Manifestation du Mouvement Québec Français (MQF) au Forum mondial de la langue française – 2 juillet 2012

N’oubliez pas, le 2 juillet 2012 est un jour férié !

Québec :Le lundi 2 juillet à partir de 12 h, rassemblement à la place de l’Université-du-Québec, angle boul. Charest Est et rue de la Couronne, devant l’ÉNAP à Québec ; marche jusqu’en face du Centre des congrès avant l’ouverture du Forum mondial ; retour devant l’ÉNAP où il y aura conférences, kiosques d’information, spectacle avec poèmes, lecture de textes et musique. Plusieurs personnalités et artistes participeront à la marche et au spectacle.



Autobus partant de…



Montréal :Départ: Lundi 2 juillet à 8 h 30 à la Maison Ludger Duvernay (82, rue Sherbrooke Ouest, métro Place-des-Arts); contribution volontaire de 25 $ ; réservez au 1-888-285-7644
Retour: vers 23 h



Repentigny :Départ: Lundi 2 juillet à 9 h 40 au Pétro-Canada, au 95, boul. Brien (à l’angle du boul. Brien et de la rue Leclerc, près de la 40, près des Galeries Rive Nord) ; contribution volontaire de 25 $ ; réservez au 1-888-285-7644
Retour: vers 22 h 15

Drummondville:
Départ:Stationnez-vous au Promenades Drummondville (575 boul. René-Lévesque) et rendez-vous au Tim Hortons (angle boul. René-Lévesque et boul. Saint-Joseph) où l’autobus vous attend à 10 h 15 ; réservez au 1-888-285-7644
Retour: vers 21 h 30

Jonquière :Départ: Lundi 2 juillet à 9 h 15 à Jonquière au Tim Horton à l’angle de la 170 et de la rue Mathias ; contribution volontaire de 25 $ ; réservez au 1-888-285-7644
Retour: vers 22 h

Chicoutimi:Départ: 9 h 30 au stationnement du Costco, à l’angle de la 170 et de la 175 ; contribution volontaire de 25 $ ; réservez au 1-888-285-7644Retour: vers 22 h



Pour réserver des places dans un autobus, veuillez nous laisser un message avec votre nom, votre numéro de téléphone et le nombre de places à réserver en composant le 1-888-285-7644, ou en envoyant un courriel à info@quebecfrancais.org.




À Québec :

Lundi 2 juillet à midi à la place de l’Université-du-Québec, angle boul. Charest Est et rue de la Couronne, devant l’ÉNAP à Québec.



Voir sur le site du MQF.

La guerre


L’auteur du texte suivant, Joseph Joffo, est né en 1931 à Paris. Dans Un sac de billes, il raconte ses souvenirs d’enfance, d’enfant juif devant quitter sa ville pour échapper aux nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Écoutons-le un peu :

 

« Ce que je comprends le moins, c’est la violence de ce soldat [de la Gestapo]. Sa mitraillette braquée, ses bourrades, les yeux surtout, j’ai eu l’impression que le rêve de sa vie aurait été de m’enfoncer dans le mur et je me pose la question: pourquoi?

 

« Je suis donc son ennemi?

 

‘On ne s’est jamais vus, je ne lui ai rien fait et il veut me tuer. Ce n’est qu’en cet instant que je comprends un peu maman ou des gens qui venaient au salon à Paris et que j’entendais discuter, ils disaient que la guerre était une chose absurde, stupide, et cela ne me paraissait pas juste. Il me semblait qu’il y avait dans la lutte armée un ordonnancement, une raison d’être qui m’échappait mais qui existait dans le crâne des gens importants et responsables. Aux actualités, les régiments défilaient en bon ordre, bien alignés; les chars roulaient en longues lignes, des individus à mine grave, cravate stricte ou poitrine constellée discutaient, signaient, parlaient avec force et conviction. Comment pouvait-on dire que tout cela était absurde? Ceux qui le disaient ne comprenaient pas, ils tranchaient, dans leur ignorance, mais la guerre aux yeux de l’enfant que j’étais ne ressemblait en rien au chaos, au désordre, à la police. Même dans mon livre d’histoire, en plus des belles images qui me la rendaient pittoresque et exaltante, on me l’avait représentée entourée d’accords, de traités, de réflexions, de décisions… Comment penser que Philippe Auguste, Napoléon, Clémenceau et tous les ministres, les conseillers, tous ces gens pleins de savoir, occupant les postes les plus élevés aient été des fous ?» » (Joseph Joffo, Un sac de billes, 1973, éd. Le Livre de Poche, p. 252-253)

Changeons de registre. – Joffo rapporte une histoire racontée par son père, Juif, rappelons-le :

Voilà, dit-il, c’est l’histoire d’un monsieur qui dit à un autre : « Pour que les hommes puissent vivre tranquilles, c’est extrêmement simple. Il faut tuer tous les Juifs et tous les cordonniers. »

L’autre monsieur le regarde d’un air étonné et au bout d’un moment de réflexion, demande :

« Mais pourquoi les cordonniers? »

Papa se tut.

Il y eut un silence un peu surpris, maman seule se mit à tire.

Je demandai :

Mais pourquoi aussi les Juifs?

Papa eut un sourire un peu amer et avant de replonger dans son journal me dit :

C’est justement la question qui n’est pas venue à l’esprit de ce monsieur et c’est la raison pour laquelle cette histoire est drôle.

(Joseph Joffo, Un sac de billes, 1973, éd. Le Livre de Poche, p. 197-198) 

Avons-nous changer de registre?

Le monde regorge de beautés : Aung San Suu Kyi


Photo tirée du web

Aung San Suu Kyi, grande contestataire, prix Nobel de la Paix (1991), est née à Rangoon le 19 juin 1945. Son père, le Général Aung San, a été assassiné 19 juillet 1947. Elle a vécu en résidence surveillée pendant de nombreuses années. En avril 2012, elle a été élue au Parlement de son pays. Pour son peuple, elle est aujourd’hui le symbole de la démocratie et de la lutte contre l’oppression du régime militaire. On la surnomme la Dame de Rangoon et la Dame de l’espoir.

AUNG SAN SUU KYI A DIT :

« La vérité, la justice et la compassion sont souvent les seules défenses contre le pouvoir impitoyable. » (Aung San Suu Kyi, « Freedom from Fear »)

« It is not power that corrupts but fear. Fear of losing power corrupts those who wield it and fear of the scourge of power corrupts those who are subject to it. » (Aung San Suu Kyi, « Freedom from Fear »)

« I’ve always thought that the best solution for those who feel helpless is for them to help others. I think then they will start feeling less helpless themselves. »

Publications :

Ma Birmanie : conversations avec Alan Clements, Pluriel, 2012

« Les récents événements en Birmanie ont révélé au monde le nom d’Aung San Suu Kyi, âme de la résistance du peuple birman à la dictature et prix Nobel de la Paix. D’où tire-t-elle la conviction et la force qui, depuis près de vingt ans, lui permettent de mener avec un héroïsme tranquille le plus inégal des combats contre la junte au pouvoir en Birmanie ? Elle refuse la provocation, elle refuse la peur, elle refuse la haine. Elle s’obstine à réclamer le dialogue. Comment a-t-elle réussi à garder cette extraordinaire mesure face aux injures, aux arrestations – elle est depuis douze ans prisonnière dans sa propre maison et est restée plus de deux ans sans nouvelles de son mari et de ses jeunes enfants – et face aux brimades quotidiennes ? Avec une clarté et une simplicité admirables, elle l’explique longuement dans ce livre à la fois d’une actualité brûlante et d’une philosophie intemporelle. »- 4e de couverture – Traduit de l’anglais par Françoise Marchand-Sauvagnargues

Aung San Suu Kyi et Stéphane Hessel, Résistances : pour une Birmanie libre, 2011

Aung San Suu Kyi, Se libérer de la peur, 2004

Aung San Suu Kyi et Léon Trotsky, Une révolution des consciences : discours d’Aung San Suu Kyi, 9 juillet 1990, et Appeler le peuple à la lutte ouverte, 2010

Décortiquons le nom de Madame Aung San Suu Kyi :

« Aung San », son père

« Kyi », sa mère

« Suu », sa grand-mère (c’est aussi le nom du jour de la semaine qui l’a vue naître) 


Tire, tire, tire la lirette – 27 juin 2012

27 juin 2012 – Les images de Jean Charest touchant, à titre de premier ministre, un salaire secret de 75 000 $ provenant de son parti politique, parlent d’elles-mêmes.

27 juin 2012 – Le dangereux Stephen Harper et son associé (comme on dit chez Wal Mart) Steven Blaney, député de Lévis, ont donné une subvention de 50 000 $ pour qu’un groupe dont la femme du premier ministre est la marraine érige une statue de chien militaire. Madame Harper, vous qui êtes une femme, pouvez-vous nous dire quand vous érigerez une statue à la femme du soldat inconnu ? Vous pourriez la mettre à côté de la statue des orphelins du soldat inconnu, quand vous aurez pensé à en commander une après avoir reçu une subvention du gouvernement fédéral.

27 juin 2012 – La mairesse de Lévis (Québec), Madame Danielle Roy Marinelli, juge nécessaire de changer le logo de sa ville. Ceux qui vont faire de l’argent avec ce changement inutile sont d’accord avec elle.

27 juin 2012 – Les images de la ministre libérale Michelle Courchesne lisant les pages du vérificateur général du Québec la concernant et consternant les Québécoises et les Québécois parlent d’elles-mêmes.

27 juin 2012 – La mairesse de Lévis (Québec) pense qu’il est nécessaire de changer le logo de sa ville. Laissons-la continuer à penser : elle va finir par juger nécessaire de démissionner.

Le Passeur de la Côte (Roger Martel)

Le numéro d’août 2012 de la revue québécoise Relations vient de paraître.

Le dossier du numéro, intitulé La mémoire vivante, est composé de ces textes :

La mémoire vivante , Jean-Claude Ravet

Le danger d’oubli , Serge Cantin

Contrer la marchandisation de la mémoire , Amélie Descheneau-Guay

Notre passé religieux entre complaisance et mépris , Raymond Lemieux

Les Archives des Jésuites : lieu de mémoire et d’inspiration , Jacques Monet

Madeleine Parent, inspiratrice de nos luttes , Normand Breault

Traces d’histoire , Marie-Célie Agnant

La voix des ancêtres , Virginia Pésémapéo Bordeleau

Mémoires urbaines : le cas de Montréal , Jasmin Miville-Allard

Remémoration subversive , Jean-Claude Ravet

 

Le numéro renferme bien d’autres textes, dont ceux-ci :

Le bonheur public , Jean-Claude Ravet

Israel bloque « Bienvenue en Palestine » , Diane Lamoureux

Développement et Paix en crise , Raymond Levac

Le Vatican sévit contre des religieuses , Gregory Baum

Colloque international sur la décroissance , Louis Marion

La mission jésuite en Amazonie , Juan Fernando Lopez Perez, s.j.

Pour connaître le sommaire en entier, allez au http://www.cjf.qc.ca/fr/relations/enkiosque.php?idp=121.

Extrait du texte d’introduction au dossier La Mémoire vivante :

Dans notre société technicienne et capitaliste où tout un chacun est réquisitionné, mobilisé, enrôlé au pas cadencé dans la production déchaînée de marchandises; où le passé – définitivement passé – est synonyme d’obsolescence et l’avenir sans horizon, écrasé sous les amas de « nouveautés » prêtes-à-jeter, valoriser la mémoire, c’est, sans conteste, faire œuvre de résistance. C’est actionner le frein d’urgence du train de l’histoire qui roule à toute vitesse vers la catastrophe, pour reprendre l’image de Walter Benjamin dans ses Thèses sur le concept d’histoire. Mais pas n’importe quelle mémoire, bien sûr. Pas celle qui érige le passé en maître du présent. Ni la mémoire pétrifiée et imposée comme horizon d’avenir, la mémoire-carcan au service de l’ordre établi. Mais une mémoire vivante, plurielle. Celle qui restitue au présent sa capacité d’inaugurer un nouveau commencement. Celle qui vivifie l’amour du monde, en nous rappelant notre appartenance à la Terre, à l’histoire humaine, notre condition fragile et digne, ouverte aux voix millénaires qui tissent notre humanité – toujours redevable des luttes, des débats de société, des histoires entremêlées, des institutions, de la culture et de la langue, du coin de terre qui nous est imparti. Une mémoire-souffle inspirante, interprétante – « c’est pas de la nostalgie, juste un entrebâillage sur des demains qui se pouvaient encore », dirait Fred Pellerin. Une mémoire qui rappelle qu’hier aussi était ouvert au possible. Et que, par conséquent, ce qui est peut être autrement.

Jean-Claude Ravet, La mémoire vivante, Relations, août 2012, http://www.cjf.qc.ca/fr/relations/article.php?ida=2938

Les étudiants du Québec et le droit de grève

Le conflit social au Québec

 

LA CLINIQUE JURIDIQUE JURIPOP SOULIGNE L’IMPORTANCE DE RECONNAÎTRE LE DROIT DE GRÈVE ÉTUDIANT

 

La Clinique juridique Juripop salue la pétition réclamant que l’Assemblée nationale procède à la reconnaissance du droit de grève et de son encadrement par les associations étudiantes. À la lumière des propos du Barreau du Québec, l’organisme en appelle aussi à la responsabilité du ministre de la Justice afin d’encadrer et de baliser ce moyen de pression traditionnellement reconnu au sein des institutions d’enseignement québécoises.

[]

Au même titre que la reconnaissance du droit de grève dans le Code du travail a permis d’encadrer une pratique déjà existante chez les travailleurs du Québec, une reconnaissance et un encadrement légaux du droit de grève étudiant éviteraient les conflits et baliseraient les moyens de pression utilisés par ceux-ci, selon l’organisme. [] Le droit d’association dont jouissent les associations étudiantes doit s’accompagner de la reconnaissance de la légitimité des moyens de pression adoptés démocratiquement.

 

Source : http://www.juripop.org/medias/nouvelles/juripop-souligne-limportance-dencadrer-le-droit-de-greve-etudiant/

 

Site web de la clinique juridique Juripop : http://www.juripop.org/

Tire, tire, la lirette – 26 juin 2012

Juin 2012 – Le Vatican engage un conseiller en communication. Ainsi donc, au lieu de changer sa gouverne, il veut changer son image. « Qu’importe ce que je fais, ce qui compte c’est qu’on ait une bonne image de moi », aurait-il dit au confessionnal.

Juin 2012 – Arrêtez de dire qu’un enfant meurt de faim toutes les cinq, dix, quinze secondes. Vous perdez votre temps, ça n’émeut pas grand monde. Dites plutôt : au Soudan du Sud, il y a seulement cinquante kilomètres de routes asphaltées. Là, les gens vont se rendre compte que la misère, ça existe !

Juin 2012 – Je me suis vite trouvé niaiseux, tantôt, quand je me suis dit que les Québécois étaient chanceux d’avoir des chefs étudiants qui parlent mieux que beaucoup de leurs députés. Les Québécois seraient chanceux si tous leurs députés parlaient aussi bien que leurs chefs étudiants.

Juin 2012 – Dialogue absurde entre le Vatican et le conseiller en communication qu’il vient d’engager. Le conseiller dit : « Mon salaire est abusif et honteux. » Le Vatican dit : « On vous a engagé pour que ça ne sache pas. »

 Le Passeur de la Côte (Roger Martel)

Violence contre les femmes, juin 2012

Communiqué de Nouvelles ONU, 25 juin 2012

 CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME : INTENSIFICATION ALARMANTE DES VIOLENCES CONTRE LES FEMMES

 New York, 25 juin 2012

 « Culturellement et socialement enracinés, les meurtres de femmes continuent d’être acceptés, voire tolérés ou justifiés », a déploré lundi devant le Conseil des droits de l’homme la Rapporteuse spéciale sur la violence à l’égard des femmes, ses causes et ses conséquences.

 Mme Rashida Manjoo était venue présenter son rapport annuel sur les meurtres de femmes ou féminicides et rendre compte de ses missions en Jordanie, en Italie et en Somalie. Principalement axé cette année sur les féminicides perpétrés dans la sphère privée ou communautaire ou par les autorités étatiques, son rapport établit que la prévalence de tels actes est globalement à la hausse.

 « Ces actes ne sont pas une nouvelle forme de violence et ne constituent pas des actes isolés, mais interviennent dans un cadre global, a expliqué Mme Manjoo, ajoutant que son rapport fournit une vue d’ensemble de cette tendance et de ses manifestations : meurtres violents commis par les partenaires, crimes d’honneur, meurtres liés à des accusations de sorcellerie ou encore dans le contexte de conflit armés ou de criminalité organisée.

 « La responsabilité des États d’agir avec diligence pour la protection des droits des femmes est largement défaillante au regard de ces crimes », a-t-elle dénoncé.

 Son rapport souligne donc la nécessité d’une approche globale et préventive dans le cadre de la lutte contre ce phénomène. Il recommande également une réévaluation par les États de leurs législations, programmes et politiques en vigueur. Le texte rappelle enfin comment les cadres internationaux et sous-régionaux ont interprété l’obligation de diligence auxquels les États ont souscrit.

 S’agissant de ses déplacements, la Rapporteuse spéciale a relevé qu’en Jordanie, les femmes jouissent en droit de l’égalité avec les hommes et qu’un système de quotas y a été mis en place pour permettre à de nombreuses femmes d’intégrer le gouvernement.

 En revanche, si Mme Manjoo a félicité la Jordanie pour sa loi contre les violences domestiques, elle reste préoccupée par son interprétation, notamment en ce qui concerne la priorité qui doit être accordée à la réconciliation familiale et à l’intégration de la femme, au détriment de la volonté et de la liberté individuelles.

 Malgré de nombreux efforts, des lois discriminatoires sont encore en vigueur en Jordanie, notamment en matière de nationalité, de sécurité sociale ou de pensions. L’un des défis que doit relever le pays concerne les stéréotypes sociaux, a poursuivi la Rapporteuse spéciale, qui a également appelé à l’adoption de mesures autres que législatives et programmatiques.

 En Somalie, les autorités de transition ont annoncé un projet de loi contre la violence à l’égard des femmes. Elles ont également mis en place une équipe spéciale sur les violences fondées sur le sexe et ont nommé une femme au gouvernement, a relevé la Rapporteuse spéciale.

 Mais l’absence de cadre redditionnel et de services spécialisés a rendu « inaudibles et invisibles » les cas de violences sexuelles à l’encontre de femmes déplacées internes dans un pays où la violence domestique continue par ailleurs de constituer un fléau.

 En Italie, la Rapporteuse spéciale a souligné que la violence à l’égard des femmes demeure un problème, en dépit des mesures législatives adoptées pour y remédier. La plupart de ces crimes ont lieu dans un contexte de domination patriarcale où la violence domestique n’est pas considérée comme un crime et où les victimes sont largement dépendantes sur le plan économique de leurs bourreaux, comme c’est par exemple le cas au sein de la communauté sinti.

 « De même, les femmes migrantes, en raison de leur vulnérabilité, sont victimes de violences et de discriminations, en dépit des législations en leur faveur », a souligné Mme Manjoo.

Petite incursion dans la pensée de l’historien Marcel Trudel

Marcel Trudel, remarquable historien du Québec, est décédé le 11 janvier 2011 ; il avait vu le jour en 1917, en Mauricie. Il a enseigné à l’Université Laval de Québec et à l’Université d’Ottawa. Ses ouvrages sont nombreux : Mémoires d’un autre siècle (autobiographie) ; L’influence de Voltaire au Canada (thèse de doctorat) ; Deux siècles d’esclavage au Québec ; Le Régine seigneurial ; Initiation à la Nouvelle-France – Histoire et institutions Mythes et réalités dans l’histoire du Québec ; Le Terrier du Saint-Laurent en 1663 ; etc.

CITATIONS DE MARCEL TRUDEL

Cartier est au point de départ de l’occupation française des trois quarts d’un continent.

Champlain n’est pas venu pour cultiver des carottes dont la France, à l’agriculture très riche, n’a pas besoin. Ce qu’on cherche, en Amérique, ce sont des ressources en mines, en fourrures, en pêcheries, et une voie maritime directe pour commercer avec l’Asie.

C’est au régime seigneurial que la Nouvelle-France doit d’avoir été peuplée et colonisée; c’est lui qui en a fait toute la force. [] [Il] assura la survivance des 65 000 conquis. Isolés dans les seigneuries où les colons anglais ne voulaient pas s’établir, Le Canadiens ne purent pas être assimilés. On ne reconnaîtra jamais suffisamment les services que ce système de tenure des terres a rendus à la nationalité canadienne-française.

[] ce qui marque tout le régime français, c’est la pénurie d’hommes; certes, le régime seigneurial existait pour en faire venir, mais il était illusoire de penser que le régime seigneurial seul pouvait les faire venir : ce qui attire l’immigration, c’est le besoin de main-d’œuvre; or, en Nouvelle-France, le commerce ne demande qu’une main-d’œuvre restreinte; l’agriculture, n’ayant pas de débouchés extérieurs, continue de se pratiquer sur une toute petite échelle; la grande industrie qui aurait pu attirer beaucoup de monde, est prohibée.

[La Nouvelle-France n’est] pas aussi éloignée qu’elle y paraît… À bien des égards, elle s’est prolongée jusqu’aux années 1960. – (« De même, en 2003, dans La Nouvelle-France par les textes: les cadres de vie, il signale que cette Nouvelle-France n’est «pas aussi éloignée qu’elle y paraît… À bien des égards, elle s’est prolongée jusqu’aux années 1960». Il relève notamment les traces du régime seigneurial dans le paysage, le mode d’habitation, le rôle de la famille, les mesures de poids et de distance et l’importance de la religion, qu’il s’agisse des médailles ou du catéchisme inspiré de celui de monseigneur de Saint-Vallier. » Jacques Mathieu – Professeur émérite à l’Université Laval, Marcel Trudel, 1917-2011 – Les leçons du maître,dans Le Devoir, 13 janvier 201 

Devant cette Nouvelle-France du XVIIe siècle, je suis comme un spectateur qu’un mur sépare de la scène. Au travers de ce mur, grâce à quelques fissures, je puis voir des bribes de ce qui se passe. […] J’entends des voix, mais les mots n’ont pas de suite. Je voudrais poser des questions, mais ils ne m’entendent pas, ils ne savent même pas que je suis là, à tenter de faire leur connaissance. Et je prétendrais connaître cette société ?

En général, on pense que l’historien doit se dégager de tout parti politique et religieux pour essayer autant que possible de faire une histoire neutre, même si « neutre » est un terme un peu galvaudé. Les historiens, en général aujourd’hui, essaient de se montrer le plus objectifs possible. Mais tout le monde reconnaît qu’on n’y arrive pas de façon absolue. On a une certaine formation, on a vécu dans une certaine société. Par conséquent, on n’arrive pas à enlever tous les vêtements qu’on a été obligé de porter.

En histoire, on est toujours dans le doute.

DANS LA VINGTAINE, MARCEL TRUDEL A ÉCIT UN ROMAN : VÉZINE (1946), DANS LEQUEL ON LIT :

Ah! je vas dire comme on dit, un queuqu’un qui a jamais goûté au tabac, y en pâtit pas.

Ouais, vous autres, les femmes, vous voyez des tragédies partout. Quand je vas en voyage, t’as peur que je revienne entre quatre planches; quand je vas dans le bois, t’as peur que je me parde; pi tu penses toujours que la maison va passer au feu.

On n’élève pas des rongeurs dans une cage de bois.

LIENS:

http://www.marceltrudel.ca/index.html

http://agora.qc.ca/Documents/Mythe–Limaginaire_quebecois_revisite_par_Marcel_Trudel_par_Claude_Gagnon

Nouvelles de la Côte-du-Sud, 15 juin 2012

La Société historique de la Côte-du-sud change de nom

Le 13 juin 2012, la Société historique de la Côte-du-sud a tenu son assemblée générale annuelle à l’Hôtel de Ville de La Pocatière. Il a été décidé, lors de cette assemblée, de changer le nom de la Société. Quel est le nouveau nom ? Société d’histoire et de généalogie de la Côte-du-sud. Ce nom reflète mieux la réalité puisque l’un des rôles de la Société consiste à promouvoir la recherche généalogique et que plus de la moitié des personnes qui consultent les documents du centre d’archives associé à la Société effectuent des travaux généalogiques.

La modification des statuts de la Société que nécessite le changement de nom n’a pas encore été faite. L’adresse du site web de la Société n’a pas changé : http://www.shcds.org/index.htm. Idem pour son adresse électronique : archsud@bellnet.ca.

Rappel : « La société d’histoire qui vit le jour le 11 juin 1948, portait le nom de La Société Historique de Kamouraska. Le 31 mai 1954, pour mieux respecter l’entité géographique de son territoire, la société changeait de désignation pour devenir La Société historique de la Côte-du-Sud. Le territoire couvert par la société d’histoire s’étend de Bellechasse à Rivière-du-Loup, et du fleuve Saint-Laurent jusqu’à la frontière entre le Canada et les États-Unis. » (http://www.shcds.org/index.htm)

Le Passeur de la Côte (Roger Martel)

…………….

LA GÉNÉALOGIE, VOLET IMPORTANT DE LA MISSION DE LA SOCIÉTÉ D’HISTOIRE ET DE GÉNÉALOGIE DE LA CÔTE-DU-SUD

La Société historique offre un service de généalogie pour ceux qui ne peuvent consulter sur place les ressources du centre d’archives.

Les tarifs sont de 13 $ l’heure pour les membres de la Société historique et de 15 $ l’heure pour les non-membres.

Pour ceux qui voudraient consulter la documentation au centre d’archives, voici un bref inventaire de ce qu’ils peuvent trouver:

Dictionnaire généalogique des familles canadiennes du Québec (Jetté)

Dictionnaire généalogique des familles canadiennes (Tanguay)

Dictionnaire biographique des ancêtres québécois (1608-1700) 4 tomes (Michel Langlois)

Les Canadiens français 1600-1900 (Elliot)

Répertoire des actes de baptême, mariage, sépulture et des recensements du Québec ancien – PRDH (Charbonneau – régime français – 47 volumes)

Recueil de généalogie de Beauce-Dorchester-Frontenac (Frère Éloi-Gérard Talbot)

Recueil de généalogie de Montmagny-L’Islet-Bellechasse (Frère Éloi-Gérard Talbot)

Répertoires de mariage du diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière (Armand Proulx)

Répertoires des mariages des MRC de Montmagny, L’Islet, Kamouraska, Rivière-du-Loup, Témiscouata, régions Rimouski, Mont-Joli, Matane, Matapédia (Société de généalogie de Québec – 14 volumes)

Tableau généalogique des mariages du diocèse de Rimouski. 1701-1925. (Mgr Carbonneau)

Recueil de généalogie des comtés de Charlevoix et Saguenay – origines à 1939 (Frère Éloi-Gérard Talbot)

Recueil de généalogie des comtés de Charlevoix et Saguenay – origines à 1939 + addenda – nouvelle édition 1996 (Frère Éloi-Gérard Talbot)

Répertoire des mariages du Saguenay–Lac-Saint-Jean 1842-1971 (Société de généalogie de Québec)

Répertoires de sépultures de Bellechasse (Armand Proulx)

Répertoires de sépultures de Saint-Jean-Port-Joli, Saint-Pacôme, Saint-Gabriel, Mont-Carmel, Saint-Pascal (Michel Dumais)

Répertoire de sépultures de Saint-Germain de Kamouraska, Saint-André (par les paroisses)

Plusieurs répertoires de mariages de la province, en particulier de la région de Québec, quelques répertoires de la Nouvelle-Angleterre

Le grand arrangement des Acadiens – 7 volumes (Adrien Bergeron)

Revues généalogiques et historiques

Monographies paroissiales

Monographies familiales

Recensement du comté de Kamouraska sur microfilms (1851-1861-1871-1881)

Registres microfilmés des paroisses du diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière (début à 1876)

Registres microfilmés des paroisses du comté judiciaire de Kamouraska (début à 1887)

Greffes microfilmés des notaires du district judiciaire de Kamouraska (avant 1900)

Dossiers généalogiques

Fonds d’archives

Cartes mortuaires

Photographies

(source : site web de la Société d’histoire et de généalogie de la Côte-du-sud, http://www.shcds.org/genealog.htm)

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EN 2012, L’INSTITUT DE TECHNOLOGIE AGROALIMENTAIRE (ITA) FÊTE SES CINQUANTE ANS!

Le 13 juin 2012, Madame Ursule Thériault s’est adressée aux membres de la Société d’histoire et de généalogie de la Côte-du-sud réunis en assemblée générale. Elle leur a parlé de la célébration du cinquantenaire de l’Institut de technologie agroalimentaire.

Les GRANDES RETROUVAILLES DES ANCIENS DE l’ITA de La Pocatière auront lieu les 25 et 26 AOÛT 2012.

Source de renseignements :

Adresse du site web de l’Association des anciennes et des anciens de l’Institut de technologie agroalimentaire, campus de La Pocatière : http://www.anciensita.ca/lapocatiere/

Adresse du site web de l’Association des anciennes et anciens de l’Institut de technologie agroalimentaire, campus de Saint-Hyacinthe : http://www.anciensita.ca/saint-hyacinthe/

 

Madame Ursule Thériault, membre du conseil d’administration provisoire de l’Association des anciennes et des anciens de l’ITA, campus de La Pocatière, et M. Gaétan Godbout, président de la Société d’histoire et de généalogie de la Côte-du-Sud

Le texte suivant se trouve au http://www.anciensita.ca/lapocatiere/mosaique/grands-moments-de-l’enseignement-agricole/ (site web de l’Association des anciennes et des anciens de l’Institut de technologie agroalimentaire, campus de La Pocatière).

1859 – Fondation de l’École d’agriculture de La Pocatière

L’École d’agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, première école du genre au Canada, fut fondée en 1859 sous l’égide de la Corporation du Collège de Sainte-Anne et de son supérieur l’abbé François Pilote. Les objectifs visés pas la création de l’École d’agriculture étaient de donner aux cultivateurs des moyens d’améliorer leurs terres usées par des méthodes de culture inadéquates et ainsi d’endiguer le phénomène d’émigration vers les États-Unis en provenance des régions rurales québécoises.

Pour ce faire, on dispense des cours sur les nouveaux procédés en agriculture. On forme aussi dans cette institution des professeurs et des agronomes. Une ferme modèle, annexée à l’école, soutient cet enseignement et un journal fondé en 1861, La Gazette des campagnes, propage les nouvelles connaissances.

Jusqu’en 1912, l’enseignement est de niveau moyen (professionnel) et est donné presque exclusivement par les prêtres du Collège.

1912

L’affiliation de l’École supérieur d’agriculture avec l’Université Laval en 1912 permettra l’ajout d’un cours, d’une durée de trois ans, qui conduit au baccalauréat en sciences agricoles.

1938

En 1938, l’École supérieure des pêcheries et le Service social économique sont créés. Toujours en 1938, l’école est intégrée à la Faculté des sciences et, deux en plus tard, la faculté d’agriculture. La formation y est d’une durée de quatre ans.

L’École d’agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatière a joué un rôle prépondérant dans l’évolution des sciences agricoles de notre pays, dans la formation de cultivateurs et d’ouvriers agricoles compétents et dans la diffusion à grande échelle, par son journal, de procédés pour améliorer le rendement des terres. En constante recherche, cette institution permettra de perfectionner le drainage des terres, construira des aboiteaux, améliorera les races bovines, enseignera la fabrication du beurre et du fromage, élaborera un nouveau système de labour; le labour Richard, créera des stations de recherche et mettra sur pied des cours répondant aux besoins du jour comme l’enseignement ménager agricole, des cours de coopération et de sciences de la terre, l’École supérieure des pêcheries et le Service social économique.

1962 – Naissance de l’Institut de technologie agroalimentaire

La Faculté d’agriculture et l’École des pêcheries quittent La Pocatière et s’installent sur le campus de l’Université Laval, à Sainte-Foy. Le 30 mars 1962, le Gouvernement du Québec acquiert l’École supérieure d’agriculture et la ferme école en vue d’y établir un établissement d’enseignement agricole post-secondaire. Une formation de trois ans en technologie agricole sera dorénavant dispensée au Campus de La Pocatière.