François Legault cache aux Québécois son riche partenaire Charles Sirois, cofondateur de la CAQ. Pourquoi?

Le gouvernement par le peuple ou par l’argent? se demande Jacques Dufresne.

FRANÇOIS LEGAULT NOUS CACHE QUELQUE CHOSE DE GROS. QUOI? IL NOUS CACHE SON RICHISSIME PARTENAIRE CHARLES SIROIS, CONFONDATEUR DE LA COALITION AVENIR QUÉBEC (CAQ).

Jacques Dufresne, philosophe né en 1941, fondateur de la revue Critères et cofondateur de l’Encyclopédie de L’Agora, débusque Charles Sirois. Rappelons que M. Sirois est un homme d’affaires qui a réussi; en 2006, selon le canal Argent, il avait plus de 800 millions de dollars dans ses poches, (http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2011/02/20110221-181207.html); en 2009, selon la même source, il a été nommé président du conseil de la banque CIBC, de Toronto; mais « il a été écorché en 2009 par l’ADQ en raison de son implication questionnable dans un Fonds d’intervention économique régional (FIER)», souligne Argent; on reproche aussi à M. Sirois d’avoir « [cautionné] le recours aux filiales étrangères, une pratique légale, mais qui fait perdre des centaines de millions en revenus au Canada » (http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2012/05/20120528-201245.html).

Le texte de Jacques Dufresne

« Au Québec toujours, tout le monde connaît le pouvoir qu’a exercé Paul Desmarais notamment sur les partis libéraux québécois et canadiens. []

« Il n’a, par contre, presque jamais été question de M. Charles Sirois, co-fondateur de la CAQ, dans la présente campagne électorale. Il est rentré dans les coulisses et c’est précisément de cela qu’il faut s’inquiéter. [].

« Il est encore temps d’informer les électeurs à son sujet. []

« Je précise d’abord que je n’ai rien contre l’entreprise privée, ni contre la réussite en affaires. Je n’ai que de l’admiration pour des entrepreneurs comme Armand Bombardier. Quand j’ai vu apparaître François Legault en tant que chef de parti, sa réussite en affaires me semblait devoir être mise à son crédit. Jusqu’au jour où j’ai appris comment il avait encaissé ses premiers millions : en vendant ses actions d’Air Transat sans avertir ses partenaires. Il s’enrichissait ainsi lui-même et appauvrissait ses partenaires, et cela dans une conjoncture très difficile pour l’entreprise.

[]

M. Dufresne parle aussi des investissements de M. Sirois dans la santé. En 2007, M. Sirois, selon La Presse du 15 mai 2007, est en effet devenu partenaire de la clinique privée Plexo. M. Dufresne pose cette question : « à qui profitera le préjugé favorable de la CAQ à l’endroit du privé en santé?, puis celle-ci : « Pourquoi ne trouve-t-on sur le site de Plexo aucune information sur ses propriétaires? »

M. Dufresne termine son texte ainsi : « Mon but est de rappeler aux Québécois qu’en passant des libéraux aux caquistes de François Legault, ils iraient de Desmarais en Sirois, allusion à l’expression bien connue, déjà utilisée par La Fontaine, de Charybde en Scylla. « 

(Pour lire l’intégrale du texte de M. Jacques Dufresne, allez au http://agora.qc.ca/documents/de_desmarais_en_sirois.)