Nouvelle-France – Le système seigneurial? Quel système seigneurial?

Le système seigneurial? Quel système seigneurial?

In HISTOIRE ENGAGEE, 2 OCTOBRE 2018

http://histoireengagee.ca/le-systeme-seigneurial-quel-systeme-seigneurial/

Par Allan Greer, professeur au département d’histoire de l’Université Mcgill

Ce texte a d’abord paru en anglais sur le site Borealia, A Group Blog on Early Canadian History

L’auteur dit vouloir pointer les « ouvrages de référence et manuels qui continuent de propager une image profondément erronée de la Nouvelle-France rurale sous la rubrique « système seigneurial », par exemple l’Encyclopédie canadienne : https://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/regime-seigneurial/ ».

http://histoireengagee.ca/le-systeme-seigneurial-quel-systeme-seigneurial/

La jeune députée Catherine Dorion, une jolie Québécoise, devrait-elle s’habiller autrement à l’Assemblée nationale?

PAGE EN CONSTRUCTION

La nouvelle et jeune députée Catherine Dorion devrait-elle s’habiller autrement à l’Assemblée nationale? La couvrirait-on de moins de critiques si elle exposait devant les yeux de ses collègues une plus grande partie de sa chair, de sa peau et de ses os, au nom de la lutte contre les changements climatiques?

Regardez la photo : moi, je la trouve très bien, Catherine. Sa tenue vestimentaire est belle, simple, décente.

 

 

 

 

Évidemment,  les grandes personnalités mondiales que montrent tous  les jours les organes d’information inspirent davantage confiance aux électeurs et aux électrices que Catherine et ses vêtements qui ne coûtent pas cher. Regardez-les :

Bachar al-Hassad, maître de la Syrie, avec Moscou, et quelques-uns de ses chimistes. Tenue impeccable !

 

Mohamed ben Salmane, prince héritier de l’Arabie saoudite, pince la main du tsar Vladimir Poutine.  Le prince est très très joliment habillé, mais je crains qu’on lui imposerait de se laisser fouiller de la tête aux pied, à l’Assemble nationale du Québec, avant de l’autoriser à aller entendre le premier ministre François Legault parler d’audace et de son statut d’homme d’affaires : ses vêtements sont tellement amples : on pourrait y cacher une scie à découper.

 

Macron, Emmanuel, et Trump, David. Ils ont dépensé des milliers de dollars des contribuables pour s’habiller, le Français à New-York, l’Américain à Paris, avant le 22 Millième Sommet Mondial Annuel Contre l’Indifférence à la Souffrance des Autres. Des présidents, ça ne lésine pas sur la dépense quant il s’agit de s’habiller : ils entrent sans problème à l’Assemblée nationale du Québec !

 

Une autre carte de mode : Rob Ford, premier ministre de l’Ontario, qui trouve que la population francophone de sa province coûte trop cher à l’État, mais qui est quand même fier d’utiliser des mots français quand il entre chez chez son tailleur préféré à Paris, Texas. Ce n’est pas demain que François Legault l’invitera pas à prendre la parole à l’Assemblée nationale, mais quand il le fera, il n’ordonnera pas que le service de sécurité le fouille : Ford entrera comme une lettre à la poste à l’Assemblée nationale, avec sa bière ontarienne à prix réduit dissimulée dans une poche.

 

Monsieur Martin Robert et sa magnifique tenue vestimentaire. On n’a jamais vu Philippe Couillard, ancien premier ministre du Québec et médecin ayant exercé au Québec et en Arabie saoudite, aussi bien vêtu. Pourquoi Monsieur Robert ne rêverait-il pas de devenir premier ministre du Québec ou du Canada?

Monsieur Robert fréquente des endroits très chics, la salle de balle de l’Hôtel Windsor, par exemple, où Jean Charest, ancien premier ministre du Québec, a déjà dansé, si ma mémoire est bonne. Je crois que Monsieur Robert a participé, il y a quelques jours, à l’Hôtel Windsor, à la fête marquant le mariage de l’un de ses compagnons des Hells Angels.


Aujourd’hui, 7 décembre 2018, la journaliste Denise Bombardier écrit : « Québec solidaire n’a pas besoin d’adversaires. Ses quelques députés (Madame Bombardier parle de Catherine Dorion et de Sol Zanetti) déguisés en « monde ordinaire » dans les lieux hautement symboliques de l’Assemblée nationale ont réussi en quelques semaines à caricaturer définitivement leur parti. Ces ados trentenaires mènent une «révolution » en s’accoutrant de vêtements et de chaussures dont ils croient qu’ils sont des armes idéologiquement efficaces » (Le Journal de Québec,https://www.journaldemontreal.com/2018/12/07/la-politique-des-apparences). Elle dit aussi que l’Assemblée nationale est la « Maison du peuple »; c’est ce que croyaient nos ancêtres… Elle reproche à Madame Dorion de porter des bottines DR Martens, « les chaussures dont raffolent, selon la chroniqueuse,  les voyous casseurs »; elle soutient, tenez-vous bien, que « À  l’Assemblée nationale, l’habit fait le moine ». A-t-elle oublié le grand fabuliste qu’elle a certainement lu dans sa jeunesse (et, pourquoi pas? après) :

Garde-toi, tant que tu vivras,

De juger les gens sur la mine.

( Jean de La Fontaine )

 

Je suis sûr que Madame Bombardier n’ignore pas que « sous pauvre casaque peut se trouver un homme robuste » (expression espagnole).( La casaque est un vêtement.)

Si je croisais Madame Bombardier, je lui dirais : « Décriez le programme de Québec solidaire tant que vous voulez, contestez haut et fort ses idées », mais n’haïssez pas ses députés, ni ses membres (vous semblez les haïr), ça ne fait de bien à personne, ça doit vous faire mal.

Je lui demanderais aussi si elle connaît des religions qui refuseraient l’entrée de leurs lieux de culte à Madame Dorion et à Monsieur Zanetti, vêtus de vêtements qu’ils portent à l’Assemblée nationale, quand ils vont visiter leur papa et leur maman, quand ils bercent leurs enfants.


Espérons que Catherine ne sera pas souvent soumise à des fouilles invasives, à l’Assemblée nationale du Québec !

 

Roger Martel citoyen de Lévis

http://www.lefigaro.fr/langue-francaise/expressions-francaises/2018/01/18/37003-20180118ARTFIG00011-pourquoi-l-habit-ne-fait-pas-le-moine.phpune description…

 

 

 

Les gilets jaunes en France : « Dieu se rit des hommes qui déplorent des effets dont ils chérissent les causes. »

La Vie (revue française), http://www.lavie.fr//debats/bloc-notes/une-detestation-inguerissable-04-12-2018-94798_442.php, décembre 2018

EXTRAIT

Il appartiendra aux historiens de comprendre pourquoi un jeune président [Emmanuel Macron], élu en 2017, nanti d’une majorité à sa main, d’un noyau de fidèles et d’obligés, et d’une sympathie de principe, aura pu déclencher si vite un rejet exaspéré. Il va bien plus loin que l’impopularité terminale de ses prédécesseurs. La détestation, cette fois, est viscérale. Pourquoi et comment ?

On répond généralement en évoquant l’arrogance, l’inclination pour les riches, le profil technocratique, etc. Mais pour ne pas rester vague, donnons ici quelques exemples : les « fainéants »,« ceux qui ne sont rien », ceux qui aiment « foutre le bordel », les « extrémistes », les chômeurs« multirécidivistes » du « refus d’embauche », ceux qui « feraient mieux de travailler » pour « se payer un costard », ceux qui se contentent d’être « illettrés », les « classes laborieuses », etc.

Un président qui s’exprime doit savoir qu’il alimente, jour après jour, une aversion spécifique. Et durable ! À propos de l’Arc de triomphe et de la tombe du Soldat inconnu, ajoutons que cette antipathie aura gagné les rangs de la police et l’armée elle-même. La parution récente d’un livre de ma consœur Nathalie Guibert, Qui c’est le chef ? (Robert Laffont) revient sur le sujet. Son premier chapitre – publié par Le Monde – dit à lui seul de quoi il s’agit : « Ce jour où Macron a pulvérisé l’honneur du général de Villiers. »

À ce stade une question se pose : comment gérer pareille détestation afin d’aller jusqu’au bout d’un quinquennat mal engagé ? Et cela, en tablant sur la seule police et sur un maintien de l’ordre « musclé » ? Suggérons à Emmanuel Macron, à propos de sa prétendue arrogance technocratique, de relire cette phrase de Bossuet, que le pape François avait reprise en février 2014 dans son discours aux ambassadeurs:

« Dieu se rit des hommes qui déplorent des effets dont ils chérissent les causes. »

Bossuet, théologien et écrivain français ordonné prêtre en 1652

Macron tu nous prends pour des cons

maintenant subis notre révolution


« …  les gilets jaunes sont le contraire de nantis. Ils sont, par définition, des perdants de l’économie mondialisée et libérale. »

(Laurent Joffrin, journal français Libération, https://www.liberation.fr/politiques/2018/11/22/gilets-jaunes-insurrection-des-beaufs-ou-juste-colere-du-peuple_1693631?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot, 22 novembre 2018)


« En attendant de connaître le sort de leur mouvement, les gilets jaunes pourront toujours commenter une actualité qui est à la fois à des années-lumière et qui n’est pas tout à fait sans rapport avec la leur, puisque c’est encore une affaire de bagnoles et d’impôts. Voici la véridique histoire de Carlos Ghosn, l’homme qui gagnait treize millions d’euros par an et qui n’en avait jamais assez. Accusé par les dirigeants de Nissan d’avoir dissimulé au fisc une partie de ses revenus, et autres malversations, il est aujourd’hui en garde à vue à Tokyo. Le vertige de la toute-puissance et de l’impunité a fini par le faire chuter. Il pourra se dire, comme Mirabeau (la formule, paraît-il, est de lui) que « la roche Tarpéienne est proche du Capitole ». Car même dans la jungle du capitalisme financier tout n’est pas possible. Encore que le vrai scandale est celui des salaires de ces grands patrons qui s’auto-augmentent sans vergogne. La confrontation de cette affaire avec le mouvement des gilets jaunes offre une illustration de la question à laquelle tout nous ramène toujours, celle du partage des richesses. Les gilets jaunes penseront sans doute que Ghosn appartient à une autre planète. Mais non, c’est sur la même planète qu’un homme estime valoir six cents fois plus que son salarié smicard. Et c’est un peu comme une insulte à la condition humaine. »

(Denis Sieffert, La stratégie du pourrissement, revue française Politis, 21 novembre 2018, https://www.politis.fr/articles/2018/11/la-strategie-du-pourrissement-39635/)

 

L’objet publicitaire du maire de Lévis, Gilles Lehouillier. L’élu répondra-il ? La greffière trouvera-t-elle les documents?

L’honorable Gilles Lehouillier, maire de Lévis

Qui a fabriqué cet objet publicitaire?

Combien a-t-il coûté?

Où sont les documents créés en raison de son acquisition?

Où est la facture présentée à la Ville par le fournisseur?

 

Lévis, le 3 décembre 2018

 

Gens de Lévis,

Allez assister à une séance du conseil municipal de votre ville, vous aurez le bonheur de voir votre maire, l’honorable Gilles Lehouillier, ainsi que ses chauds partisans, les conseillers municipaux qui l’appuient tous.

 

LA PROCHAINE SÉANCE AURA LIEU LE 10 DÉCEMBRE 2018 à l’Hôtel de Ville (2175, chemin du Fleuve, SECTEUR SAINT-ROMUALD); ELLE DÉBUTERA À 18 H 30.

 

L’honorable Lehouillier n’a pas encore répondu à la lettre suivante datée du 29 novembre 2018  (si vous le voyez de près, demandez-lui pourquoi il préfère  se taire et ne pas respecter pas le code de déontologie des élus de la Ville) (est-ce qu’il arrive qu’il réponde à ses concitoyens? Non, si j’en juge par mon expérience).

Lévis, le 29 novembre 2018

Honorable Gilles Lehouillier, maire de Lévis (Québec) et ancien membre de l’Assemblée nationale du Québec

Hôtel de Ville, Lévis (Québec)

Monsieur,

La ville de Lévis, sous votre administration, a fait payer aux contribuables un objet publicitaire montrant votre visage et ne portant que ces mots qui ne constituent nullement un message d’intérêt public : « Gilles Lehouillier un homme engagé dans son milieu ». J’ai soumis une demande d’accès aux documents relatifs à l’objet publicitaire; la réponse donnée ce mois-ci par votre employée Anne Bernier, avocate, assistante-greffière et responsable de l’accès aux documents, est la suivante :

« Ainsi, à la suite de l’information obtenue des différentes directions concernées, aucun document n’est détenu par notre service et visé par votre demande d’accès»

Doit-on comprendre, Monsieur, que l’objet publicitaire n’existe pas, pour la Ville? Il y a pourtant des centaines de personnes, des milliers peut-être, qui l’ont vu lors du Festival de jazz de 2016 et peut-être ailleurs, dans d’autres contextes : une promenade en vélo avec vous, par exemple, ou une épluchette de blé d’Inde en votre compagnie, ou lors d’un bal. Le fabricant ou fournisseur de l’objet publicitaire vous a remis une facture, cela va de soi; où est cette facture? Vous l’avez réglée, la facture; des documents l’attestent; où sont ces documents? Le vent a-t-il emportée la facture et le reste, ou est-ce un geste de mauvaise humeur qui a causé leur perte? Où est la facture? Où sont les autres documents? La recherche effectuée a-t-elle été incomplète? Je suis sûr que vous désirez le savoir plus que moi. J’attends votre réponse.

N’oubliez pas ce passage de la Loi sur les cités et villes :  « Le maire exerce le droit de surveillance, d’investigation et de contrôle sur tous les départements et les fonctionnaires ou employés de la municipalité, à l’exception du vérificateur général, et voit spécialement à ce que les revenus de la municipalité soient perçus et dépensés suivant la loi, et à ce que les dispositions de la loi, les règlements et les ordonnances du conseil soient fidèlement et impartialement mis à exécution. »(Article 52, http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/ShowDoc/cs/C-19)

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Ancien employé du Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada. Principal artisan (bénévole) de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis (2006-2008). Pendant douze ans (1986-1998), principal artisan (bénévole), après les élèves, du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Travailleur bénévole auTremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles depuis 2013. Libre d’antécédents judiciaires.

Confession de l’auteur : Je suis peut-être trop impatient, je devrais donner plus de temps au maire pour me répondre. Mais si j’en juge pas mon expérience…

 

S’empêtrer avec le 3e lien entre Lévis et Québec, 29-11-2018

Par Karine Gagnon, Journal de Québec, 29-11-2018, https://www.journaldequebec.com/2018/11/29/sempetrer-avec-le-3e-lien

À peine élu, François Legault peine déjà à justifier le projet sans queue ni tête qu’il a placé au cœur de ses priorités pour la région de Québec, celui d’un troisième lien.

[…]

Devenu premier ministre, il en a remis mercredi, dans son discours inaugural, en déclarant le plus sérieusement du monde son intention d’en faire un projet de développement durable.

On ne sait plus comment justifier un projet érigé en dogme, sans même avoir étudié le besoin ni les impacts. Après Jean-François Gosselin qui en avait fait un «attrait touristique du patrimoine», c’est le bouquet! Ça prend du toupet pour oser prétendre à un projet de développement durable avec un lien routier qui aurait pour effet pernicieux de stimuler l’utilisation de l’automobile et d’encourager l’étalement urbain. Tout cela sans pour autant réduire la congestion routière, de l’avis unanime des experts.

Des gilets jaunes au Québec?

 

Le 17 novembre [2018], la France s’est réveillée en jaune. Près de 290.000 Français ont manifesté un ras-le-bol qui dépasse la hausse de la taxe carbone.

(Frédéric Legrand, Olivier Nouaillas, Jordan Pouille, Youna Rivallain et Pascale Tournier, Les “gilets jaunes”, une colère française, revue française La Vie, 20/11/2018, http://www.lavie.fr/actualite/france/les-gilets-jaunes-une-colere-francaise-20-11-2018-94490_4.php

 

les gilets jaunes sont le contraire de nantis. Ils sont, par définition, des perdants de l’économie mondialisée et libérale.

(La lettre politique de Laurent Joffrin, Journal Libération, 22 novembre 2018, https://www.liberation.fr/politiques/2018/11/22/gilets-jaunes-insurrection-des-beaufs-ou-juste-colere-du-peuple_1693631?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot)

 

La plupart d’entre eux [les gilets jaunes] ont pour point commun de vivre désormais dans les territoires qui créent le moins d’emplois, à savoir dans les territoires ruraux, les petites villes et villes moyennes, comme la majorité des Français, d’ailleurs. Leur mouvement est une confirmation presque naturelle de ce qui se passe dans notre pays. Je le vois tous les jours en allant sur le terrain, dans les petites villes ou moyennes, mais aussi en banlieue. Il y a un ressentiment gigantesque.

(Christophe Guilluy : “Les gilets jaunes témoignent d’un conflit de classes” Interview Henrik Lindell, revue La Vie, 21/11/2018, http://www.lavie.fr/actualite/france/christophe-guilluy-les-gilets-jaunes-temoignent-d-un-conflit-de-classes-21-11-2018-94494_4.php)

Un objet publicitaire vantant le maire de Lévis (Québec). Pas de traces de l’acquisition de cet objet à la Ville !

Qui a fabriqué cet objet publicitaire? Combien a-t-il coûté?

Où sont les documents créés en raison de son acquisition?

Où est la facture présentée à la Ville par le fournisseur?

 

Lévis, le 29 novembre 2018

Honorable Gilles Lehouillier, maire de Lévis (Québec) et ancien membre de l’Assemblée nationale du Québec

Hôtel de Ville, Lévis (Québec)

Monsieur,

La ville de Lévis, sous votre administration, a fait payer aux contribuables un objet publicitaire montrant votre visage et ne portant que ces mots qui ne constituent nullement un message d’intérêt public : « Gilles Lehouillier un homme engagé dans son milieu ». J’ai soumis une demande d’accès aux documents relatifs à l’objet publicitaire; la réponse donnée ce mois-ci par votre employée Anne Bernier, avocate, assistante-greffière et responsable de l’accès aux documents, est la suivante :

« Ainsi, à la suite de l’information obtenue des différentes directions concernées, aucun document n’est détenu par notre service et visé par votre demande d’accès. »

Doit-on comprendre, Monsieur, que l’objet publicitaire n’existe pas, pour la Ville? Il y a pourtant des centaines de personnes, des milliers peut-être, qui l’ont vu lors du Festival de jazz de 2016 et peut-être ailleurs, dans d’autres contextes : une promenade en vélo avec vous, par exemple, ou une épluchette de blé d’Inde en votre compagnie. Le fabricant ou fournisseur de l’objet publicitaire vous a remis une facture, cela va de soi; où est cette facture? Vous l’avez réglée, la facture; des documents l’attestent; où sont ces documents? Le vent a-t-il emportée la facture et le reste, ou est-ce un geste de mauvaise humeur qui a causé leur perte? Où est la facture? Où sont les autres documents? La recherche effectuée a-t-elle été incomplète? Je suis sûr que vous désirez le savoir plus que moi. J’attends votre réponse.

N’oubliez pas ce passage de la Loi sur les cités et villes :  « Le maire exerce le droit de surveillance, d’investigation et de contrôle sur tous les départements et les fonctionnaires ou employés de la municipalité, à l’exception du vérificateur général, et voit spécialement à ce que les revenus de la municipalité soient perçus et dépensés suivant la loi, et à ce que les dispositions de la loi, les règlements et les ordonnances du conseil soient fidèlement et impartialement mis à exécution. » (Article 52, http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/ShowDoc/cs/C-19)

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Ancien employé du Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada. Principal artisan (bénévole) de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis (2006-2008). Pendant douze ans (1986-1998), principal artisan (bénévole), après les élèves, du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Travailleur bénévole au Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles depuis 2013. Libre d’antécédents judiciaires.

Lévis (Qc). Documents disparus à l’Hôtel de Ville. Appel au vérificateur général.

Lévis, le 29 novembre 2018

Monsieur Yves Denis, vérificateur général

Ville de Lévis (Québec)

Monsieur,

La ville de Lévis, sous l’administration du maire actuel, M. Gilles Lehouillier, a fait payer aux contribuables un objet publicitaire montrant le visage du maire et ne portant que ces mots qui ne constituent nullement un message d’intérêt public : « Gilles Lehouillier un homme engagé dans son milieu ». J’ai soumis une demande d’accès aux documents de la Ville relatifs à l’objet publicitaire; la réponse donnée ce mois-ci par l’employée municipale Anne Bernier, avocate, assistante-greffière et responsable de l’accès aux documents, est la suivante :

« Ainsi, à la suite de l’information obtenue des différentes directions concernées, aucun document n’est détenu par notre service et visé par votre demande d’accès. »

Doit-on comprendre que l’objet publicitaire n’existe pas, pour la Ville? Il y a pourtant des centaines de personnes, peut-être des milliers, qui l’ont vu lors du Festival de jazz de 2016 et peut-être ailleurs, dans d’autres contextes : une promenade en vélo avec M. Lehouillier, maire, par exemple, ou une épluchette de blé d’Inde en compagnie de M. Lehouillier, maire. Le fabricant ou fournisseur a certainement remis une facture à la Ville; vous me comprendrez si je vous demande d’essayer de trouver cette facture. La facture a certainement été réglée; des documents l’attestent certainement; vous me comprendrez si je vous demande d’essayer de trouver ces documents? Le maire serait heureux de savoir où ils sont; les citoyennes et les citoyens de Lévis aussi.

Permettez-moi de bifurquer un peu, Monsieur Denis, pour dire quelques mots sur l’indépendance des vérificateurs généraux des villes au Québec.

La Loi sur les cités et villes prévoit ceci :

« Le conseil nomme par résolution les fonctionnaires et employés qu’il juge nécessaires à l’administration de la municipalité, et fixe leur traitement.

Un vote à la majorité absolue des voix des membres du conseil est requis pour que ce dernier puisse destituer, suspendre sans traitement ou réduire le traitement d’un fonctionnaire ou employé qui n’est pas un salarié au sens du Code du travail (chapitre C-27) et qui, depuis au moins six mois, occupe son poste ou a occupé, au sein de la municipalité, un poste dont le titulaire n’est pas un tel salarié. Toutefois, dans le cas du vérificateur général, un vote à la majorité des deux tiers des voix des membres est requis. » (Loi sur les cités et villes, article 71, http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/ShowDoc/cs/C-19)

Si je comprends bien le législateur, l’importance des ressources publiques confiées au bureau des vérificateurs généraux varie selon la Loi sur les cités et villes ainsi qu’en fonction des décisions des membres des conseils municipaux. Le conseil municipal qui décide de donner moins de ressources au vérificateur général de la Ville peut rendre plus difficile, voire beaucoup plus difficile la tâche de son important employé, et réduire l’efficacité du bureau de ce dernier (un subalterne du vérificateur général pourrait devoir être congédié, par exemple). Une diminution des ressources pourrait avoir aussi pour conséquence la baisse de la rémunération du vérificateur général. La Loi des cités et villes n’assurerait donc pas l’indépendance des vérificateurs généraux. C’est un gros problème; les vérificateurs généraux des villes se fendent-ils en quatre pour le régler?

La présente sera publiée au www.lepasseurdelacote.com, comme votre réponse.

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Ancien employé du Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada. Principal artisan (bénévole) de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis (2006-2008). Pendant douze ans (1986-1998), principal artisan (bénévole), après les élèves, du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Travailleur bénévole au Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles depuis 2013. Libre d’antécédents judiciaires.