Victor-Lévy Beaulieu annonce la mort du théâtre aux Trois-Pistoles

COMMUNIQUÉ transmis par Victor-Lévy Beaulieu, éditeur et écrivain,  le 30 juillet 2012

LA FIN DU THÉÂTRE AUX TROIS-PISTOLES:

UNE VENGEANCE POLITIQUE

Comme on sait maintenant, les Productions théâtrales ont dû annuler les représentations de La guerre des clochers et déposer leur bilan.

À titre personnel, permettez-moi de dire quelques mots là-dessus.

En me montrant solidaire du festival Échofête et en accueillant Gabriel Nadeau-Dubois aux Trois-Pistoles, je m’attendais bien que je devrais en payer le prix, au risque d’y perdre ma réputation et ma crédibilité. Mais la liberté d’expression, que j’ai défendue toute ma vie, me tient à cœur plus que tout et c’est pour cela que j’ai livré une guerre (des clochers) à M. Jean-Pierre Rioux, maire des Trois-Pistoles.

J’ai soupçonné dès le début que la tentative de censurer le représentant de la CLASSE ne venait pas seulement du maire des Trois-Pistoles, mais de plus haut.

Vendredi dernier, nous avons fait appel à M. Jean D’Amour, député de Rivière-du-Loup, afin qu’il verse aux Productions théâtrales le 25 000$ qu’il s’était engagé officiellement à leur attribuer dans le cadre des célébrations du vingtième anniversaire du Caveau-Théâtre. Monsieur Jean D’Amour a préféré renier sa parole plutôt que de faire face à son engagement.

La ville des Trois-Pistoles, par une décision irrévocable de son maire, a aussi refusé de venir en aide aux Productions théâtrales et de leur verser la subvention de 6 000 $ qu’on leur a officiellement promise. Il en a été de même pour le CLD des Trois-Pistoles, la SADC des Basques et la MRC des Basques, organismes qui devaient remettre 6 500 $ aux Productions, toujours dans le cadre des célébrations du Caveau-Théâtre.

Un mécène était prêt à investir 10 000$ si M. Jean D’Amour, la ville des Trois-Pistoles et les institutions d’aide acceptaient de collaborer pour que les Productions puissent continuer d’exister.

Il est évident qu’avec ce 42 500$, les Productions théâtrales auraient été dans la possibilité de faire face à leurs obligations.

Malgré l’engagement que j’avais pris par-devers les comédiens de payer personnellement leurs cachets pour une semaine, le temps que les fonds auxquels nous avions droit entrent, les artistes ont fait appel à leur Union qui nous a tout simplement placés face à cet ultimatum : si nous ne lui faisions pas parvenir un chèque visé dans les vingt-quatre heures, l’Union engagerait des poursuites contre les Productions. Devant le refus du député Jean D’Amour d’honorer son engagement, l’entêtement du maire des Trois-Pistoles et la fin de non-recevoir reçue des organismes des Trois-Pistoles, il n’était plus possible de continuer.

Évidemment, depuis l’annonce par les Productions théâtrales qu’elles feraient faillite, on a facilement trouvé en ma personne le bouc émissaire de cet échec. J’accepte d’emblée tous les blâmes qui ne manquent déjà pas de fuser à mon égard. On doit toujours faire mieux que ce qu’on fait, même si votre santé ne va pas bien et que plutôt que de vous reposer, vous passez deux mois à travailler avec acharnement « pour la cause » dès 4 heures le matin.

Mais je n’accepte pas la censure politique dont les Productions théâtrales ont été l’objet parce que je me suis montré solidaire du Festival Échofête.

On sait que toute cette histoire a commencé avec ce communiqué émis par M. Jean-Pierre Rioux, maire des Trois-Pistoles, M. Jean-Louis Gagnon, président de la Caisse Desjardins de l’Héritage des Basques, M. Jérôme Rouleau, vice-président du CLD des Basques, M. Bertin Denis, préfet de la MRC des Basques, M. Jacques Roy, président de la SADC des Basques et M. Jean-Marie Lafrance, maire de la municipalité Notre-Dame-des-Neiges. Dans ce communiqué envoyé aux journalistes le 20 juillet 2012, on y disait qu’à la suite d’une rencontre, qui avait eu lieu le 23 juillet, avec les organisateurs d’Échofête, on n’en continuait pas moins de penser qu’on avait le droit d’exercer « le droit à la censure ».

Ce communiqué écrit et envoyé aux médias trois jours avant la rencontre prévue avec les organisateurs d’Échofête me paraît tout à fait imputable aux yeux de la loi, comme fabrication d’un faux et diffusion d’un faux dans l’intention délibérée d’induire la population en erreur; et c’est pourquoi j’ai demandé à mes conseillers juridiques de l’étudier dans la perspective d’engager une action juridique contre ses auteurs.

J’ai fait la même demande à mes conseillers juridiques dans le cas du député Jean D’Amour : un homme politique a-t-il le droit, au nom de la censure politique, de renier un engagement officiellement pris?

J’ai aussi demandé à la ville des Trois-Pistoles, dans le cadre de la Loi sur l’accès aux documents d’un organisme public et sur la protection des renseignements personnels, qu’elle vérifie l’assertion, pour le moment gratuite puisque personne à l’Hôtel de ville ne peut valider la chose, que la ville des Trois-Pistoles a accordée aux Productions théâtrales (sous-entendu à moi-même) 750 000$.

De mon côté, j’ai exigé de mes comptables qu’ils fassent l’étude de tout l’argent que j’ai investi personnellement depuis vingt ans dans le Caveau-Théâtre, la Maison de l’écrivain et le Bric-à-brac de l’homme-cheval. Car Monsieur Jean-Pierre Rioux, maire des Trois-Pistoles, semble oublier que j’ai mis au moins quelques centaines de milliers de dollars dans cette affaire qui, selon deux analyses faites par le groupe Desjardins Marketing, apportait plus de trois millions de dollars chaque été en ces retombées économiques qui sont si chères à nos dirigeants.

Pour terminer, j’aimerais que M. Jean-Pierre Rioux, qui se vante d’être un modèle de vertu, réponde à cette question : depuis qu’il est maire des Trois-Pistoles, a-t-il reçu personnellement quelque argent que ce soit du Festival Échofête? Si oui, depuis combien de temps, pourquoi et combien?

Je tiens à répéter que j’agis en mon nom personnel. Les Productions théâtrales des Trois-Pistoles et le Festival Échofête n’ont rien à voir dans les actions que j’entreprends.

Victor-Lévy Beaulieu

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Le 30 juillet 2012

Glanures de lectures – 27 juillet 2012

« LE POLITIQUE S’EST AGENOUILLÉ DEVANT LES MARCHÉS POUR S’EN FAIRE LE LAQUAIS. »

 (Jean-Pierre Dupuy, philosophe, L’avenir de l’économie, Flammarion, 2012; cité par Denis Clerc et Christophe Fourel, « Le politique est devenu le laquais des marchés », Alternatives économiques (revue française), juin 2012, p.78) (Site web d’Alternatives économiques : http://www.alternatives-economiques.fr/)

« C’EST INCROYABLE DE VOIR À QUEL POINT LES INÉGALITÉS S’AGGRAVENT SANS QUE LES GENS RÉAGISSENT. »

 (Warren Buffet, milliardaire et philanthrope américain, propos rapportés dans The Economist, Londres, cité dans Courrier international, numéro 1125, du 24 au 30 mai 2012, p.8)

LE MOUVEMENT DESJARDINS, LA COOPÉRATION ET LE BRASSAGE D’AFFAIRES

« Capital régional et coopératif Desjardins injecte 26 millions $ dans le Groupe Filgo, un distributeur de produits pétroliers et gestionnaires de stations-service (…) Rappelons qu’une des filiales du Groupe Filgo, Philippe Gosselin et Associés, avait plaidé coupable en 2009 et payé une amende de 600 000 $ après avoir comploté pour fixer les prix de l’essence à la pompe à Thetford Mines et à Victoriaville. » (Pierre Couture, Desjardins investit 26 M$ dans le Groupe Filgo, Le Soleil (quotidien de Québec), 29 juin 2012, p. 23) – « À la suite de cette transaction, CRCD (Capital régional et coopératif Desjardins) devient actionnaire de l’entreprise… » (communiqué de CRCD daté du 28 juin 2012, http://www.capitalregional.com/Fr/communiques/527.html)

LES DROITS DES FEMMES

Le sommet de Rio + 20 n’est pas seulement décevant du point écologique. Il l’est aussi du point de vue des droits des femmes. Sous pression du Vatican, de plusieurs pays d’Amérique latine, de la Russie, de l’Egypte et – c’est une première – du Canada, le paragraphe qui prévoyait de reconnaître le droit de se reproduire ou non a été retiré. Les hommes du Vatican, si concernés, s’en félicitent.

(…)

Le nouveau président islamiste, Mohamed Morsi, ne risque pas de changer de cap, bien au contraire. L’une de ses premières déclarations a été d’encourager les femmes égyptiennes à faire plus d’enfants… C’est dire si l’alliance entre pays conservateurs et patriarcaux n’est pas éteinte. Surtout si le gouvernement canadien – sous l’influence d’ultralibéraux protestants proches de la droite religieuse américaine – se joint au club.

Source : Caroline Fourest, Croissez et polluez, journal Le Monde, 29.06.2012, http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/06/29/croissez-et-polluez_1727003_3232.html

 FRÈRE

 Un frère est quelqu’un à qui on rend la dernière bille qu’on vient de lui gagner. (Joseph Joffo, Un sac de billes, 1973, éd. Le Livre de Poche, p. 12)

INÉGALITÉ

La saison approchait [à Nice], il allait y avoir du monde. Dans des lignes assez amères, papa nous apprenait que malgré « les malheurs qui s’étaient abattus sur la France » les places, le casino, les boîtes de nuit étaient pleins et que décidément, la guerre n’existait que pour les pauvres. (Joseph Joffo, Un sac de billes, 1973, éd. Le Livre de Poche, p. 181)

AU CANADA, DISCRIMINATION À L’ÉGARD DES ENFANTS DES PREMIÈRES NATIONS

Un jugement de la Cour fédérale ouvre enfin la voie à l’audition d’une cause décisive sur la discrimination à l’égard des enfants des Premières Nations (extraits)

Source : Assemblée des Premières nations, http://www.afn.ca/index.php/fr/nouvelles-et-medias/dernieres-nouvelles/un-jugement-de-la-cour-federale-ouvre-enfin-la-voie-a-laudition-dune-cause-decisive-sur-la-discrimination-a-legard-des-enfants-des-premieres-nations

Le 18 avril 2012

(Ottawa) Dans un jugement rendu aujourd’hui, la Cour fédérale a exhorté le Tribunal canadien des droits de la personne à examiner les preuves démontrant que les enfants des Premières Nations sont victimes de discrimination parce que les services d’aide à l’enfance offerts dans les réserves sont sous-financés par le gouvernement fédéral. Ce jugement confirme que le gouvernement fédéral peut être tenu responsable, en vertu de la Loi canadienne sur les droits de la personne, de veiller à ce que les membres des Premières Nations qui vivent dans les réserves bénéficient d’un accès juste et équitable aux services gouvernementaux.

Il y a plus de cinq ans que la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada (SSEFPNC) et l’Assemblée des Premières Nations (APN) ont déposé cette plainte pour discrimination. Toutefois, les preuves n’avaient jamais été examinées en raison d’une série d’objections techniques soulevées par les avocats du gouvernement fédéral.

[…]

Les lois et normes internationales en matière de droits de la personne indiquent clairement qu’aucune excuse n’est acceptable pour justifier une pratique discriminatoire », a déclaré Craig Benjamin, porte-parole d’Amnistie Internationale Canada. « Nous nous réjouissons du message clair que la Cour a adressé au gouvernement fédéral concernant son devoir de respecter ses obligations internationales en matière de droits de la personne. »

OÙ FAITES-VOUS VOS ACHATS ?

« Pour que le client de Wal-Mart soit comblé, le travailleur doit souffrir… Pour que les prix de Wal-Mart et de ses sous-traitants soient toujours les plus bas, il faut aussi que les conditions sociales se dégradent alentour. Et mieux vaut par conséquent que les syndicats n’existent pas. Ou que les produits viennent de Chine. »

Serge Halimi, Le Poumon du capitalisme américain, dans Manière de voir (Le Monde diplomatique), numéro 122, avril-mai 2012, p. 28

MANIÈRE DE VOIR DANS LE WEB : http://www.monde-diplomatique.fr/mav/

INÉGALITÉS ENTRE HOMMES ET FEMMES

La question des inégalités entre hommes et femmes est loin d’être réglée : quels que soient le domaine et la dimension de la vie sociale que l’on considère, la persistance des disparités, quelquefois importantes, entre la condition faite aux hommes et celle subie par les femmes est patente, en dépit du principe hautement affirmé de l’égalité entre les sexes.

[ … ] Comme les inégalités sociales auxquelles elles s’articulent, celles entre sexes se répètent et se cumulent : elles s’engendrent et se nourrissent mutuellement, en multipliant les avantages au profit des uns et les handicaps au détriment des autres. Ainsi la division inégalitaire du travail domestique dresse un sérieux obstacle à l’activité, à l’investissement dans une carrière professionnelle des femmes.

[ … ] S’attaquer directement à cette citadelle relève d’une mission presque impossible. On touche là au coeur de la vie privée des individus. Or toute notre civilisation, au moins depuis la Renaissance et plus encore à compter de l’établissement de régimes démocratiques, repose sur des principes intangibles tels que l’autonomie de l’intimité, garante de la liberté individuelle, à l’égard du champ public. Autrement dit, l’inégalité entre les sexes s’engendre à l’ombre de la vie privée, sous couvert de préserver les droits de la personne.

Alain BIHR et Roland PFEFFERKORN, Manière de voir ( Le Monde diplomatique), numéro 122, avril-mai 2012, p. 61, 62, 63

MANIÈRE DE VOIR DANS LE WEB : http://www.monde-diplomatique.fr/mav/

LE COUPLE MONDIALISATION ET PUBLICITÉ

«  La culture de la mondialisation, culture de l’abondance et de la répétition, ne peut exister que grâce aux bouches ouvertes des consommateurs. […]

« Pour entretenir le besoin, rien de tel que les messages publicitaire. Ils savent bien capter l’attention des enfants du Monde. Sont-ils la voix de la mère? La publicité décrète, c’est elle qui décide ce qu’il faut consommer, comment le consommer, quand et avec qui. La publicité pénètre les zones les plus intimes des enfants du Monde, utilisant les fragilités de la maturation pour les faire régresser dans les besoins du tout début de la vie. Se nourrissant des dernières idées en vogue sur l’inconscient, elle s’accroche avec beaucoup d’habilité aux pulsions, aux fantasmes et aux besoins narcissiques des enfants du Monde pour leur offrir les images crues de la sexualité, de la violence et elle se joue ainsi de la détresse humaine. Les fantasmes secrets et les expériences les plus personnelles se trouvent mis en images, banalisés, exposés à chaque coin de rue. C’est un viol du psychisme, un vol de la vie intérieure. »

(Kathleen Kelley-Laîné, psychanalyste, et Dominique Rousset, journaliste, Contes cruels de la mondialisation, Ed. Bayard, p. 67-68)

L’ÉCONOMIE, LES BESOINS, LE DÉSIR

« Tous les grands auteurs qui ont réfléchi à la place essentielle ou exorbitante que joue l’économie dans les sociétés moderneS – Adam Smith, Hegel, Tocqueville, Durkheim, Weber – ont été sensibles à ce paradoxe que l’économie, dans son étymologie même, c’est la mesure, la gestion prudente des choses de la maisonnée. Alors que l’économie réalisée, c’est la croissance sans bornes, le toujours plus, la démesure. Tous ont conclu que le moteur de économie avait à voir non avec les besoins mais avec le désir, non avec le matériel mais avec le spirituel. » (Jean-Pierre Dupuy, philosophe, propos recueillis par Denis Clerc et Christophe Fourel, « Le politique est devenu le laquais des marchés », Alternatives économiques (revue française), juin 2012, p.78)

(Site web d’Alternatives économiques : http://www.alternatives-economiques.fr/)

IL SERAIT TEMPS QUE SHORTS ET ROBES SOLEILS DISPARAISSENT

Par Georges de Montigny, commerçant de Saint-Romuald (Québec)

Texte paru dans Le Foyer, juin 1956 (Le périodique Le Foyer a été publié à Saint-Romuald, au Québec, de 1949 à 1972.)

« Petites ou grandes, blondes ou brunes, elles sont claires, nettes et saines, et Dieu lui-même doit sourire lorsqu’Il les voit passer. » 

Bien sûr qu’il avait raison Guy de Nigauderie. Seulement, ce jeune écrivain français ne devait pas se souvenir avoir débarqué sur le continent américain lorsqu’il écrivit ces lignes.

Dès juin, défilent dans les rues et sur les places publiques, des femmes affreusement attifées de shorts, de blue-jeans, de pedal pusher, de pantalons toréador, etc. En tout temps, d’ailleurs, on peut assister à la mascarade !

Dieu sourit-il du haut du ciel, en assistant au défilé de ces accoutrements hybrides ? J’en doute, parce qu’il est intelligent et que l’être humain a été créé à sa ressemblance ! Peut-être n’en veut-il pas surtout aux marchands juifs d’avoir popularisé comme vêtement féminin ces vulgaires culottes qu’on appelait autrefois ‘overalls’ – les pauvres diables, ils ont besoin d’argent ! – mais à la femme qui renverse ses plans d’ordre et de beauté. »

LES FILLES, par Guy de Larigaudie (1908-1940)

« Les jeunes filles sont l’image précieuse de notre mère lorsqu’elle avait notre âge. Petites ou grandes, blondes ou brunes, elles sont claires, nettes et saines, et Dieu lui-même doit sourire lorsqu’Il les voit passer. Plus tard seulement, lorsque tu seras plus mûri, tu découvriras parmi elles, ta femme de demain. Aujourd’hui, considère-les tout simplement comme de franches compagnes. Une éducation faussée nous a trop souvent appris à ne voir dans la femme qu’une occasion de péché, au lieu d’y déceler une source de richesses. Mais sœurs, cousines, amies, camarades ou cheftaines, les jeunes filles sont les compagnes de notre vie, puisque dans notre monde chrétien nous vivons, côte à côte, sur le même palier. Sans doute la camaraderie entre garçons et filles est chose infiniment délicate, qu’il faut mener avec prudence et régler chacun pour soi à sa propre mesure. Mais c’est un manque à gagner certain que de négliger ce don de Dieu que sont les vraies jeunes filles. […] Leur grâce nous allège et rétablit l’équilibre. Nous sommes trop cérébraux. Les jeunes filles comprennent d’un seul coup avec leur cœur ce que nous disséquons péniblement avec notre raison. Leur présence est un apaisement. Elles sont un sourire et une douceur dans notre cercle de luttes.

Mon Dieu, faites que nos sœurs les jeunes filles soient harmonieuses de corps, souriantes et habillées avec goût. Faites qu’elles soient saines et d’âme transparente. Qu’elles soient la pureté et la grâce de nos vies rudes. Qu’elles soient avec nous, simples, maternelles, sans détours ni coquetterie. Faites qu’aucun mal ne se glisse entre nous. Et que, garçons et filles, nous soyons, les uns pour les autres une source, non de fautes, mais d’enrichissement ».

Guy de Larigaudie (1908-1940) – Etoile au grand large

Publié dans : La Jeunesse de Dieu

Étoile au Grand Large – Suivi du Chant du vieux pays. Le testament spirituel de Larigaudie. Seuil, Paris, 1943.

« Guillaume Boulle de Larigaudie, connu sous le nom de Guy de Larigaudie, est un Routier Scout de France, écrivain, explorateur, conférencier et journaliste français, né à Paris, le 18 janvier 1908, et mort pour la France, tombé au champ d’honneur, le 11 mai 1940, à Musson, en Belgique. » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_de_Larigaudie)

Des nouvelles de la ville de Québec _ 26 juillet 2012

À la une du journal Le Soleil de Québec, le 26 juillet 2012 : création grâce à des fonds publics de deux salles de spectacles à Québec (il s’agit du projet Le Diamant du célèbre Robert Lepage, qui coûtera, prévoit-on, 60 millions de dollars). Et en page 3, la journaliste Valérie Gaudreau dit que le premier ministre du Québec a déclaré que ce projet est le « coup de cœur » de son gouvernement.

Le même jour, dans le même journal, à la page 10, un petit article de Madame Claudette Samson nous informe que la maison Lauberivière, qui sert environ 500 repas par jour à des démunis, à Québec, « manque cruellement de viande » : « Le DG parle d’une baisse de 300 kilos par semaine ».

L’amiante, le Parti libéral du Québec, Jean Charest, Gilles Lehouillier et une décision « honteuse »

Conscients que leur décision de rendre possible la réouverture de la mine d’amiante Jeffrey n’allait pas améliorer le bilan de santé des populations indienne, chinoise, etc., MM. Jean Charest, Clément Gignac, Raymond Bachand et Yves Bolduc (médecin à temps partiel ou en congé prolongé), tous décideurs éminents du Parti libéral du Québec, au pouvoir actuellement, se réjouissent de l’existence de Transports [sic] médical de l’Amiante, une entreprise dont les ambulances ont peut-être été fabriquées au Québec (l’exploitation de l’amiante aura certainement toutes sortes de belles retombées économiques). À noter que M. Lehouillier, député libéral de Lévis, a promis de faire moins de vélo et de prendre le volant d’une ambulance de temps en temps. La photo fait voir une ambulance prête à partir vers le premier nouveau malade de l’amiante, qu’importe où il sera (les ambulances sont équipés d’un parfait GPS).

LA DÉCISION DE QUÉBEC D’APPUYER LA RELANCE DE LA MINE JEFFREY, DONT LE MINERAI SERA MAJORITAIREMENT EXPORTÉ, EST HONTEUSE.

PETITE REVUE DE PRESSE

LA MINE JEFFREY, À ASBESTOS, SERA RELANCÉE GRÂCE À UN PRÊT DU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC.

La relance de la mine Jeffrey, rendue possible grâce au prêt de 58 millions de dollars accordé par le gouvernement libéral, a suscité tout un tollé, tant dans les organismes de santé publique que dans les associations environnementales et les regroupements de scientifiques. Et cela, bien au-delà des frontières du Québec. […]

Au cours des derniers mois, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Association médicale canadienne, la Société canadienne du cancer et l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) ont tous fait parvenir des avis défavorables à la relance de la mine Jeffrey, arguant que l’amiante était un cancérigène reconnu et qu’il devait, de ce fait, être proscrit.

Car bien que l’on soutienne, du côté de l’industrie et du gouvernement, que des règles strictes d’encadrement permettent une utilisation sécuritaire de l’amiante chrysotile, ces procédures sont, dans la réalité, bien difficilement applicables, surtout à l’extérieur du Québec, comme en Inde ou en Corée, où la majorité du matériau est exporté. « L’amiante, c’est un cadeau empoisonné typiquement canadien au reste de l’humanité », se désole le Dr Fernand Turcotte. (Jessica Nadeau, Relance de la mine Jeffrey: regards d’opposants. Le Devoir, 21 juillet 2012, http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/355061/relance-de-la-mine-jeffrey-regards-d-opposants)

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AMIANTE – VERS «UN DÉSASTRE DE SANTÉ PUBLIQUE»

Un comité international d’épidémiologistes condamne l’utilisation de l’amiante sous toutes ses formes

Toutes les formes d’amiante, dont le chrysotile, sont susceptibles de causer des cancers, le mésothéliome, l’amiantose et d’autres maladies, soulignent des épidémiologistes de partout à travers le monde.

Des épidémiologistes de partout sur la planète unissent leurs voix pour demander le bannissement de l’amiante.

Ce pavé dans la mare vise à faire contrepoids au discours des gouvernements et des industriels qui prétendent que la science ouvre la porte à l’utilisation sécuritaire de l’amiante.

Le document, consulté par Le Devoir, demande que l’extraction, l’utilisation et l’exportation d’amiante sous toutes ses formes soient bannies à l’échelle mondiale. […]

« J’espère que notre prise de position va faire réfléchir le premier ministre Jean Charest et l’industrie qui prétendent que l’amiante peut être utilisé de façon sécuritaire », dit Colin Soskolne. « Pour une raison étrange et inexplicable, certains n’écoutent pas la science et soutiennent une position idéologique, ajoute-t-il. Il est faux de prétendre qu’il y a toujours une controverse scientifique au sujet de l’amiante. » Pour lui, la décision de Québec d’appuyer la relance de la mine Jeffrey, dont le minerai sera majoritairement exporté, est « honteuse ». […]

Les preuves scientifiques sont accablantes : toutes les formes d’amiante, dont le chrysotile, sont susceptibles de causer des cancers, le mésothéliome, l’amiantose et d’autres maladies, souligne le comité mixte. Il ajoute que si on ne freine pas « l’utilisation accrue » de la fibre, nous nous dirigeons tout droit vers « un désastre de santé publique » et des « morts prématurées », et ce, pour des décennies à venir dans les pays en voie de développement où il est exporté, « répétant l’épidémie à laquelle nous assistons aujourd’hui dans les pays développés ». […]

« À la lumière des preuves scientifiques irréfutables du danger de l’exposition à l’amiante sous toutes ses formes pour la santé humaine, nous sommes très inquiets que des gouvernements mettent imprudemment en péril non seulement leurs propres citoyens en laissant l’exploitation et la commercialisation et l’amiante continuer, mais aussi les citoyens des pays où cet amiante sera utilisé », écrivent-ils.

(Amélie Daoust-Boisvert, Le Devoir, 24 juillet 2012, http://www.ledevoir.com/societe/sante/355231/vers-un-desastre-de-sante-publique?utm_source=infolettre-2012-07-24&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne)

Campagne électorale en vue – Le Québec à la recherche d’une femme ou d’un homme d’État

« Périclès avait de l’influence en raison de la considération qui l’entourait et de la profondeur de son intelligence. Il était d’un désintéressement absolu ; sans attenter à la liberté, il contenait la multitude qu’il menait. N’ayant acquis son influence que par des moyens honnêtes, il n’avait pas à flatter la foule. Grâce à son autorité personnelle, il pouvait lui tenir tête et même lui montrer son irritation. Chaque fois que les Athéniens s’abandonnaient à contre temps à l’audace et à l’orgueil, il les frappait de crainte ; s’ils s’effrayaient sans motif, il les ramenait à la confiance.  »

(Thucydide, 460 – 395 avant notre ère, Histoire de la Guerre du Péloponnèse, II, 65, cité au http://www.academie-en-ligne.fr/Ressources/7/HG20/AL7HG20TDPA0111-Sequence-03.pdf)

Périclès était un homme d’État athénien (vers 495-429 avant notre ère). Réélu chef de l’État à maintes reprises (au moins quinze fois), il contribua fortement à la démocratisation d’Athènes.

PALESTINE ET ISRAËL : COMMENT ÇA VA?

LE CENTRE D’ACTUALITÉS DE L’ONU (UNNEWS) NOUS DONNE DES NOUVELLES.

UN EXPERT DE L’ONU CONDAMNE L’ISOLEMENT CELLULAIRE D’ENFANTS PALESTINIENS PAR ISRAËL

Source : CENTRE D’ACTUALITÉS DE L’ONU (UNNews)

New York, Jul 20 2012 12:50PM

20 juillet 2012 – Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, Richard Falk, a condamné vendredi le recours, par Israël, à l’isolement cellulaire des enfants palestiniens. Cette pratique contraire au droit international a été documentée par le Comité spécial de l’ONU sur les pratiques israéliennes dans les Territoires occupés.

« Le recours par Israël à l’isolement cellulaire des enfants constitue une violation flagrante des droits de l’homme », a déclaré M. Falk dans un communiqué de presse, en se disant « scandalisé » qu’Israël puisse envisager d’y recourir contre des enfants.

« L’isolement cellulaire des enfants palestiniens qui protestent de façon pacifique contre leurs conditions de détention, notamment par des grèves de la faim, est une violation épouvantable des droits de ces enfants », a dénoncé M. Falk.

En juin, un garçon de 15 a été placé en isolement pendant cinq jours pour avoir entamé une grève de la faim, un autre, âgé de 16 ans, a subi le même sort pendant sept jours pour avoir accroché un drapeau palestinien dans la cellule qu’il partageait avec ses codétenus. Un troisième adolescent a passé 12 jours en isolement pendant son interrogation dans la prison d’Al Jalame.

« Ces violations systématiques sont préoccupantes et constituent un traitement inhumain, cruel, dégradant et illégal. Plus grave encore, elles mettent en danger la santé physique et mentale des prisonniers mineurs », a affirmé le Rapporteur spécial.

« Je condamne les opérations et procédures d’arrestation d’Israël, pendant lesquelles des enfants palestiniens sont menottés et ont les yeux bandés. En outre, les conditions de détention sont déplorables, les enfants étant souvent obligés de dormir par terre ou sur des banc en béton dans des cellules sans fenêtres », a-t-il ajouté.

Le Rapporteur spécial a également critiqué le fait que les enfants concernés, et en particulier ceux de Gaza, sont privés de la visite de leurs familles et de leurs avocats, les isolant et les intimidant encore davantage.

M. Falk a donc exhorté le gouvernement israélien à prendre des mesures urgentes pour veiller à ce que le traitement des mineurs palestiniens soit conforme au droit humanitaire international, en particulier à la Convention sur les droits des enfants.

Selon le Rapporteur spécial, 53 cas d’isolement cellulaire d’enfants palestiniens par Israël ont été répertoriés depuis 2008 par l’ONG internationale Défense des enfants.

Jul 20 2012 12:50PM

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Veuillez consulter le site du Centre de nouvelles ONU pour plus d’information http://www.un.org/french/newscentre/

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Un expert de l’ONU dénonce la recrudescence des démolitions de maisons palestiniennes

source : Centre d’actualités de l’ONU, http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=28460&Cr=Palestiniens&Cr1=

27 juin 2012 – Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, Richard Falk, a averti mercredi que le nombre de personnes touchées par les démolitions de bâtiments palestiniens a augmenté de 87% depuis l’an dernier. Il a exhorté le gouvernement israélien à cesser ces destructions et à respecter son obligation de protéger le droit au logement.

« Cette année, les autorités israéliennes ont déjà démoli plus de 330 bâtiments et structures palestiniens, dont des maisons, des refuges pour animaux, des châteaux d’eau et des routes. De telles démolitions constituent autant de violations des droits de plus de 2.100 Palestiniens », a affirmé l’expert indépendant de l’ONU dans un communiqué de presse, soulignant que la moitié des 536 Palestiniens déplacés cette année à cause des démolitions sont des enfants.

M. Falk a cité l’exemple inquiétant du couple palestinien Salim et Arabiya Shawamreh. « La maison qu’ils occupent avec leurs cinq enfants a été démolie cinq fois en l’espace de 14 ans. Même si elle sera reconstruite le mois prochain, la famille vit sous la menace constante d’une nouvelle démolition ».

« Vivre sous une telle menace n’est pas propice à élever des enfants », a relevé M. Falk, qui a rencontré Salim lors de sa visite dans la région en février dernier. « La menace constante des bulldozers israéliens rend impossible l’atmosphère indispensable au bien-être des enfants. »

M. Falk a également fait part de sa préoccupation concernant la communauté palestinienne de Susiya, installée dans le sud de la Cisjordanie : « Si les consignes de démolition sont appliquées, plus de 160 Palestiniens seront déplacés de force, dont 120 enfants. C’est une situation intenable ».

« Les colons israéliens développent leurs implantations illégales à proximité de Susiya, sans aucun effort du gouvernement d’Israël pour les en empêcher. En même temps, la Cour suprême israélienne facilite la démolition de maisons palestiniennes dans la zone », a rappelé M. Falk, rappelant que suite à un appel de l’organisation de colons israéliens Regavim, la Cour suprême avait donné l’ordre de démolir des maisons palestiniennes à Susiya.

« De telles discriminations font partie intégrante de l’occupation israélienne de la Palestine », a souligné le Rapporteur spécial. « Si les autorités israéliennes souhaitent respecter leurs obligations internationales, ils doivent invalider les ordres de démolition contre les Palestiniens à Susiya et veiller à ce que des gens comme Salim, son épouse et leurs enfants ne vivent dans la peur de voir les bulldozers israéliens détruire leur maison et leur tranquillité ».

M. Falk présentera le 2 juillet son rapport annuel au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.

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L’ONU rappelle le caractère illégal des colonies et du mur de séparation israéliens en Cisjordanie

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L’ONU rappelle le caractère illégal des colonies et du mur de séparation israéliens en Cisjordanie

source : Centre d’actualités de l’ONU, http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=28329&Cr=colonies&Cr1=

7 juin 2012 – Suite à l’annonce, par le gouvernement israélien, de la construction de 300 nouveaux logements dans la colonie de Beit El en Cisjordanie, le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, a répété jeudi que l’ensemble des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés étaient illégales au regard du droit international.

« Toute construction de colonie sur des terrains appartenant à des particuliers palestiniens ou ailleurs dans les territoires palestiniens occupés est contraire au droit international », a réaffirmé M. Serry dans un communiqué de presse.

D’après les médias, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a annoncé la construction des nouveaux logements à peine quelques heures après le rejet, par le parlement israélien, d’une proposition visant à légaliser des colonies « sauvages ».

Jugeant cette annonce « très préoccupante », M. Serry a réitéré l’avertissement qu’il a récemment formulé devant le Conseil de sécurité : « Si les parties prenantes ne saisissent pas l’opportunité qui se présente actuellement, elles doivent comprendre que la conséquence ne sera pas simplement le ralentissement de la marche vers une solution à deux États. En lieu et place de cela, nous irons vers la réalité d’un État unique, en nous éloignant d’autant plus de la paix dans la région ».

Cette déclaration coïncide avec la publication, par l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA), d’une étude réalisée en collaboration avec l’Institut de recherches appliquées de Jérusalem qui démontre l’impact néfaste, aussi bien pour les réfugiés palestiniens que pour l’environnement, du mur de séparation construit par Israël sur les territoires palestiniens occupés.

L’étude s’appuie sur des données collectées auprès de plus de 170 communautés touchées par le mur, ainsi que d’agriculteurs empêchés d’accéder à leurs terres. Le mur serait responsable de la dégradation des terres, d’inondations et de la destruction de ressources aquifères. Au nombre de ses conséquences dévastatrices, il prive les Palestiniens touchés de leurs moyens de subsistance, tels que les éleveurs de bétail privés d’accès aux pâturages.

« L’étude présentée aujourd’hui démontre une fois de plus que le mur a non seulement un impact dévastateur sur les moyens de subsistance des réfugiés palestiniens, mais également sur l’environnement de la région », a expliqué le Directeur des opérations de l’UNRWA en Cisjordanie, Felipe Sanchez.

Le Directeur général de l’institut de recherches appliquées de Jérusalem, Dr. Jad Isaac a souligné que « l’étude souligne une fois de plus la nécessité pour la communauté internationale d’intervenir de toute urgence pour qu’Israël suive l’avis consultatif rendu par la Cour de justice internationale en 2004 et qui demande la cessation immédiate du mur et le démantèlement des parties déjà construites ».

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La situation des travailleurs palestiniens très préoccupante, selon l’OIT

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La situation des travailleurs palestiniens très préoccupante, selon l’OIT

Source : Centre d’actualités de l’ONU, http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=28301&Cr=Palestine&Cr1=

4 juin 2012 – La situation des travailleurs dans les territoires palestiniens occupés est extrêmement préoccupante, a révèle le rapport annuel de l’Organisation internationale du Travail (OIT), présenté lundi.

C’est avant tout le résultat de la réalité de l’occupation sur le terrain et de l’expansion sans répit des colonies israéliennes, qui provoque un rétrécissement de l’espace de développement des Palestiniens, constate le rapport, soumis à la 101ème session de la Conférence internationale du Travail, qui se tient du 30 mai au 15 juin.

Ce constat est particulièrement vrai dans la « zone C » de la Rive occidentale, qui devrait former une partie essentielle du futur État palestinien. Couvrant 60% de la superficie de la Rive occidentale, cette zone continue d’être entièrement soumise au contrôle d’Israël. Les Palestiniens s’y voient refuser l’accès à leurs moyens de subsistance, ainsi qu’à leurs proches.

« Le processus de paix est plus figé qu’il ne l’a jamais été depuis les Accords d’Oslo de 1993 », a constaté le Directeur général de l’OIT, Juan Somavia, dans la préface au rapport. D’après lui, l’évolution de la situation sur le terrain réduit sérieusement la possibilité d’une solution négociée à deux États.

« Ceci s’explique par une combinaison particulièrement néfaste d’éléments: intransigeance politique, incapacité des acteurs externes à aider les parties ou à exercer une influence réelle sur elles, volatilité dans la région, incertitude quant au processus de réconciliation palestinienne. »

A l’occasion de la publication du rapport, le Directeur général plaide pour une logique de paix et de développement basée sur une vision à long terme des intérêts en matière d’économie, d’emploi et de sécurité pour tous les travailleurs, aussi bien dans les territoires palestiniens occupés qu’en Israël.

M. Somavia a cependant exprimé sa grande préoccupation à propos de la réponse des partenaires de la coopération internationale, « plus timide qu’auparavant ». Cela complique encore la tâche qui consiste à assurer un niveau minimum de subsistance pour une grande partie de la population.

Le rapport assure qu’il n’existe aucune alternative juste et viable à la fin de l’occupation des territoires palestiniens. « L’économie palestinienne a atteint des limites qui ne peuvent être dépassées sans agir sur les deux contraintes auxquelles elle se heurte: l’occupation et la séparation », rappelle le rapport.

Le rapport admet certaines avancées. La tendance à la hausse de la croissance économique que l’on a enregistrée dans le territoire palestinien occupé entre 2008 et 2010 s’est poursuivie en 2011, avec un PIB qui a augmenté de 10,7%. Ce chiffre global a été considérablement majoré par une hausse de 26,6 % du PIB à Gaza.

Le rapport avertit néanmoins que la croissance à Gaza « est loin d’être un indicateur d’une économie saine, puisqu’elle découle essentiellement de l’essor du secteur de la construction – alimenté par l’économie des tunnels –, conjugué à une hausse des matériaux de construction autorisés à transiter par Israël pour les projets de reconstruction d’organisations internationales. »

Si le taux de chômage dans le territoire palestinien occupé est passé de 23,7% en 2010 à 21% en 2011, c’est en premier lieu grâce à une réduction du taux de chômage à Gaza de plus de 9%. Mais le chômage en général reste encore supérieur à ce qu’il était en 2000.

Les perspectives d’emploi sont clairement l’un des principaux défis pour la jeunesse palestinienne, selon le rapport. L’an dernier, 53,5% des jeunes femmes et 32,2% des jeunes hommes âgés de 15 à 24 ans étaient au chômage. Étant donné que 71% des Palestiniens ont moins de trente ans, le rapport exhorte à agir immédiatement pour faire face à la crise de l’enseignement à Jérusalem-Est, pour faire cesser la démolition des écoles dans la Rive occidentale et enrayer l’érosion des compétences à Gaza.

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Jérusalem-Est : l’ONU condamne l’expulsion de Palestiniens

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Jérusalem-Est : l’ONU condamne l’expulsion de Palestiniens

Source : Centre d’actualités de l’ONU, http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=28017&Cr=Palestine&Cr1=

18 avril 2012 – Un haut responsable des Nations Unies a condamné l’expulsion mercredi de deux familles palestiniennes de leurs domiciles à Jérusalem-Est et a appelé à la fin de telles violations du droit international.

L’expulsion ce mercredi fait suite à des poursuites en justice contre ces familles par une association israélienne, selon un communiqué de presse publié par le Bureau du Coordonnateur spécial de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient (UNSCO).

L’association aurait l’intention de construire des logements sur ce terrain, qui est situé dans le quartier de Beit Hanina.

« Les expulsions de Palestiniens de leurs domiciles et de leurs propriétés dans les territoires occupés vont à l’encontre du droit international, notamment de la Quatrième Convention de Genève, et devraient cesser », a dit Maxwell Gaylard, le Coordonnateur spécial adjoint.

Les membres de la famille An Natsha, qui sont enregistrés comme réfugiés auprès de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA), ont signalé par le passé avoir été victimes de harcèlement et d’intimidations par des groupes de colons israéliens, selon l’UNSCO. L’UNRWA fournit assistance et protection à 5 millions de réfugiés palestiniens dans la région.

La propriété a été désormais mise sous scellés, et les biens personnels des familles ont été retirés.

De hauts responsables de l’ONU, dont la Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, et la Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires, Valerie Amos, ont appelé de manière répétée à la fin de la politique d’expulsions, tout en notant que l’installation de citoyens israéliens dans les Territoires palestiniens occupés était clairement prohibée par le droit international.

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L’ONU inquiète du sort des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes

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L’ONU inquiète du sort des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes

Source : Centre d’actualités de l’ONU, http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=27924&Cr=Palestiniens&Cr1=Isra%EBl

3 avril 2012 – A l’occasion d’une réunion internationale mardi à Genève sur la question de la Palestine, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est inquiété du sort des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes, et notamment ceux en détention administrative.

« De nombreux problèmes sur le terrain requièrent une attention urgente, dont le sort des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes. J’ai fait part de mes préoccupations concernant ce problème à de nombreuses reprises, y compris lors de ma visite dans les Territoires palestiniens occupés en février. Alors que le nombre de prisonniers a diminué, on compte encore quelques 4.400 individus, dont environ 200 enfants », a dit Ban Ki-moon dans un message lu par le Coordonnateur humanitaire de l’ONU pour les Territoires palestiniens occupés, Maxwell Gaylard.

Il a noté que plus de 300 Palestiniens étaient en détention administrative. Certains d’entre eux ont protesté contre cette situation en faisant des grèves de la faim. La détention administrative est pourtant prévue seulement dans des circonstances précises et exceptionnelles, pour une durée courte et sans porter préjudice aux droits des prisonniers, a souligné Ban Ki-moon.

« Les personnes détenues devraient avoir le droit de mettre en question leur détention et, dans l’absence d’inculpation formelle, elles devraient être relâchées sans attendre. L’ONU continue de suivre de près le sort de ceux en détention, et de signaler leur situation aux autorités israéliennes. J’appelle Israël à respecter ses obligations selon le droit international, dont la quatrième Convention de Genève », a dit le Secrétaire général.

Les arrestations de membres du Conseil législatif palestinien et le transfert forcé de certains d’entre eux de Jérusalem-Est à Ramallah est également une source d’inquiétude pour la communauté internationale en raison des implications pour les résident palestiniens de Jérusalem-Est.

« Ces déportations approfondissent le fossé entre les sociétés palestinienne et israélienne. Afin de renforcer la confiance, les deux parties prenantes doivent prendre des initiatives courageuses, dont la remise des prisonniers palestiniens à l’Autorité palestinienne », a déclaré M. Ban.

Plus généralement, le Secrétaire général de l’ONU a rappelé que le processus de paix au Moyen-Orient se trouvait actuellement dans une impasse dangereuse.

« L’année a commencé avec un effort encourageant du gouvernement jordanien pour réunir les Israéliens et les Palestiniens pour des négociations directes, mais une fois de plus, les obstacles les ont empêchés de trouver un terrain d’entente suffisant pour continuer », a-t-il noté.

La date butoir fixée par le Quatuor sur le Moyen-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et Nations Unies) pour trouver un accord d’ici la fin de l’année reste d’actualité selon M. Ban et le Quatuor poursuit cet objectif. Parallèlement les activités pour renforcer les capacités de l’Autorité palestinienne se poursuivent.

« Un Etat palestinien viable vivant dans la paix et la sécurité aux côtés d’Israël aurait dû voir le jour depuis longtemps », a souligné Ban Ki-moon. « La seule façon d’y parvenir passe par des négociations pour résoudre les problèmes de statut permanent, des frontières, de la sécurité, de l’eau, des réfugiés et de Jérusalem ».

« Une nouvelle dynamique politique entre les Israéliens et les Palestiniens est essentielle dans les mois à venir. Sans cela, chaque jour deviendra de plus en plus incertain. Nous devons avancer rapidement vers la paix et créer des relations israélo-palestiniennes plus confiantes dans tous ses aspects, y compris pour la question importante des prisonniers palestiniens », a conclu le Secrétaire général de l’ONU.

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ONU : la situation entre Palestiniens et Israéliens demeure difficile et incertaine

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ONU : la situation entre Palestiniens et Israéliens demeure difficile et incertaine

Source : Centre d’actualités de l’ONU, http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=27879&Cr=Palestine&Cr1=

27 mars 2012 – Le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, a affirmé mardi devant le Conseil de sécurité que la situation entre Palestiniens et Israéliens demeurait, en l’absence d’horizon politique, « incertaine et difficile ».

« Sans horizon politique, il va devenir de plus en plus difficile d’appuyer les progrès accomplis en vue de l’établissement d’un État palestinien, tandis que l’absence de progrès peut facilement céder la place à des tendances négatives qui rendraient chaque jour plus incertain », a-t-il estimé lors d’un exposé devant le Conseil de sécurité.

M. Serry a souligné qu’aucun progrès politique n’avait été enregistré au cours du mois écoulé, alors que la violence et l’instabilité se sont poursuivies sur le terrain, en particulier à Gaza, et que l’Autorité palestinienne doit affronter une situation « de plus en plus précaire ».

C’est ce climat incertain que le Quatuor sur le Moyen-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et Nations Unies) aura à traiter lors de sa réunion le 11 avril, à Washington », a-t-il poursuivi. Il a ainsi invité celui-ci à « assumer ses responsabilités en dirigeant des efforts collectifs visant à surmonter l’absence de confiance et de résultats afin de ne pas perdre de vue l’objectif ultime et accepté d’une solution à deux États ».

Le Coordonnateur spécial a mis l’accent sur le fait qu’il n’existe actuellement aucun terrain d’entente pour reprendre les pourparlers directs, les perspectives d’une évolution positive demeurant à cet égard « minces ». « L’absence d’un horizon politique commence à nuire à la viabilité d’un futur État palestinien », a-t-il dit, en exhortant parallèlement les deux parties à éviter toute provocation qui serait nuisible pour le processus de paix.

M. Serry, qui a énuméré, au cours de son exposé, certains des incidents violents en Cisjordanie et fait état de la poursuite de l’activité israélienne de colonisation, s’est également arrêté sur les violences à Gaza, qui ont connu, du 11 au 13 mars, une escalade, la « plus importante depuis l’opération Plomb durci », a-t-il fait remarquer.

Un calme relatif, mais qui demeure « fragile », a été instauré le 13 mars grâce à la médiation égyptienne, a affirmé le Coordonnateur spécial, qui a condamné les attaques à la roquette contre Israël à partir de Gaza, tout en exhortant Israël à faire preuve de retenue.

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Les colons israéliens entravent l’accès des Palestiniens à l’eau, selon l’ONU

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Les colons israéliens entravent l’accès des Palestiniens à l’eau, selon l’ONU

Source : Centre d’actualités de l’ONU, http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=27822&Cr=Isra%EBl&Cr1=Palestiniens

19 mars 2012 – Une enquête publiée lundi par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) montre que les Palestiniens sont de plus en plus coupés des sources d’eau en Cisjordanie parce que les colons israéliens prennent le contrôle des points d’eau à coup d’intimidations, de menaces et de violence.

Trente sources sont de cette façon entre les mains de colons israéliens, qui les utilisent de manière exclusive en empêchant l’accès des Palestiniens, selon cette enquête effectuée au cours de l’année dernière.

Selon l’enquête, 56 sources d’eau se trouvent à proximité de colonies israéliennes, dont une majorité sont situées dans la « zone C », qui couvre environ 60% de la Cisjordanie où Israël garde le contrôle sans partage en matière de planification et de construction, et sur des terres qui appartiennent à des personnes privées palestiniennes.

« Malgré une chute de leur débit, les sources d’eau restent la plus importante ressource en eau pour l’irrigation et une source importante pour l’abreuvage des animaux », a indiqué l’étude de l’OCHA. Les sources servent aussi pour couvrir les besoins des Palestiniens eux-mêmes.

L’étude montre que la perte d’accès aux sources et aux terres avoisinantes a réduit les revenus des agriculteurs affectés, qui sont soit obligés d’abandonner la culture de leurs terres soit de voir disparaître une partie considérable des récoltes.

A Genève, la Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay a rappelé lundi que l’expansion des colonies illégales et la violence commise par les colons israéliens contre les Palestiniens constitue le plus grand problème lié au droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés.

« Le gouvernement israélien doit effectuer une enquête pour chaque incident de violence contre les Palestiniens et garantir que les auteurs soient poursuivis en justice », a souligné Mme Pillay lors du débat général au Conseil des droits de l’homme sur la situation dans les Territoires palestiniens occupés et dans d’autres territoires arabes occupés par les Israéliens, dont le Golan syrien.

Mme Pillay a également rappelé que le blocus israélien de la bande de Gaza perpétue la pauvreté, le chômage et la détérioration de la santé publique, de l’éducation et des infrastructures dans le territoire.

La Haut commissaire a également exprimé sa préoccupation concernant les détentions arbitraires et les mauvais traitements infligés à des citoyens, particulièrement à Gaza, et elle a exhorté les dirigeants palestiniens à assurer que toute accusation de mauvais traitement fasse l’objet d’enquêtes rapidement et de façon impartiale.

Elle a aussi qualifié d’ « illégals et injustifiables » les tirs de projectiles de Gaza sur le territoire israélien.

De son côté, le Bureau du Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient a montré dans un récent rapport que les efforts pour établir les institutions du futur Etat de Palestine sont de plus en plus menacés par le manque de moyens financiers de l’Autorité palestinienne et par l’absence de règlement du conflit.

Le rapport préparé par le Comité ad-hoc de liaison, qui est composé de 15 membres chargés d’agir comme mécanisme de coordination pour l’assistance au peuple palestinien, fait état de progrès réalisés par l’Autorité palestinienne dans différents domaines, dont la délivrance de services sociaux de base et le renforcement des capacités des forces de sécurité.

L’Autorité palestinienne continue cependant à faire face à des défis pressants pour couvrir le manque de financement afin de pouvoir honorer ses engagements. « Je suis très inquiet pour la situation financière de l’Autorité palestinienne telle que présentée par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international », a déclaré le Coordinateur spécial de l’ONU, Robert Serry.

« Notre première priorité doit être d’assurer que l’Autorité palestinienne est en mesure de faire face aux manques budgétaires et j’appelle donc l’ensemble des bailleurs de fonds à respecter leurs engagements et de payer en avance les contributions promises. J’exhorte aussi à la conclusion rapide et à la mise en oeuvre d’un accord technique qui renforcerait la collecte de fonds par les autorités palestiniennes », a-t-il ajouté.

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L’ONU déplore l’autorisation par Israël de nouveaux logements dans les colonies

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L’ONU déplore l’autorisation par Israël de nouveaux logements dans les colonies

Source : Centre d’actualités de l’ONU, http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=27647&Cr=Isra%EBl&Cr1=Palestiniens

22 février 2012 – Le Coordonnateur spécial de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, a qualifié mercredi de « regrettable » la décision israélienne d’autoriser la construction de nouveaux logements dans des colonies à l’intérieur du Territoire palestinien occupé.

« Lors de sa récente visite en Israël et dans le Territoire palestinien occupé, le Secrétaire général des Nations Unies [Ban Ki-moon] a réitéré la position bien connue de l’ONU que les colonies sont illégales, contraires aux obligations israéliennes inscrites dans la Feuille de route et qu’elles ne seront pas reconnues par la communauté internationale », a rappelé M. Serry dans une déclaration faite à Jérusalem.

« L’annonce aujourd’hui par Israël de l’approbation d’un grand nombre de nouveaux logements dans la colonie de Shilo, qui se trouve à l’intérieur du Territoire palestinien occupé, et de l’octroi d’un permis rétroactif pour des centaines d’autres logements dans un avant-poste à proximité est déplorable et nous éloigne de l’objectif de la solution à deux Etats », a-t-il ajouté.

Lors de sa visite dans la région au début du mois de février, M. Ban avait réitéré son appel à des progrès dans le processus de paix au Moyen-Orient et avait rappelé le prix lourd de l’occupation sur l’économie palestinienne et sur la vie quotidienne des Palestiniens.

« La question des colonies, qui sont illégales et qui nuisent aux perspectives d’une paix négociée, ont clairement une portée économique. Les colonies et leurs infrastructures limitent sévèrement l’accès des Palestiniens à leurs terres et aux ressources naturelles », avait souligné le Secrétaire général dans un discours prononcé le 6 février.

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L’ONU appelle Israéliens et Palestiniens à s’impliquer dans les négociations

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Ban Ki-moon souligne le coût économique élevé de l’occupation israélienne

Source : Centre d’actualités de l’ONU, http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=27523&Cr=Palestine&Cr1=

6 février 2012 – Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a renouvelé lundi son appel à des progrès dans le processus de paix au Moyen-Orient, citant le coût élevé de l’occupation israélienne pour l’économie palestinienne.

« Les progrès économiques ne peuvent être réalisés et consolidés sans une solution politique crédible à l’horizon », a dit Ban Ki-moon aux participants du Séminaire de l’ONU sur l’assistance au peuple palestinien, qui se déroule au Caire et est organisé par le Comité de l’Assemblée générale sur l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien.

Le Secrétaire général a pu voir de ses propres yeux la situation sur le terrain et les défis sur le chemin de la paix lors d’un voyage dans la région la semaine dernière qui l’a conduit en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés.

« Lors de ma visite, j’ai vu clairement le coût économique élevé de l’occupation israélienne du territoire palestinien. J’ai réitéré mon appel à mettre fin au conflit et à l’occupation qui a débuté en 1967 », a dit Ban Ki-moon dans son message qui a été lu par le Coordonnateur spécial adjoint de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, Maxwell Gaylard, qui est aussi Coordonnateur humanitaire pour le territoire palestinien occupé.

« La question des colonies, qui sont illégales et pèsent sur les perspectives d’une solution négociée, a clairement une dimension économique. Les colonies et leurs infrastructures restreignent sévèrement l’accès du peuple palestinien à la terre et aux ressources naturelles », a-t-il ajouté.

A cela s’ajoute la violence des colons, a-t-il noté, notant que les restrictions israéliennes à la liberté de mouvement sont une autre entrave importante à la viabilité économique palestinienne en Cisjordanie.

« Cette situation est inacceptable », a dit le Secrétaire général. « Comme je l’ai dit durant ma visite, malgré les mesures israéliennes visant à faciliter la croissance économique, les mesures d’occupation qui étouffent la vie des Palestiniens doivent être annulées ».

Selon lui, cela est d’autant plus important que l’Autorité palestinienne construit les institutions indispensables pour le fonctionnement de la démocratie et d’un futur Etat palestinien.

« Israël peut contribuer de manière significative à la consolidation de ces succès, en préparant le terrain pour une solution négociée à deux Etats », a déclaré le Secrétaire général.

Ban Ki-moon s’est dit aussi préoccupé par la situation financière “fragile” de l’Autorité palestinienne, prévenant que des déficits récurrents pourraient peser sur les progrès ‘impressionnants’ dans la mise en place des institutions. Il a appelé les bailleurs de fonds à octroyer dès que possible leurs contributions pour 2012 à l’Autorité palestinienne.

S’agissant du blocus de Gaza, il a aussi appelé à agir immédiatement, soulignant que l’ouverture complète des points de passage légitimes pour l’importation de matériaux de construction était cruciale pour le relèvement économique de Gaza, et rendrait possible des activités de reconstruction.

« La reprise à grande échelle des exportations, un élément crucial de toute économie, devraient être autorisées, y compris les transferts vers la Cisjordanie et Israël », a-t-il dit. « Tous ces changements politiques peuvent être mis en œuvre tout en tenant compte des préoccupations légitimes d’Israël en matière de sécurité, et peuvent faire une réelle différence dans la vie de nombreux Gazaouis. »

Ban Ki-moon a souhaité que les pourparlers directs qui ont commencé le mois dernier entre les négociateurs israéliens et palestiniens aboutissent bientôt à des négociations substantielles destinées à arriver à un accord pour une solution à deux Etats d’ici à la fin de cette année, comme l’a suggéré le Quatuor sur le Moyen-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et Nations Unies).

« Les dirigeants israéliens et palestiniens doivent afficher la vision, le courage et la détermination nécessaires pour surmonter la méfiance actuelle et arriver à un accord de paix historique qui réponde aux aspirations légitimes des deux côtés », a dit le Secrétaire général.

« Une solution à deux Etats a trop tardé. Le statu quo est inacceptable », a-t-il conclu.

Par ailleurs, Ban Ki-moon a eu une conversation téléphonique lundi avec le Président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Il a souhaité que M. Abbas continue de participer aux efforts de dialogue menés par le Roi Abdallah de Jordanie, a indiqué son porte-parole dans un compte-rendu de la conversation.

« Le Secrétaire général et le Président Abbas ont évoqué les discussions entre le Président et le chef du Hamas, Khaled Meshal, à Doha concernant la formation d’un nouveau gouvernement », a-t-il ajouté. « Le Secrétaire général a souligné que les Nations Unies ont constamment soutenu la réconciliation palestinienne dans le cadre des principes de l’OLP et sous le leadership du Président Abbas. Il a noté que la réconciliation palestinienne et les négociations avec Israël ne devraient pas être vues comme contradictoires et mutuellement exclusives. »

Selon la presse, le Fatah et le Hamas se sont mis d’accord, lors d’une réunion lundi 6 février au Qatar, pour former un gouvernement d’union chargé à la fois de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, qui sera dirigé par Mahmoud Abbas.

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En visite à Gaza, Ban Ki-moon appelle Israël à alléger davantage le blocus

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Tire, tire la lirette – 20 juillet 2012

Conseil aux aspirants députés : tenez-vous au-dessus de la mêlée électorale, là où la vérité respire mieux.

Les bons journaux, les bonnes revues, les bons livres vivifient les qualités intellectuelles et morales du lecteur; pas les feuilles de chou. Les abonnés des feuilles de chou ne peuvent pas le comprendre. Investissez dans les feuilles de chou.

Le pouvoir change la perspective : Le Québec indépendant, présidé par Amir Khadir, interdira aux ambassadeurs de porter des souliers.

Ah! les partis politiques! S’ils pouvaient ne pas revenir!

Athènes, au temps de Périclès (Ve siècle) : le véritable gouvernement est la Boulè, dont les 500 membres sont tirés au sort. Ce serait sous Périclès qu’Athènes connut ses années les plus glorieuses. Que diriez-vous de tirer au sort les députés de nos assemblées nationales?

Conscients que leur décision de rendre possible la réouverture de la mine d’amiante Jeffrey n’allait pas améliorer le bilan de santé des populations indienne, chinoise, etc., MM. Jean Charest, Clément Gignac, Raymond Bachand et Yves Bolduc (médecin à temps partiel ou en congé prolongé), tous décideurs éminents du Parti libéral du Québec, au pouvoir actuellement, ont favorisé la création de Transports [sic] médical de l’Amiante, une entreprise dont tout le matériel, y compris les ambulances, a été fabriqué au Québec (l’exploitation de l’amiante a toutes sortes de belles retombées économiques dont doivent se réjouir les Québécois). À noter que M. Lehouillier, député libéral de Lévis, a promis de faire moins de vélo et de prendre le volant d’une ambulance de temps en temps. La photo fait voir une ambulance prête à partir vers le premier nouveau malade de l’amiante, qu’importe où il est (les ambulances sont équipés d’un parfait GPS).

Véhicule de Transports (sic) médical de l’Amiante

Crédit photo : Roger Martel, 2012