Énergie : le nouveau gouvernement du Québec prend les bonnes décisions

BAN ANNONCE UNE NOUVELLE DIRECTION POUR L’INITIATIVE ÉNERGIE RENOUVELABLE POUR TOUS

source : Actualités ONU (UNNews)_

New York, 24 septembre 2012

Le Secrétaire général Ban Ki-moon a renforcé lundi l’engagement de l’ONU visant à réaliser l’accès universel à l’énergie renouvelable en annonçant la nomination d’une nouvelle direction pour l’initiative Énergie renouvelable pour tous.

« L’accès universel à l’énergie renouvelable pour tous pourrait être l’opportunité majeure du XXIe siècle », a déclaré M. Ban dans son discours à une réunion de haut niveau qui a lieu en marge de l’Assemblé générale de l’ONU, à New York, et au cours de laquelle la nomination de Kandeh Yumkella en tant que chef exécutif de l’initiative a été confirmée. M. Yumkella occupe actuellement le poste de Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI).

« L’énergie renouvelable est l’élément qui établit un lien entre croissance économique, égalité sociale, respect de l’environnement et lutte contre les changements climatiques. L’initiative mobilise gouvernements, secteur privé et société civile dans le cadre d’un partenariat capable de créer des résultats », a expliqué le Secrétaire général.

L’initiative a pour objectifs d’assurer un accès universel à l’énergie renouvelable et de multiplier par deux l’efficacité énergétique mondiale ainsi que la proportion de l’énergie renouvelable dans le mélange énergétique global.

« Je me félicite que Dr. Yumkella et le Président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, aient accepté de prendre la direction de cette initiative importante. Le développement durable est une priorité pour les Nations Unies et la Banque mondiale et je salue notre proche collaboration. Des partenariats entre plusieurs parties prenantes comme celui-ci indiquent la voie à suivre pour surmonter les défis du monde », a affirmé M. Ban.

De son côté, le nouveau Représentant spécial du Secrétaire général pour l’initiative énergie renouvelable pour tous, le Dr. Yumkella, s’est déclaré honoré par la nomination et prêt à oeuvrer pour faire en sorte que l’initiative passe au niveau supérieur.

« Nous continuerons de travailler avec l’ensemble des parties prenantes pour réaliser l’accès universel à l’énergie renouvelable et traduire les objectifs en actions réelles sur le terrain. Des actions capables de transformer des vies, des communautés, des économies et l’environnement », a-t-il assuré.

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Pour réfléchir sur la justice et l’injustice

Ne laisser jamais s’accomplir devant soi une méchanceté ou une injustice sans s’y opposer de toutes ses forces… Ne jamais laisser s’éloigner un malheureux sans avoir tout fait pour le soulager, pour qu’il soit moins seul… moins triste… (Alain)

Si tu agis contre la justice que je le sache et que je te laisse faire, l’injustice c’est moi. (Gandhi)

Ceux qui se croient chrétiens et qui se résignent mollement aux triomphes de l’injustice sont plus injustes que les injustes, car celui qui fait le mal a au moins le courage de le faire, celui qui s’en fait le complice par son silence porte le même péché avec la lâcheté en plus. (Étienne Borne)

Donne du pain à qui a faim, mais mieux vaudrait que nul n’ait faim. (saint Augustin)

On est toujours injuste quand on devient violent. (Édouard Estaunie)

Donner aux indigents ce qui leur est nécessaire, c’est leur rendre leur dû, non donner du nôtre. Dès lors, nous payons une dette de justice plutôt que nous n’accomplissons une œuvre de miséricorde. (saint Grégoire le Grand)

Ne savez-vous pas ce qui me plaît? Rompre les chaînes injustes, délier les liens du joug, renvoyer libres les opprimés, briser tous les jougs, partager son pain avec l’affamé, héberger les malheureux sans asile, vêtir les gens déguenillés, au lieu de se détourner de son semblable. (Isaïe LVIII, 6-7)

(Il ne nous reste plus qu’à vivre selon ces règles…)

Les citations ci-dessus sont tirées de ce livre qu’a signé Gaston Dutil : Vivre sa vie. Comment? Deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, 511 p.

Les violences contre les femmes et l’impact des industries extractives préoccupent les autochtones

Source : Actualités ONU (UNNews)

New York, 18 septembre 2012

Les violences à l’égard des femmes et des filles et l’impact des industries extractives sont au nombre des préoccupations premières des populations autochtones, a déclaré mardi le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme et des libertés fondamentales de ces peuples, James Anaya.

« Une question récurrente portée à mon attention est celle des violences perpétrées à l’encontre de femmes et des filles autochtones », a indiqué M. Anaya au Conseil des droits de l’homme, actuellement en session à Genève.

L’an dernier, le Rapporteur spécial a coopéré avec divers pays, agences des Nations Unies et peuples autochtones dans le cadre d’une série de missions visant à évaluer les défis auxquels sont confrontés quotidiennement ces peuples. Dans ce cadre, il a fait des recommandations aux États en matière de pratiques optimales et s’est penché sur les allégations de violations des droits de l’homme.

M. Anaya a déclaré qu’au cours de ses consultations avec des représentants d’organisations autochtones, ceux-ci avaient souligné le besoin d’une approche holistique pour mettre fin aux violences à l’égard des femmes et filles autochtones. La mise œuvre de la Déclaration sur les droits des peuples autochtones est selon lui déterminante pour répondre à cette question.

Adoptée par l’Assemblée générale en septembre 2007 après plus de deux décennies de délibérations, cette Déclaration couvre les droits individuels et collectifs des peuples autochtones dans tous les domaines : culture, identité, langue, accès à l’emploi, santé ou encore éducation.

« L’autodétermination des autochtones et leur intégrité culturelle doivent être renforcées, de même que la répression des violences contre les femmes et les filles de ces communautés », a indiqué le Rapporteur spécial.

Abordant ensuite le problème des relations tendues avec les industries extractives, M. Anaya a rappelé que celles-ci prenaient rarement la peine de consulter les populations autochtones établies sur un territoire donné avant de commencer à prospecter.

« L’accent est maintenant mis sur des principes très clairs de consultation et de consentement libre, préalable et éclairé », a-t-il relevé, avant de dire qu’une approche constructive consisterait à s’aligner sur les droits fondamentaux des autochtones pouvant être touchés par l’extraction des ressources naturelles.

Ces droits comprennent en particulier les droits de propriété sur les terres et les ressources naturelles qui s’y trouvent, les droits culturels et religieux, le droit à la santé et le droit des peuples autochtones à définir et poursuivre leur propre développement, dans le cadre de leur droit fondamental à l’autodétermination.

Le Rapporteur spécial a annoncé qu’il préparait une étude sur les industries extractives, qui contiendra un éclairage sur plusieurs modèles d’exploitation des ressources naturelles accordant une plus grande place aux populations autochtones.

Au cours de son intervention, M. Anaya a également présenté ses rapports sur la situation des peuples autochtones en Argentine et aux États-Unis, réitérant qu’en dépit de mesures positives prises par les gouvernements de ces deux pays pour améliorer leurs conditions de vie, il restait encore beaucoup à faire.

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Le secteur privé, partenaire clé de la lutte contre la faim

POUR LA FAO, LE SECTEUR PRIVÉ EST PLUS QUE JAMAIS UN PARTENAIRE CLÉ DE LA LUTTE CONTRE LA FAIM

Source : Actualités ONU (UNNews)

New York, 13 septembre 2012

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ont annoncé jeudi que la lutte contre la faim peut être gagnée par une collaboration renforcée entre gouvernements, société civile, organisations agricoles et secteur privé.

« Le monde ne pourra être libéré de la faim et de l’insécurité alimentaire sans la participation active de tous les secteurs de la société, notamment du secteur privé », a plaidé le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, lors d’une Conférence rassemblant à Istanbul des décideurs sur les investissements agroalimentaires.

« Outre des investissements significatifs, des contributions financières et en nature, le secteur privé peut apporter un appui politique précieux à la sécurité alimentaire, qui n’est pas facile à quantifier, mais qui est crucial. Il nous faut donc dégager un consensus et mobiliser tous les acteurs vers cet objectif. L’intervention du secteur privé confère ainsi aux efforts nationaux et internationaux de lutte contre la faim une nouvelle légitimité », a-t-il ajouté.

A la Conférence de haut niveau sur la promotion de l’investissement agricole privé et des échanges commerciaux de la mer Noire à la Méditerranée – une vaste zone dotée d’un fort potentiel d’accroissement de la production vivrière bien que confrontée à de sérieux problèmes de sécurité alimentaire -, la BERD et la FAO ont appelé le secteur privé, aussi bien national qu’étranger, à investir massivement et de façon responsable dans l’agriculture, secteur déterminant pour les enjeux de sécurité alimentaire à long terme.

« C’est sans doute la plus grande réunion du secteur privé jamais organisée sur la sécurité alimentaire. Nous avons été impressionnés par la réponse positive de toutes les entreprises invitées », a souligné le Président de la BERD, Suma Chakrabarti, en s’adressant aux dirigeants et responsables de haut rang de l’agrobusiness.

« Cela montre que le secteur privé se soucie de la sécurité alimentaire. Cette réunion constitue un nouveau pas en avant pour aider le secteur privé à accroître la production et l’emploi, avec le concours de l’expertise de la BERD et de la FAO dans les secteurs de l’alimentation et de l’agriculture ».

Dans le courant de l’année, la BERD et la FAO ont intensifié leurs efforts de promotion de l’investissement privé dans l’agrobusiness de la partie méridionale et orientale du bassin méditerranéen, traduisant la pression des deux organismes pour le renforcement des liens avec le secteur privé et la société civile dans la lutte contre la faim et la promotion du développement durable.

Depuis le début de leur partenariat en 1994, la FAO et la BERD ont déployé plus de 90 projets d’assistance technique pour un montant total d’environ 12 millions de dollars. Ces projets ont contribué à relever les enjeux institutionnels et réglementaires, ainsi qu’à améliorer la transparence et l’efficacité tout au long de la filière alimentaire dans les pays où opère la BERD.

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Les politiques d’austérité ne permettent pas de renouer avec la croissance.

POUR LA CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES SUR LE COMMERCE ET LE DÉVELOPPEMENT (CNUCED), LES POLITIQUES D’AUSTÉRITÉ N’ONT PAS PERMIS DE RENOUER AVEC LA CROISSANCE

Texte provenant de Actualités ONU (UNNews)

New York, 12 septembre 2012

Selon un rapport publié mercredi par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), l‘austérité budgétaire et la compression des salaires affaiblissent toujours plus la croissance dans les pays développés sans que soient obtenus les résultats escomptés en matière de réduction des déficits budgétaires, de création d’emplois et de rétablissement de la confiance des marchés financiers.

L’édition 2012 du Rapport sur le commerce et le développement de la CNUCED, intitulé « Politiques pour une croissance équitable et équilibrée », s’intéresse particulièrement aux inégalités de revenu et souligne que la réduction des disparités croissantes de richesse et de revenu aurait non seulement des effets sociaux positifs, mais favoriserait également une croissance économique plus forte.

« La CNUCED a depuis longtemps averti qu’un certain nombre de pays développés passaient trop vite de mesures de relance économique à des mesures d’austérité budgétaire. Faute de dépenses publiques suffisantes pour soutenir les marchés intérieurs, la demande de biens et services déjà faible, a stagné ou s’est affaiblie davantage encore » a souligné la CNUCED dans un communiqué de presse (ce communiqué se trouve ci-dessous).

« Plutôt que de revigorer la confiance des entreprises et des marchés financiers, cela a alimenté le pessimisme des entreprises quant à l’avenir, d’où leur réticence à investir dans de nouvelles capacités de production ou à embaucher de nouveaux travailleurs », a-t-elle ajouté.

La croissance mondiale est passée de 4,1% en 2010 à 2,7% en 2011, d’après les chiffres du Rapport. La CNUCED s’attend à une poursuite de cette tendance en 2012 et annonce une croissance inférieure à 2,5%.

Le Rapport prévoit une croissance d’à peine 1% dans les pays développés cette année, avec une nouvelle récession dans l’Union européenne et une croissance d’environ 2% aux États-Unis et au Japon.

L’expansion économique dans les pays en développement et les pays en transition devrait être plus vigoureuse en 2012 − 5% et 4%, respectivement − tout en étant plus faible que les années précédentes. Grâce aux progrès observés dans plusieurs grands pays, le monde en développement est moins dépendant que par le passé des pays développés matures, et bénéficie d’une demande intérieure plus résiliente.

D’après le rapport, entre 2006 et 2012, les pays en développement ont représenté 74 % environ de la croissance de la production mondiale, contre 22 % seulement pour les pays développés. Dans les années 1980 et 1990, en revanche, les pays développés représentaient 75 % de la croissance mondiale, proportion tombée à un peu plus de 50 % entre 2000 et 2006.

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RAPPORT 2012 SUR LE COMMERCE ET LE DÉVELOPPEMENT :“POLITIQUES POUR UNE CROISSANCE ÉQUITABLE ET ÉQUILIBRÉE” [rapport de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED)]

Texte tiré de http://unctad.org/fr/pages/MediaAlertDetails.aspx?OriginalVersionID=10&GCM_x0020_Taxonomy=

Genève, 10 septembre 2012

Dans ce nouveau rapport, les économistes de la CNUCED analysent une tendance qui prévaut depuis les années 80 dans de nombreux pays, comme entre eux : l’accroissement des inégalités de revenus. Ils s’opposent au principe selon lequel des écarts de revenus croissants sont un effet inéluctable de l’augmentation de l’efficacité économique et de la mondialisation. Ils affirment au contraire que les inégalités croissantes entravent le potentiel de croissance des économies en comprimant la demande et l’investissement.

Comme chaque année, le rapport rend aussi compte de l’état de l’économie mondiale. Rappelant les mises en garde passées de la CNUCED, le rapport montre que les mesures d’austérité fiscales adoptées par certains pays développés n’ont pas permis d’atteindre les objectifs fixés tels que la réduction des déficits publics, la création d’emplois et l’amélioration de la confiance des milieux d’affaires. Il prévient que les pays en développement dont la plupart ont pris des mesures de stimulation de la croissance, sont exposés au ralentissement économique qui perdure dans les économies avancées.

Le dossier de presse comporte trois communiqués de presse :

• “L’austérité n’a pas permis de renouer avec la croissance; des politiques publiques de soutien restent nécessaires” (UNCTAD/PRESS/PR/2012/30)

• “Pour la CNUCED, l’accroissement des inégalités n’étant pas une fatalité, les économies bénéficieraient d’une répartition plus équitable des revenus” (UNCTAD/PRESS/PR/2012/31)

• “La réduction des inégalités au moyen de politiques budgétaires et de revenu est indispensable à la croissance et au développement” (UNCTAD/PRESS/PR/2012/32)

L’analphabétisme dans le monde. Le Québec, terre d’analphabètes.

L’ONU MOBILISE LES GOUVERNEMENTS POUR S’ATTAQUER À L’ANALPHABÉTISME

Source : Centre de nouvelles ONU pour plus d’information http://www.un.org/french/newscentre/

New York, 7 septembre 2012

À l’occasion de la Journée internationale de l’alphabétisation observée chaque année le 8 septembre, des responsables de l’ONU ont rappelé vendredi le lien fondamental qui existe entre l’alphabétisation et la paix.

« Nous avons le devoir de ne pas laisser les conflits priver les enfants et les adultes des formidables opportunités qu’ouvre l’alphabétisation. L’alphabétisation est un droit fondamental de la personne humaine et la base de toute forme d’éducation et d’apprentissage tout au long de la vie », a déclaré la Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, dans son message à l’occasion de la Journée.

« L’alphabétisation transforme la vie des hommes en leur permettant de faire des choix éclairés et en leur donnant les moyens de devenir des acteurs du changement. Pour s’installer durablement, la paix dépend de l’essor d’une citoyenneté par l’alphabétisation et de l’accès à l’éducation pour tous. Face aux bouleversements politiques et à la montée de la violence que connaissent de nombreuses régions du monde, l’alphabétisation doit être une priorité dans les plans de construction de la paix de toutes les nations », a-t-elle ajouté.

Cette année marque la fin de la Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation, proclamée en 2002 afin de mobiliser les gouvernements du monde entier dans la lutte contre l’analphabétisme. Au cours de la décennie, et en dépit des efforts considérables et quelques grandes réalisations, 775 millions de personnes sont toujours considérées comme analphabètes –; 85% d’entre elles vivent dans 41 pays.

« La paix et le développement durable sont dépendants l’un de l’autre, et il est primordial que l’un et l’autre se développent et se renforcent simultanément. L’alphabétisation est également un accélérateur du développement, car elle permet aux sociétés d’avoir une croissance plus inclusive et durable », a souligné Mme Bokova.

De son côté, le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a rappelé dans son message que le mouvement mondial pour l’éducation a besoin d’une nouvelle dynamique. Pour cela, il a annoncé le lancement de la nouvelle initiative « l’éducation avant tout ».

Cette initiative est axée sur trois priorités: faire en sorte que chaque enfant soit scolarisé; améliorer la qualité de l’enseignement; et encourager la citoyenneté mondiale.

« J’appelle les dirigeants mondiaux et tous les acteurs concernés à s’y associer. Il est bien plus onéreux de laisser des millions d’enfants et de jeunes en marge de la société que de financer la réalisation des objectifs d’éducation arrêtés au niveau international », a indiqué M. Ban.

« Même en temps de guerre et dans les zones sinistrées où l’accès à la nourriture, aux soins de santé et au logement pourrait être considéré comme un besoin prioritaire, tout parent dira souhaiter que son enfant reçoive une éducation. Et l’enfant à qui on demande ce qu’il veut devenir quand il sera grand citera toujours un métier qui s’apprend. L’éducation est le préalable à la réalisation de toutes ces aspirations », a précisé le Secrétaire général.

« Un monde dans lequel chacun sait lire et écrire est un monde plus paisible, plus harmonieux et en meilleure santé », a-t-il ajouté. « À l’occasion de cette journée internationale, engageons-nous donc à œuvrer ensemble en faveur de l’alphabétisation ».

Sep 7 2012 5:50PM

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Le règne heureux de l’analphabétisme

Jean-François Nadeau, Le Devoir, 25 août 2012

Texte tiré de http://www.ledevoir.com/culture/livres/357571/le-regne-heureux-de-l-analphabetisme

L’analphabétisme ? Il se porte bien, merci. Un adulte de la planète sur cinq est analphabète. Est-ce là pour autant un drame tel qu’on le croit le plus souvent ?

Au Québec, 49 % des Québécois éprouvent des difficultés sérieuses à lire et à comprendre ensuite ce qu’ils ont lu. Ainsi, près de la moitié de la population n’atteint pas le niveau minimal prescrit afin de s’assurer, comme disent les enquêtes internationales, une existence moderne dans une humanité digne de ce nom.

Par ailleurs, un cinquième de la population adulte québécoise n’est tout simplement pas à même de lire. Lire, oui. Ce qui s’appelle lire : l’élémentaire b-a ba. À ce chapitre, le Québec se situe parmi les derniers rangs à l’échelle canadienne.

Le taux de décrochage scolaire confirme déjà tout cela, sans tambour ni trompette. Chez les garçons, l’affaire prend l’allure d’une vaste chorale d’éclopés. Un garçon sur quatre en moyenne quitte l’école avant d’avoir obtenu le moindre diplôme. C’est pire du côté des francophones. D’éducation, on parle pourtant bien peu dans cette campagne électorale…

La notion d’analphabétisme et l’inquiétude qu’elle suscite sont récentes. En fait, l’économie triomphante s’en est toujours fort bien accommodée, quoi qu’elle en dise. Et elle continue de le faire, malgré ses prétentions à soutenir le contraire.

Dans le gazouillis conservateur qui tient globalement lieu de campagne électorale, pas étonnant que la culture, tributaire de l’alphabétisation et de l’éducation, soit elle aussi passée sous silence par tous les partis, à gauche comme à droite. Selon les études d’Influence communication, la culture est de loin le thème le moins abordé de cette campagne. Il arrive au 17e rang des sujets traités. C’est que ceux qui ont la charge aujourd’hui de conduire les affaires de la communauté ont des objectifs qui s’accommodent bien de la situation présente. Pourquoi ?

L’État s’est aligné sur les priorités fixées par le marché. Un bon soldat de l’économie se meut privé de mémoire sociale, disponible à tout, à commencer par le discours relayé par la télévision. Il montre sans cesse des capacités d’adaptation étonnantes qui varient en fonction de son incompréhension générale. Ignorant sa place dans le monde, jamais cet homme d’aujourd’hui n’est frappé du désaveu de sa conscience d’hier. Il est heureux. Et cela suffit. Il se fait donc le défenseur absolu du chiffre d’affaires tant vénéré.

Cet homme-là, diplômé ou pas, ne sera jamais abandonné par la société. Pourquoi le serait-il alors que c’est elle qui le produit et le reproduit ? Il est au contraire soutenu, encouragé, valorisé. On le voit d’ailleurs de plus en plus apparaître partout, fier de lui. En politique, il occupe désormais les premières places, souriant, ânonnant son discours à la gloire de gros jambons.

Or voilà qu’au Québec cette situation est dénoncée depuis des mois par des milliers de personnes qui descendent dans la rue et se font entendre par de nouveaux moyens. L’État, disent-elles, doit régler sa politique de l’éducation. Il doit, dans un cadre éducatif, envisager des perspectives plus larges et résolument ouvertes sur le savoir.

Pour ces gens, la Révolution tranquille n’était pas un point d’arrivée, mais un simple point de départ.

Comment se fait-il qu’aujourd’hui les bibliothèques scolaires demeurent aussi pauvres ? Pourquoi les Québécois ignorent-ils globalement leur littérature ? Qu’est-ce qui fait que des individus qui ne savent à peu près ni lire ni écrire nous entretiennent aujourd’hui de productivité et de croissance comme s’il s’agissait des mamelles de l’humanité ? Notre société a perdu le nord.

Au Devoir, le maintien d’un cahier littéraire solide au milieu de l’ensemble de nos pages dédiées à la culture s’inscrit dans une volonté ferme de voir une véritable avancée sociale survenir.

Nous croyons à la place primordiale que prend la culture dans l’avenir d’une société.

À cet égard, nous sommes patients. Nous continuons d’avancer. Avec vous, lecteurs.

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L’analphabétisme au Québec – Un fléau pour toute la société

«Notre système scolaire produit des analphabètes et les abandonne»

Hélène Roulot-Ganzmann, collaboratrice du Devoir

Le Devoir, 3 septembre 2011

Texte tiré de http://www.ledevoir.com/societe/education/330606/l-analphabetisme-au-quebec-un-fleau-pour-toute-la-societe

Ce sont 49 % des Québécois qui ont des difficultés de lecture, qui cherchent à éviter les situations où ils ont à lire et, lorsqu’ils parviennent à décoder une phrase, qui n’en saisissent pas forcément le sens. Or, si l’on pouvait s’arranger de la situation à une époque où la majorité des emplois se situaient dans le secteur manufacturier, il n’en va pas de même aujourd’hui, alors que la plupart des postes à pourvoir résident dans le tertiaire. «Le monde a changé, les stratégies doivent changer», clame Maryse Perreault, p.-d.g. de la Fondation pour l’alphabétisation… sans être réellement entendue.

Les enquêtes internationales instituent cinq niveaux d’alphabétisation, le niveau 3 étant établi comme le seuil «souhaité» pour naviguer aisément dans la vie de tous les jours en tant que travailleur, citoyen, parent, consommateur, et être capable de suivre le mouvement dans une société où les exigences sont croissantes et nécessitent une grande capacité d’adaptation.

Or l’Enquête internationale sur l’alphabétisation et les compétences des adultes (EIACA, 2003) a révélé que, au Québec, près de la moitié de la population n’atteint pas ce niveau 3, que 16 % des 16-65 ans, soit 800 000 personnes, se classent au niveau 1 de l’échelle de compréhension des textes et qu’ils sont donc considérés comme analphabètes. Une situation en deçà des résultats obtenus pour l’ensemble du Canada, où 42 % de la population est de niveau 1 ou 2 et où seules les provinces maritimes affichent des statistiques plus inquiétantes que dans l’ensemble du pays.

«Plus l’écart entre les riches et les pauvres est grand, plus il y a une concentration des richesses et plus le taux d’analphabétisme est élevé, relève Maryse Perreault. En comparaison, les États-Unis comptent 53 % de niveau 1 ou 2, alors que les champions de l’alphabétisation sont les pays scandinaves, avec 66 % de la population qui atteint au moins le niveau 3.»

L’autre décrochage

Alors, pourquoi ces résultats médiocres et, qui plus est, en relative stabilité depuis plusieurs décennies? «La valeur de l’éducation n’est pas très forte au Québec, estime Mme Perreault. C’est l’héritage d’une société basée sur l’extraction des matières premières. Mais l’économie est en profonde mutation et on ne peut pas parler d’analphabétisme comme on en parlait il y a 25 ans, lorsque j’ai commencé dans ce domaine. Prenez par exemple les salariés d’Electrolux… Ce sont des gens qui n’ont pas dépassé le secondaire 3… Quelque 40 % d’entre eux ont moins de 46 ans. Il s’agit de notre main-d’oeuvre pour encore 15 à 20 ans. Or leur niveau ne leur permet pas de suivre une formation continue pour s’adapter au marché du travail. Ils vont se retrouver au chômage ou accepter une voie de garage, à la moitié de leur salaire actuel. Des cas comme celui-là, il y en aura de plus en plus à l’avenir. Le problème est donc loin d’être marginal, mais il est traité comme tel dans les priorités gouvernementales

Le Québec ferait donc trop peu et trop tard en se concentrant sur le décrochage scolaire. Selon la Fondation pour l’alphabétisation, il faudrait mettre plus de moyens dès la petite école pour l’apprentissage de la lecture. Et rapprocher les familles de l’école. Car l’analphabétisme engendre l’analphabétisme.

«Dans un quartier ouvrier comme Hochelaga-Maisonneuve à Montréal, par exemple, illustre Maryse Perreault, il y a un héritage qui se transmet et qui dit que l’école, ce n’est pas pour nous. Et rien n’est fait de manière cohérente pour lutter contre cette perception. Il y a des enfants qui grandissent sans un livre à la maison. Or il y a tant de choses qu’on apprend en se faisant lire une histoire par ses parents le soir, en voyant ses parents lire le journal, sa mère lire un roman, son père aussi… Les parents décrocheurs scolaires ne vont pas pouvoir suivre les progrès de leur enfant, ils restent très loin de l’école. Notre système d’éducation est formaté pour la classe moyenne, or 25 % des Québécois sont proches du seuil de la pauvreté.»

Pauvres quartiers

Dans une société dominée par les emplois dans le secteur tertiaire et où l’on trouve de moins en moins d’emplois susceptibles d’être occupés par des niveaux 1 ou 2, le degré de scolarisation est de plus en plus étroitement corrélé au revenu familial. «Quand on parlait de quartiers ouvriers, les gens n’étaient pas riches mais ils avaient accès à l’emploi, ils n’étaient pas dans l’exclusion, note la p.-d.g. de la Fondation pour l’alphabétisation. Aujourd’hui, la population traditionnelle d’Hochelaga-Maisonneuve, c’est-à-dire les francophones pauvres sous-scolarisés, se retrouve sur le bord du chemin. Il va rester de la place pour des emplois manufacturiers, mais ce sont des emplois à forte valeur ajoutée et on ne peut pas faire de valeur ajoutée sans une base de formation solide… Un niveau 2 ne sera pas capable de faire un rapport de production ou de planifier son travail lui-même, par exemple, et il n’a pas non plus les compétences pour accéder à la formation continue qui lui permettrait d’évoluer vers ces nouvelles pratiques.»

Au-delà du drame économique et social pour ces populations, c’est toute la société québécoise qui pâtit de ce fléau. «L’alphabétisation ou la maîtrise de la lecture est au coeur de tout, estime Maryse Perreault. Une personne mieux éduquée prend plus soin de sa santé, est plus sensible aux enjeux de l’environnement, prend des responsabilités plus grandes, va être un meilleur parent d’une manière générale. Il n’y a pas de désavantages à avoir une population alphabétisée, alors que le contraire a des répercussions importantes sur le plan économique et social… Plus le temps passe et plus les compétences demandées dans les milieux de travail augmentent, poursuit-elle avant de conclure sur une note assez pessimiste: notre crainte, c’est que ce chiffre de 49 % d’analphabètes fonctionnels explose… Qu’est-ce qui dit que, dans dix ans, le niveau « souhaitable » pour naviguer aisément dans un milieu de travail ne sera pas le niveau 4?» Ce serait alors pas moins de 85 % de la population active qui se retrouverait marginalisée…

Et, en décembre dernier, la multinationale suédoise a annoncé la fermeture en 2013 de son usine de cuisinières à L’Assomption.

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Amiante, Eternit, Casale

Eternit, la fibre tueuse. Le combat pour la justice de Casale, ville martyre de l’amiante,

livre de Giampiero ROSSI (traduction de Amianto. Processo alle fabbriche della morte par Béatrice Didiot), Paris, Éditions La Découverte, colllection : Cahiers libres, Parution : septembre 2012, Prix : 14,50 €, ISBN : 9782707173508, 168 p.

Texte tiré de http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index.php?ean13=9782707173508

Giampiero Rossi, né à Milan en 1964, a été pendant près de vingt ans journaliste au quotidien L’Unità. Il est actuellement rédacteur en chef de l’hebdomadaire A. Il est l’auteur, entre autres, de Il lavoro che ammala (Ediesse, 2010), Mafia a Milano (Me-lampo, 2011) et, à propos du procès de Turin sur l’amiante, Amianto. Processo alle fabbriche della morte (Melampo, 2012). En 2009, il a obtenu pour le présent ouvrage la distinction du président de la République italienne du prix journalistique « Piero Passetti ».

Le 13 février 2012, le tribunal de Turin a condamnéà seize ans de prison deux magnats de l’amiante. Un verdict historique dans la lutte contre la « fibre tueuse ». Après trente ans de combat, les habitants de la petite ville piémontaise de Casale Monferrato, contaminée par l’usine Eternit, ont fait reconnaître la responsabilité de deux hauts dirigeants de la multinationale belgo-suisse dans l’«épidémie » de cancers de la plèvre et la contamination à grande échelle de toute cette localité.

Comment une modeste ville ouvrière d’Italie a-t-elle pu remporter pareil combat contre un géant industriel ? Et comment une population décimée par les pathologies incurables est-elle parvenue à reprendre espoir et à relever la tête ? Dans un récit poignant et palpitant, émaillé de portraits et d’histoires de vie, le journaliste Giampiero Rossi nous fait vivre la longue bataille politique, judiciaire et médiatique engagée à l’initiative de deux syndicalistes et d’une veuve de l’amiante, soutenus par toute une communauté, pour obtenir la condamnation des responsables, la dépollution de leur ville et la prise en charge des maladies.

Précieux rempart contre la résignation économique et civique, ce livre d’enquête montre comment Casale est devenue une figure de proue du combat mondial pour l’interdiction de l’amiante et le jugement des responsables de la catastrophe sanitaire. Elle donne à ceux qui mènent ce combat en France et dans bien d’autres pays un exemple de ténacité et de courage.

Une postface inédite de l’auteur et plusieurs documents complémentaires viennent enrichir l’édition française de ce livre.