Manifestation du Mouvement Québec Français (MQF) au Forum mondial de la langue française – 2 juillet 2012

N’oubliez pas, le 2 juillet 2012 est un jour férié !

Québec :Le lundi 2 juillet à partir de 12 h, rassemblement à la place de l’Université-du-Québec, angle boul. Charest Est et rue de la Couronne, devant l’ÉNAP à Québec ; marche jusqu’en face du Centre des congrès avant l’ouverture du Forum mondial ; retour devant l’ÉNAP où il y aura conférences, kiosques d’information, spectacle avec poèmes, lecture de textes et musique. Plusieurs personnalités et artistes participeront à la marche et au spectacle.



Autobus partant de…



Montréal :Départ: Lundi 2 juillet à 8 h 30 à la Maison Ludger Duvernay (82, rue Sherbrooke Ouest, métro Place-des-Arts); contribution volontaire de 25 $ ; réservez au 1-888-285-7644
Retour: vers 23 h



Repentigny :Départ: Lundi 2 juillet à 9 h 40 au Pétro-Canada, au 95, boul. Brien (à l’angle du boul. Brien et de la rue Leclerc, près de la 40, près des Galeries Rive Nord) ; contribution volontaire de 25 $ ; réservez au 1-888-285-7644
Retour: vers 22 h 15

Drummondville:
Départ:Stationnez-vous au Promenades Drummondville (575 boul. René-Lévesque) et rendez-vous au Tim Hortons (angle boul. René-Lévesque et boul. Saint-Joseph) où l’autobus vous attend à 10 h 15 ; réservez au 1-888-285-7644
Retour: vers 21 h 30

Jonquière :Départ: Lundi 2 juillet à 9 h 15 à Jonquière au Tim Horton à l’angle de la 170 et de la rue Mathias ; contribution volontaire de 25 $ ; réservez au 1-888-285-7644
Retour: vers 22 h

Chicoutimi:Départ: 9 h 30 au stationnement du Costco, à l’angle de la 170 et de la 175 ; contribution volontaire de 25 $ ; réservez au 1-888-285-7644Retour: vers 22 h



Pour réserver des places dans un autobus, veuillez nous laisser un message avec votre nom, votre numéro de téléphone et le nombre de places à réserver en composant le 1-888-285-7644, ou en envoyant un courriel à info@quebecfrancais.org.




À Québec :

Lundi 2 juillet à midi à la place de l’Université-du-Québec, angle boul. Charest Est et rue de la Couronne, devant l’ÉNAP à Québec.



Voir sur le site du MQF.

La guerre


L’auteur du texte suivant, Joseph Joffo, est né en 1931 à Paris. Dans Un sac de billes, il raconte ses souvenirs d’enfance, d’enfant juif devant quitter sa ville pour échapper aux nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Écoutons-le un peu :

 

« Ce que je comprends le moins, c’est la violence de ce soldat [de la Gestapo]. Sa mitraillette braquée, ses bourrades, les yeux surtout, j’ai eu l’impression que le rêve de sa vie aurait été de m’enfoncer dans le mur et je me pose la question: pourquoi?

 

« Je suis donc son ennemi?

 

‘On ne s’est jamais vus, je ne lui ai rien fait et il veut me tuer. Ce n’est qu’en cet instant que je comprends un peu maman ou des gens qui venaient au salon à Paris et que j’entendais discuter, ils disaient que la guerre était une chose absurde, stupide, et cela ne me paraissait pas juste. Il me semblait qu’il y avait dans la lutte armée un ordonnancement, une raison d’être qui m’échappait mais qui existait dans le crâne des gens importants et responsables. Aux actualités, les régiments défilaient en bon ordre, bien alignés; les chars roulaient en longues lignes, des individus à mine grave, cravate stricte ou poitrine constellée discutaient, signaient, parlaient avec force et conviction. Comment pouvait-on dire que tout cela était absurde? Ceux qui le disaient ne comprenaient pas, ils tranchaient, dans leur ignorance, mais la guerre aux yeux de l’enfant que j’étais ne ressemblait en rien au chaos, au désordre, à la police. Même dans mon livre d’histoire, en plus des belles images qui me la rendaient pittoresque et exaltante, on me l’avait représentée entourée d’accords, de traités, de réflexions, de décisions… Comment penser que Philippe Auguste, Napoléon, Clémenceau et tous les ministres, les conseillers, tous ces gens pleins de savoir, occupant les postes les plus élevés aient été des fous ?» » (Joseph Joffo, Un sac de billes, 1973, éd. Le Livre de Poche, p. 252-253)

Changeons de registre. – Joffo rapporte une histoire racontée par son père, Juif, rappelons-le :

Voilà, dit-il, c’est l’histoire d’un monsieur qui dit à un autre : « Pour que les hommes puissent vivre tranquilles, c’est extrêmement simple. Il faut tuer tous les Juifs et tous les cordonniers. »

L’autre monsieur le regarde d’un air étonné et au bout d’un moment de réflexion, demande :

« Mais pourquoi les cordonniers? »

Papa se tut.

Il y eut un silence un peu surpris, maman seule se mit à tire.

Je demandai :

Mais pourquoi aussi les Juifs?

Papa eut un sourire un peu amer et avant de replonger dans son journal me dit :

C’est justement la question qui n’est pas venue à l’esprit de ce monsieur et c’est la raison pour laquelle cette histoire est drôle.

(Joseph Joffo, Un sac de billes, 1973, éd. Le Livre de Poche, p. 197-198) 

Avons-nous changer de registre?

Le monde regorge de beautés : Aung San Suu Kyi


Photo tirée du web

Aung San Suu Kyi, grande contestataire, prix Nobel de la Paix (1991), est née à Rangoon le 19 juin 1945. Son père, le Général Aung San, a été assassiné 19 juillet 1947. Elle a vécu en résidence surveillée pendant de nombreuses années. En avril 2012, elle a été élue au Parlement de son pays. Pour son peuple, elle est aujourd’hui le symbole de la démocratie et de la lutte contre l’oppression du régime militaire. On la surnomme la Dame de Rangoon et la Dame de l’espoir.

AUNG SAN SUU KYI A DIT :

« La vérité, la justice et la compassion sont souvent les seules défenses contre le pouvoir impitoyable. » (Aung San Suu Kyi, « Freedom from Fear »)

« It is not power that corrupts but fear. Fear of losing power corrupts those who wield it and fear of the scourge of power corrupts those who are subject to it. » (Aung San Suu Kyi, « Freedom from Fear »)

« I’ve always thought that the best solution for those who feel helpless is for them to help others. I think then they will start feeling less helpless themselves. »

Publications :

Ma Birmanie : conversations avec Alan Clements, Pluriel, 2012

« Les récents événements en Birmanie ont révélé au monde le nom d’Aung San Suu Kyi, âme de la résistance du peuple birman à la dictature et prix Nobel de la Paix. D’où tire-t-elle la conviction et la force qui, depuis près de vingt ans, lui permettent de mener avec un héroïsme tranquille le plus inégal des combats contre la junte au pouvoir en Birmanie ? Elle refuse la provocation, elle refuse la peur, elle refuse la haine. Elle s’obstine à réclamer le dialogue. Comment a-t-elle réussi à garder cette extraordinaire mesure face aux injures, aux arrestations – elle est depuis douze ans prisonnière dans sa propre maison et est restée plus de deux ans sans nouvelles de son mari et de ses jeunes enfants – et face aux brimades quotidiennes ? Avec une clarté et une simplicité admirables, elle l’explique longuement dans ce livre à la fois d’une actualité brûlante et d’une philosophie intemporelle. »- 4e de couverture – Traduit de l’anglais par Françoise Marchand-Sauvagnargues

Aung San Suu Kyi et Stéphane Hessel, Résistances : pour une Birmanie libre, 2011

Aung San Suu Kyi, Se libérer de la peur, 2004

Aung San Suu Kyi et Léon Trotsky, Une révolution des consciences : discours d’Aung San Suu Kyi, 9 juillet 1990, et Appeler le peuple à la lutte ouverte, 2010

Décortiquons le nom de Madame Aung San Suu Kyi :

« Aung San », son père

« Kyi », sa mère

« Suu », sa grand-mère (c’est aussi le nom du jour de la semaine qui l’a vue naître) 


Tire, tire, tire la lirette – 27 juin 2012

27 juin 2012 – Les images de Jean Charest touchant, à titre de premier ministre, un salaire secret de 75 000 $ provenant de son parti politique, parlent d’elles-mêmes.

27 juin 2012 – Le dangereux Stephen Harper et son associé (comme on dit chez Wal Mart) Steven Blaney, député de Lévis, ont donné une subvention de 50 000 $ pour qu’un groupe dont la femme du premier ministre est la marraine érige une statue de chien militaire. Madame Harper, vous qui êtes une femme, pouvez-vous nous dire quand vous érigerez une statue à la femme du soldat inconnu ? Vous pourriez la mettre à côté de la statue des orphelins du soldat inconnu, quand vous aurez pensé à en commander une après avoir reçu une subvention du gouvernement fédéral.

27 juin 2012 – La mairesse de Lévis (Québec), Madame Danielle Roy Marinelli, juge nécessaire de changer le logo de sa ville. Ceux qui vont faire de l’argent avec ce changement inutile sont d’accord avec elle.

27 juin 2012 – Les images de la ministre libérale Michelle Courchesne lisant les pages du vérificateur général du Québec la concernant et consternant les Québécoises et les Québécois parlent d’elles-mêmes.

27 juin 2012 – La mairesse de Lévis (Québec) pense qu’il est nécessaire de changer le logo de sa ville. Laissons-la continuer à penser : elle va finir par juger nécessaire de démissionner.

Le Passeur de la Côte (Roger Martel)

Le numéro d’août 2012 de la revue québécoise Relations vient de paraître.

Le dossier du numéro, intitulé La mémoire vivante, est composé de ces textes :

La mémoire vivante , Jean-Claude Ravet

Le danger d’oubli , Serge Cantin

Contrer la marchandisation de la mémoire , Amélie Descheneau-Guay

Notre passé religieux entre complaisance et mépris , Raymond Lemieux

Les Archives des Jésuites : lieu de mémoire et d’inspiration , Jacques Monet

Madeleine Parent, inspiratrice de nos luttes , Normand Breault

Traces d’histoire , Marie-Célie Agnant

La voix des ancêtres , Virginia Pésémapéo Bordeleau

Mémoires urbaines : le cas de Montréal , Jasmin Miville-Allard

Remémoration subversive , Jean-Claude Ravet

 

Le numéro renferme bien d’autres textes, dont ceux-ci :

Le bonheur public , Jean-Claude Ravet

Israel bloque « Bienvenue en Palestine » , Diane Lamoureux

Développement et Paix en crise , Raymond Levac

Le Vatican sévit contre des religieuses , Gregory Baum

Colloque international sur la décroissance , Louis Marion

La mission jésuite en Amazonie , Juan Fernando Lopez Perez, s.j.

Pour connaître le sommaire en entier, allez au http://www.cjf.qc.ca/fr/relations/enkiosque.php?idp=121.

Extrait du texte d’introduction au dossier La Mémoire vivante :

Dans notre société technicienne et capitaliste où tout un chacun est réquisitionné, mobilisé, enrôlé au pas cadencé dans la production déchaînée de marchandises; où le passé – définitivement passé – est synonyme d’obsolescence et l’avenir sans horizon, écrasé sous les amas de « nouveautés » prêtes-à-jeter, valoriser la mémoire, c’est, sans conteste, faire œuvre de résistance. C’est actionner le frein d’urgence du train de l’histoire qui roule à toute vitesse vers la catastrophe, pour reprendre l’image de Walter Benjamin dans ses Thèses sur le concept d’histoire. Mais pas n’importe quelle mémoire, bien sûr. Pas celle qui érige le passé en maître du présent. Ni la mémoire pétrifiée et imposée comme horizon d’avenir, la mémoire-carcan au service de l’ordre établi. Mais une mémoire vivante, plurielle. Celle qui restitue au présent sa capacité d’inaugurer un nouveau commencement. Celle qui vivifie l’amour du monde, en nous rappelant notre appartenance à la Terre, à l’histoire humaine, notre condition fragile et digne, ouverte aux voix millénaires qui tissent notre humanité – toujours redevable des luttes, des débats de société, des histoires entremêlées, des institutions, de la culture et de la langue, du coin de terre qui nous est imparti. Une mémoire-souffle inspirante, interprétante – « c’est pas de la nostalgie, juste un entrebâillage sur des demains qui se pouvaient encore », dirait Fred Pellerin. Une mémoire qui rappelle qu’hier aussi était ouvert au possible. Et que, par conséquent, ce qui est peut être autrement.

Jean-Claude Ravet, La mémoire vivante, Relations, août 2012, http://www.cjf.qc.ca/fr/relations/article.php?ida=2938

Les étudiants du Québec et le droit de grève

Le conflit social au Québec

 

LA CLINIQUE JURIDIQUE JURIPOP SOULIGNE L’IMPORTANCE DE RECONNAÎTRE LE DROIT DE GRÈVE ÉTUDIANT

 

La Clinique juridique Juripop salue la pétition réclamant que l’Assemblée nationale procède à la reconnaissance du droit de grève et de son encadrement par les associations étudiantes. À la lumière des propos du Barreau du Québec, l’organisme en appelle aussi à la responsabilité du ministre de la Justice afin d’encadrer et de baliser ce moyen de pression traditionnellement reconnu au sein des institutions d’enseignement québécoises.

[]

Au même titre que la reconnaissance du droit de grève dans le Code du travail a permis d’encadrer une pratique déjà existante chez les travailleurs du Québec, une reconnaissance et un encadrement légaux du droit de grève étudiant éviteraient les conflits et baliseraient les moyens de pression utilisés par ceux-ci, selon l’organisme. [] Le droit d’association dont jouissent les associations étudiantes doit s’accompagner de la reconnaissance de la légitimité des moyens de pression adoptés démocratiquement.

 

Source : http://www.juripop.org/medias/nouvelles/juripop-souligne-limportance-dencadrer-le-droit-de-greve-etudiant/

 

Site web de la clinique juridique Juripop : http://www.juripop.org/

Tire, tire, la lirette – 26 juin 2012

Juin 2012 – Le Vatican engage un conseiller en communication. Ainsi donc, au lieu de changer sa gouverne, il veut changer son image. « Qu’importe ce que je fais, ce qui compte c’est qu’on ait une bonne image de moi », aurait-il dit au confessionnal.

Juin 2012 – Arrêtez de dire qu’un enfant meurt de faim toutes les cinq, dix, quinze secondes. Vous perdez votre temps, ça n’émeut pas grand monde. Dites plutôt : au Soudan du Sud, il y a seulement cinquante kilomètres de routes asphaltées. Là, les gens vont se rendre compte que la misère, ça existe !

Juin 2012 – Je me suis vite trouvé niaiseux, tantôt, quand je me suis dit que les Québécois étaient chanceux d’avoir des chefs étudiants qui parlent mieux que beaucoup de leurs députés. Les Québécois seraient chanceux si tous leurs députés parlaient aussi bien que leurs chefs étudiants.

Juin 2012 – Dialogue absurde entre le Vatican et le conseiller en communication qu’il vient d’engager. Le conseiller dit : « Mon salaire est abusif et honteux. » Le Vatican dit : « On vous a engagé pour que ça ne sache pas. »

 Le Passeur de la Côte (Roger Martel)