Proposition destinée à atténuer les craintes et les peurs que des religions et des sectes suscitent. Réaction du Centre culturel islamique de Québec.

Lévis (Québec), le 21 mars 2019

Le 28 février 2019, j’ai soumis à la Conférence des évêques catholiques du Canada et au Centre culturel islamique de Québec une proposition destinée à atténuer les craintes et les peurs que des religions et des sectes suscitent (on le sait : des religions et des sectes inquiètent, certaines plus que d’autres); je leur ai suggéré de fixer sur un mur, dans leurs lieux de culte, une plaque, une affiche, portant cette inscription ou une inscription équivalente :

« Moi qui entre dans ce lieu de culte, je tiens à faire savoir,

sans rien dissimuler,

que j’adhère sincèrement et entièrement

à la Charte universelle des droits de l’Homme,

à la Charte canadienne des droits et libertés

et à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. »

( On trouvera cette proposition au https://lepasseurdelacote.com/. )

Hier, 20 mars 2019, le président du Centre culturel islamique de Québec, Monsieur Boufeldja Benabdallah, m’a appris dans un courriel qu’il ne mettrait pas en oeuvre ma suggestion. Je lui ai répondu ceci :

« Je suis désolé de devoir vous dire que votre rejet de ma suggestion (afficher dans les mosquées une déclaration d’adhésion à la Charte canadienne des droits et libertés) me surprend et me déçoit grandement : il aurait été si facile et si peu coûteux de la mettre en œuvre, sa mise en oeuvre aurait joué un rôle positif dans l’établissement et le maintien de relations saines entre les musulmans et les non-musulmans du Canada.

« Je vous reparlerai de votre rejet plus tard. J’espère vous convaincre changer d’idée.

« Je publierai la présente au http://www.lepasseurdelacote.com, de même que votre réponse (si vous voulez bien que notre échange se poursuive). M’autorisez-vous à rendre public le courriel que vous m’avez envoyé cet après-midi? »

À suivre.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Des musulmans indifférents aux événements qui secouent le monde; des musulmans favorables à la sécularisation de leur société et à la privatisation des pratiques religieuses…

N’oublions pas que des musulmans sont indifférents aux événements qui secouent le monde, que d’autres luttent pour la sécularisation de leur société et pour la privatisation des pratiques religieuses.

Extrait de Géo-histoire de l’Islam, ouvrage de Pascal Buresi, édition de poche, Belin, © Éditions Belin/Humensis 2018 (© Éditions Belin, 2005, pour la première édition), p. 497
[Pascal Buresi, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (France) et directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (France). Il dirige l’Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman (Paris). Il a notamment écrit Les mondes de l’Islam. Une foi, des cultures (Larousse, 2006) et Histoire de l’Islam (La Documentation française, 2007); il a dirigé la publication de Histoire des pays d’Islam De la conquête de Constantinople à l’âge des révolutions ((2018)

La lecture religieuse des conflits mise en question

« …l’examen attentif des différentes régimes politiques dans les États où l’islam est la religion dominante et l’existence de troubles ou de problèmes similaires dans des régions ou des États non musulmans prouvent bien, d’une part que la religion musulmane n’est pas responsable de tous les maux politiques, sociaux ou économiques dont souffrent certains États musulmans, d’autre part qu’il faut chercher ailleurs les explications des problèmes que traversent les pays concernés. La violence au nom de Dieu ou de la religion n’est pas l’apanage des « islamistes ». Elle est aussi celle de tous les intégrismes religieux; elle ne doit pas non plus faire oublier que, dans le même temps, de nombreux musulmans vivent leur foi dans l’indifférence à l’égard des événements qui font la une des journaux et que d’autres luttent, contre les islamistes, pour la sécularisation de leur société et la privatisation des pratiques religieuses. Renoncer à la généralisation conduit à invoquer des héritages géographiques, sociaux, politiques ou anthropologiques bien plus nombreux et complexes que la seule religion musulmane qu’ils déterminent aussi en partie. »

Le monde regorge de beautés. Le Paris des arts, par exemple.

Le Paris des arts, l’émission de France 24

https://www.france24.com/fr/20190208-paris-arts-laurence-equilbey-insula-orchestra-chef-orchestre-seine-musicale-andre-wilms

Une balade culturelle dans Paris en compagnie d’un invité. Valérie Fayolle jette des ponts d’un art à un autre, d’un artiste à l’autre, de la France au reste du monde. Le samedi à 14h10 et dès le vendredi sur Internet !

Proposition pour atténuer les craintes et les peurs que des religions et des sectes suscitent. Lettre au président du Centre culturel islamique de Québec.

Lévis, le 28 février 2019

Monsieur Boufeldja Benabdallah, président

Centre culturel islamique de Québec

(gestionnaire de la Grande Mosquée de Québec et de la Mosquée Annour)

2877, chemin Sainte-Foy, Québec, G1V 1W3

Objet : Proposition pour atténuer les craintes et les peurs que des religions et des sectes suscitent

Monsieur,

Au sein de plusieurs sociétés, c’est bien connu, des religions et des sectes suscitent des craintes, et même des peurs; et ces craintes ou peurs ne sont pas toujours inexplicables. Le Canada n’est pas épargné par ce phénomène. Pour agir contre lui, je  propose la mise en oeuvre d’un moyen très simple : les Canadiennes et les Canadiens étant majoritairement très attachés à la Charte universelle des droits de l’Homme et à la Charte canadienne des droits et libertés (au Québec, la grande majorité des citoyennes et des citoyens sont aussi très attachés à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec), il suffirait, pour faire cesser ou diminuer les craintes et les peurs, de demander aux religions et aux sectes de fixer sur un mur, dans leurs lieux de culte, une plaque portant cette inscription ou une inscription équivalente :

« Moi qui entre dans ce lieu de culte, je tiens à faire savoir,

sans rien dissimuler,

que j’adhère sincèrement et entièrement

à la Charte universelle des droits de l’Homme,

à la Charte canadienne des droits et libertés

et à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. »

Quel citoyen, quelle citoyenne, refuserait de faire une telle déclaration dans son lieu de culte ?

Il va de soi que la plaque devrait être placée visiblement et facile à lire.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007. Ancien employé du Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada. Principal artisan (bénévole) de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis (2006-2008). Pendant douze ans (1986-1998), principal artisan (bénévole), après les élèves, du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis en qualité de père d’élèves, puis de parent d’anciens élèves. Membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie. Travailleur bénévole au Tremplin Centre pour personnes immigrantes et leurs familles de 2013 à 2018. Libre d’antécédents judiciaires.

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