La revue québécoise RELATIONS

Les textes suivants ont été publiés en 2011, dans un ancien espace web du Passeur de la Côte.

LA REVUE RELATIONS

« La revue Relations compte parmi les plus anciennes publiées au Québec. Pourtant, elle demeure plus jeune que jamais ! Elle aborde avec une audace qui ne se dément pas tous les grands thèmes de l’actualité. Elle porte un regard critique sur la culture, la politique, l’économie, les religions, etc. Une critique réfléchie, constructive et rafraîchissante qui va au fond des choses. On gagne immanquablement à lire Relations. »

(Guy Rocher, sociologue)

 …………………………………………………………………………………………………………..

ARTICLE DE LA REVUE RELATIONS, numéro 752, novembre 2011

ASSEZ, C’EST ASSEZ (extraits)*

Jean-Claude Ravet

Plusieurs études récentes signalent l’écart grandissant entre les riches et les pauvres un peu partout dans le monde. Le Canada est loin d’être épargné. […]

« C’est en créant plus de richesse que les pauvres s’enrichiront », entend-on souvent, pour justifier les privilèges fiscaux réservés aux riches. Or, cela s’avère être plus que jamais un mythe. Dans les faits, les riches ne se sont jamais autant enrichis, sans qu’on voie le moindre signe de partage. Au contraire, les pauvres pataugent dans leur misère – ce qui s’accroît, c’est leur nombre. Un scandale dans un monde si riche. Une vieille histoire qui n’est pas démodée : les riches s’enrichissent encore sur le dos des pauvres. Et ils sont à tel point choyés qu’il s’en trouve même qui ont un peu honte, et suggèrent à l’État de hausser leurs impôts… question de mettre des limites à l’obscénité.

[…]

Privatiser les profits, socialiser les pertes. Voilà la règle d’or de la religion néolibérale triomphante. Nous voyons actuellement en Europe ses fâcheuses conséquences. Et cela plane sur nos têtes. Une mise en tutelle des États par des dispositifs de contrôle et de surveillance financiers qui voient à ce que des politiques d’austérité – synonymes de démantèlement et de privatisation des services publics et sociaux – soient méticuleusement appliquées au nom d’une soi-disant gestion saine des budgets de l’État, jugée à l’aune des règles des institutions et des marchés financiers. Même si la dette publique, devenue critique dans différents pays, a été le fruit de la spéculation et des règles du jeu imposées par ces mêmes joueurs. Ce sont eux qui gouvernent et imposent leur loi implacable à la valetaille politique.

[…]

Des signes encourageants d’un ras-le-bol populaire à l’égard des règles du jeu actuelles pointent à l’horizon, comme en témoigne, entre autres, le mouvement des indignés qui se répand en Europe, non sans faire écho à ce qui ébranlait l’Amérique latine il n’y a pas si longtemps. Atteindra-t-il le Québec?

NOTE – IL FAUT LIRE L’ARTICLE AU COMPLET, à cette adresse : http://www.cjf.qc.ca/fr/relations/article.php?ida=2738

Site web de la revue Relations, faite au Québec : http://www.cjf.qc.ca/fr/relations/

▲▲▲▲

LE NUMÉRO DE NOVEMBRE 2011 DE LA REVUE RELATIONS

Extrait du sommaire

Dossier : La théologie de la libération, d’hier à aujourd’hui

La théologie de la libération, d’hier à aujourd’hui , Jean-Claude Ravet

Aux origines d’une théologie , Yves Carrier

Une influence universelle , Gregory Baum

Vers une théologie indigène , Nidia Arrobo Rodas

La Bible, une parole libératrice , Claude Lacaille

Au revers de l’histoire : les femmes , Carmiña Navia Velasco

La mouvance sociale chrétienne au Québec , Guy Côté

Pour un nouveau rapport à la nature , François Houtart

ACTUALITÉS

Le Plan Nord au bénéfice de qui? , Ugo Lapointe

La bataille des frais de scolarité , Gabriel Nadeau-Dubois

Le printemps marocain oublié , Osire Glacier

Assez indignés, les Portugais? , Luís Bernardo

CONTROVERSE – LES CENTRES D’INJECTION SUPERVISÉE (CIS)) EN DÉBAT

L’ouverture de tels centres est une question de respect des droits fondamentaux , Sébastien Harvey et Mariane Fradet

La mise en place de CIS ne remet pas en cause les structures d’exploitation au fondement du commerce de la drogue, ni l’approche gestionnaire de la toxicomanie , Amélie Descheneau-Guay

RELATIONS ET SES 42 BELLES PAGES SE VENDENT 5,50 $.

 OSONS DÉCLARER ILLÉGALE LA PAUVRETÉ

« Riccardo Petrella, altermondialiste bien connu, fondateur du Comité international pour un contrat mondial de l’eau, était récemment de passage au Québec. Comme à chacune de ses visites, il nous a incités à rompre avec ce conformisme. Il n’y a pas de fatalité. Il n’y a que des vendeurs de fatalité et des multitudes qui l’achètent, au plus grand bénéfice des rapaces de ce monde. « Il nous faut élargir l’espace des possibles », où nous confinent les dominants, nous disait-il, et oser déclarer illégale la pauvreté, comme on l’a fait un jour pour l’esclavage. La pauvreté dans un monde si riche est un véritable crime. Rendre illégale la pauvreté, c’est dénoncer les mécanismes structurels et institutionnels qui génèrent dans nos sociétés les inégalités entre les êtres humains, dressant un mur infranchissable entre ceux qui possèdent et ceux qui sont dépossédés. C’est rendre patent le fondement bancal d’un monde où quelques-uns sont plus humains que les autres. Cette fatalité est un mensonge. Cette inégalité, une injustice. Cet état de choses, une usurpation. »

Jean-Claude Ravet, ASSEZ, C’EST ASSEZ, dans Relations, numéro 752, novembre 2011 (Relations est publiée par le Centre Justice et foi, au Québec : http://www.cjf.qc.ca/fr/)

▲▲▲▲

REVUE RELATIONS, NUMÉRO 751, SEPTEMBRE 2011

EXTRAIT DU SOMMAIRE

 Dossier : Jeunes voix engagées

Jeunes voix engagées, Amélie Descheneau-Guay

La jeunesse altermondialiste, Table ronde avec Nathalie Guay, Maude Prud’homme, Simon Tremblay-Pepin et Alexandre Vidal

Engagé auprès des plus démunis, Yann Panneton

Sortir du modèle entrepreneurial, Éric Martin

Étudiants et militants, Alexandre Leduc

Parole d’une jeune poète, Hélène Matte

Génération sur le qui-vive, Noémie Delisle

Paroles féministes, Entrevue avec Barbara Legault

Jeunes chrétiens en recherche, Marco Veilleux

Éditorial : La montée de l’extrême droite, Jean-Claude Ravet

Actualités

Juger les crimes de Jean-Claude Duvalier, Francine Neméh

Du Maghreb au Québec, Yolande Cohen

La liberté d’expression en péril, Michel Seymour

Le féminisme dans tous ses états, Élisabeth Garant

EXTRAITS :

« La déclaration du maire d’Oslo au lendemain des attentats nous indique la voie à suivre : répondre à ce genre d’actes par encore plus de démocratie. C’est dans cette direction qu’il faut tendre. Opposer à la passion destructrice de la haine la passion sereine de la vie. Opposer à la peur de l’autre et au repli dans des blocs identitaires monolithiques et imperméables – terreaux fertiles aux idées d’extrême droite – la participation démocratique et la responsabilité citoyenne à l’égard du bien commun. À travers elles peut se forger une culture commune, en rassemblant et dépassant les différences dans la lutte collective pour une société juste. Nous comprenons pourquoi l’apolitisme ambiant, stimulé par la société capitaliste, est peut-être le plus sûr allié de l’extrême droite. » Jean-Claude Clavet (rédacteur en chef de Relations),

La montée de l’extrême droite

« Les allégations qui circulent à travers le monde suggèrent que des entreprises canadiennes sont associées au pillage des ressources minières en Afrique et acoquinées à des chefs de gouvernement qui n’hésitent pas à déplacer violemment des populations entières au nom du développement économique. En 2003, 53 % des sociétés minières actives en Afrique étaient canadiennes. Leurs niveaux d’investissement ont atteint environ 14 milliards de dollars en 2010. Or, comme le révèle une étude réalisée pour le compte de ces mêmes entreprises, le tiers des litiges et controverses impliquant des sociétés minières à travers le monde visent celles qui sont d’origine canadienne. » Michel Seymour, La liberté d’expression en péril (L’auteur parle des poursuites-baîllons. Consulter : slapp.ecosociete.org.)

« On assiste en effet depuis quelques années à des attaques répétées contre le féminisme, mais aussi à sa récupération à d’autres fins que celles du respect des droits des femmes et de leur dignité. La montée des fondamentalismes politiques et religieux menace un des principaux acquis des dernières années, soit le fait d’être enfin reconnues, en tant que femmes, comme sujets à part entière, capables de choisir pour nous-mêmes. Les coupes majeures dans les subventions aux organisations de femmes, surtout celles chargées de la défense des droits et des luttes politiques, obligent à une importante remise en question de nos pratiques et des leviers dont nous disposons pour assurer la réalisation de l’égalité pour toutes. » Elisabeth Garant, Le féminisme dans tous ses états (Madame Garant est directrice du Centre justice et foi et de Relations)

« Ce n’est qu’en partant de notre histoire, réappropriée et vivante, que nous pouvons espérer bâtir un nouveau rêve de pays. «  Noémie Delisle, Génération sur le qui-vive (Madame Delisle est co-rédactrice de la revue Qui vive – Ouvroir d’indépendance. Consulter www.revue-quivive.net.)

« Le capitalisme financier triomphe en bousculant tout sur son passage, même les fondements de la vie. Il s’attaque à la biodiversité et à l’abondance des ressources en empruntant des moyens détournés, car il serait suicidaire d’affirmer que la biodiversité est sans valeur et l’abondance non désirée. C’est au nom de la croissance économique que se trament, dans l’ombre avant d’éclater au grand jour, l’appauvrissement des écosystèmes et la création de la rareté. Délégitimer ces pratiques afin de les contrer constitue le vrai défi. » Cécile Sabourin, Biodiversité, écosystèmes et big business (Madame Sabourin est professeure retraitée de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue)

►►►►

 DANS LE NUMÉRO D’AOÛT 2011 DE LA REVUE RELATIONS, ON PEUT LIRE :

Lire délivre , Catherine Caron

Parcours d’une lectrice engagée , Lorraine Guay

Savoir lire peut-il changer une vie? , Christiane Tremblay

Les promesses et périls du numérique , André Mondoux

Les Classiques des sciences sociales : lire des œuvres-phares , Amélie Descheneau-Guay

Les chefs d’État et la lecture , Claude Vaillancourt

Repérer son noyé et le hisser dans sa barque , Robert Lalonde

Livres sacrés , Jean-Claude Ravet

Développement et Paix dans le collimateur , Suzanne Loiselle

La mobilisation contre le gaz de schiste , Philippe Duhamel

La loi antisyndicale du Wisconsin , Sid Ahmed Soussi

Hongrie : la tentation de la théocratie néolibérale , Attila Jakab

Le développement industriel de l’Argentine , Gustavo Dans

CONTROVERSE – QUELS ACCÈS PUBLICS AVONS-NOUS AUX PLANS D’EAU? Au Québec, l’inaccessibilité s’aggrave , Léonce Naud

Saint-Camille : Les Irréductibles , réalisation : Isaac Isitan

Site web de Relations : http://cjf.qc.ca/fr/relations/index.php

EXTRAITS

« Certes, la lecture ne constitue pas à mes yeux un substitut à l’action, mais elle la nourrit et s’en nourrit en retour. » (Lorraine Guay)

« Le vent néodémocrate qui a emporté presque tout sur son passage au Québec [l’auteur parle de la dernière élection fédérale] révèle la dépolitisation rampante de la société québécoise. Comment expliquer autrement que l’on vote massivement pour un parti sans en connaître ni les députés, ni le programme, sinon par bribes mais le plus souvent que des slogans? […]

« Mais le revers de la dépolitisation d’une société est toujours sa massification et son uniformisation autour de consensus factices et fictifs, façonnables à souhait, reproduisant à peu de choses près le statu quo, fut-il intenable. Et il l’est en ces temps où le capitalisme triomphant se conjugue avec une rapacité et une déprédation des ressources sans vergogne, et un clivage social éhonté.

« Comment ne pas constater cet apolitisme à l’œuvre dans la façon servile dont nos parlementaires réunis en commission se sont comportés en vulgaires valetailles, il n’y a pas si longtemps, devant le représentant de l’industrie gazière (Lucien Bouchard)? Ou dans le projet de loi privé faisant la part belle à un « généreux » pdg de l’industrie médiatique (Pierre-Karl Péladeau), exigeant le bradage du droit et le musellement des citoyens, au nom de l’amusement du peuple? Seuls quelques députés, à la suite d’Amir Khadir, se sont vraiment levés pour mettre un holà à ce cirque.

« Dans cet univers complaisant envers les puissants et les riches, ce qui brille par son absence et son oubli, c’est toute référence aux conflits sociaux, aux rapports de domination et aux intérêts de classes. Tant de vilains mots d’un autre âge! »

 « Il y a là quelque chose de désolant si l’on tient compte des enjeux énormes de notre époque. Les affronter nécessiterait une action politique vigoureuse et des changements radicaux – qui ne se contentent pas de faire payer les pauvres tout en les rendant coupables – à mille lieues de cette résignation devant un ordre social injuste et destructeur. Une insurrection démocratique en écho au printemps arabe! » (Jean-Claude Ravet. Pour lire tout le texte : http://cjf.qc.ca/fr/relations/article.php?ida=2694)

« Selon les données les plus récentes publiées sur le site web de l’Institut statistique de l’UNESCO, il y aurait dans le monde près de 796 millions d’adultes analphabètes, dont environ 64 % seraient des femmes. Comment un droit aussi fondamental peut-il être bafoué à ce point? » (Lorraine Guay)

« La distraction, si elle rend trop de place – et c’est le cas car elle est devenue systémique – est une dangereuse échappatoire qui fait esquiver les questions du sens de la vie, tout en nous jetant dans la gueule de l’insignifiance. Divertere signifie « se séparer de. Ne pas accepter la responsabilité. Ne pas accepter de voir. Ne as accepter d’être au monde » [l’auteur cite Bernard Émond, Il y a trop d’images, Textes épars 1993-2010].(Jean-Claude Ravet)

« C ‘est que les livres en général, et la littérature en particulier, ne peuvent se concevoir que dans une grande liberté et une parfaite indépendance d’esprit. Voilà pourquoi prétendre publiquement les aimer, comme certains chefs d’État l’ont fait, est ne sorte d’engagement à les défendre, si on veut faire preuve de cohérence, et à protéger ce qui vient avec, cette liberté farouche des citoyens qui nourrit un indispensable esprit critique. » (Claude Vaillancourt)

▼▼▼

Extrait du sommaire de la revue RELATIONS,

numéro 747,
mars 2011

La force de l’indignation

La force de l’indignation, Jean-Claude Ravet

Vitupérer l’époque, Bernard Émond

L’indifférence, Jean-François Lessard

La dignité, Vivian Labrie

L’intolérable braderie de la dignité humaine, Sylvie Paquerot

Ces porteurs d’éclairs, Hugo Latulippe

La source de mon engagement, Sarita Ahooja

Pour Hélène Pedneault, Pol Pelletier

Aminata Traoré : une femme porteuse de changement,

Entrevue réalisée par Mouloud Idir et Catherine Caron

Paroles indignées de Jésus, André Myre

Une fenêtre sur l’espérance, Amélie Descheneau-Guay

http://www.revuerelations.qc.ca/relations/archives/derniers_nos/747/747.htm

EXTRAITS

Catherine Caron écrit :

« Ainsi, il nous incombe d’exiger non seulement que le Canada retrouve la crédibilité qu’il a perdue en matière de défense des droits démocratiques et humains dans le monde, mais que le régime d’affaires international qu’il promeut cesse d’être fondé sur une prédation légalisée des ressources, d’une main-d’œuvre à bon marché, des contrats publics, etc. Ce système doit changer et placer en son cœur la primauté absolue des droits démocratiques, humains et environnementaux sur ceux des entreprises.

C’est dire que les forces démocratiques et sociales du monde arabe auront besoin de nous – mais nous aussi d’elles pour qu’ensemble nous disions aussi aux tenants du désordre économique global injuste qui brime la liberté des peuples : dégagez! »

José Ignacia Gonzalez Faus, s.j., écrit :

La « passion de l’argent nous a fait croire que celui-ci était, en soi, source et cause de la richesse, et non un simple instrument pour en créer. Là réside le fondamentalisme néolibéral. »

Georges Bernanos est cité :

« On méprise d’en bas, on ne saurait s’indigner qu’à partir d’une certaine hauteur où il faut se maintenir coûte que coûte, sauf à rougir de soi. Qui s’indigne ne peut échapper à la contrainte torturante de l’examen particulier dont la conclusion lui sera toujours défavorable puisque l’indignation n’est rien si elle n’est le cri spontané d’une conscience outragée par le scandale. »

(Bernanos, Les Enfants humiliés)

▼▼▼

Glanures de lectures 20 décembre 2011

Comme dans un champ où on glane, on s’en va d’épi en épi,

il s’en allait de chose en chose.

(C. F. Ramuz, Aimé Pache, 1911)

………………………………………………………….

INTERNET ET LES ENFANTS

Vous avez des enfants qui naviguent sur Internet? Consultez http://www.internetsanscrainte.fr/accueil.

 Voici un extrait du texte que contient le site susmentionné :

 Comment aider mon enfant à développer son sens critique ?

 Conseils clés :

Remettre en cause le statut même de l’internet n’est pas forcément une mauvaise idée. Internet, c’est comme la météo ou les informations au télé-journal, ça peut se tromper ou n’être pas totalement objectif…

Aider l’enfant à identifier et vérifier ses sources, à questionner la pertinence des informations trouvées lors d’une recherche, à se forger une opinion en croisant les informations

Publier avec eux : publier en ligne est parfois la meilleure manière de prendre de la distance avec les informations trouvées

Vérifier qu’il sait bien qui il accepte comme « ami » en ligne, et les raisons d’être du forum/ groupe qu’il souhaite rejoindre

Lui apprendre à sélectionner et à contrôler les informations personnelles qu’il met en ligne sur les sites, blogs, ou au sein des réseaux sociaux, notamment en y contrôlant les options de vie privée

L’inviter, avant de donner des informations sur un site, à se poser la question de leur utilisation… voire à lire la politique de celui-ci en matière de protection des données.

CAPITALISME THÉRAPEUTIQUE

 […] comme c’est le cas de l’ensemble des avancées invincibles de ce qu’on appelle le néolibéralisme, les apparences n’ont même plus à être sauvegardées. Adaptation, motivation, coaching: le continuum entre la thérapeutique, la gestion de la main-d’oeuvre au travail et l’assistance sociale – destinée à ceux qui ont le devoir de se réintégrer, fût-ce imaginairement, dans les circuits du travail – est tel que l’on peut désormais parler d’un « capitalisme thérapeutique ». (Isabelle Stengers, récipiendaire du grand prix de philosophie de l’Académie française en 1993, préface au livre En finir avec le capitalisme thérapeutique. Soin, politique et communauté, écrit par Josep RAFANELL I ORRA, La Découverte, Collection : Les Empêcheurs de penser en rond, 2011.

DES TARIFS ENCORE PLUS ÉLEVÉS, TOUJOURS PLUS ÉLEVÉS CHEZ VIDEOTRON

« Des hausses justifiées? «Je ne crois pas que ces augmentations soient justifiées», soutient Richard Paradis, consultant en communications et télécommunications au Groupe CIC. Selon lui, les résultats financiers de Vidéotron au trimestre clos le 30 septembre 2011 parlent d’eux-mêmes. Sa marge de profit a été de 45 %, soit un bénéfice d’exploitation de 275 millions sur un chiffre d’affaires de 612 millions. Bref, l’entreprise semble très rentable. «Vidéotron est la vache à lait de Quebecor», dit M. Paradis.


«Les marges de profit dans ce secteur sont généralement de 30 à 40 %. C’est plus que chez les pétrolières et les banques», souligne Anthony Hémond, analyste d’Internet et des télécommunications à l’Union des consommateurs.

 (PROTÉGEZ-VOUS, 24 NOV. 2011, http://www.protegez-vous.ca/technologie/videotron-encore-une-hausse-de-tarifs.html)

CROISSANCE

« Ce que nous savons désormais est que si nous serrons les dents et continuons à avoir confiance dans la croissance, nous allons, comme on dit, « droit dans le mur ». (Isabelle Stengers, récipiendaire du grand prix de philosophie de l’Académie française en 1993, Au temps des catastrophes. Résister à la barbarie qui vient, Éditions La Découverte, Collection : Les Empêcheurs de penser en rond, 2009, p. 12)

EMPREINTE ÉCOLOGIQUE

Le consommateur est invité à mesurer son « empreinte écologique, c’est-à-dire le caractère irresponsable et égoïste de son mode de consommation ». (Isabelle Stengers, récipiendaire du grand prix de philosophie de l’Académie française en 1993, Au temps des catastrophes. Résister à la barbarie qui vient, Éditions La Découverte, Collection : Les Empêcheurs de penser en rond, 2009, p. 15)

ÉVOLUTION

 «Cessons de confondre évolution technologique à évolution biologique. En reculant dans le temps se dégage certes “une tendance qui va vers la bipédie toujours plus perfectionnée, un accroissement de la taille corporelle, une augmentation du volume cérébral et une réduction de la face”. Pourtant, tous ces caractères n’évoluent pas de concert. Il y a 60 000 ans à peine, les Néandertaliens, guère plus corpulents que nous, avaient un cerveau plus grand (de l’ordre de 200 cm3). Il en était de même pour les hommes de Cro-Magnon… L’homme de l’an 2000, utilisant Internet, n’est pas différent, et certainement pas plus intelligent que celui qui a peint Lascaux.»

(P. Picq, Les origines de l’homme, Paris, Tallandier, 2005, cité par Line Mc Murray, Les technologies et la vie, texte publié dans l’Encyclopédie de l’Agora (ce texte est extrait de La beauté des petites bêtes que personne n’aime, Coll. Figures libres, Montréal, Liber, 2006) : http://agora.qc.ca/Documents/Animal–Les_technologies_et_la_vie_par_Line_Mc_Murray)

LE MONDE REGORGE DE BEAUTÉS !

À Lévis, par exemple, très beau est l’acte de bravoure exceptionnel d’une jeune père de famille, M. Patrick Grondin. Ce citoyen, véritable héros, s’est porté avec succès à la défense d’une femme blessée et poursuivie par un homme muni d’une machette. Il a reçu la médaille du civisme à l’Assemblée nationale du Québec. Félicitations !

L’itinérance au Québec, à Lévis

LE MONDE REGORGE DE BEAUTÉS !

L’une d’elles porte le joli nom de Relations. C’est une revue du Québec.

« Il y a un ton, dans Relations, écrit le cinéaste Bernard Émond : la revue échappe totalement au cynisme contemporain. C’est une question d’éthique : on y défend des valeurs, et non des intérêts. Une idée simple et forte anime Relations : celle du bien commun. »

Le numéro de décembre 2011 de Relations contient entre autres un dossier sur l’itinérance :

L’itinérance : de la détresse à l’accueil , Amélie Descheneau-Guay

Les contes de la rue , Sylvie Mondou

Pourquoi se retrouve-t-on à la rue? , Shirley Roy et Roch Hurtubise

La gestion pénale : une injustice de trop , Céline Bellot et Marie-Ève Sylvestre

Les nouveaux visages des sans-abri , Jenny Villeneuve et Célia Corriveau

Des Inuit déracinés et itinérants , Donat Savoie

L’amorce d’une lutte sociale , René Charest

Quelles réponses politiques face à l’itinérance? , Pierre Gaudreau

La Nuit des sans-abri , Isabelle Gendreau

L’humanité en oubli , Michel Simard

 

L’ITINÉRANCE CROÎT !

« Alors qu’on croyait que le phénomène avait disparu avec l’avènement de la société de consommation, en 1960, l’itinérance croît et son spectre s’élargit depuis les années 1980 : aux hommes vieillissants s’ajoutent maintenant des Autochtones, des femmes, des jeunes, des immigrants et ce, autant dans les grands centres urbains qu’ailleurs dans les différentes régions du Québec. Ils sont de plus en plus nombreux à être refoulés vers des zones de rupture sociale et à effectuer de nombreux allers-retours entre les hôtels miteux, les maisons de chambres, l’urgence des hôpitaux, les établissements psychiatriques, les prisons, les centres de désintoxication, les parcs et la rue elle-même. Certains dorment dans des refuges, d’autres papillonnent dans des piqueries et autres lieux insalubres. C’est ce phénomène de « transit » qui semble caractériser l’itinérance en 2011, rendant une partie du phénomène invisible. » (L’itinérance : de la détresse à l’accueil, Amélie Descheneau-Guay, Relations, décembre 2011, p. 11)

La ville de Lévis, que l’on peut dire riche, abrite (?) des itinérants. La journaliste Nathalie Saint-Pierre leur consacre une série d’articles dans Le Journal de Lévis; les premiers articles paraissent dans le numéro du 7 décembre 2011; on les trouve aux :

http://www.icilevis.com/fr/accueil-lecture.aspx?sortcode=1&id_article=5778

http://www.icilevis.com/fr/accueil-lecture.aspx?sortcode=1&id_article=5779

 

Pour demander à Relations de vous envoyer son infolettre, allez au : relations@cjf.qc.ca

Pour vous abonner à Relations, allez au http://www.cjf.qc.ca/fr/relations/abonnement.php

Relations paraît huit fois par année et coûte 35 $.