En mémoire d’elle, une sculpture pour rendre hommage aux femmes

Source : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10152191504880657&set=a.10150939700905657.762977.456764190656&type=1&theater consulté le 30 juin 2013

En Mémoire d’Elle

Gaspé, le 18 avril 2013 – Érigée en septembre 2012, c’est le 30 juin prochain sur le site du Musée de la Gaspésie que sera inaugurée la sculpture « En Mémoire d’Elle ». Réalisée par l’artiste Renée Mao Clavet, l’œuvre est l’aboutissement du travail acharné d’un collectif qui s’est donné pour mission de rendre hommage à toutes les femmes qui ont contribué à bâtir le pays au fil du temps qui passe.

On procédera également au dévoilement du registre officiel de la campagne de financement, où sont inscrits les noms des femmes honorées. La mémoire de plus de 600 femmes y sera gravée à jamais. Ce vibrant hommage souhaite mettre en lumière le rôle déterminant des femmes dans les communautés fondatrices : les femmes issues des milieux autochtone, francophone et anglophone. Des femmes qui ont fait rayonner, de maintes façons, leur région et leur pays.

En Mémoire d’Elle, c’est une œuvre de cœur, une obligation de mémoire, une ode à la femme, un hommage à toutes les femmes. C’est une œuvre collective, financée par les familles et des organismes touchés par le projet. En Mémoire d’Elle est unique au pays.

Laissée en héritage aux générations actuelles et futures, la sculpture rappelle que la femme était la gardienne du feu dans les familles et dans les communautés. En Mémoire d’Elle honore ainsi les femmes d’hier, d’aujourd’hui et celles de demain.

En memoire d elle_grande photo_Gaspe statue

Photo tirée de la page Facebook officielle d’En mémoire d’elle.

En mémoire d’elle – Site web : http://enmemoiredelle.com/accueil.html


Lévis, la raffinerie Ultramar, Enbridge, le pétrole des sables bitumineux

Lévis (Québec), le 18 juin 2013

Le 12 juin dernier, dans une publication de Lévis, M. Jean-Philippe Grondin, président de la Chambre de commerce de Lévis, tente de convaincre ses lecteurs d’approuver l’inversion de la ligne 9 de la compagnie Enbridge qui apporterait au Québec le pétrole des sables bitumineux de l’Ouest canadien (projet d’oléoduc 9b). L’un des deux seuls arguments donnés par M. Grondin concerne la raffinerie Jean-Gaulin d’Ultramar, située à Lévis. Même s’il consacre une grande partie de sa communication à vanter les succès et la grande vigueur de la raffinerie, M. Grondin, à la fin de son texte, prédit la mort de l’entreprise si elle cesse d’investir, laissant ainsi entendre que le rejet du projet d’inversion de la ligne 9 signifierait qu’Ultramar n’aurait plus aucune raison d’investir et dépérirait. Qui a entendu Ultramar tenir un tel discours?

M. Grondin ne dit pas un mot des risques du projet d’inversion ni des effets néfastes sur l’environnement de l’exploitation des sables bitumineux, de l’exploitation et de l’utilisation du pétrole. Nie-t-il que de tels effets existent? Croit-il que le pétrole n’a rien à voir avec les émissions de gaz à effet de serre, avec les changements climatiques qui promettent, à nous et à nos enfants, des jours moins bons? M. Grondin sait certainement que le Québec possède des ressources énergétiques qui pourraient être utilisées davantage. Il ne s’oppose certainement pas à l’utilisation des énergies propres. Il n’ignore certainement pas que les décideurs, tous les citoyens même, ont l’obligation morale de tenir compte des répercussions de leurs décisions et actions sur les générations futures, et qu’il leur faut agir en conséquence.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Bouguereau_At_The_Fountain_(1897)

William-Adolphe Bouguereau, À la fontaine, 1897

Fermeture de caisses populaires Desjardins

Pour un mouvement en faveur de la refondation du Mouvement Desjardins

Lettre ouverte à tous les membres et employés de la Caisse Desjardins : EN AVEZ-VOUS ASSEZ ?

Source : http://www.graffici.ca/ca-fait-jaser/lettre-ouverte-tous-les-membres-employes-215/

Par Sylvie Gallant, Graffici.ca, 6 juin 2013

Suite à la série de fermetures que subissent plusieurs régions du Québec, je vous écris cette lettre de réflexion. J’habite un petit village en Gaspésie à qui on vient d’annoncer la fermeture du centre de service situé à Saint-Alexis-de-Matapédia, ainsi que ceux de deux autres villages voisins, Saint-François d’Assises et l’Ascension-de-Patapédia, ce dernier situé à 32 kilomètres de la caisse la plus proche, soit un trajet de 64 km aller-retour.

Depuis l’annonce brutale de la fermeture des trois points de service faite sans préavis lors de l’AGA annuelle, avec quatre gardes de sécurité sur place, je me questionne et je me renseigne sur ce qui se passe au Mouvement Desjardins. À la lumière de ce que je découvre, je réalise avec consternation que nous tous, sociétaires, caissières, conseillères, membres des conseils ainsi que tous les autres employés de la Caisse Desjardins sommes à la merci d’une institution financière qui, en quelques années, est devenue une machine à faire de l’argent. Le but premier n’est plus de servir le client, mais de lui vendre des «produits financiers». Et pour les employés, on leur demande plus, plus et plus de performance pour toujours plus, plus, plus d’$$$$$$$$$! Oui, Desjardins s’implique dans la communauté en faisant des dons. Mais ceci est devenu le glaçage d’un gâteau empoisonné. Une coopérative financière n’est pas un organisme de charité ! La vision qui était celle d’une coopérative au service de ses membres a pris un virage qui prend de plus en plus l’allure d’un dérapage. La machine est trop grosse, trop gourmande et elle est en train de s’emballer sur une pente dangereuse pour nous tous.

Tout d’abord, je réalise qu’à chaque stade de la pyramide, les employés sont continuellement sous pression et j’ai compris que conjuguer ÊTRE ET AVOIR veux dire dorénavant être plus performant (employés) pour avoir plus d’argent (les patrons). J’ai aussi compris qu’à travail égal, salaire égal veut dire ceci : les employés travaillent selon «la formule de la carotte». Vous êtes gentils et vous nous faites faire des profits : on vous donne du bonbon (primes, bonis, billets de spectacles, soupers, tournois de golf, etc…). Vous n’êtes pas performant, on n’est pas content : on vous donne du bâton !

Aujourd’hui, je m’adresse à vous tous, employés de la Caisse Desjardins, ainsi qu’à tous ses membres, jeunes et moins jeunes ; je m’adresse à votre gros bon sens et à votre conscience du cœur.

À vous, caissiers, caissières, en avez-vous assez de vous faire tasser, déplacer, replacer pour finalement être remplacés par des guichets automatiques ?

À vous employés, en avez-vous assez de vous faire «presser comme des citrons» pour qu’à chaque jour, chaque semaine, on extrait de vous votre maximum?

À vous, conseillers, conseillères financières : en avez-vous assez d’être toujours en «mode performance» afin que ceux en haut de la pyramide, les patrons, se remplissent de plus en plus les poches à la sueur de votre front?

À vous directeurs et directrices de caisses à qui on refile les «sales jobs» de fermetures de caisses et de point de services : en avez-vous assez d’être obligés de vous torturer le cerveau et de vous mettre vos communautés à dos afin de satisfaire aux demandes de plus en plus exigeantes de vos employeurs?

À vous cadres, en avez-vous assez de vous faire acheter par toutes sortes de stratagèmes , cadeaux, primes sur le dos des sociétaires qui sont aussi vos concitoyens, vos amis et les membres de vos familles?

À vous Mme Leroux, en avez-vous assez de faire enrager et suer les gens de nos villages, de quartiers, de nos villes par vos mesures de redressement?

Un rappel, une coopérative est un mouvement composé de membres qui ont le droit de parole. Deux autres questions pour vous : êtes-vous à l’écoute de vos membres ? Dans votre plan de redressement et de coupures de services, si votre salaire était de 1,9 millions en 2011, de 3,4 millions cette année, que sera-t-il l’an prochain?

Et finalement à vous tous, sociétaires, membres de la Caisse : en avez-vous assez de vous faire marcher sur le corps par le rouleau compresseur qu’est devenu le Mouvement Desjardins? En avez-vous assez de payer continuellement pour tous les services, retraits, transferts, études de dossier etc… ? Réalisez-vous les sommes d’argent qui entrent chez Desjardins dans une seule journée à toutes les fois qu’on vient grignoter des frais de services sur vos transactions?

SI VOUS EN AVEZ ASSEZ, commencez à dire tout haut ce que vous pensez tout bas. Levez-vous debout, fièrement, et parlez-en entre vous. Il est temps qu’on dénonce cette nouvelle forme de virus, de cancer, de corrosion mangeuse de chair qui s’est glissée dans les murs des Caisses Desjardins. Je vous laisse sur ce proverbe : « Une sauterelle sur une voie ferrée ne pourrait pas arrêter un train, mais un millier de sauterelles pourraient le faire!»

Sylvie Gallant, Saint-Alexis-de-Matapédia, juin 2013


Laissez faire si vous voulez, mais ne vous plaignez pas après!

 

« Le monde est dangereux à vivre non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. »

 

(Albert Einstein, cité dans Le Devoir du jeudi 27 juin 2013, http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/381663/les-paradis-fiscaux-aux-enfers.)

Justice fiscale – Agissons : signons cette pétition!

Solidarités

La justice fiscale, c’est maintenant ! L’appel de la Global Alliance for Tax Justice

24 juin 2013

L’Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC-Québec), comme plusieurs groupes ATTAC dans le monde, a signé cet appel international dévoilé le 23 juin à l’occasion de la Journée mondiale des services publics et transmis aux leaders gouvernementaux pour les prochaines rencontres du G8 et du G20. Signez l’appel (texte français en bas de page).

Nous agissons pour la justice fiscale !

S’engager pour la juste part

POUR SIGNER LA PÉTITION, ALLEZ AU http://gatj.org/petition-page/

À travers le monde, du nord au sud, les citoyens/ennes expriment une volonté commune : faire appliquer la justice fiscale.

La justice fiscale doit être appliquée pour mettre fin à la pauvreté, à l’inégalité et au changement climatique.

Les sociétés multinationales, les financiers et les très riches doivent payer leur juste part d’impôts.

Il faut faire cesser les systèmes nationaux et internationaux qui soutiennent l’évasion fiscale et les paradis fiscaux.

Les gouvernements doivent faire appliquer un système fiscal juste, progressif et transparent.

Il est temps que les citoyens/ennes de chaque pays bénéficient de leur juste part de services publics et de protection sociale.

En signant cette déclaration, nous appelons les dirigeant-e-s, les organisations et les citoyens/ennes aux niveaux mondial et local, à se rassembler pour agir : nous demandons aux gouvernements d’appliquer la justice fiscale maintenant !

Fête nationale québécoise : on bâtit un pays maintenant!

Texte de Françoise David, députée de Gouin et porte-parole parlementaire de Québec solidaire, et Andrés Fontecilla, président et porte-parole de Québec solidaire

De Val-Jalbert  aux collines des Laurentides, de Val d’Or à Anticosti et Gaspé, de St-Camille en Estrie à Lévis, des milliers d’hommes et de femmes réclament le plein respect du territoire québécois. Engagés dans des comités citoyens, dans des entreprises, dans l’action syndicale, dans des regroupements populaires, étudiants, écologistes et féministes, ils sont actifs au quotidien pour la protection et le partage de nos richesses collectives. De quoi s’inquiètent-ils? De projets miniers, gaziers, pétroliers, qui envahissent nos paysages, détruisent nos champs et nos rivières, polluent notre air. Ces projets ont l’odeur de l’argent trop vite gagné à n’importe quel prix. On veut nous imposer des pipelines ou  des fracturations du sous-sol aux conséquences potentiellement néfastes pour la nappe phréatique.

De larges coalitions ont réussi à faire reculer l’ancien gouvernement dans le cas du gaz de schiste. Il nous faut maintenant stopper l’appétit péquiste pour le pétrole et développer plutôt des sources d’énergie vertes. Le cas d’Anticosti est navrant : on permettrait la dévastation de la perle du St-Laurent pour du pétrole, pour quelques dollars de plus dont profiteront surtout d’avides multinationales? Ce n’est pas ainsi que l’on bâtit un Québec souverain. Un Québec pour tout le monde, dans toutes les régions. Un pays qui sent la terre  labourée, les forêts entretenues et les villages réanimés par ceux et celles qui y vivent. Un territoire que l’on protège pour les générations présentes et à venir. Un pays de projets propres : énergies vertes, électrification de transports publics, économie sociale, nouvelles technologies, quartiers culturels, services publics, organismes communautaires.

Vous rappelez-vous? Le 22 avril 2012, Jour de la terre, 300,000 personnes envahissaient les rues de Montréal pour clamer leur attachement profond à un Québec vert et solidaire. Nous étions là, dans cette foule immense, émus de vibrer avec nos amis, voisines, collègues, au même rêve : et si nous décidions de développer autrement ce Québec que nous chérissons? À Québec solidaire, nous sommes convaincus que c’est possible. Bien plus : nous voulons cheminer vers l’indépendance du Québec et ça commence maintenant. Et si on prenait  soin de notre territoire? Nous souhaitons susciter un débat national sur le développement de notre économie. Une économie verte, prospère et solidaire.

Dès cet automne nous amorcerons une campagne publique qui nous amènera dans toutes les régions, dans les villes et les campagnes. Nous discuterons de transport collectif, d’énergie verte, d’agriculture, de ressources naturelles, d’efficacité énergétique. Des secteurs où des milliers d’emplois pourraient être créés tout en prenant soin de notre territoire. Nous parlerons ainsi de souveraineté : économique, alimentaire, énergétique. Nous nous demanderons comment développer l’économie québécoise, occuper le territoire, rendre les villes plus conviviales, protéger le patrimoine bâti aussi bien que les paysages. À Québec solidaire,  nous préparons déjà l’indépendance. Celle qui fera de nous un peuple souverain, maître de ses décisions, fier de respecter la terre qu’il habite.

En ce 24 juin 2013,  fêtons nos luttes et nos victoires sur ceux qui bradent nos richesses collectives. Poursuivons le combat de l’écologie et de la justice. Bonne fête nationale!

Andrés Fontecilla, président et porte-parole de Québec solidaire
Françoise David, députée de Gouin et porte-parole parlementaire de Québec solidaire