Pour réfléchir sur la justice et l’injustice

Ne laisser jamais s’accomplir devant soi une méchanceté ou une injustice sans s’y opposer de toutes ses forces… Ne jamais laisser s’éloigner un malheureux sans avoir tout fait pour le soulager, pour qu’il soit moins seul… moins triste… (Alain)

Si tu agis contre la justice que je le sache et que je te laisse faire, l’injustice c’est moi. (Gandhi)

Ceux qui se croient chrétiens et qui se résignent mollement aux triomphes de l’injustice sont plus injustes que les injustes, car celui qui fait le mal a au moins le courage de le faire, celui qui s’en fait le complice par son silence porte le même péché avec la lâcheté en plus. (Étienne Borne)

Donne du pain à qui a faim, mais mieux vaudrait que nul n’ait faim. (saint Augustin)

On est toujours injuste quand on devient violent. (Édouard Estaunie)

Donner aux indigents ce qui leur est nécessaire, c’est leur rendre leur dû, non donner du nôtre. Dès lors, nous payons une dette de justice plutôt que nous n’accomplissons une œuvre de miséricorde. (saint Grégoire le Grand)

Ne savez-vous pas ce qui me plaît? Rompre les chaînes injustes, délier les liens du joug, renvoyer libres les opprimés, briser tous les jougs, partager son pain avec l’affamé, héberger les malheureux sans asile, vêtir les gens déguenillés, au lieu de se détourner de son semblable. (Isaïe LVIII, 6-7)

(Il ne nous reste plus qu’à vivre selon ces règles…)

Les citations ci-dessus sont tirées de ce livre qu’a signé Gaston Dutil : Vivre sa vie. Comment? Deuxième édition, Paris, Centrale Saint-Jacques, 1977, 511 p.