Remarques concernant les élections du 4 septembre 2012 au Québec

Rermarques du rédacteur en chef de la revue Relations concernant les élections du 4 septembre 2012 au Québec

ARTICLE – REVUE RELATIONS, septembre 2012, numéro 759

L’urne démocratique

Par Jean-Claude Ravet

 

[]il faudrait instaurer des élections à date fixe. La prérogative du premier ministre de déclencher les élections à la date qui lui convient n’a pas de sens. Au printemps, à la question de journalistes lui demandant si la rumeur d’élections avant les vacances était plausible comme voie de sortie de la crise étudiante, Jean Charest avait répondu que cela aurait été « ignoble » et « grotesque »! Ce qui est ignoble et grotesque, n’est-ce pas plutôt de les avoir déclenchées le 1er août, en pleines vacances d’été alors qu’une bonne partie de la population se repose loin des médias d’information? Ce choix par contre n’est pas surprenant de sa part. Depuis longtemps Jean Charest nous a accoutumé au mépris qu’il affecte pour la démocratie (voir, entre autres, mon édito de février 2009, « L’intrus »). La diabolisation de « la rue » en est aussi un flagrant exemple. Il est vrai qu’il l’a opposée à la majorité silencieuse. Celle-ci, pense-t-il, lui serait acquise et, telle qu’il la conçoit, c’est lui faire une aubaine que de tenir des élections en été : elle lui évite la corvée des débats qu’elle exécrerait. Un simple vote, conquis grâce à des boniments dans lesquels excelle le chef libéral, suffit amplement. Or, si celui-ci devait avoir réussi ce pari, ce serait un triste jour pour la démocratie québécoise.

 

[] le mode de scrutin majoritaire uninominal à un tour devrait être changé pour un mode proportionnel adéquat qui mette un terme à l’opposition viciée entre le vote dit stratégique et le vote de conviction. Le mode actuel, valable dans un contexte de bipartisme, ne fait que renforcer le conservatisme et le conformisme, en plus d’être en porte-à-faux avec la pluralité politique et l’effervescence démocratique. Il étouffe les rêves essentiels au souffle de l’action politique.

 

Enfin, une dernière remarque. Peut-être la plus fondamentale. Le résultat du vote, quel qu’il soit, ne doit surtout pas signer la déresponsabilisation des citoyens et des citoyennes. Dans une manifestation nocturne, on pouvait lire récemment sur une pancarte : « Vos urnes sont trop petites pour contenir nos rêves ». Il faudra s’en souvenir. Ce qui ne veut pas dire se détourner des élections : il faut au contraire investir le processus électoral pour ne pas le laisser aux mains des opportunistes et des mesquins. Les élections demeurent une modalité importante dans l’exercice de la citoyenneté, mais celle-ci ne s’arrête pas là, contrairement à ce que voudraient nous le laisser croire ceux qui y cherchent leurs intérêts privés afin de permettre à la dictature du profit de se maintenir et à la servitude volontaire de se légitimer.

 

Plus qu’à toute autre époque, nous avons des défis immenses à relever pour contrecarrer la marchandisation effrénée du monde et du vivant livrés à la prédation maffieuse et boursière. L’approche affairiste des Charest, Legault et consorts ne permet pas de les affronter, pis encore, elle nous embourbe dans une impasse. L’économisme au service des transnationales et des financiers soutient la société comme la corde le pendu, pour paraphraser Bernanos. Il nous faut trancher cette corde et accoucher d’alternatives. Mais surtout ne pas cesser de créer des espaces de délibération, de questionnement, de libération de la parole et de l’imagination. Cette tâche radicale demande de la détermination et du courage. Il se peut que la convoitise revienne au pouvoir, mais elle rencontrera des hommes et des femmes pour défendre le bien commun et la solidarité sociale. Et pas seulement une fois aux quatre ans…

 

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Voterez-vous pour un parti qui vous ment effrontément?

Nouveau billet – Blogue de Françoise David – Une grosse menterie!

30 août 2012

Texte tiré de http://www.quebecsolidaire.net/francoise-david/

Qu’est-ce qu’on peut lire en ce moment dans plusieurs stations du métro de Montréal? Une grosse menterie péquiste. Il faudrait, dit ce parti, un gouvernement majoritaire péquiste pour abolir les droits de scolarité universitaires. Faux! Un simple décret ministériel suffirait.

Il faudrait aussi cette majorité pour abolir la loi spéciale. Faux: l’article 36 de cette loi mentionne que « Les dispositions de la présente loi cesseront d’avoir effet le 1er juillet 2013 ou à la date ou aux dates antérieures fixées par le gouvernement. » Cet article met dans les mains du Conseil des ministres d’un gouvernement, majoritaire ou minoritaire, la possibilité de mettre fin à la loi spéciale.

Je suggère vigoureusement aux militants-es sincères du Parti québécois d’exiger de leur direction qu’elle cesse de propager ces menteries qui nuisent à la crédibilité-même de leur parti.

En cette fin animée de campagne, je propose que nous demeurions sur le terrain des idées, des projets, des visions pour un Québec prospère pour tous-tes, vert, souverain.

Françoise David

La pub en question :

Électeurs et électrices du Québec, votez donc selon ses convictions!

Voter selon ses convictions

Le Devoir, http://www.ledevoir.com/politique/elections-2012/357926/voter-selon-ses-convictions

29 août 2012

Jonathan Guilbault – Séminariste au Grand Séminaire de Montréal 29 août 2012 Élections 2012

Ces dernières semaines, certaines personnalités comme Bernard Émond et Jean-François Lisée ont appelé au vote stratégique. Or, c’est surtout une stratégie à court terme qu’elles préconisent, déterminée par un sentiment d’urgence qu’elles contribuent grandement à alimenter, au diapason du PLC et du PQ.

Dans leur perspective, le salut national se jouerait aux élections du 4 septembre. Par conséquent, nous serions obligés, en conscience, de tout faire pour éviter le scénario catastrophe dont ils brossent allègrement les contours. Leur raisonnement tient la route, mais il est douteux qu’ils aient raison sur la portée du prochain scrutin.

Certes, la campagne actuelle présente un intérêt certain, et donner sa voix pour l’un ou l’autre des partis ne sera pas indifférent. Cependant, j’ai peine à croire que nous sommes à la croisée des chemins et qu’il faudrait à tout prix sacrifier notre appui au parti de nos convictions au profit du parti du moindre mal.

Si vraiment l’élection du PQ signifiait « souveraineté », celle du PLQ « unique salut économique » ou « perdition », celle de la CAQ « changement radical et fin absolue de la corruption », je me sentirais peut-être autorisé à voter dans la seule perspective du prochain mandat. Mais ces slogans simplistes n’ont rien à voir avec la situation réelle.

Le véritable enjeu me semble ailleurs. On pouvait être « carré rouge » ou pas, mais il me paraît indéniable qu’il y aura, dans la vie politique québécoise, un « avant » et un « après » la crise étudiante. Une portion substantielle de la population a saisi le kaïros, c’est-à-dire le « moment propice », pour témoigner de leur espoir que la mécanique politique pouvait tourner autrement. Les défenseurs de notre démocratie parlementaire ont incité les manifestants à s’exprimer aux urnes plutôt que dans la rue. Fort bien. Mais maintenant, il reste à prouver que le passage aux urnes peut vraiment servir de matrice à une démocratie vivante.

Avant même de parler de scrutin proportionnel ou de toute autre modification au système actuel – il faudrait toutefois en arriver là -, la meilleure façon d’honorer ce qu’il y avait de plus noble dans le mouvement de contestation de ce printemps n’est pas tellement de « chasser les libéraux » ou de remporter la bataille des droits de scolarité, bien que cela puisse avoir son importance ; la meilleure façon de l’honorer, pour l’instant, est tout simplement de voter conformément à ses convictions.

Genèse de changement

Les appuis donnés aux tiers partis ne sont pas perdus : ils donnent de la légitimité à des partis ayant le potentiel de devenir des canaux démocratiquement acceptables d’opposition, de résistance. Ils peuvent contribuer à donner de l’élan à une future vague qui, elle, changera peut-être la vie politique québécoise en profondeur. Ces appuis sont peut-être la genèse d’un kaïros à venir.

Bref, puisqu’il n’y a pas péril en la demeure, adopter une stratégie à court terme (mettre entre parenthèses ses convictions pour un moindre mal), c’est plus ou moins entretenir le statu quo dans la manière d’exercer sa voix en démocratie. C’est faire le jeu des « grands » partis se diabolisant les uns les autres, par-delà tout souci du bien commun.

Mieux vaut voter pour le parti de nos convictions, celui pour lequel il n’est pas exclu qu’on s’engage d’une façon ou d’une autre, car ce n’est qu’ainsi qu’on risque de purifier notre manière de faire démocratie. Ne pas céder à la peur des épouvantails, des apocalypses annoncées, c’est aussi faire preuve de stratégie, mais de stratégie à long terme.

***

Électrices et électeurs de Lévis, pour qui voterez-vous?

Voterez-vous pour la Coalition Avenir Québec?

C’est quoi, la CAQ? Est-il possible que les Québécois la connaissent très mal… L’un de ses fondateurs, M. Charles Sirois, homme d’affaires millionnaire, est étrangement absent de la campagne électorale, il est étrangement muet; il aurait pu être au nombre des aspirants députés, pour défendre les idées de son parti; préfère-t-il agir dans l’ombre, à l’insu du peuple, comme Paul Desmarais? Est-il occupé à bâtir on ne sait pas quoi, à élaborer un plan pour privatiser Hydro-Québec, qui fait saliver bien des gens d’affaires? On ne sait pas. Si François Legault nous disait que M. Sirois est en vacances dans un paradis (fiscal?), le croirions-nous? Jacques Duchesneau, lui, voudrait certainement vérifier… Quant au candidat de la CAQ dans Lévis, on sait que c’est un homme d’affaires comme il y en a tant. Naturellement, les gens d’affaires ont le droit de chercher à devenir députés; mais avant d’entrer à l’Assemblée nationale, il faudrait qu’ils découvrent qu’un État ou une province ne se dirige pas comme une entreprise, que l’État et l’entreprise n’ont pas du tout les mêmes raisons d’être; malheureusement, la plupart des gens d’affaires se lancent en politique parce qu’ils pensent qu’un État doit être dirigé comme une usine (catastrophe assurée pour le peuple).

Voter pour la CAQ, c’est voter pour un parti dont le chef s’affiche en compagnie de femmes qui aspirent à devenir députées de la CAQ au cours de la présente campagne électorale, mais qui omet de dire que c’est son parti qui présente le moins de candidats de sexe féminin; l’image que la CAQ présentait était donc trompeuse (c’est Québec solidaire qui compte le plus de femmes parmi ses candidats). Ne votons pas pour un parti qui tente de manipuler les électrices et les électeurs.

Voterez-vous pour le Parti québécois?

Que deviendra le PQ après le 4 septembre? S’il n’est pas au pouvoir, la course à la succession de Pauline Marois commencera vite et elle sera féroce; s’il est au pouvoir, une pluie d’affrontements entre péquistes nous tomberont dessus : lutte entre les partisans et les adversaires de Madame Marois, lutte entre les gens de la gauche et les gens du centre ou de la droite (par exemple, entre Jean-François Lisée et Stéphane Labrie, candidat dans Lévis, si jamais ils deviennent députés)… Peut-on mener correctement une barque quand les passagers se chamaillent tout le temps! Ici, la barque, ce serait notre gouvernement.

Voterez-vous pour le péquiste Stéphane Labrie? Quand ce dernier présidait la Chambre de commerce de Lévis, il appuyait le projet Rabaska (à titre de lobbyiste, par-dessus le marché); le candidat qu’il est aujourd’hui s’oppose au projet Rabaska; demain, dans six mois, dans un an, se battra-t-il de nouveau pour que Rabaska se réalise? M. Labrie sait que le PQ, comme la CAQ, ne pousse pas fort pour que le Québec se tourne résolument vers les énergies non polluantes. Ne votons pas pour un parti qui use de détours ou de faux-fuyants pour retarder le moment de prendre les “vraies” décisions en matière d’environnement (la tergiversation est un grand mal au PQ : exportation de notre amiante, référendum, changement de notre mode de scrutin, etc.).

Voterez-vous pour le Parti libéral du Québec

C’est gênant de voter pour un parti dont le bilan éthique est catastrophique et carrément honteux. C’est gênant de voter pour un parti qui a négligé la lutte pour la protection du caractère français du Québec. C’est gênant de voter pour un parti qui a choisi d’exporter l’amiante du Québec qui va rendre malade et tuer. C’est gênant de voter pour un parti qui, depuis l’adoption de la Loi 115 qui réglemente les « écoles passerelles » « autorise en continu des demandes d’accès à l’enseignement en anglais public (financé par l’État) » (http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2012/03/20120327-063216.html). Ne votons pas pour un parti qui vient de gouverner pendant neuf ans et qui affiche un bilan franchement inacceptable.

Voterez-vous pour Gilles Lehouillier? C’est gênant de voter pour un candidat qui a approuvé tout ce que son parti a fait, quand son parti présente un bien triste bilan. Le PLQ nous présente M. Lehouillier comme « un Lévisien d’abord et avant tout ». Madame Valérie Guilloteau, candidate de Québec solidaire, n’est pas moins Lévisienne que son adversaire libéral : elle est née et habite à Lévis et c’est la troisième fois qu’elle est la candidate de Québec solidaire dans Lévis. De plus, elle a montré qu’elle sait se dévouer pour son milieu et pour la planète: elle a lutté contre Rabaska, elle a apporté sa collaboration à la coop Tendre Vert, elle a été active au sein d’Amnistie internationale. Valérie Guilloteau enseigne et veille, avec son compagnon, sur cinq jeunes enfants. 

Voterez-vous pour Québec solidaire?

Tasha Kherriddin est journaliste au National Post, elle a été la vice-présidente de l’Institut économique de Montréal et directrice de la section québécoise de l’Institut Fraser, bref, ce n’est pas une femme de gauche, au contraire. Mais c’est elle qui a appelé Françoise David « la souverainiste honnête »… (c’était au Téléjournal de Radio-Canada, le 23 août 2012, http://www.radio-canada.ca/emissions/telejournal/2011-2012/integrales.asp). Honnêteté, idéal, voilà des mots que l’on associe à Québec solidaire. Un autre terme qui colle à la peau de Québec solidaire : bien commun.

Ces semaines-ci, pendant la campagne électorale, on a l’impression qu’un seul parti, Québec solidaire, a une vision d’ensemble de l’État et de ses politiques : le Parti libéral met en vedette son Plan Nord et avance que ce Plan devrait créer de la richesse et des emplois; Québec solidaire semble le seul à savoir qu’un projet comme le Plan Nord créera aussi des inégalités sociales auxquelles le gouvernement devra faire face et qui auront un prix humain et économique (ces inégalités découleront entre autres du fait que le Plan Nord amènera dans des régions des travailleurs qui seront mieux payés que la plupart de leurs nouveaux concitoyens et que la présence de ces nouveaux travailleurs entraînera une augmentation du coût de la vie pour tous les citoyens). Autre exemple de la vision globale de Québec solidaire : qui parle des 750 000 Québécois qui n’ont pas un revenu suffisant pour combler les besoins de base reconnus (selon le collectif Pour un Québec sans pauvreté)? Lors du débat des quatre chefs, le dimanche 19 août 2012, c’est Françoise David qui a soulevé la question de la lutte contre la pauvreté. Québec solidaire ne ferme pas les yeux pour ne pas voir la pauvreté.

Les coporte-parole de Québec solidaire n’ont jamais touché un salaire secret, ils ne sont pas liés à une autre personne qui fait on ne sait quoi dans les coulisses; leur parti est uni; leur parti offre un programme sérieux, un programme qui se tient et qui est axé sur le bien de toute la population. Québec solidaire est pour le bien-être économique, naturellement; Québec solidaire est pour la justice sociale, naturellement. Le 4 septembre 2012, pourquoi ne pas mettre un peu d’idéal dans l’urne? Le 4 septembre 2012, votons et mettons de l’idéal dans l’urne!

Le Passeur de la Côte (Roger Martel)


Le gouvernement par le peuple ou par l’argent? se demande Jacques Dufresne.

FRANÇOIS LEGAULT NOUS CACHE QUELQUE CHOSE DE GROS. QUOI? IL NOUS CACHE SON RICHISSIME PARTENAIRE CHARLES SIROIS, COFONDATEUR DE LA COALITION AVENIR QUÉBEC (CAQ).

Jacques Dufresne, philosophe né en 1941, fondateur de la revue Critères et cofondateur de l’Encyclopédie de L’Agora, débusque Charles Sirois. Rappelons que M. Sirois est un homme d’affaires qui a réussi; en 2006, selon le canal Argent, il avait plus de 800 millions de dollars dans ses poches, (http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2011/02/20110221-181207.html); en 2009, selon la même source, il a été nommé président du conseil de la banque CIBC, de Toronto; mais « il a été écorché en 2009 par l’ADQ en raison de son implication questionnable dans un Fonds d’intervention économique régional (FIER)», souligne Argent; on reproche aussi à M. Sirois d’avoir « [cautionné] le recours aux filiales étrangères, une pratique légale, mais qui fait perdre des centaines de millions en revenus au Canada » (http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2012/05/20120528-201245.html).

Le texte de Jacques Dufresne

« Au Québec toujours, tout le monde connaît le pouvoir qu’a exercé Paul Desmarais notamment sur les partis libéraux québécois et canadiens. […]

« Il n’a, par contre, presque jamais été question de M. Charles Sirois, co-fondateur de la CAQ, dans la présente campagne électorale. Il est rentré dans les coulisses et c’est précisément de cela qu’il faut s’inquiéter. […].

« Il est encore temps d’informer les électeurs à son sujet. […]

« Je précise d’abord que je n’ai rien contre l’entreprise privée, ni contre la réussite en affaires. Je n’ai que de l’admiration pour des entrepreneurs comme Armand Bombardier. Quand j’ai vu apparaître François Legault en tant que chef de parti, sa réussite en affaires me semblait devoir être mise à son crédit. Jusqu’au jour où j’ai appris comment il avait encaissé ses premiers millions : en vendant ses actions d’Air Transat sans avertir ses partenaires. Il s’enrichissait ainsi lui-même et appauvrissait ses partenaires, et cela dans une conjoncture très difficile pour l’entreprise.

[…]

M. Dufresne parle aussi des investissements de M. Sirois dans la santé. En 2007, M. Sirois, selon La Presse du 15 mai 2007, est en effet devenu partenaire de la clinique privée Plexo. M. Dufresne pose cette question : « À qui profitera le préjugé favorable de la CAQ à l’endroit du privé en santé?, puis celle-ci : « Pourquoi ne trouve-t-on sur le site de Plexo aucune information sur ses propriétaires? »

M. Dufresne termine son texte ainsi : « Mon but est de rappeler aux Québécois qu’en passant des libéraux aux caquistes de François Legault, ils iraient de Desmarais en Sirois, allusion à l’expression bien connue, déjà utilisée par La Fontaine, de Charybde en Scylla [tomber de Charybde en Scylla, c’est échapper à un mal pour tomber dans un autre plus grand]. » 

(Pour lire l’intégrale du texte de M. Jacques Dufresne, allez au http://agora.qc.ca/documents/de_desmarais_en_sirois.)

 


François Legault cache aux Québécois son riche partenaire Charles Sirois, cofondateur de la CAQ. Pourquoi?

Le gouvernement par le peuple ou par l’argent? se demande Jacques Dufresne.

FRANÇOIS LEGAULT NOUS CACHE QUELQUE CHOSE DE GROS. QUOI? IL NOUS CACHE SON RICHISSIME PARTENAIRE CHARLES SIROIS, CONFONDATEUR DE LA COALITION AVENIR QUÉBEC (CAQ).

Jacques Dufresne, philosophe né en 1941, fondateur de la revue Critères et cofondateur de l’Encyclopédie de L’Agora, débusque Charles Sirois. Rappelons que M. Sirois est un homme d’affaires qui a réussi; en 2006, selon le canal Argent, il avait plus de 800 millions de dollars dans ses poches, (http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2011/02/20110221-181207.html); en 2009, selon la même source, il a été nommé président du conseil de la banque CIBC, de Toronto; mais « il a été écorché en 2009 par l’ADQ en raison de son implication questionnable dans un Fonds d’intervention économique régional (FIER)», souligne Argent; on reproche aussi à M. Sirois d’avoir « [cautionné] le recours aux filiales étrangères, une pratique légale, mais qui fait perdre des centaines de millions en revenus au Canada » (http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2012/05/20120528-201245.html).

Le texte de Jacques Dufresne

« Au Québec toujours, tout le monde connaît le pouvoir qu’a exercé Paul Desmarais notamment sur les partis libéraux québécois et canadiens. []

« Il n’a, par contre, presque jamais été question de M. Charles Sirois, co-fondateur de la CAQ, dans la présente campagne électorale. Il est rentré dans les coulisses et c’est précisément de cela qu’il faut s’inquiéter. [].

« Il est encore temps d’informer les électeurs à son sujet. []

« Je précise d’abord que je n’ai rien contre l’entreprise privée, ni contre la réussite en affaires. Je n’ai que de l’admiration pour des entrepreneurs comme Armand Bombardier. Quand j’ai vu apparaître François Legault en tant que chef de parti, sa réussite en affaires me semblait devoir être mise à son crédit. Jusqu’au jour où j’ai appris comment il avait encaissé ses premiers millions : en vendant ses actions d’Air Transat sans avertir ses partenaires. Il s’enrichissait ainsi lui-même et appauvrissait ses partenaires, et cela dans une conjoncture très difficile pour l’entreprise.

[]

M. Dufresne parle aussi des investissements de M. Sirois dans la santé. En 2007, M. Sirois, selon La Presse du 15 mai 2007, est en effet devenu partenaire de la clinique privée Plexo. M. Dufresne pose cette question : « à qui profitera le préjugé favorable de la CAQ à l’endroit du privé en santé?, puis celle-ci : « Pourquoi ne trouve-t-on sur le site de Plexo aucune information sur ses propriétaires? »

M. Dufresne termine son texte ainsi : « Mon but est de rappeler aux Québécois qu’en passant des libéraux aux caquistes de François Legault, ils iraient de Desmarais en Sirois, allusion à l’expression bien connue, déjà utilisée par La Fontaine, de Charybde en Scylla. « 

(Pour lire l’intégrale du texte de M. Jacques Dufresne, allez au http://agora.qc.ca/documents/de_desmarais_en_sirois.)

Pour un Québec solidaire!

RUE SAINT-JEAN

Ville de Québec

 

Vendredi 

24 août 2012. 

À l’heure où commence la soirée,

rue Saint-Jean, dans le faubourg Saint-Jean-Baptiste.

«Le Faubourg Saint-Jean est depuis toujours un village au cœur de la ville de Québec. Il importe d’abord de bien comprendre ce que signifie le mot faubourg pour comprendre la subtilité de son histoire. Ce terme désigne la partie d’une ville située à l’extérieur de son enceinte. À l’époque de la Nouvelle-France, le Bourg (ville fortifiée) ouvrait ses portes au levé du jour pour les refermer à son coucher laissant ainsi les habitants des faubourgs avoisinants sans services, ni protection militaire. Précisons également  que l’histoire de la rue Saint-Jean intra-muros (le Vieux-Québec) et extra-muros (le Faubourg Saint-Jean) est différente mais combien complémentaire. Cette rue comprend deux zones distinctes offrant aux visiteurs un regard différent sur l’histoire de la ville de Québec.»

(http://faubourgsaintjean.com)

La soirée commence par une chanson sur le parvis de l’église.

Écoutons La Ritournelle.

Tiens! On dirait qu’il y a un rassemblement ici.

Qui sont ces personnes rassemblées?

Ce rassemblement est une fête! Voyez ces enfants!

Ailleurs, rue Saint-Jean, pas très loin de l’église…

Ce qu’elles sont belles, ces fleurs!

La rue Saint-Jean, quelle rue!

Plusieurs librairies, rue Saint-Jean, beaucoup de livres d’hier. Le 24 août 2012, on pouvait  trouver, rue Saint-Jean, La Servitude volontaire, oeuvre de 1549. L’auteur nous dit :« Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres».

Qu’est-ce que c’est qu’ça, sur le trottoir?

Le Carré rouge!

Une façade ornée d’un morceau de tissu rouge. Ah! Je comprends! Sur le trottoir, près de la rue, c’était un carré rouge! À ce propos. Jacques Parizeau, a dit (le 24 août 2012, justement) : « Le projet de loi 78 s’apparente à « la tentation fasciste », selon Jacques Parizeau, qui défend les étudiants dans leur volonté de revendiquer la gratuité scolaire, ce qui était, à la base, la volonté des Québécois en matière d’éducation.

[…]

« S’il [M. Parizeau] se dit peu surpris par la loi spéciale, lui qui en a vu passer plus d’une dans sa vie, il estime que celle-ci va trop loin en donnant le droit au ministre d’ordonner aux universités de ne pas payer un trimestre de cotisations étudiantes par jour d’infraction.

« Dans mes souvenirs, il faut remonter à l’arbitraire ministériel [de Duplessis]. C’est une mesure que l’on disait autrefois fasciste. »

« Jacques Parizeau accuse le gouvernement Charest « d’une irresponsabilité inimaginable » en ayant « laissé pourrir la crise » pendant trois mois.

[…]

« Que les étudiants disent, aujourd’hui qu’ils veulent remettre en cause le nouveau modèle pour revenir à celui que leurs parents et grands-parents ont connu, il n’y a rien de mal à cela, au contraire. »

(Jessica Nadeau, Une «tentation fasciste». Jacques Parizeau pourfend le projet de loi 78 du gouverne-ment Charest, Le Devoir, 24 août 2012, http://www.ledevoir.com/societe/education/357623/une-tentation-fasciste)

Sur le parvis de l’église, le rassemblement bat son plein.

La soupe est servie même!

Elle n’est pas jeune, jeune, la bonne rue Saint-Jean.

 

 

La femme vue dans la foule tantôt, c’était Françoise David, la coporte-parole de Québec solidaire.

Françoise David, femme souriante…

Françoise David, femme déterminée.

Françoise David s’est posée la question suivante :

Mais qu’est-ce que le bien commun?

« Le philosophe français Jean-Paul Jouary écrivait, dans la revue Virtualités : « Le bien commun le plus précieux, c’est le fait d’agir en commun pour dépasser ensemble ce qui fait obstacle au progrès de tous et à l’épanouissement de chacun ».

« Il y a là tout un programme! Ce qui me paraît intéressant dans cette affirmation, c’est qu’elle n’oppose pas la recherche du bonheur individuel à la nécessaire recherche de justice sociale. M. Jouary nous convie à une réflexion sur notre indépendance, notre appartenance à une communauté et les responsabilités qui en découlent. Comment, en effet, atteindre l’épanouissement du potentiel de chacune et chacun d’entre nous sans le soutien des autres, sans la générosité et la solidarité des autres?

« Plus avant, cette définition du bien commun nous force à analyser ce qui fait obstacle « au progrès de tous et à l’épanouissement de chacun ».

« […] ll nous faut donc questionner les choix politiques, économiques et sociaux qui empêchent une société d’atteindre un plein épanouissement de toute la population. Et ne pas s’en remettre, comme on nous y invite, à la « main invisible » du marché. L’économie doit être au service de la population, dans une perspective de progrès social, de justice et de lutte contre les inégalités.

« […] Rechercher le bien commun, c’est s’appuyer aussi sur les conventions, chartes et déclarations internationales qui consacrent des droits humains fondamentaux individuels et collectifs. C’est s’assurer du maintien et de l’amélioration de nos institutions démocratiques. C’est soutenir les citoyennes et les citoyens de tous les milieux qui veulent participer à la vie démocratique de leur région, de leur province, de leur pays. La recherche du bien commun valorise l’activité humaine solidaire, gratuite ou à but non lucratif et la reconnaît comme une composante fondamentale de la vie en société. Parce que nous avons besoin les uns des autres, nous devons ménager des espaces d’entraide et de développement socio-économique en dehors d’une logique purement marchande.

« Oui, il est exigeant de souscrire à ces valeurs si éloignées du « confort et de l’indifférence ». Cette vision se fonde sur l’utopie assumée d’un monde meilleur, plus juste et plus humain. On criera sans soute à la naïveté mais étaient-ils naïfs ceux et celles qui, au début du XXe siècle, réclamaient l’abolition du travail des enfants en Amérique du Nord, soulevant l’ire des entreprises et l’épouvantail des faillites? Étaient-ils naïfs les esclaves qui revendiquaient leur liberté? Les mouvements féministes qui se battaient pour le droit de vote des femmes?

« Par ou commencer?

« Le changement commence « entre les deux oreilles », par une nouvelle façon de voir le monde. Par le développement d’un esprit critique et constructif. Par la recherche de propositions alternatives à la société purement mercantile que l’on nous propose insidieusement.

(Françoise David, Bien commun recherché, Montréal, Les Éditions Écosociété, 2004, p. 33-36)

 

Un engagement de Québec solidaire :

Québec solidaire mettra en place, dans l’objectif d’éliminer totalement la pauvreté, un revenu minimum garanti et inconditionnel qui sera fixé au départ à 12 000 $ et haussé progressivement par la suite. Ce revenu sera versé sur une base individuelle à partir de 18 ans en remplacement de l’aide sociale ou en complément soit à un revenu de travail, soit à un autre soutien du revenu lorsque celui-ci est inférieur au seuil établi. L’accessibilité à cette mesure augmentera graduellement. (QS, Plate-forme 2012)

Le Québec est en campagne électorale.

Valérie Guilloteau, candidate de Québec solidaire dans Lévis, vue elle aussi rue Saint-Jean.

Dans la plateforme électorale de Québec solidaire – Lévis :

 Le tramway, les transports collectifs, la sécurité routière et la réfection des routes : voici les priorités en transport de Valérie Guilloteau (Lévis) et d’Éveline Gueppe (Chutes-de-la-Chaudière), candidates de Québec solidaire dans notre région.

Un gouvernement de Québec solidaire favorisera la création et la croissance d’industries et d’infrastructures sociales génératrices d’emplois dans les secteurs qui respectent l’environnement et répondent à des critères d’utilité sociale, notamment les services communautaires, l’agriculture de proximité, le transport collectif et la construction écologique.

un gouvernement de Québec solidaire garantira des soins de santé et des services sociaux publics, universels, gratuits, de qualité et de proximité, 24 heures sur 24.

Un gouvernement de Québec solidaire rééquilibrera la fiscalité de façon à alléger la charge des impôts et des taxes auxquels la classe moyenne est soumise. Il veillera à ce que les travailleurs reçoivent leur juste part des richesses qu’ils produisent.

Un gouvernement de Québec solidaire et sa députée de la circonscription de Lévis agiront sans tarder dans le dossier du Chantier Davie. Ils coordonneront la reprise du chantier par des acquéreurs sérieux porteurs d’une vision à long terme et de projets de longue durée. Ils montreront que le cas du Chantier Davie illustre la nécessité de modifier le rôle de la Caisse de dépôt et placement du Québec, laquelle doit miser moins sur les investissements à l’étranger et viser davantage à aider le Québec à développer son économie.

Québec solidaire s’engage à développer le réseau des centres de la petite enfance.

Un gouvernement de Québec solidaire annulera le décret d’autorisation du projet de construction du port méthanier Rabaska. Un gouvernement de Québec solidaire interdira la recherche et l’exploitation de gaz de schiste ainsi que les expropriations pour la construction de gazoducs ou d’oléoducs sur le territoire ou pour tout autre projet relié à des énergies fossiles ou à des produits dangereux.

Un gouvernement de Québec solidaire transformera progressivement le Régime des rentes du Québec en un régime public universel de retraite. Le nouveau régime couvrira le travail autonome et le travail invisible effectué principalement par les femmes.

Solidarité intergénérationnelle – Québec solidaire est convaincu que les services publics québécois ne doivent pas être définis en ne tenant compte que des intérêts strictement individuels et qu’il faut, aujourd’hui, les repenser en fonction des principes de solidarité nationale et de solidarité entre les générations. Les Québécois et les Québécoises savent exprimer leur solidarité; leur passé le prouve; Québec solidaire pense qu’ils doivent retrouver la fierté d’appartenir à une société engagée dans la solidarité.

Éveline Gueppe, candidate de Québec solidaire dans Chutes-de-la-Chaudière

 

Éveline Gueppe est animatrice et biologiste. Elle a travaillé au sein d’organismes communautaires et/ou coopératif, tel que le comité de parents de la Maison de naissance Mimosa, le réseau des groupes de femmes Chaudière Appalaches, comme administratrice, à l’ACEF de Lévis comme chargée de projet. Elle s’est impliquée à la mise en place du comité des usagers du Centre de santé et services sociaux Alphonse-Desjardins pour la promotion et la défense des droits des usagers. Elle collabore au premier projet de Cohabitat à Québec comme trésorière et membre de cette coopérative de solidarité. Elle habite à Saint-Étienne depuis 2003. (Source : Québec solidaire)

 

Un engagement de Québec solidaire :

Québec solidaire procédera à une réforme électorale au cours de laquelle il : a instaurera un mode de scrutin mixte et compensatoire où 60 % des députées et députés seront élus au scrutin uninominal à un tour (mode de scrutin actuel) et 40 % seront répartis entre les régions de façon à ce que le nombre total des députés et députées de chaque parti respecte la proportion du vote obtenu tant à l’échelle régionale que nationale, et ce, pour tout parti ayant obtenu au moins 2 % des votes ; b modifiera la Loi électorale pour instaurer des élections à date fixe ; c mettra en place des mesures contraignantes et incitatives (financières et autres) pour accroître la représentativité des femmes. (QS, Plate-forme 2012)

 

Serge Roy, candidat de Québec solidaire dans Taschereau

 

Serge Roy habite Québec depuis 45 ans et se présente pour Québec solidaire dans Taschereau pour la troisième fois. Serge Roy a travaillé pendant 27 ans au ministère du Revenu Québec. Il a été président du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) de 1996 à 2001.

Militant syndical convaincu depuis 1967, Serge s’est également dévoué plus récemment pour la cause du droit à l’eau. En 1999, il a participé à la fondation de l’Association québécoise pour le contrat mondial de l’eau. Il est devenu président de l’organisation pour six ans après avoir complété son mandat au SFPQ.

L’organisme propose la reconnaissance de l’eau comme bien commun de l’humanité et veut que l’accès à l’eau potable devienne un droit humain fondamental. Ces engagements l’ont conduit au Forum social mondial à Porto Alegre  en 2002 et au Forum alternatif mondial de l’eau à Florence en 2003 et Genève en 2005.

Il est depuis longtemps engagé dans divers groupes sociaux et populaires du centre-ville de Québec. Par exemple en 1968, il a participé à la mise sur pied du Comité de citoyen de Saint-Jean-Baptiste. (Source : http://www.quebecsolidaire.net/equipe/serge-roy/)

L’église Saint-Jean-Baptiste se trouve dans la circonscription de Taschereau.

Son parvis a accueilli Serge Roy le vendredi 24 août 2012.

On mange très  bien, rue Saint-Jean.

Engagements de Québec solidaire :

«Québec solidaire mettra en place une politique de souveraineté alimentaire basée sur le développement viable des ressources.» (QS, Plate-forme 2012)

Québec solidaire utilisera tous les leviers économiques à la disposition de l’État pour favoriser une économie au service du bien commun. (QS, Plate-forme 2012)

Québec solidaire interdira l’exploration et la production d’énergies fossiles (incluant les gaz de schiste) et d’énergie nucléaire sur le territoire québécois. Il mettra en place une stratégie pour abandonner l’utilisation des diverses formes d’énergie fossile d’ici 2030. (QS, Plate-forme 2012)

Fête de l’Arc-en-Ciel de Québec, en 2012

Engagements de Québec solidaire :

Québec solidaire a pris l’engagement d’établir une véritable stratégie nationale de lutte contre l’homophobie, l’hétérosexisme et la transphobie en s’inspirant des recommandations de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec. Québec solidaire prend très au sérieux la violence et l’intimidation dans les écoles. Les jeunes gais et lesbiennes en sont particulièrement victimes. (Source : http://www.quebecsolidaire.net/sainte-marie-saint-jacques/articles/mes-engagements-en-matiere-de-droits-des-minorites-sexuelles/)

Québec solidaire renforcera et étendra l’application de la Loi sur l’équité salariale à tous les milieux de travail. (QS, Plate-forme 2012)

Québec solidaire garantira des soins de santé et des services sociaux publics, universels, gratuits, de qualité et de proximité, 24 heures sur 24. (QS, Plate-forme 2012)

Québec solidaire adoptera une politique globale en itinérance, incluant les autochtones en milieu urbain. (QS, Plate-forme 2012)

Charlie trouvait qu’il faisait un peu trop chaud, ce vendredi 24 août 2012.

 

Autres engagements de Québec solidaire :

Québec solidaire transformera progressivement le Régime des rentes du Québec en un régime public universel de retraite. Ce régime couvrira le travail autonome et le travail invisible effectué principalement par les femmes. Le financement sera assuré par les employeurs, l’État et les travailleurs et travailleuses. Ces derniers posséderont au moins 50 % des sièges à l’instance décisionnelle du régime. Les rentes offertes seront prédéterminées et indexées au coût de la vie. (QS, Plate-forme 2012)

Québec solidaire rééquilibrera la fiscalité, et à cet effet : a instituera un impôt réellement progressif en y ajoutant des paliers d’imposition qui tiennent compte des écarts de revenus ; b révisera la participation fiscale des entreprises pour qu’elles occupent leur part de l’assiette fiscale. (QS, Plate-forme 2012)

Québec solidaire fera la promotion du français, langue officielle du Québec, comme langue commune dans tous les espaces voués à la vie collective, prioritairement dans les milieux de travail. À cet effet, Québec solidaire : a raffermira l’application de la Charte de la langue française dans l’ensemble des milieux de travail. (QS, Plate-forme 2012)

Québec solidaire développera le réseau des centres de la petite enfance (CPE) pour offrir des services adaptés aux besoins des différentes familles et des milieux. (QS, Plate-forme 2012)

 

Gens de la solidarité, qu’entrevoyez-vous pour le 4 septembre 2012? Vous vous voyez participant à une grande démonstration de la joie, rue Saint-Jean et partout!

 

 

Québec solidaire dans Chutes-de-la-Chaudière et dans Lévis

Vous êtes un électeur? une électrice?

Si vous répondez oui, rappelez-vous que vous possédez un droit fondamental : le droit de participer à une élection, donc de dire ce que vous pensez, ce que vous désirez, souhaitez, espérez, le droit de dire et, par conséquent, celui d’être influent, celui d’agir, celui de modifier les choses dans votre société. Le droit de vote est un POUVOIR, le pouvoir de choisir. Vous ne pouvez pas refuser un pouvoir comme celui-là! Ce serait bête! Puisque ce serait risquer gravement de ne pas obtenir ce que vous désirez, souhaitez, espérez, jugez bon pour votre société. Votez donc, que vous ayez 18 ans ou 118 ans!

DANS UN BUREAU DE SCRUTIN, VOUS ÊTES AUSSI INFLUENT QUE N’IMPORTE QUEL MILLIONNAIRE! SI VOUS VOULEZ TRANSFORMER LE MONDE POUR QU’IL SOIT À VOTRE GOÛT, ALLEZ VOTER.

Le Passeur de la Côte (Roger Martel)

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À PROPOS DE QUÉBEC SOLIDAIRE

(Texte tiré de http://www.quebecsolidaire.net/le-parti/a-propos/)

Québec solidaire est né du rassemblement de femmes et d’hommes qui ne se reconnaissaient plus dans la politique québécoise et ses représentants-es.

Avant la création de Québec solidaire, aucun parti n’offrait de projet écologiste. Les valeurs d’égalité et de justice sociale perdaient du terrain au profit de l’individualisme. Le féminisme était conspué ou simplement relégué aux oubliettes alors qu’il a tant apporté au Québec. Plus encore, à l’Assemblée nationale, tous s’entendaient pour dire qu’il fallait obéir aux sacrosaintes lois d’une économie dérégulée sans jamais les remettre en question.

C’est pour transformer ce paysage politique déprimant que Québec solidaire a vu le jour. Et, en ces temps troublés où plusieurs citoyens-nes désespèrent de la politique, nous nous sentons la responsabilité de revaloriser le débat collectif et l’engagement citoyen autour d’un projet mobilisant.

Pour y arriver, les membres de Québec solidaire jouent un rôle prépondérant. Notre structure ouverte et décentralisée permet à nos membres de débattre sereinement et de proposer une alternative politique forte et cohérente pour le Québec. Ils ont résolument choisi dès la fondation du parti de ne pas avoir de chef, mais bien deux porte-parole- un homme et une femme- pour la véhiculer.

Pour Québec solidaire, le climat politique consensuel a aussi fini par miner le projet d’indépendance du Québec si important à nos yeux. En voulant réaliser la souveraineté sur la base de la frustration ressentie par le peuple québécois face à Ottawa, on nous a trop longtemps proposé de faire une souveraineté par dépit.

Québec solidaire a, au contraire, de grandes ambitions pour ce pays du Québec à venir, où tous les rêves de justice, d’égalité, de démocratie et d’écologie sont permis. Dans ce pays de projets, on vivra en français et on sera ouvert au monde. Afin de redonner à la population québécoise le goût d’être enfin «maîtres chez eux», un gouvernement solidaire remettra entre les mains de la population le soin de définir son avenir politique et son projet de société.

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QUÉBEC SOLIDAIRE DANS CHUTES-DE-LA-CHAUDIÈRE

Éveline Gueppe

Candidate dans Chutes-de-la-Chaudière

(Texte tiré de http://www.quebecsolidaire.net/equipe/eveline-gueppe/)

Résidante de Saint-Étienne depuis 2003, Éveline Gueppe se présente pour la deuxième fois dans Chutes-de-la-Chaudière pour Québec solidaire. Elle est née près de Lyon, en France, et a poursuivi ses études universitaires à l’université Laval. Animatrice et biologiste au pied marin, elle a travaillé sur des navires de pêche, de croisière, puis des navires marchands, des Grands Lacs à l’océan.

Toujours soucieuse de justice, Éveline s’intéresse tant à l’harmonie des activités humaines avec l’environnement qu’à l’humanisation des soins en santé. Forte de son expérience au comité de parents de la Maison de naissance Mimosa, elle s’est impliquée à la mise en place du comité des usagers du Centre de santé et services sociaux Alphonse-Desjardins pour la promotion et la défense des droits des usagers et usagères.

Éveline a également travaillé au sein d’organismes communautaires et coopératifs, notamment comme administratrice au Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches. Récemment, comme chargée de projet à l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) de Lévis, elle a contribué à soutenir l’efficacité énergétique résidentielle et la consommation responsable. Maintenant, elle collabore au premier projet de Cohabitat Québec comme trésorière et membre de cette coopérative de solidarité.

Éveline a adhéré à un parti politique pour la première fois de sa vie en 2006, se joignant à Québec solidaire après avoir suivi de près la création d’Option citoyenne.

Éveline Gueppe

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QUÉBEC SOLIDAIRE DANS LÉVIS

Valérie Guilloteau

Candidate dans Lévis

(Texte tiré de http://www.quebecsolidaire.net/equipe/valerie-guilloteau/)

Valérie Guilloteau enseigne la philosophie au Cégep Limoilou à Québec. Doctorante à l’Université Laval, elle travaille actuellement à une thèse en philosophie politique portant sur la crise de l’éducation au Québec.

Valérie s’est fait connaître à travers ses nombreuses implications sociales. Elle a notamment été coordonnatrice Afrique du Nord pour la section canadienne-francophone d’Amnistie internationale, présidente du Conseil d’administration de la coopérative Tendre vert à Lévis et a milité dans les groupes d’opposition au projet de port méthanier Rabaska.

Très attachée à sa région natale, Valérie vit dans la maison de son enfance au cœur du Vieux-Lévis. En famille recomposée avec son conjoint, ils éduquent 5 filles de 3 à 13 ans. Elle a décidé de se porter candidate aux prochaines élections provinciales pour défendre les idées et les valeurs de Québec solidaire.

Fière de son milieu, Valérie veut avant tout être le relais sur la scène gouvernementale de ce qui fait la force de Lévis: le dynamisme et l’implication des citoyens et citoyennes. Elle en sera à sa troisième candidature.

Valérie Guilloteau

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POUR EN SAVOIR PLUS SUR LES VALEURS ET LES IDÉES DE QUÉBEC SOLIDAIRE :

Site web de Québec solidaire : http://www.quebecsolidaire.net

Pour connaître les engagements électoraux de Québec solidaire, allez au http://www.quebecsolidaire.net/propositions/engagements-electoraux/.

Pour connaître le cadre budgétaire de Québec solidaire, allez au http://www.quebecsolidaire.net/budget/.

Pour connaître le Plan vert de Québec solidaire, allez au http://www.quebecsolidaire.net/publications/le-plan-vert/.

Les pages sur le programme de Québec solidaire se trouvent au http://www.quebecsolidaire.net/propositions/programme/.

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UNE MESURE QU’UN GOUVERNEMENT DE QUÉBEC SOLIDAIRE METTRAIT EN OEUVRE :

Création de Pharma-Québec, «une entreprise publique d’acquisition, de recherche et de production de produits pharmaceutiques». On peut lire, à ce sujet, un article du journal Le Soleil publié au http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/sante/201206/11/01-4533878-quebec-solidaire-propose-pharma-quebec.php.

(Le texte suivant est tiré de http://www.quebecsolidaire.net/les-medecins-recommandent-la-mise-sur-pied-de-pharma-quebec-un-projet-que-quebec-solidaire-propose-depuis-2006/)

17 août 2012

Les médecins recommandent la mise sur pied de Pharma-Québec, un projet que Québec solidaire propose depuis 2006

Québec solidaire se réjouit du récent appui donné à ses propositions en matière de santé par la Coalition des médecins pour la justice sociale. Dans un récent communiqué, la Coalition recommande la mise sur pied du programme universel de médicaments proposé par Québec solidaire sous le nom de Pharma-Québec. Ce programme est un projet d’envergure, proposé depuis 2006 par Québec solidaire. En juin dernier, Québec solidaire a déposé à l’Assemblée nationale le projet de loi n°598 visant à instituer Pharma-Québec. (À ce sujet, on peut consulter http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Juin2012/12/c8202.html.)

Extrait du Communiqué de la Coalition des médecins pour la justice sociale:

Coalition des médecins pour la justice sociale: Pour soigner le système de santé au Quebec

La Coalition des médecins pour la justice sociale milite en faveur de l’amélioration du système de santé depuis 1998. Son action n’a pas été veine, puisqu’on note plusieurs améliorations depuis sa première sortie publique, notamment le recul des listes d’attente pour certaines chirurgies (cataracte, hanche et cardiaque). Malgré ces gains, d’autres lacunes importantes doivent être réglées dans un avenir proche.

Mais malgré nos efforts pour prévenir la maladie on a besoin de médicaments abordables. L’idée d’un programme universel de médicaments avec une industrie locale est souhaitable surtout avec des économies de deux milliards de dollars par année (Québec Solidaire).

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AUTRES PROPOSITIONS MAJEURES QU’UN GOUVERNEMENT DE QUÉBEC SOLIDAIRE METTRAIT EN ŒUVRE

(Texte tiré de http://www.quebecsolidaire.net/propositions/engagements-electoraux/)

Debout pour des transports électriques

Notre environnement se dégrade à toute vitesse et nos gouvernements préfèrent continuer à agir comme si de rien n’était. Toujours plus d’autoroutes, de ponts et d’infrastructures routières sont construits, « comme dans le bon vieux temps ». Pourtant, on sait maintenant que les transports sont les principaux émetteurs de gaz à effet de serre, responsables des changements climatiques.

Québec solidaire propose d’investir sérieusement dans le développement des transports collectifs électriques (autobus, tramways, métros, etc.) et dans les énergies renouvelables.

Debout pour une éducation gratuite

Depuis sa fondation, Québec solidaire n’a pas changé sa position pour la gratuité scolaire, du primaire à l’université. La hausse des frais de scolarité imposée par le gouvernement Charest est un obstacle financier infranchissable pour des milliers d’enfants de parents moins fortunés. Pour Québec solidaire, l’accès au savoir et à la connaissance ne doit pas être le privilège d’une élite.

Debout pour protéger nos ressources

Le Parti libéral et le Parti québécois ont fait du Québec le paradis des minières : faible taux d’imposition, réglementation environnementale favorable, taux de redevances ridicules, etc. Conséquence de cette politique à courte vue : des milliards de dollars ont échappé au Québec et à son développement.

Voter pour Québec solidaire, c’est mettre fin aux privilèges de quelques multinationales et récupérer ce qui nous appartient.

Debout pour des retraites dignes

Les personnes âgées ont beaucoup fait pour le Québec. À l’heure actuelle, le Régime des rentes du Québec (RRQ) ne couvre que 25 % du salaire moyen gagné durant la vie active, le reste devant être compensé par de l’épargne.

Québec solidaire propose de bonifier les retraites de tous les travailleurs et travailleuses en étendant le RRQ pour en faire un régime universel de retraite couvrant jusqu’à 60 % du salaire gagné. C’est une question de respect et de dignité.

Debout pour notre pays

Québec solidaire veut construire le pays du Québec. Un pays pour protéger la langue et la culture françaises. Un pays pour réaliser nos rêves de justice et d’écologie. Québec solidaire propose la mise sur pied d’une assemblée constituante pour mobiliser la population autour d’un projet de constitution.

Coucher sur papier nos valeurs fondamentales et nos institutions démocratiques, voilà un projet positif ! Un référendum suivra pour que le peuple se prononce sur cette constitution et sur l’avenir politique du Québec. Le pays rêvé ? On en parle dès maintenant !

Françoise David et Amir Khadir, porte-parole de Québec solidaire

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LE 17 AOÛT 2012, « À L’OCCASION DE LA JOURNÉE MONDIALE DE L’AIDE HUMANITAIRE, LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DES NATIONS UNIES BAN KI-MOON A SOULIGNÉ VENDREDI L’IMPORTANCE DES ACTIONS INDIVIDUELLES POUR DÉCLENCHER DES CHANGEMENTS. » – Source : Actualités ONU (UNNews)

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