Installation sur la Terrasse Chevalier de Lévis, à Lévis, d’une réplique de la statue de François Gaston de Lévis qui orne le Parlement du Québec

La réplique de la statue de François Gaston de Lévis réalisée en 1895 par Louis-Philippe Hébert est arrivée à Lévis; ce matin, 30 mai 2013, on s’affairait à  l’installer sur la Terrasse Chevalier de Lévis. Puisqu’elle a franchi le seuil de la porte des Lévisiens, que ces derniers lui souhaitent la bienvenue. (Le lecteur est invité à lire les documents reproduits après les photos.)

Levis F Gaston de  de ls-ph hebert_

La statue créée par Louis-Philippe Hébert. (Photo : Roger Martel, 18 mai 2010)

IMG_0096

La réplique lévisienne. (Photo : Roger Martel, 30 mai 2013)

Statue chevalier de Lévis_Replique 2013-05-30

Installation de la réplique sur la Terrasse Chevalier de Lévis le 30 mai 2013.

(Photo : Roger Martel) –

Une fois la statue installée, le Passeur de la Côte la photographiera et présentera la photo dans cette page.

COMMUNIQUÉ DE LA VILLE DE LÉVIS, 21 JUIN 2011

Legs à la Ville de Lévis

LA STATUE DE FRANÇOIS GASTON DE LÉVIS S’ÉLÈVERA DÉSORMAIS SUR LA TERRASSE

Lévis, le 21 juin 2011. – La Ville de Lévis est heureuse de souligner le don d’un cadeau historique de la Caisse populaire Desjardins de Lévis, en collaboration avec la Commission de la capitale nationale du Québec, sous forme d’une statue à la mémoire de François Gaston de Lévis qui, du haut de son socle sur la Terrasse de Lévis, surplombera le majestueux fleuve Saint-Laurent par lequel plusieurs familles françaises ont fait leur entrée au Québec.

« Ce legs significatif offrira à la population lévisienne l’occasion de se rappeler une partie de son histoire à l’époque de la conquête, mais également de prendre conscience du chemin parcouru tout en se projetant dans l’avenir », a mentionné la mairesse, Madame Danielle Roy Marinelli.

Cette réplique de l’œuvre de Louis-Philippe Hébert créée en 1895 qui niche dans la façade de l’hôtel du Parlement du Québec sera donc présentée pour la première fois le 17 avril 2012 à l’occasion de l’assemblée générale annuelle de la Caisse populaire Desjardins de Lévis et sera par la suite érigée sur la Terrasse de Lévis. Rappelons que c’est en remportant la bataille de Sainte-Foy en 1760 que le commandant de l’armée française, François Gaston de Lévis, a laissé sa marque dans l’histoire du Québec.

« Le nom d’origine de notre ville provient d’une personne. C’est peut-être ce qui explique l’échelle humaine de notre communauté, si chaleureuse, ouverte aux autres et prête à s’allier pour concrétiser des projets. Pour moi, ce legs de la statue de François Gaston de Lévis représente une autre manifestation de notre appartenance au milieu. Il continue de s’ancrer en nous à petite dose », a conclu la mairesse. Elle a aussi tenu à remercier celles et ceux qui, dans un esprit de coopération, ont rendu possible la réalisation de ce projet dont, entre autres, le président du conseil d’administration de la Caisse populaire Desjardins de Lévis, Monsieur Clément Samson et le représentant de la Commission de la capitale nationale du Québec, Monsieur Gilles Lehouillier.

…………………………………..

OPINION DE ROGER MARTEL

La statue d’un héros lévisien authentique sur la terrasse de Lévis?

Lettre aux Lévisiens, mes concitoyens.

Vous le savez : il est prévu d’ériger une statue de François-Gaston de Lévis, duc de Lévis, sur la Terrasse de Lévis. Les remarques suivantes ont trait à ce projet.

Remarque 1 – Je pense qu’il serait nécessaire que les écoles de Lévis donnent aux élèves quelques leçons sur l’histoire de leur ville. S’il avait reçu de telles leçons, un journaliste Lévisien n’aurait pas écrit que le capitaine Joseph-Elzéar Bernier a joué un grand rôle dans l’histoire de Lévis. Mieux renseigné sur le passé de sa ville, M. Clément Samson, ancien président de la Caisse populaire Desjardins de Lévis, n’aurait pas affirmé que le chevalier François-Gaston de Lévis, duc de Lévis « a prêté son nom à notre communauté » (http://www.capitale.gouv.qc.ca/commission/nouvelles/

ville-de-levis-aura-un-visage-un.html).

Remarque 2 – D’où vient le nom de la ville de Lévis? L’historien Yves Hébert répond : « […] le nom de Lévis donné à la ville en 1861 fait d’abord référence à Pointe Levy et au duc de Ventadour » (La naissance de la ville de Lévis en 1861, La Seigneurie de Lauzon, no 118, été 2010, p. 14-15). M. Hébert rappelle que Samuel de Champlain a écrit le nom Pointe Lévis sur une carte qu’il a dressée en 1629; il précise que « Champlain aurait voulu rappeler Henri de Lévy, duc de Ventadour » [le duc était le vice-roi de la Nouvelle France en 1629]. M. Hébert ajoute ceci : « Ce n’est qu’à partir de 1888 [la ville de Lévis a été fondée en 1861] que l’on commença à établir un lien entre le chevalier François-Gaston de Lévis et le nom de la ville qui va naître sur la cime de la falaise et en bordure du fleuve. Le nom du chevalier de Lévis, il faut le dire, est absent de la toponymie locale et des références culturelles que se donnent les Lévisiens avant les années 1890 ». C’est clair.

Remarque 3 – François-Gaston de Lévis est un personnage exceptionnel de la Nouvelle-France, personne ne le conteste. D’ailleurs, depuis 1895, une statue érigée devant l’hôtel du Parlement, à Québec, le rappelle à la mémoire des Québécois. Mais pourquoi installer à Lévis une copie de cette statue, la statue d’un homme qui ne s’est pas illustré à Lévis ou dans la seigneurie de Lauzon? N’y a-t-il pas, dans le passé de Lévis, un beau personnage que l’on oublie trop?

La personne à laquelle je pense a été le premier colon de Lévis. « Les Jésuites […], dans leurs Relations, ne tarissent pas d’éloges sur son dévouement et son courage » (Raymond Douville, texte publié dans le Dictionnaire biographique du Canada et reproduit au http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?id_nbr=724). Cette personne « est […] le premier Français à conquérir une grande influence en Iroquoisie, après y avoir été adopté, et à jouer dans ce pays ennemi même un rôle favorable à la France » (Léo-Paul Desrosiers cité par R. Douville). « [S]a connaissance des langues indiennes et son expérience de la vie des bois sont souvent mises à profit par les autorités [de la Nouvelle-France] » (R. Douville). En 1661, écrit encore Douville, on lui demande de participer à une expédition envoyée par le gouverneur Voyer d’Argenson à la découverte de la mer du Nord. Ce n’est pas tout : il « exerce tour à tour ou cumule les charges les plus importantes de la seigneurie [de Lauzon] : capitaine de milice, greffier, « juge sénéchal de la côte de Lauzon ». Selon un acte de Nicolas Métru du 16 novembre 1684, il aurait fait aussi office de notaire » (R. Douville). Bref, « On peut affirmer que [ce personnage que l’on oublie trop], ce «seigneur» de la terre, fut pendant 50 ans l’âme de la Seigneurie de Lauzon » (abbé Georges-Étienne Proulx, ancien président de la Société d’histoire régionale de Lévis, texte publié dans La Seigneurie de Lauzon, numéro spécial 65-66, printemps-été 1997, p. 10).

Vous l’avez compris, c’est à Guillaume Couture que je pense. C’est sa statue (il en existe déjà une, érigée à Lauzon) que l’on devrait installer sur la terrasse de Lévis. La copie de la statue de François-Gaston de Lévis serait certainement belle sur la terrasse, mais elle laisserait les Lévisiens un peu froids, elle serait reçue comme un aimable visiteur étranger, sans plus. Mais la statue de Guillaume Couture, elle, serait accueillie comme un membre de la famille; en voyant Guillaume Couture, les Lévisiens se rappelleraient, s’ils l’ont appris à l’école ou par la lecture, qu’il a foulé le sol sur lequel ils marchent aujourd’hui, qu’il a ouvert des chemins qu’ils empruntent aujourd’hui, ils se rappelleraient qu’il a été l’âme de la seigneurie de Lauzon pendant un demi-siècle, ils se rappelleraient que ce personnage qui est vraiment un des leurs a été exceptionnel et ils en tireraient une grande fierté. S’il y a une personne, dans l’histoire de Lévis, autour de laquelle tous les Lévisiens peuvent se rassembler, c’est bien Guillaume Couture.

C’est la statue de Guillaume Couture, héros lévisien authentique, qu’il faudrait élever fièrement sur la terrasse de Lévis!

De nombreux enfants handicapés sont laissés-pour-compte.

L’UNICEF écrit :

De trop nombreux enfants ne reçoivent pas ce à quoi ils ont droit.

Dans son rapport annuel intitulé La situation des enfants dans le monde : les enfants handicapés, l’UNICEF attire l’attention sur le fait que de trop nombreux enfants handicapés sont laissés-pour-compte et sont ainsi privés de leurs espoirs, de leurs rêves et de leurs droits.

Nous avons besoin de votre soutien pour changer cette situation. Aidez-nous à bâtir un monde où tous les enfants, y compris les enfants handicapés, peuvent mener une vie enrichissante, à l’abri de la pauvreté et de l’exclusion.

Faites savoir au premier ministre Harper que ces enfants méritent mieux.

Allez au :

Défense des droits et campagnes | UNICEF Canada |.

Des vestiges sous nos pieds : le Fort Numéro 2 de Lévis

Des vestiges sous nos pieds : le Fort no. 2 de Lévis – YouTube.

 

COMMUNIQUÉ DE LA VILLE DE LÉVIS, 30 MAI 2013

LE FORT NUMÉRO 2 DÉVOILE SES SECRETS

Lévis, le 30 mai 2013.

La Ville de Lévis, en collaboration avec le Mouvement Desjardins et le ministère de la Culture et des Communications (MCC), invite la population à découvrir une partie des vestiges du Fort numéro 2 grâce à une capsule vidéo sur sa chaîne YouTube.

Une découverte inattendue

En mai 2012, des travaux dans le stationnement de Desjardins Groupe d’assurances générales à Lévis ont mis au jour une partie du Fort numéro 2, partiellement démoli en 1964. Cette découverte archéologique a entraîné la mise en place d’une équipe de gestion formée de représentants du Mouvement Desjardins, du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Lévis qui se sont concertés afin d’évaluer l’état des vestiges, d’assurer leur conservation et de les mettre en valeur.

Puisque l’accessibilité à ce lieu souterrain était restreinte, l’utilisation des nouvelles technologies a été de mise pour mettre en valeur ce site unique. Ainsi, une numérisation par laser a été effectuée par la firme iSCAN 3D, spécialisée dans les technologies de balayage en trois dimensions. Cette approche innovatrice a permis une modélisation numérique de la caponnière sud-ouest de l’ancien fort. Le résultat de cette modélisation a ensuite été converti en capsule vidéo afin de permettre au grand public de prendre conscience de toute la richesse de ce vestige archéologique.
La vidéo est disponible sur la chaîne YouTube de la Ville de Lévis à l’adresse suivante :
http://www.youtube.com/villedelevis.

Ce projet a été réalisé dans le cadre de l’Entente de développement culturel du MCC et de la Ville de Lévis, avec la collaboration de la Société historique Alphonse-Desjardins. Ainsi, la mise au jour de ce vestige a non seulement permis de créer un partenariat exemplaire entre divers partenaires, mais également de redécouvrir une importante partie du patrimoine archéologique et militaire de Lévis.

Source : Stéphane Guay
Conseiller en communication
Téléphone : 418 835-8288

Informations : David Gagné
Conseiller en patrimoine
Téléphone : 418 839-2002 Lire la suite

Création de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie

La Société québécoise d’histoire de la pharmacie (SQHP) a vu le jour en octobre 2012, à Québec. Elle «  accueille des gens de tout horizon qui ont un intérêt pour la connaissance et la diffusion de l’histoire de la pharmacie ». Ses membres fondateurs sont :

Jean Lefebvre, pharmacien, professeur agrégé et doyen de la Faculté de pharmacie de l’Université Laval à Québec, 

Gilles Barbeau, professeur émérite de pharmacie et doyen retraité de la Faculté de pharmacie de l’Université Laval,

Jacques Mathieu, historien, professeur émérite et doyen retraité de la Faculté des Lettres  de l’Université Laval, 

Suzette Mathieu, retraitée.

Juliette Delrieu, archiviste.

La SQHP a pour mission de :

«  Faire connaître et susciter l’intérêt à propos des personnes, groupes et communautés qui ont marqué l’évolution de la pharmacie au Québec;

Recueillir les expériences, faits et événements qui ont contribué au développement de la pharmacie en tant que discipline, science, profession et activité économique au Québec;

Favoriser la conservation, la préservation et la mise en valeur des artéfacts et ouvrages associés à la pharmacie;

Encourager les échanges, le partage d’informations et la diffusion des connaissances au sujet de l’histoire de la pharmacie par la tenue de rencontres, colloques ou congrès, et par l’entremise du présent site internet;

Développer des activités à caractère académique, notamment la recherche, sur le thème de l’histoire de la pharmacie au Québec et ailleurs dans le monde;

Diffuser le bilan de ses activités et le compte-rendu de ses assemblées par la publication d’un bulletin périodique. »

(Source : SQHP, http://www.sqhp.pha.ulaval.ca/la-sqhp/mission.html consulté le 29 mai 2013)

 Samson, Jacques phcien - Claude Belanger phcien

Cet objet a appartenu à un pharmacien. À quoi pouvait-il donc servir ?

La SQHP a tenue sa première assemblée le 26 mai 2013.

 

LA SQHP A UN SITE WEB : http://www.sqhp.pha.ulaval.ca/index.html.

LA SQHP EST PRÉSENTE SUR FACEBOOK : SQHP Facebook

( https://www.facebook.com/pages/SQHP-Soci%C3%A9t%C3%A9-qu%C3%A9b%C3%A9coise-dhistoire-de-la-pharmacie/339713909473667 )

 

 

Si l’histoire de la pharmacie au Québec vous intéresse, si vous désirez devenir membre de la SQHP,

allez au http://www.sqhp.pha.ulaval.ca/adhesion.html.

 

 

SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE D’HISTOIRE DE LA PHARMACIE

Pavillon Ferdinand-Vandry

1050, avenue de la Médecine

Université Laval

Québec (QC)

G1V 0A6

Canada

Quelques objets du « Musée du Collège de Lévis »

Rares sont les citoyens de Lévis (au Québec) qui n’ont pas entendu parler du « Musée du Collège » (qui n’est pas vraiment un musée étant donné que le public n’y a pas accès). En 2011, la ville de Lévis a acquis les milliers d’objets qu’il renferme. Malheureusement, on ne peut pas les voir, la ville n’ayant pas encore de lieu où les présenter. (Lecture utile : L’Oeuvre David-Déziel cède ses trésors à la Ville de Lévis, article de Pierre Duquet publié le 17 septembre 2011 dans l’hebdo Le Peuple Lévis, http://www.lepeuplelevis.ca/2011/09/17/loeuvre-david-deziel-cede-ses-tresors-a-la-ville-de-levis.)

Les photos suivantes font voir quelques objets du Musée du Collège. La plupart, sinon toutes, ont été prises par le soussigné à l’époque où il était membre du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis.

Roger Martel

Lévis _ Musée du Collège_Choix de photos - 10 Lévis _ Musée du Collège_Choix de photos - 11 Lévis _ Musée du Collège_Choix de photos - 09 Lévis _ Musée du Collège_Choix de photos - 06 Lévis _ Musée du Collège_Choix de photos - 07 Lévis _ Musée du Collège_Choix de photos - 08 Lévis _ Musée du Collège_Choix de photos - 04 Lévis _ Musée du Collège_Choix de photos - 05 Lévis _ Musée du Collège_Choix de photos - 02 Lévis _ Musée du Collège_Choix de photos - 03 Lévis _ Musée du Collège_Choix de photos - 01

Le Régiment de la Chaudière et le « secteur mythique des plages du Débarquement »

Pendant la Seconde Guerre mondiale, en Grande-Bretagne, plus d’un millions de soldats se préparent à aller libérer l’Europe occidentale. Le 6 juin 1944, plus de quatre mille bateaux en transportent un grand nombre vers les côtes de la Normandie, dont des membres du Régiment de la Chaudière (aujourd’hui basé à Lévis, au Québec), dont la destination est la plage Juno (nom de code), à Bernières-sur-Mer.

En 2013, les offices de tourisme des régions du Calvados et de la Manche annoncent avoir délimité un « secteur mythique des plages du Débarquement ». On découvre que l’une des cinq plages du Débarquement, Sword, ainsi que la partie est de la plage Juno ne figurent pas dans ce secteur. Les communes auxquelles appartiennent les parties du lieu du Débarquement exclues du « secteur mythique » sont mécontentes; le président de la communauté de communes Coeur de Nacre déclare : « Oublier des communes où les régiments ont débarqué est une erreur inadmissible. Une façon de confondre activité touristique d’une région et devoir de mémoire. Oublier les soldats des régiments tombés à Bernières-sur-Mer, Saint-Aubin-sur-Mer, etc. pour libérer la France est une insulte à leur mémoire. […] Nous demandons que les responsables reviennent sur leur décision » (source : journal Ouest-France, http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-D-Day-C%C5%93ur-de-Nacre-reagit-face-au-secteur-mythique-_40780-2185554_actu.Htm). Au Québec, « Des vétérans et des historiens […] voient comme une « insulte » la décision d’avoir d’abord occulté du circuit touristique le secteur où est débarqué le seul régiment canadien-français le 6 juin 1944 » (source : Olivier Parent, journal Le Soleil, publié à Québec, 19 mai 2013, http://www.pressdisplay.com/pressdisplay/fr/viewer.aspx).

À suivre.

Le Passeur de la Côte (Roger Martel)

Liens :

Site Normandie 1944 Espace historique : http://www.normandiememoire.com/

Site La Bataille de Normandie : http://www.dday-overlord.com/operation_neptune.htm

Site Officiel du Musée Mémorial d’Omaha Beach : http://www.musee-memorial-omaha.com/index.php

Tourisme Lévis : http://www.tourismelevis.com/fr/activite/histoire/lieux-historiques/musee-le-regiment-de-la-chaudiere/

choix - 01

LE 6 JUIN 1944

À 7 HEURES DU MATIN

LES ARMÉES ALLIÉES

DONT LE RÉGIMENT CANADIEN

DE LA CHAUDIÈRE

COMMANDÉ PAR LE COLONEL PAUL MATHIEU

ONT DÉBARQUÉ SUR LA PLAGE

DE BERNIÈRES-SUR-MER

CRÉANT AINSI LA TÊTE DE PONT

DÉBUT DE LA VICTOIRE

(Les photos suivantes ont été prises en 2006 par Roger Martel)

choix - 07

Bernières-sur-Mer

choix - 06Bernières-sur-Mer

choix - 05Bernières-sur-Mer

choix - 04Bernières-sur-Mer

choix - 13Cimetière militaire canadien de Bény-sur-Mer / Reviers

choix - 12 Cimetière militaire canadien de Bény-sur-Mer / Reviers

choix - 11 Cimetière militaire canadien de Bény-sur-Mer / Reviers

G. Benjamin, décédé le 25 juillet 1944 à l’âge de 21 ans

choix - 10Cimetière militaire canadien de Bény-sur-Mer / Reviers

L. Gignac, décédé le 12 juillet 1944 à l’âge de 19 ans

choix - 09Cimetière militaire canadien de Bény-sur-Mer / Reviers

M. Cadieux, décédé le 22 juillet 1944

choix - 08

Leur nom vit

pour les générations

Cimetière militaire canadien de Bény-sur-Mer / Reviers

Un patriote québécois : Jacques Couture

20 mai 2013 :

Journée nationale des patriotes, au Québec

Pour souligner la Journée nationale des patriotes, le Passeur de la Côte propose aux Québécois de lire un texte sur le patriote Jacques Couture, qui peut faire naître chez eux de belles idées, de beaux sentiments, des projets.

Le texte suivant a été publié dans le Prions en Église du 28 avril 2013.

Source : http://www.cjf.qc.ca/userfiles/file/Accueil_CJF/Avril_2013/Jacques_Couture_Prions-en-Eglise_Avril2013.pdf

VISAGE : JACQUES COUTURE

Par Marco Veilleux

Jacques Couture est né à Québec en 1929. Issu d’une famille bourgeoise, il est frappé par la pauvreté des quartiers de la

basse-ville de Québec. Il entre dans la Compagnie de Jésus et est ordonné prêtre en 1964. Conscient d’être un privilégié, il se fait alors un devoir de servir son prochain, au nom de l’Évangile et de la justice.

Engagement social et politique

Après son ordination, il s’installe dans le quartier populaire de Saint-Henri (Montréal), où il s’engage dans l’action citoyenne et l’organisation communautaire. Il est à l’origine des premiers camps familiaux, du Groupement familial ouvrier, du journal Opinion ouvrière, de comités de citoyens et du CLSC de Saint-Henri. Lors des émeutes du défilé de la Saint-Jean-Baptiste, à Montréal, en 1968, il est arrêté et incarcéré sans motif pendant quelques heures. Cette expérience fera naître en lui une solidarité durable avec les personnes dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés. Il dira : « Tous ceux qui sont ainsi traités sont le Christ que l’on bafoue. »

Au milieu des années 1970, Jacques Couture prend la tête du mouvement de contestation du maire de Montréal de l’époque, Jean Drapeau. Il dénonce, chez ce dernier, « des projets de grandeurs ne profitant qu’à une classe privilégiée ». Il participe à la fondation du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) et devient, avec la permission de ses supérieurs, candidat à la mairie. À l’élection municipale de 1974, il arrive bon deuxième.

Impressionné par sa performance, René Lévesque, chef du Parti québécois, le convainc de se présenter à l’élection provinciale suivante. Le 15 novembre 1976, il est élu député de la circonscription de Saint-Henri à l’Assemblée nationale du Québec. En tant que politicien, il doit quitter la Compagnie de Jésus.

Nommé ministre du Travail et de l’Immigration, il est un des membres les plus progressistes du gouvernement Lévesque. Il fait adopter deux hausses significatives du salaire minimum, ouvre les portes du Québec aux réfugiés et met en place des mesures de francisation des nouveaux arrivants. Il facilite également la régularisation du statut de plus de 4000 Haïtiens et mobilise la population québécoise en faveur des boat people. En 1978, il signe une entente historique avec le gouvernement fédéral qui accorde plus de pouvoir au Québec en matière de sélection des immigrants (Entente Cullen-Couture).

Missionnaire à Madagascar

En janvier 1981, il quitte la vie politique et demande sa réintégration dans la Compagnie de Jésus. En 1982, à 52 ans, il est envoyé en mission dans un des quartiers les plus pauvres de la capitale malgache. Il y fonde un conseil de développement qui organise l’entraide, l’éducation, les soins de santé et la réinsertion des jeunes de la rue, ainsi qu’une coopérative de production qui génère des emplois. Cette ONG donne aux 35 000 résidants du quartier un véritable pouvoir sur leur développement. Jacques Couture devient vite l’étranger le plus connu et admiré de Madagascar. Mais sa santé décline et il est rapatrié, en 1995, à l’infirmerie des Jésuites à Saint-Jérôme où il meurt le 10 août.

_______________________________________________________________________________________________________

Journée nationale des patriotes

Source : http://www.journeedespatriotes.qc.ca/

« Ce jour férié soulignera la lutte des patriotes de 1837-1838 pour la reconnaissance nationale de notre peuple, pour sa liberté politique et pour l’obtention d’un système de gouvernement démocratique. »

C’est en ces termes que le Gouvernement du Québec créait en 2002 la Journée nationale des patriotes, le lundi précédant le 25 mai de chaque année (décret no 1322- 2002). C’est dire combien ce rendez-vous est l’occasion de commémorer la conquête de nos droits civils et de donner corps à la devise du Québec : Je me souviens.

Née en 1791, la démocratie québécoise est l’une des plus anciennes du monde. Elle a cependant connu un sérieux accroc de 1837 à 1841, alors que les institutions démocratiques et les droits de la personne sont abolis suite au Rapport Durham et en réponse à la lutte menée par les patriotes. Occasion de célébrer, la Journée nationale des patriotes rappelle aussi ce devoir de vigilance pour la sauvegarde de nos principes de démocratie en prenant exemple sur la lutte menée par nos ancêtres. Car c’est bien aux patriotes qu’on doit la naissance d’une presse libre au Canada (1806), du premier parti démocratique (1827), du réseau scolaire francophone laïc (1829). On leur doit également une fête et une Société Saint-Jean-Baptiste (1834) et la conquête pour nous du gouvernement responsable (1849). Bien plus tard, leurs héritiers tiendront haut le flambeau du libéralisme et du patriotisme jusqu’aux portes de la Révolution tranquille.

Célébrée au mois de mai, la Journée nationale des patriotes souligne en particulier la tenue, au printemps de 1837, de vastes assemblées publiques, partout au Québec, dénonçant les autorités coloniales et revendiquant la souveraineté du peuple. La lutte patriote fut donc aussi un vaste exercice de prise de parole pour des milliers d’agriculteurs, d’ouvriers et de notables, lésés dans leurs droits civils et nationaux, et qui ont alors senti de leur devoir d’affirmer haut et fort ce qu’ils souhaitaient pour eux et pour leur collectivité. À l’heure où il est beaucoup question de corruption, d’éthique, du respect des institution et du désintéressement envers la chose publique, la Journée nationale des patriotes est un moment privilégié pour rappeler la ténacité de Québécois d’hier et d’aujourd’hui dans la défense de nos droits collectifs dont l’épisode patriote constitue le jalon essentiel. La lutte patriote montre également que la défense des droits démocratiques est parfaitement compatible avec la promotion d’une identité culturelle distincte en Amérique; que l’avancement des droits de la majorité peut s’inscrire dans le respect des différences.

La Journée nationale des patriotes, c’est enfin la fête de toute l’histoire du Québec, à l’heure où l’histoire nationale occupe de moins en moins de place à l’école. Elle offre ainsi l’opportunité de rapprocher le public de son histoire par le biais de conférences, d’expositions et d’événements festifs. Cette année encore, pour sa dixième édition, nous souhaitons que la Journée nationale des patriotes soit soulignée dans toutes les régions du Québec par divers événements culturels auxquels toute la population est invitée à se joindre.