 22-06-2017e

Je remercie les finissants de m’avoir autorisé à les photogaphier et à publier les photos dans cet espace.

Roger Martel

Tahar Gaïd parle de l’islam, dont il est un spécialiste reconnu – Juin 2017

Source : article de Boualem Bouahmed, Tahar Gaïd. Islamologue « Ceux qui créent de nouveaux péchés se substituent au Créateur », El Watan (jounal algérien), 21.06.17, http://www.elwatan.com//actualite/ceux-qui-creent-de-nouveaux-peches-se-substituent-au-createur-21-06-2017-347655_109.php

EXTRAITS

NOTE Tahar Gaïd, né en Algérie en 1929, a écrit plusieurs ouvrages consacrés à l’islam. Il a participé à la lutte pour la libération nationale (l’Algérie française l’a gardé en prison pendant six ans). Diplomate, il a été ambassadeur dans plusieurs pays. On lui doit L’Encyclopédie thématique de l’Islam (Éditions Iqra).

1

[Tahar Gaïd dit :] Avec un milliard cinq cent millions de fidèles, soit 20% de la population mondiale, l’islam est la seconde religion de la planète. Au cours des prochaines décennies, sa croissance se poursuivra, ne serait-ce que sous l’effet mécanique de la démographie. Souhaitons la fin du radicalisme de l’islam qui devient une grande menace pour l’avenir de l’islam et des musulmans. Souhaitons aussi pour tous les pays musulmans l’instauration des Etats de droit, fondés sur les principes démocratiques et de la liberté d’expression.

2

[Question du journaliste] Dans vos livres qui, faut-il le rappeler, sont à forte tendance didactique, vous soulignez que les droits de l’homme, la fraternité, l’égalité, la justice, le respect de la femme, sont prônés et exigés par l’islam. Comment expliquez-vous alors qu’on ne trouve pas leur traduction sur le terrain dans les pays dits musulmans ?

[Réponse de Tahar Gaïd] Les valeurs de l’islam ont été ensevelies dans les méandres de l’histoire. Si le Prophète, que le salut de Dieu soit sur lui, devait revenir en ce monde, il ne reconnaîtrait plus la religion dont il avait eu la charge de communiquer à l’humanité. Nous observons de nombreuses déviations, particulièrement dans le domaine du statut de la femme. Nous allons donner quelques exemples.

La polygamie a été généralisée alors que le Coran la limite aux mariages des orphelines. Après la bataille d’Uhud, les musulmans ont perdu quelque soixante-dix hommes, laissant des veuves et des orphelines. Pour éviter à ces dernières un sombre avenir, le Coran règle le problème en recourant au mariage. De nos jours, ce n’est pas la religion qui est pratiquée mais une inclination à la jouissance charnelle pour certains. De toute façon, bien observé, le Coran recommande la monogamie tant il est difficile voire même impossible d’appliquer l’égalité sentimentale et même l’égalité sociale.

Le Coran prévoit le témoignage de deux femmes et un homme pour régulariser la question des dettes au cours des transactions commerciales. Les hommes ont, à tort, généralisé ce verset à toutes les questions et à tous les témoignages. Quoi qu’il en soit, comment peut-on aujourd’hui mettre en parallèle deux femmes économistes avec, par exemple, deux ouvriers ou même deux fonctionnaires étrangers aux systèmes financiers.

Comment a-t-on décidé arbitrairement de cloîtrer ainsi la femme musulmane, après le décès de son mari, pendant plus de quatre mois, sachant qu’Asma, la sœur d’Aïcha, est sortie de chez elle pour accomplir une omra après la mort de son mari Talha lors de la bataille dite du chameaux.

Sur un autre plan, rappelons que par le passé, la place de la femme dans la société n’était pas celle que nous lui connaissons aujourd’hui. Citons un exemple pour illustrer mon propos : lors de la mort d’Ibnu Hambal, un des fondateurs de l’une des quatre écoles juridiques, 600 000 personnes (chiffre énorme pour l’époque) ont assisté à son enterrement, dont 200 000 femmes. Celles-ci ont accompagné les hommes à l’intérieur même du cimetière. Mieux encore, l’oraison funèbre fut prononcée par une femme.

Quant à l’absence, entre autres, d’égalité et de justice sociale, il convient de signaler que nous avons combattu le colonialisme. Libérés des contraintes coloniales, au lieu d’appliquer les nobles enseignements de l’islam, nous avons repris à notre compte les mauvaises leçons de l’autorité coloniale. C’est ainsi que nous avons légalisé l’accumulation des richesses, légitimé la fraude et la corruption, instauré l’inégalité sociale, toléré l’atteinte à la dignité humaine.

3

[Question du journaliste] Dès l’âge inaugural de l’islam, plusieurs courants de pensée sont apparus. Aux sunnisme, chî’isme, kharédjisme, mu’tazilisme et soufisme des premiers temps de l’islam sont venus se greffer d’autres mouvements tardifs à l’image du bahaïsme et de l’ahmadisme. Qu’est-ce qui peut expliquer tout ce foisonnement de courants qui se réclament d’un seul Livre ?

[Extrait de la réponse de Tahar Gaïd] […] C’est la preuve que la liberté d’expression existait aux premiers temps de l’islam, bien qu’obtenue au prix de sacrifices sanglants. C’est un acquis précieux que nous cherchons aujourd’hui à obtenir. Il est à préciser que ces courants de pensée se sont manifestés différemment et à des dates historiques différentes, non sans quelques affrontements sanglants.

[…] Nous sommes aujourd’hui témoins de l’existence de certaines branches sectaires qui se réclament de l’islam.

[…] Aucune ne fait école. Au contraire, elles sont diverses et contradictoires. Il ne faut donc pas s’étonner que le salafisme, sous ses deux dernières formes, perdurera aussi longtemps qu’une école ou plusieurs écoles ne s’imposeront pas […].

4

[Tahar Gaïd dit :] Le Coran n’a pas tort de déclarer que Dieu ne change pas l’état d’un peuple si celui-ci ne change pas son comportement intérieur.

Avoir une religion rend-il meilleur? Pour Platon, la vraie piété passe par une critique des croyances religieuses.

Source : Le Devoir, 17 juin 2017, http://www.ledevoir.com/societe/le-devoir-de-philo/501501/avoir-une-religion-rend-il-meilleur

– François Doyon – L’auteur est professeur de philosophie au cégep de Saint-Jérôme et il a publié «Les philosophes québécois et leur défense des religions» aux Éditions Connaissances et Savoirs (2017). –

EXTRAITS

Dans un Québec où l’on associe encore l’éthique à la culture religieuse, il est pertinent de se rappeler que, pour le philosophe grec Platon, la religion est capable d’inspirer le meilleur comme le pire. Le plus célèbre élève de Socrate écrit que la croyance dans les dieux peut et doit servir à nous rendre meilleurs, mais elle doit auparavant être expurgée de tous ses éléments qui pourraient inciter à commettre l’injustice.

[…]

Pour Platon, la vraie piété passe par une critique des croyances religieuses traditionnelles.

[…]

Le Coran contient un certain nombre de passages susceptibles de justifier théologiquement le djihadisme. Plusieurs passages de l’Ancien Testament sont aussi très violents, de même que certaines déclarations du Jésus des Évangiles, qui dit ne pas être venu apporter la paix, mais le glaive (Matthieu 10, 34). Platon nous dirait qu’il faut améliorer les religions du Livre. Platon voulait purifier la tradition religieuse de son temps. Dans une cité juste, on ne laisse pas « les enfants écouter les premières fables venues, forgées par les premiers venus, et recevoir dans leurs âmes des opinions le plus souvent contraires à celles qu’ils doivent avoir, à notre avis, quand ils seront grands » (La République, 377 b). Il faut au contraire « veiller sur les faiseurs de fables, choisir leurs bonnes compositions et rejeter les mauvaises »(La République, 377b-c). Les jeunes, insiste Platon, doivent être exposés à des modèles de vertu et non pas de débauche ; les premiers modèles qui leur sont donnés laissent des traces permanentes sur leur caractère moral. « Mais qu’on raconte l’histoire d’Héra enchaînée par son fils, d’Héphaïstos précipité du ciel par son père, pour avoir défendu sa mère que celui-ci frappait, et les combats des dieux qu’Homère imagina, voilà ce que nous n’admettons pas dans la cité, que ces fictions soient allégoriques ou non » (La République, 378d). Platon reconnaît que les fables religieuses, y compris celles qu’il faut comprendre au sens figuré, peuvent inspirer des crimes.

[…]

Si le christianisme et l’islam étaient des religions respectant l’exigence de moralité de Platon, leurs adeptes les plus radicaux ne trouveraient pas dans la religion des justifications à leurs crimes. Or nous savons que les extrémistes chrétiens et musulmans peuvent aisément puiser dans la Bible ou le Coran des passages pour justifier des actes abominables. Que les passages soient mal compris par les auteurs de crimes n’est pas une excuse. Un texte sacré ne peut pas se permettre d’être équivoque en ce qui concerne la morale. Refuser d’admettre que les religions inspirent des comportements parfois inacceptables, c’est sombrer dans un angélisme naïf. Il reste plus sage de postuler que certaines religions peuvent inspirer le bien comme le mal. La foi est certes incapable de déplacer des montagnes, mais elle peut aussi lancer des pierres sur une femme sans défense ou jeter un homosexuel du haut d’un édifice.

Malheur ! Les maires du Québec obtiennent plus de pouvoirs !

« LES MAIRES DU QUÉBEC OBTIENNENT PLUS DE POUVOIRS », cadeau du gouvernement de Philippe Couillard, premier ministre, et de Martin Coiteux, ministre des Affaires municipales. Lançons un concours : quelle ville va faire mieux que Lévis, septième plus « grande » ville de notre province, en matière de gestion de l’argent public ? Entre 2007 et 2016, Lévis a joué à agrandir et à moderniser son usine de production d’eau potable Desjardins; voyez certaines des affirmations qu’a faites son vérificateur général, dans un rapport d’audit, au sujet de la performance du parti politique Lévis Force 10 sous la direction de Danielle Roy-Marinelli d’abord, de Gilles Lehouillier ensuite :

Extraits de :

USINE DE PRODUCTION D’EAU POTABLE DESJARDINS

Rapport d’audit

Mars 2017

Vérificateur général de la Ville de Lévis (Yves Denis)

1 En juillet 2007, le conseil municipal de la Ville de Lévis (le conseil) autorisait le financement afin d’agrandir et de moderniser l’usine de production d’eau potable Desjardins (UPE Desjardins). Le montant du financement était justifié par les estimations financières et les hypothèses formulées en mars 2007, dans une étude d’avant-projet. L’ensemble du projet prévoyait les ouvrages requis pour accroître la capacité de traitement de l’UPE Desjardins, l’agrandissement et la modernisation du poste de pompage Saint-Laurent (poste de pompage), la construction d’une nouvelle prise d’eau au fleuve Saint-Laurent (prise d’eau) ainsi que la réalisation de divers travaux sur le réseau d’aqueduc. Toutefois, au stade d’avant-projet, cette étude n’avait pas pour objectif d’effectuer une estimation précise du coût de construction des différents ouvrages. Cette estimation était donc trop préliminaire pour étayer le coût du projet et POUR SOUTENIR LA DÉCISION DU CONSEIL D’AUTORISER DEUX EMPRUNTS TOTALISANT 54,2 MILLIONS POUR SON FINANCEMENT. (Faits saillants, page 1)

2 La construction des ouvrages a coûté environ deux fois plus que l’estimé d’avant-projet; en novembre 2016, le coût total du projet est de 100,5 millions. (page 3)

3 L’AUDIT DÉMONTRE QU’AU MOMENT D’ENTREPRENDRE CE PROJET, LA VILLE ÉTAIT MAL PRÉPARÉE POUR RÉALISER UN CHANTIER D’UNE TELLE ENVERGURE, N’AYANT NI LES RESSOURCES, NI L’EXPERTISE NÉCESSAIRES POUR ASSURER LA GOUVERNANCE D’UN PROJET SEMBLABLE. L’imprécision dans la définition, par la Ville, des besoins relatifs aux composantes des ouvrages a fait en sorte que différents acteurs ont dû revoir le projet au fur et à mesure de sa définition, rendant difficile une démonstration objective et suffisante des coûts. Cette imprécision, combinée à l’absence de ressources destinées à la gouvernance du projet, fait en sorte que celui-ci est devenu tributaire des aléas rencontrés, ENTRAÎNANT UNE AUGMENTATION SUBSTANTIELLE DES COÛTS. (Faits saillants, page 1)

4 IL ÉTAIT DONC DIFFICILE POUR LA VILLE D’EFFECTUER UNE GESTION PROACTIVE DU PROJET AVEC TOUT LE SOUCI D’ÉCONOMIE ATTENDU. Nos travaux font ressortir des conséquences majeures lors de la construction du poste de pompage. D’abord, des retards dans la construction de cet ouvrage ont fait en sorte que sans un apport additionnel en eau brute, la Ville n’a pu bénéficier pleinement de ses nouvelles installations que trois ans plus tard que prévu. Deuxièmement, la Ville a dû débourser 1,9 million pour acquérir un terrain et relocaliser une entreprise en exploitation; seulement 20 p. cent du prix de cette acquisition visait à répondre au besoin d’agrandissement du poste de pompage. Troisièmement, aux fins de l’obtention d’une aide financière, la Ville n’avait pas de données fiables sur les coûts de construction du poste de pompage, la privant ainsi d’une subvention possible de 1,9 million. Finalement, la gestion de deux lots de construction plutôt qu’un seul, tel que prévu initialement, a entraîné des dépenses supplémentaires de l’ordre de 300 000 dollars. (Faits saillants, page 1-2)

Les vérificateurs généraux des villes du Québec réclament plus d’argent pour faire leur travail correctement, mais c’est en vain : le gouvernement et les élus municipaux font la sourde oreille.

Après la Commission sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction (Commission Charbonneau), des « penseurs » des partis politiques provinciaux seront-ils tentés un jour de se servir des villes pour faire provision d’argent ? Les Québécoises et les Québécois, compte tenu de ce qu’ils savent du passé, sont en droit de se le demander, et d’être inquiets.

Roger Martel, 16 juin 2017

À venir :

Le ministre des Affaires municipales a-t-il une opinion au sujet des qualités de gestionnaire d’argent public de la Ville de Lévis ?

Si on pouvait offrir un camp de vacances à tous les enfants…

… à tous les enfants syriens, soudanais, vénézuéliens… ;

aux enfants des quartiers défavorisés de Montréal où « l’espérance de vie des hommes […] est de dix années inférieure à celle des hommes des quartiers riches. »

(Richard Lessard, directeur de la santé publique, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, Rapport du directeur de la santé publique 2011, Les inégalités sociales de santé à Montréal, Le chemin parcouru, 2e édition – Source :https://publications.santemontreal.qc.ca/uploads/tx_asssmpublications/978-2-89673-133-6.pdf)

 

FERME PÉDAGOGIQUE MARICHEL

Sainte-Agathe-de-Lotbinière (Lotbinière, au Québec)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brebis gestante

 

 

 

 

Une vraie ferme

Photos prises par Roger Martel le 28 mai 2017

 

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