Le monde regorge de beautés ! Exemple : le journal québécois Le Devoir.

De beautés le monde est plein à craquer! Il y a Le Devoir, journal quotidien du Québec, par exemple. Journal indépendant fondé en 1910 par Henri Bourassa, Le Devoir informe et éclaire ses lecteurs intelligemment et respectueusement.

Pour voir, lisez cet éditorial de Josée Boileau, rédactrice en chef, à qui il a valu le prix Judith-Jasmin dans la catégorie Opinion le 26 novembre 2011 :

Affaire Cantat – Un choix tragique

Josée Boileau – 7 avril 2011

On a largement fait appel à la réhabilitation et au pardon pour expliquer l’invitation faite à Bertrand Cantat de participer à la prochaine mise en scène de Wajdi Mouawad. Mais on a oublié que la première est un principe, le second, une vertu. Ni l’un ni l’autre ne relèvent de l’automatisme. Et qu’il faut du temps pour les apprivoiser.

Si nous étions des dieux, ceux de la tragédie grecque, que rapporteraient les conteurs qui nous voient nous agiter autour de l’affaire Cantat? Insisteraient-ils sur le dieu qui tend la main à un ami pour l’aider à sortir du gouffre dans lequel il s’est lui-même enfoncé? Ou feraient-ils plutôt voir que ce dieu créatif, encensé de tout le panthéon, ne provoque la clameur que pour nourrir sa réputation de provocateur de génie.

Et la déesse bien vivante, bien vibrante, qui ouvre ses portes au duo vedette, apparaîtrait-elle comme bienveillante ou bien naïve? Quant aux pleureuses qui rappellent l’horrible mort d’une femme aimée, seraient-elles reléguées dans l’ombre ou bien le fil conducteur de la pièce qui se joue…

C’est celui qui raconte qui donne un sens à l’agitation. C’est là la force de l’art, comme le démontraient avec brio les textes de Francis Dupuis-Déri, avec Mélissa Blais, et Gilbert Turp que Le Devoir publiait hier dans sa page Idées. Sophocle lui-même, que Wajdi Mouawad mettra en scène au Théâtre du Nouveau Monde et ailleurs en y faisant participer Bertrand Cantat, guide la réflexion sur la place à donner ou pas à l’ancien chanteur de Noir Désir.

Mais nous ne sommes pas des dieux, nous sommes des humains que nul ne regarde. Et nous sommes pris entre le coeur, les principes, la justice, l’indignation — chacun de ces mots étant évoqués tant par ceux qui pleurent Marie Trintignant, battue à mort, défigurée, et à travers elle toutes les femmes battues d’hier et d’aujourd’hui, que par ceux qui croient que pour Bertrand Cantat, qui l’a tuée, la rédemption est possible, comme elle doit s’envisager chaque fois qu’un crime a été sanctionné.

Dans cette version moderne de la tragédie grecque, nous négligeons toutefois un facteur essentiel: le temps. Même une faute avouée n’est qu’à moitié pardonnée, souligne le proverbe. Le reste vient avec le recul. Justice et sentiment ne vont pas au même rythme.

Le Québec n’est pas contre la réhabilitation: personne n’a envie de lancer des pierres à Cantat. Mais ce qui est demandé au public, et imposé aux abonnés du TNM, c’est d’applaudir le Cantat qui sera sur scène, de surcroît dans un spectacle qui met en scène la force destructrice des hommes. C’est à juste titre source de malaise collectif. Car le sentiment au Québec, c’est de condamner avec force la violence faite aux femmes. Cela nous distingue, et il faut s’en féliciter, de bien d’autres sociétés, même de la France qui ne s’inquiète que depuis peu de ce problème, ce qui peut expliquer que là-bas on ait accueilli avec moins d’émoi le retour sur scène de Cantat. Les Québécois n’ont pas à s’excuser de leurs propres réticences.

On brise la carrière du chanteur, dit-on. Non. Il a brisé une vie, sa carrière est maintenant en suspens. D’autres gens qui ont posé des gestes criminels ne peuvent pas non plus redevenir les professeurs, médecins ou comptables qu’ils étaient avant. La réhabilitation est un long processus, exigeant pour la société mais aussi pour l’auteur du crime. C’est à lui de prouver par des mots, des engagements, des «gestes continus de bonté», disait cette semaine à la télévision Michel Dunn, lui-même meurtrier et repenti, que la société peut l’accepter. Le retour en grâce, qui ne fera par ailleurs jamais l’unanimité, existe, mais certainement pas dans la précipitation.

 Ici, Bertrand Cantat ne parle pas, Wajdi Mouawad nous bouscule, Lorraine Pintal dénonce vertement les réactions, au nom de l’art comme catharsis. Mais il est trop tôt pour l’exorcisme auquel on nous invite. Que les intéressés l’admettent rapidement pour en contrer la récupération politique et la transformation en affaire d’État.

(http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/320555/affaire-cantat-un-choix-tragique)

Le Devoir raconte son histoire dans cette page : http://www.ledevoir.com/le-devoir/histoire.

Lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale

Liste de liens présentée dans le site web du Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (organisme du gouvernement du Québec dont le rôle premier est de « conseiller le gouvernement du Québec quant aux actions mises en œuvre dans le cadre de la Stratégie nationale de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale; site web : http://www.cclp.gouv.qc.ca/).

Organismes consultatifs

Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale

Conseil national du bien-être social

Conseil national de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (France)

Organismes partenaires de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale au Québec

Armée du Salut

Au bas de l’échelle

Banques alimentaires Québec

Bénévolat au Québec

Centre d’étude sur la pauvreté et l’exclusion

Centres d’amitié autochtone

Club des petits déjeuners du Québec

Coalition des associations de consommateurs du Québec

Collectif pour un Québec sans pauvreté

Conseil provincial du Québec de la Société de Saint-Vincent de Paul

FADOQ – Mouvement des aînés du Québec

Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec

Fédération des femmes du Québec

Fédération des locataires d’habitations à loyer modique du Québec

Fédération québécoise des organismes communautaires Famille

Fondation Lucie et André Chagnon

Front commun des personnes assistées sociales du Québec

Front d’action populaire en réaménagement urbain

Jeunesse au Soleil

Maison de Lauberivière

Moisson Québec

Mouvement Atd Quart Monde

Regroupement des cuisines collectives du Québec 

Centraide

Centraide Bas Saint-Laurent

Centraide Canada

Centraide Centre du-Québec

Centraide Estrie

Centraide Haute-Côte-Nord-Manicouagan

Centraide Lanaudière

Centraide Laurentides

Centraide Mauricie

Centraide du Grand Montréal

Centraide Outaouais

Centraide Québec

Centraide Richelieu-Yamaska

Centraide Saguenay–Lac-Saint-Jean

Centraide Sud-Ouest du Québec 

Don centraide

Organismes canadiens et internationaux

Canada

Campagne 2000

Canada sans pauvreté

Conseil canadien de développement social

Fondations communautaires du Canada

États-Unis

National Center for Children in Poverty (En anglais seulement, http://www.nccp.org)

Urban Institute (En anglais seulement, http://www.urban.org)

France

Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux

Organismes de recherche

Centre d’étude sur la pauvreté et l’exclusion

Centre canadien de politiques alternatives

Institut de recherche et d’informations socio-économiques

Observatoire des inégalités

Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale

Observatoire social européen

Réseaux canadiens de recherche en politiques publiques

La solidarité avec les travailleurs

Mot de Françoise David – Toute une campagne!


Ainsi donc, le Parti québécois prend racine chez Quebecor. Ce parti entreprend une campagne publicitaire dans le 24 heures, un journal gratuit propriété de Quebecor. Or le 24 heures vient de congédier la moitié des employés de sa salle de rédaction. Formidable, non? Désormais beaucoup d’articles seront écrits par des employés de l’agence QMI, celle-là même qui a été mise sur pied par Pierre-Karl Péladeau, patron de l’empire, pour faire échec à la lutte des journalistes du Journal de Montréal. Et une partie du montage du 24 heures est faite à Ottawa.

Les députés-es du PQ qui sont mis de l’avant au cours de cette campagne ne ressentent-ils aucun malaise à faire campagne ainsi chez Quebecor? N’ont-ils gardé aucun souvenir de la dure lutte des journalistes à la rédaction et des employés-es aux petites annonces du Journal de Montréal? Le Parti québécois a beau se dire social-démocrate, les gestes parlent.

Nous apprenons au même moment que Pauline Marois consentirait à ouvrir le code du travail pour moderniser les dispositions antibriseurs de grève en autant que l’on ouvre aussi d’autres articles pour satisfaire les attentes des employeurs. « C’est toujours une question d’équilibre » dit-elle, citée par le Devoir. D’équilibre? Et moi qui croyais que les employeurs avaient bien assez de pouvoir au Québec! Vous avez vu les fermetures des Couche-Tard? Difficile de se syndiquer au Québec même si des lois sont censées protéger ce droit social.

Pour moi, pour nous à Québec solidaire, la solidarité avec les travailleuses et les travailleurs doit être davantage qu’un discours. Elle doit s’incarner dans des gestes concrets. Voilà pourquoi nous ne solliciterons pas les journaux de l’empire Quebecor pour une campagne publicitaire.

Françoise David

Glanures, 19 novembre 2011

DIGNITÉ HUMAINE – Un message de 1938

« Appel aux vivants

« Voici vingt-cinq siècles que des hommes ont aperçu clairement que la dignité humaine était la seule valeur authentique, et nous en sommes encore, au sein de cette civilisation qui n’existe qu’en se nourrissant de cette certitude morale, à la voir piétinée chaque jour dans la personne de millions d’hommes, de femmes, d’enfants.

« Bien plus : parce qu’une crise de croissance de la société humaine met en question quelques biens matériels, certains se sentent prêts à humilier et égorger leurs frères pour sauver les valeurs d’utilité ou d’agrément dont ils sont petit à petit devenus les esclaves.

« Ami, Amie : si tu crois fermement qu’il vaudrait mieux que les hommes fussent au besoin un peu moins riches, mais que la dignité d’aucun ne fut jamais amoindrie ou avilie, joins-toi à nous, et forme, avec nous, la chaîne sacrée des hommes en qui la conscience morale demeure éveillée. »

Appel publié par la revue de libre pensée Homo en 1938 (reproduit dans http://www.ulb.ac.be/cal/actions/references/references.html)

« Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égard ni patience. »

René CHAR, Fureur et Mystère (1948)

CITOYENNETÉ

« Le renouveau de la citoyenneté n’est pas un sous-produit, mais au contraire un présupposé de la démocratie, … La citoyenneté, c’est le courage, l’amour de la vérité, la conscience toujours en éveil, la liberté intérieure et la responsabilité librement assumée pour la chose publique. Autant de valeurs dont on ne pourra jamais prétendre que la mesure soit comble… »

Vaclav Havel (http://www.ulb.ac.be/cal/laiciteAZ/citoyennete.html

« In altis non deficio » : « Aux nobles causes je ne fais défaut » (Devise de la famille de Quatrebarbes ). »

Source : http://www.cvh53.fr/pdf/la_houssaye_telethon_2008.pdf

LA GRATUITÉ SCOLAIRE AU QUÉBEC

« La hausse des frais de scolarité est une mesure injuste » soutient Amir Khadir le porte-parole national de Québec solidaire []. Amir Khadir et Françoise David, expliquent comment un gouvernement de Québec solidaire mettrait en œuvre des solutions concrètes pour enrayer le sous-financement des études post-secondaires et instaurer la gratuité scolaire : l’ajout d’un palier d’imposition, une diminution de 20 % des subventions aux grandes entreprises et de vraies redevances sur les ressources naturelles du Québec font parties de ces solutions. » – Source : http://www.quebecsolidaire.net/«nous_sommes_solidaires_de_la_lutte_etudiante»_flavie_trudel_candidate_de_quebec_solidaire_joliette

CHARTE D’OCCUPY TOGETHER

  1. Adopter une discipline non-violente, peu importe la situation. Tolérance zéro pour quelconque violence, incluant la violence verbale.

  2. Il faut que le message soit unifié à travers les organismes et les personnes. Il doit y avoir une cohérence dans le message et les revendications qui sont émises, et les participants devraient les connaître et les partager.

  3. Il doit y avoir une stratégie cohérente et à long terme, pas simplement des tactiques et des actions sans liens entre elles (peu importe leur ingéniosité).

  4. Les forces de l’ordre / de police sont considérées comme des alliés potentiels au mouvement, et non pas comme des adversaires. Elles font partis du 99%.

  5. Il faut garder en tête l’auditoire élargi (national et international) lorsque le message est défini. L’objectif est de gagner les gens à la cause, pas de les aliéner.

  6. Ne répondez pas aux attaques verbales ou à la propagande hostile en utilisant le même langage que l’opposant. Une stratégie défensive ne réussit pas. Il faut plutôt recentrer le débat sur les enjeux.

  7. Il faut souligner les victoires à chaque occasion possible. C’est important pour le moral et l’enthousiasme. Il faut dissiper la colère et la rage en utilisant l’humour et l’action solidaire.

  8. Le mouvement Occupons Québec fonctionne par démocratie directe. 

http://www.reseauforum.org/grille-calendrier/?q=node/5549

INTRODUIRE LA RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE AU SEIN DE L’ENSEMBLE DES ENTREPRISES

14-11-2011 Texte tiré de http://www.alternatives-economiques.fr/l-economie-sociale-et-solidaire–la-nouvelle-alternative-_fr_art_633_55014.html

Une proposition pour introduire la responsabilité sociétale au sein de l’ensemble des entreprises:

Préambule :

Les programmes politiques de gauche se contentent soit de gérer différemment le système économique en place pour en limiter les dégâts (en jouant essentiellement sur la fiscalité), soit d’en contester radicalement la légitimité sans proposer d’alternative.

Si on veut pouvoir mobiliser les citoyens, il faut leur proposer une évolution vers un mode de fonctionnement plus équitable et qui prenne en compte la préservation de l’environnement. Le capitalisme ne le permet pas, puisque les décideurs finaux sont les co-propriétaires de l’entreprise (ou leurs représentants), les actionnaires, qui ont pour principal critère d’appréciation le retour sur investissement. Le communisme y a de son côté échoué.

L’enjeu politique primordial est donc d’inventer une organisation nouvelle où les processus de prise de décision intégreront les critères d’équité et de préservation de l’environnement. C’est bien sûr un projet qui ne pourra pas être mis en œuvre du jour au lendemain, mais tant qu’on ne lui aura pas donné un contenu on ne pourra pas en faire un projet politique, et encore moins commencer à l’engager. Or cet enjeu est quasi absent du discours politique actuel !

Constat :

L’économie de marché, en faisant disparaître les entreprises les moins performantes, conduit naturellement à la formation d’oligopoles qui dominent les principaux marchés mondiaux, et la théorie de la « destruction créatrice » est de plus en plus prise en défaut. En dehors du fait que la concurrence entre eux est largement faussée en raison de leur faible nombre, les décisions prises par les dirigeants de ces groupes de taille mondiale ont un impact de plus en plus considérable. Elles concernent souvent des millions de personnes et peuvent avoir des conséquences majeures sur l’environnement. Dans certains cas même, c’est l’ensemble de la planète et de ses habitants qui pourraient subir les conséquences de leurs choix, s’ils impliquent un risque de catastrophe écologique majeure par exemple.

Dans le système économique actuels, les seuls décideurs finaux légitimes sont les représentants des actionnaires, au nom du droit de propriété de ces derniers. Ils ont certes la contrainte de se soumettre aux lois des pays concernés par leurs projets, mais les lois, même quand elles sont bien faites et respectées, ce qui est loin d’être le cas dans tous les pays, ne peuvent pas tout anticiper quand il s’agit de projets complexes conduits à l’échelle mondiale.

Les décisions prises au sein de ces groupes sont donc prises par des intérêts privés en fonction d’un critère principal, celui de la rentabilité (à court terme de préférence) des capitaux investis.

La question primordiale à régler pour aboutir à un fonctionnement sain de l’économie mondiale est donc la suivante : comment introduire des représentants de l’intérêt général dans la gouvernance des entreprises ?

ON LIT LA SUITE AU http://www.alternatives-economiques.fr/l-economie-sociale-et-solidaire—la-nouvelle-alternative-_fr_art_633_55014.html.

CRI DU COEUR DE LA PRESSE INDÉPENDANTE!

LES JOURNAUX INDÉPENDANTS DU QUÉBEC SE REGROUPENT

Le texte suivant a été publié dans l’hebdo L’Oie blanche de Montmagny, au http://oieblanc.typepad.com/oiejour/2011/11/14-4.html

Trois-Rivières, 14 novembre 2011 – Les journaux indépendants du Québec se regroupent pour former une association afin de faire face à la convergence des grands groupes de presse et dénoncer des pratiques commerciales qui mettent en péril 160 années de journalisme hebdomadaire au Québec.

Notez que L’Oie Blanche sera impliquée de près puisque son directeur général Yannick Patelli a été nommé secrétaire de l’association de la presse indépendante du Québec.

Ce regroupement – qui représente déjà à ce jour une trentaine de journaux indépendants de partout au Québec – réagit ainsi à la guerre que se mènent actuellement deux groupes de presse importants, une guerre initiée par Quebecor Media, dont les pratiques commerciales «sur le terrain» mettent en péril la presse hebdomadaire locale.

«Avec ces pratiques commerciales déloyales, comme la vente systématique de publicités à rabais, destinées à occuper l’ensemble du territoire, ces groupes de presse ébranlent carrément la démocratie, dont l’une des assises demeure une presse vivante et diversifiée, particulièrement en région, souligne la présidente de l’Association de la presse indépendante du Québec (APIQ), Josée Pilotte. Que ce soit clair: nous ne dénonçons pas la concurrence, mais seulement des pratiques commerciales déloyales. Si les grands groupes de presse peuvent se permettre une guerre de prix, il en est tout autrement de nous de la presse indépendante, qui donnons pourtant de l’oxygène aux débats publics et participons activement à la vitalité de nos régions respectives. Nous faisons les frais d’une guerre absurde, qui se déroule bien au-dessus de nous, mais dont les conséquences pourraient s’avérer à court terme désastreuses pour tout un pan du journalisme au Québec, qui pourrait s’écrouler très bientôt.»

L’APIQ interpelle Michael Sabia et Christine St-Pierre

Rappelant que Quebecor Media est détenue et financée à hauteur de 45% par des fonds publics via la Caisse de dépôt et placement du Québec, l’APIQ demande formellement à son président, Michael Sabia, de faire les représentations nécessaires auprès de ce groupe de presse afin de stopper cette hémorragie qui, selon l’Association, finira par tuer la presse hebdomadaire locale; l’APIQ considère qu’il est du devoir de M. Sabia de réagir rapidement sur la question.

De même, l’APIQ espère que Christine St-Pierre, ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, saura être attentive à cette problématique et prendre les actions nécessaires à sa résolution.

N’excluant aucune avenue pour mener à bien son action et ce combat qu’elle estime juste, de la tenue d’une Commission parlementaire jusqu’à la nécessité pour le gouvernement de légiférer afin de préserver la presse hebdomadaire indépendante et de rétablir un équilibre entre celle-ci et les grands groupes de presse, l’APIQ souhaite en premier lieu sensibiliser le public et ses lecteurs à cette réalité qui se doit d’être dénoncée.

Mission de l’APIQ (fondation: 9 novembre 2011, Trois-Rivières, Québec): L’APIQ représente et défend les intérêts des éditeurs indépendants et soutient toute initiative visant à promouvoir et à protéger la liberté de presse et sa diversité.

Pour informations et entrevues:

Josée Pilotte , Présidente de l’APIQ

450 227-7999

514 246-3700

Paul Brisson , Vice-président de l’APIQ

418 589-9990

418 297-5773 

MESSAGE DE VICTOR-LÉVY BEAULIEU, nouveau médaillé

L’indépendance: notre seul avenir

par Victor-Lévy Beaulieu

Lauréat du Prix Gilles-Corbeil 

(la plus haute récompense littéraire au Québec),

le 8 novembre dernier 2011,

et bénéficiaire de la Médaille

de l’Assemblée nationale du Québec

à titre d’auteur d’une « oeuvre littéraire majeure »,

le 16 novembre 2011.

On pourra désormais dire de moi que je suis un chien perdu sans collier mais avec médaille. Si j’ai accepté d’être ainsi honoré par l’Assemblée nationale du Québec, c’est évidemment par respect pour Madame Lisette Lapointe, députée indépendantiste et indépendante de Crémazie, pour Madame Louise Beaudoin, M. Pierre Curzi et M. Jean-Martin Aussant qui ont démontré, en démissionnant du Parti québécois, qu’ils mettaient les intérêts supérieurs de la nation au-dessus de toute partisannerie électoraliste. Ils ont démontré également que l’idée d’indépendance est d’abord une passion et que toute passion ne doit s’accommoder d’aucun compromis. Ils ont ainsi entériné ce mot de Samuel Butler qui a dit : « Pas de nationalité sans littérature et pas de littérature sans nationalité. »

J’admire le courage qui est le leur, car il est le courage de notre être identitaire, qui est profondément enraciné, autant dans la terre que dans le ciel québécois. Les premiers députés qui ont siégé au Parlement, dois-je le rappeler, ont dû eux aussi faire preuve de beaucoup de courage, ne serait-ce que pour faire de la langue française, après de durs débats, la langue d’usage de ce qu’on appelait alors l’Assemblée législative. Cet entêtement a permis à Jean-Antoine Panet d’être élu orateur de la Chambre malgré le fait qu’il était unilingue français dans une assemblée que les Anglophones dominaient. Sans cet entêtement, le Québec serait-il aujourd’hui une société dont la langue officielle est le français? Et sans l’entêtement de Louis-Joseph Papineau, qui succéda à Jean-Antoine Panet, l’idée d’indépendance serait-elle encore cette utopie qu’il faut réaliser si nous ne voulons pas disparaître dans les débris de l’histoire des autres?

Le visionnaire Nicolas Ledoux a dit : « Il ne faut pas désespérer, car le chaos progresse. » Et le chaos progresse d’autant mieux quand on dit oui à la vie, à soi-même et aux autres, à l’intelligence et à l’émotion, à la raison et à la passion. Quand nous mettrons enfin tout cela dans la grande marmite de notre utopie, n’ayez aucune inquiétude : l’indépendance se fera, l’utopie d’un monde tout à fait nôtre se réalisera : nos mots chanteront et danseront, portés par ce courage, par cette vaillance et par cet acharnement qui sont le prix de la liberté!

Je m’en voudrais de terminer ce petit mot sans rappeler que l’Assemblée nationale du Québec n’a toujours pas réparé l’énorme injustice qu’elle a faite au parlementaire M. Yves Michaud en adoptant à l’unanimité, et sans même la discuter, une motion de blâme à son endroit, ce qui est inadmissible dans une institution dont le devoir « est de soutenir dans toute occasion l’honneur et la dignité de la Chambre, les droits et les privilèges du peuple ». Cet honneur et cette dignité, l’Assemblée nationale l’a perdu en condamnant l’un de ses parlementaires injustement : on agit injustement quand on condamne quelqu’un sans même prendre le temps de lire les propos qu’on lui reproche!

Il m’apparaît donc urgent que tous les parlementaires de notre Assemblée nationale réparent l’outrage sans précédent fait par-devers M. Yves Michaud qui a droit, beaucoup plus que plusieurs d’entre nous, à sa dignité et à son honneur.

Victor-Lévy Beaulieu, mercredi le 16 novembre 2011

À l’occasion de la remise de la Médaille de l’Assemblée nationale du Québec

1 418 851 8888 vlb2000@bellnet.ca

On peut consulter :

Médaille : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/arts_et_spectacles/2011/11/16/003-vlb-medaille-assemblee-nationale.shtm

Prix : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/arts_et_spectacles/2011/11/07/008-prix-gilles-corbeil-2011-victor-levy-beaulieu.shtml

http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/336253/recipiendaire-de-la-medaille-de-l-assemblee-nationale-vlb-decrie-a-nouveau-la-partisanerie-electoraliste-du-pq-et-de-sa-chef (article d’Antoine Robitaille et opinions de lecteurs du journal Le Devoir)

http://www.ledevoir.com/auteur/victor-levy-beaulieu/ (articles de Victor-Lévy Beaulieu parus dans Le Devoir)

http://www.litterature.org/recherche/ecrivains/beaulieu-victor-levy-58/ (notice biographique et œuvres de Victor-Lévy Beaulieu)

http://www.victor-levybeaulieu.com/index.php (site web de Victor-Lévy Beaulieu )

De chose en chose, 16 novembre 2011

Le texte suivant, signé Françoise David, est tiré de http://www.francoisedavid.com/2011/11/plus-colonise-que-ca…/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+FrancoiseDavid+%28Françoise+David%29

PLUS COLONISÉ QUE ÇA…!

15 novembre 2011

Ainsi donc la Caisse de dépôt et de placement du Québec, fleuron de notre économie, embauche des cadres supérieurs unilingues anglophones. Les comités d’investissement du groupe immobilier Ivanhoé Cambridge, filiale de la Caisse, se passeraient généralement en anglais.

Nous pensions que seul Stephen Harper avait le culot de choisir des juges unilingues anglophones à la Cour suprême? Détrompons-nous, l’embauche de cadres unilingues à la Caisse de dépôt, ça se passe au Québec et ce sont des Québécois qui procèdent à ces embauches. On me dit que cette situation existe aussi dans de grandes entreprises québécoises, mondialisation oblige (disent-elles!).

On s’étonnera après cela que des jeunes Québécois veuillent être bien certains de parler couramment anglais lorsqu’ils se préparent à entrer dans les milieux de travail! On se demandera pourquoi des immigrants-es francophones se mettent à apprendre l’anglais!

La connaissance de l’anglais, comme de d’autres langues, est une richesse pour quiconque. Mais je m’indigne devant ces entreprises qui exigent l’anglais à l’embauche même lorsque cela n’est pas nécessaire. Je m’insurge devant ces cadres unilingues anglophones, incapables de communiquer en français avec leurs employés. Voyez les propositions de Québec solidaire sur le français langue de travail à : http://tinyurl.com/3t7thnf

Le combat de la langue est plus que jamais nécessaire. Parce que le français, c’est notre passeur de culture. Parce que la culture québécoise est riche, variée, qu’elle nous rassemble au sein de la nation. Parce que le peuple du Québec se bat pour sa survie depuis 400 ans et veut durer au coeur d’un continent anglophone. Parce que la planète vibre d’identités diverses et que l’homogénéité culturelle, dominée par l’anglais actuellement et par la culture américaine, pourrait nous faire perdre cette diversité culturelle.

J’espère que l’enquête menée par l’Office de la langue française à la Caisse de dépôt va déboucher sur des correctifs réels et immédiats. J’espère que nous serons nombreux à protester!

Françoise David, Québec solidaire

ESPACES WEB FORT INTÉRESSANTS:

(Alternatives. La solidarité en action) http://www.alternatives.ca/

(Presse-toi à Gauche) http://www.pressegauche.org/index.php

(Vigile) http://www.vigile.net/

(Alternatives Économiques) http://www.alternatives-economiques.fr/

(Alternatives économiques. Mondialisation) http://www.alternatives-economiques.fr/mondialisation_fr_01_98.html

(Dehors Harper) http://dehorsharper.wordpress.com/

(Cahiers du socialisme) http://www.cahiersdusocialisme.org/

(Réseau du Forum social de Québec Chaudière-Appalaches) http://www.reseauforum.org/grille-calendrier/

(Canadian Centre for Policy Alternatives – Centre canadien de politiques alternatives) http://www.policyalternatives.ca/

(The Canadian Centre for Policy Alternatives is an independent, non-partisan research institute concerned with issues of social, economic and environmental justice. Founded in 1980, the CCPA is one of Canada’s leading progressive voices in public policy debates.)

LIVRE GRATUIT DANS LE WEB

LA SOLUTION, PAR RENÉ LEVESQUE, ANCIEN PREMIER MINISTRE DU QUÉBEC ET CHEF DU PARTI QUÉBÉCOIS – Le programme du Parti québécois présenté par René Lévesque. (1970)

http://classiques.uqac.ca/collection_documents/parti_quebecois/la_solution/la_solution.html

VIENT DE PARAÎTRE :

OUR SCHOOLS/OUR SELVES: FALL 2011. INSTRUMENTS OF SOCIAL CHANGE

by Erika Shaker

November 15, 2011 – Price: $15

Le texte suivant a été extrait de http://www.policyalternatives.ca/publications/ourschools-ourselves/our-schoolsour-selves-fall-2011

(espace web du Canadian Centre for Policy Alternatives – Centre canadien de politiques alternatives)

The fall 2011 issue of Our Schools/Our Selves asks: « If schools are truly to be instruments of social change, how we can ensure that the change we build together is inclusive, empathetic, just and empowering; that it serves students, educators and communities; that it broadens horizons rather than narrowing them; and finally, that its “strings” connect and engage rather than bind and limit? »

« The violin is a powerful image — strings and bridges evoke the act of making connections between students and their classrooms, and between schools and wider communities — and is a useful starting point into an exploration of what we must help schools do in order to build progress in a range of areas: gender equity; creating sustainable communities; media education and analysis; a school system that values experience, and cultural and social relevancy over standardization and evaluation; social justice, and accountable public institutions. »

Quelques sources d’information et d’idées

LA SOCIÉTÉ DES ÉGAUX, livre de Pierre Rosanvallon

Date de parution 01/09/2011 – Les Livres du nouveau monde, Éd. du Seuil – 432 pages – 22.5 € TTC

Le texte suivant est tiré de http://www.seuil.com/livre-9782021023473.htm

Nous vivons aujourd’hui une véritable contre-révolution. Depuis les années 1980, les plus riches n’ont en effet cessé d’accroître leur part des revenus et des patrimoines, inversant la précédente tendance séculaire à la réduction des écarts de richesse.

Les facteurs économiques et sociaux qui ont engendré cette situation sont bien connus. Mais la panne de l’idée d’égalité a aussi joué un rôle majeur en conduisant insidieusement à délégitimer l’impôt et les actions de redistribution. Du même coup, la dénonciation d’inégalités ressenties comme inacceptables voisine avec une forme de résignation et un sentiment d’impuissance. Il n’y a donc rien de plus urgent que de refonder l’idée d’égalité pour sortir des impasses du temps présent.

L’ouvrage contribue à cette entreprise d’une double façon. En retraçant l’histoire des deux siècles de débats et de luttes sur le sujet, il apporte d’abord un éclairage inédit sur la situation actuelle. Il élabore ensuite une philosophie de l’égalité comme relation sociale qui permet d’aller au-delà des théories de la justice qui, de John Rawls à Amartya Sen, ont jusqu’à présent dominé la réflexion contemporaine. Il montre que la reconstruction d’une société fondée sur les principes de singularité, de réciprocité et de communalité est la condition d’une solidarité plus active.

Pierre Rosanvallon est professeur au Collège de France et le fondateur de La République des Idées. Après La Contre-démocratie (Seuil, 2006 ; Points, 2008) et La Légitimité démocratique (Seuil, 2008 ; Points, 2010), le présent ouvrage constitue le troisième volet de son enquête sur les mutations contemporaines de la démocratie.

JOURNAL ENSEMBLE, PRESSE COOPÉRATIVE ET INDÉPENDANTE du Québec http://www.journalensemble.coop/

« Journal d’information indépendant, Ensemble se donne la mission d’améliorer l’accès des citoyens à l’information, particulièrement sur la coopération, les coopératives, la citoyenneté et la démocratie. Depuis la disparition du journal Ensemble! à la fin du siècle dernier, le Mouvement coopératif n’avait plus le soutien d’un média. Avec le nouveau journal indépendant, la coopération pourra être portée à l’attention du grand public, qui bénéficiera également d’un accès coopératif à l’information. Un journal équitable, pour un monde équitable et solidaire. »

MÉDIAPART, JOURNAL NUMÉRIQUE http://www.mediapart.fr/

« Mediapart est un journal d’information numérique, indépendant et participatif. Il est né de la volonté de quatre journalistes. » (http://www.mediapart.fr/qui-sommes-nous)

CLAUDE BÉLAND NOUS PARLE http://www.claudebeland.org/

Une belle voix du Québec, celle de Claude Béland, président du Mouvement Desjardins de 1987 à 2000.

« La richesse de quelques-uns, écrit M. Béland, ne fait pas le bonheur de tous ! La richesse individuelle ne crée pas la richesse collective. Ce qui laisse supposer que s’il importe d’augmenter le PIB (le produit intérieur brut), il faut aussi, il me semble, faire autant d’efforts et mettre autant d’ingéniosité à augmenter le BIB ( le bonheur intérieur brut.) » http://www.claudebeland.org/editoriaux/une-phrase-inachevee/

Les démocrates selon René Lévesque (cité par Claude Béland)

« La tâche des vrais démocrates est de voir à ce que le peuple soit de plus en plus au courant instruit renseigné sur ses propres intérêts. » (René Lévesque a été journaliste, chef du Parti québécois et premier ministre du Québec.)