Le monde regorge de beautés. Exemple : les berceuses pour adolescents.

Vous êtes une mère ou un père, vos enfants sont adolescents ou adolescentes. Quand il arrive que ces grands vous demandent de leur chanter des berceuses que vous leur fredonniez autrefois pour les endormir, vous vivez un moment de beauté, et vos grands aussi !

 

Bonne nuit cher enfant
Dans tes langes blancs
Repose joyeux
En rêvant des cieux

(Berceuse de Brahms, musique de Johannes Brahms)

 

Dors bien mon ange bleu
Ferme tes jolis yeux
Demain sera plus beau
Dors bien contre ma peau

 

Sleep well my little child
Sleep well don’t hear me cry
Mama’s gonna build for you
A love that will be true

(Berceuse pour Emmanuel Reuben James, oeuvre d’Édith Butler)

Spectacle-bénéfice de soutien au Centre Justice et Foi et à la revue Relations de la chanteuse Claire Pelletier, à Montréal

Billets VIP à 100 $

(cocktail en présence de Claire Pelletier à 19 h et reçu pour fins d’impôt de 60 $)
Billets réguliers à 40 $

(frais de services en sus sauf si achat par le CJF)

Mercredi 30 octobre 2013
à 20 h
À la salle du Gesù
1200, rue de Bleury, Montréal

RENSEIGNEMENTS:

CJF: 514.387.2541, poste 234
spectacle@cjf.qc.ca ou www.cjf.qc.ca

ACHAT DE BILLETS :
Achat des billets en ligne (CJF)
Achat par la poste (formulaire d’inscription)
Gesù: 514.861.4036 / www.gesu.net
Réseau Admission

Au plaisir de vous y voir.

Votre appui nous est précieux!

Le Centre justice et foi (CJF) est un centre d’analyse sociale qui pose un regard critique sur les structures sociales, politiques, économiques, culturelles et religieuses. Il publie la revue Relations et organise différentes activités publiques, notamment les Soirées Relations. Son secteur Vivre ensemble développe une expertise sur les enjeux d’immigration, de protection des réfugiés ainsi que sur le pluralisme culturel et religieux.

http://www.cjf.qc.ca/fr/index.php

http://www.cjf.qc.ca/fr/relations/index.php

Caisse Desjardins du Transcontinental (Bas-Saint-Laurent) – La coopérative n’est plus.

Caisse Desjardins du Transcontinental (Bas-Saint-Laurent)

La coopérative n’est plus

Par André Bard, pour le Comité de survie de la Caisse Desjardins du Transcontinental (Bas-Saint-Laurent)

La direction du Mouvement Desjardins a décidé de couper les services à ses propres propriétaires en fermant des centres dans toutes les régions du Québec.

Malheureusement pour les sociétaires, la philosophie de cette extraordinaire entreprises a pris une tendance résolument mercantile. Chez Desjardins, on ne pense qu’à mettre toujours plus de fric dans les coffres déjà pleins à craquer (16 milliards $ de capitaux propres disponibles – classé au 13e rang mondial des institutions bancaires les plus solides), et on nous sert l’argument de la rentabilité pour fermer les centres de services. Pour arriver à ses fins, le Mouvement Desjardins doit restreindre les pouvoirs qui étaient jadis conférés à ses membres, puisque ce n’est pas dans le but de faire des profits que les gens ont adhéré à cette institution. Le pouvoir qu’ont les membres-propriétaires (près de six millions de parts sociales) se résume aujourd’hui à l’élection d’un conseil d’administration.

Chez Desjardins, on considère désormais la fermeture d’un centre de services au même titre que l’embauche d’un nouvel employé ou la couleur des murs. Ce sont toutes des « affaires courantes », et les propriétaires n’ont pas à s’en mêler! On ramène l’absence de services à une banalité, sans se soucier de l’impact sur le milieu. Les conséquences de ces fermetures ne semblent pas les toucher.

Dans les régions rurales où Desjardins détient souvent le monopole des services bancaires, la fermeture de centres de services constitue un véritable abandon, une trahison envers les propriétaires de cet empire. Si les membres pouvaient de prononcer, ils ne laisseraient pas passer de telles coupures. Ils trouveraient des solutions pour que chaque secteur conserve un accès direct à une caisse.

Mais la démocratie n’existe plus chez Desjardins. Les sociétaires n’ont plus leur mot à dire puisque, selon les dirigeants, ils ont élu un conseil d’administration à qui ils ont donné les pleins pouvoirs et en qui ils ont mis toute leur confiance. Lorsque les membres leur demandent de revoir une décision, ils se font fermer la porte au nez lors de la supposée assemblée générale extraordinaire tenue au Transcontinental (Bas-Saint-Laurent) le 18 septembre [2013]. Les gens de Bécancour ont vécu le même affront à leur assemblée extraordinaire du 25 septembre. Les dirigeants ne veulent plus savoir ce que pensent les sociétaires. Ils préfèrent se fermer les yeux et se boucher les oreilles plutôt que de faire face à l’insatisfaction générale qui découle de leurs décisions.

En cette semaine de la coopération, tous les Québécois devraient manifester leur mécontentement par rapport au Mouvement Desjardins en adressant un petit mot à la direction de leur Caisse. Peut-être comprendront-ils le mal qu’ils sont en train de faire!

(Ce texte a été publié dans le journal Le Soleil le 20 octobre 2013, p. 28.)

Pour la refondation et la moralisation du Mouvement Desjardins

 

Au Québec – Politique municipale: sortir du cul-de-sac

Article de la revue québécoise Relations, numéro 768, novembre 2013 (Ce numéro contient un dossier sur la la politique municipale au Québec.)

http://www.cjf.qc.ca/fr/relations/article.php?ida=3268

 

Catherine Caron

 

« La société où nous vivons paraît tendue vers la plénitude ou du moins vers le plein (objets et biens durables, quantité, satisfaction, rationalité). En fait, elle laisse se creuser un vide colossal; dans ce vide s’agitent les idéologies, se répand la brume des rhétoriques. »

Henri Lefebvre, Le droit à la ville

 

 

La force avec laquelle des milliers de citoyens et de citoyennes peuvent se lever pour revendiquer leur place dans la vie démocratique de leur ville et du Québec peut être éloquente. Elle s’exprime dans le « À qui la rue? À nous la rue! » entendu lors du printemps 2012, le « maîtres chez nous » qui hante les mobilisations sur les enjeux énergétiques, notamment contre le gaz de schiste, en passant par le célèbre « Pas de casino dans notre quartier! » des résidents de Pointe Saint-Charles. Ces mobilisations sont toujours le signe d’une fissure, voire d’une rupture du lien, du contrat social unissant les citoyens à ceux et celles qui sont censés les représenter et protéger les droits fondamentaux et l’intérêt public. Bien au-delà des élections municipales du 3 novembre prochain, c’est ce lien à plusieurs égards brisé qui nous intéresse dans ce dossier; nous chercherons à en comprendre les causes et les voies de réparation.

 

Lorsque les débats qu’on cherche à étouffer éclosent grâce à l’action citoyenne ou au travail journalistique, l’imposture qui tient parfois lieu de « gouvernance » dans certaines municipalités est exposée. La commission Charbonneau en est un puissant révélateur. Les magouilles mafieuses et nauséabondes du film Réjeanne Padovani de Denys Arcand – tourné il y a 40 ans! – paraissent d’une désolante actualité et gangrènent encore des pans de la société québécoise. Sous l’influence de l’idéologie néolibérale – qui entraîne une dévalorisation de l’ensemble de la sphère publique et une légalisation de fraudes fiscales –, elles se transforment en un cocktail corrosif.

 

L’emprise idéologique du néolibéralisme saute aux yeux lorsque des maires (Applebaum, Labeaume) parlent de leur ville comme d’une entreprise en concurrence avec d’autres et ayant les citoyens comme clientèle. Elle transparaît lorsque l’Union des municipalités du Québec confie la rédaction d’un projet aussi important que la Charte des municipalités à un cabinet privé, et non à des avocats de la fonction publique municipale. On la détecte aussi lorsque les élus municipaux omettent de mentionner la part de souveraineté qu’ils sacrifient de plus en plus sur l’autel du libre-échange, alors qu’ils revendiquent pourtant une véritable reconnaissance des municipalités en tant que gouvernements locaux – à cet égard, le Livre blanc : le monde municipal s’approprie son devenir, publié par l’Union des municipalités du Québec en 2012, contient une analyse et des propositions valables.

 

En effet, qu’adviendra-t-il lorsque des multinationales étrangères pourront obtenir, comme jamais auparavant, d’importants contrats publics municipaux grâce à l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne? Ce ne sera pas un antidote sans failles contre les pratiques de collusion et de corruption des firmes locales – la multinationale européenne Veolia l’a déjà démontré en participant au cartel des égouts à Montréal. Cela signifiera cependant une perte de contrôle démocratique sur nos choix collectifs, car des règles strictes interdiront désormais à nos villes d’utiliser plusieurs contrats publics majeurs comme leviers de développement local. Les Veolia de ce monde veulent le champ libre pour se développer comme elles le souhaitent, pour le bénéfice prioritaire de leurs actionnaires, sans obligation d’assurer des retombées à une collectivité à laquelle, au fond, elles n’appartiennent pas.

 

De telles préoccupations ne viendront guère hanter les prochaines élections, dont il semble qu’il y ait peu à attendre dans un contexte où tant les suites de la commission Charbonneau et des enquêtes de l’Unité permanente anticorruption, que les négociations d’une nouvelle entente Québec-municipalités, restent à venir. Pour s’en convaincre, on peut réfléchir aussi à la « valse des milliards » à laquelle se livre le gouvernement québécois. D’un côté, il entend récupérer les milliards de dollars de profits engrangés par les firmes privées grâce à la collusion et à la corruption, de l’autre, il a offert des millions et de belles perspectives de profits à Québecor Media – dans le dossier de l’amphithéâtre de Québec – en mettant le contrat à l’abri de la contestation citoyenne et de la surveillance du pouvoir judiciaire. Voilà une éthique et une démocratie à géométrie bien variable. Ce faisant, on déshabille souvent Jean pour habiller Jacques, en laissant de plus en plus de citoyens et de citoyennes du Québec en haillons.

 

Un profond changement de culture politique et de culture des affaires s’impose pour que la démocratie municipale se transforme au Québec et pour que les citoyens y occupent la place qui leur revient. Un bon coup de vent est nécessaire pour balayer l’atmosphère et nous aider à voir les éclaircies, le travail courageux d’élus et de citoyens engagés ensemble, de Gaspé à Saint-Camille en passant par Lac-Mégantic, dans la poursuite de l’intérêt public.

 

À la ville comme à la campagne, nous subissons les effets d’une étrange situation : nous vivons dans ce pays du Québec qui n’en est pas vraiment un et dans des municipalités qui ne sont pas vraiment des gouvernements locaux. Étrange état d’incomplétude qui doit nourrir non pas le repli et la médiocrité, mais nos aspirations et nos désirs d’autonomie, de justice sociale et d’émancipation.

 

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AGISSONS CONTRE LA PEINE DE MORT

Le texte suivant est tiré de

http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Violences/Peine-de-mort/Presentation.

La peine de mort est la négation absolue de la dignité et de la valeur de l’être humain. Amnesty International lutte pour faire connaître la nature arbitraire, irréversible et discriminatoire de ce châtiment. L’abolition est en marche dans le monde. Toutefois, le recours à la peine de mort est toujours d’actualité dans des pays tels que la Chine, l’Iran, l’Irak, l’Arabie saoudite, les Etats-Unis d’Amérique.

Lorsqu’Amnesty International a démarré sa campagne mondiale contre la peine de mort il y a 35 ans, le monde comptait une minorité d’États abolitionnistes, au nombre de 16. Aujourd’hui 140 pays sont désormais abolitionnistes en droit ou dans la pratique, et ce sont les États qui s’accrochent à la peine capitale qui sont l’exception.

Pays abolitionnistes et non abolitionnistes

Plus des deux tiers des pays du monde ont maintenant aboli la peine de mort dans leur législation ou en pratique.

Les chiffres sont les suivants :

Pays abolitionnistes pour tous les crimes : 97

Pays abolitionnistes pour les crimes de droit commun seulement : 8

Pays abolitionnistes en pratique : 35

Total des pays abolitionnistes en droit ou en pratique : 140

Pays et territoires non abolitionnistes : 58

………

Pour signer une pétition contre l’imposition de la peine de mort à titre de peine obligatoire à la Barbade, allez au :

http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Violences/Peine-de-mort/Actions/La-Barbade-doit-cesser-le-recours-la-peine-de-mort-9660

………

Charte des valeurs québécoises, crucifix, fleur de lys et iris versicolore

Opinion du citoyen Antoine Baby de Saint-Antoine-de-Tilly

Lettre – La fleur de lys? Quatre trente sous pour une piastre!

Le Devoir, 15 octobre 2013 | Antoine Baby – Saint-Antoine-de-Tilly, le 10 octobre 2013 | Québec

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/389934/la-fleur-de-lys-quatre-trente-sous-pour-une-piastre

Madame Françoise David,

Les journaux du 10 octobre 2013 nous apprennent que vous avez suggéré de remplacer le fameux crucifix de l’Assemblée nationale par la fleur de lys. « Plus rassembleuse », auriez-vous ajouté.

Tout à fait d’accord pour remiser le crucifix, mais de là à le remplacer par une fleur de lys, autant dire que nous allons changer « quatre trente sous pour une piastre ». Dois-je vous rappeler, à vous qui êtes « de souche », que la fleur de lys comme composante du drapeau fleurdelisé est une survivance ringarde du temps où le Québec était la colonie d’une France monarchique et catholique qui n’existe plus ?

S’il faut absolument remplacer le crucifix par un emblème rassembleur, c’est à l’iris versicolore qu’il faut s’adresser. Il est d’ici, il est du Québec d’aujourd’hui. Dois-je vous rappeler, à vous qui êtes de l’Assemblée nationale, qu’en l’adoptant comme emblème officiel, l’assemblée précisait qu’il remplace le lis blanc qui avait été adopté en 1963 ?

Et pendant qu’on en est aux substitutions rassembleuses, on pourrait demander au fleurdelisé d’accompagner le crucifix au Musée de la civilisation. Nous leur ferions de belles funérailles en brandissant bien haut le drapeau des Patriotes orné de l’iris du Québec. En 1838, à l’époque où ce drapeau tentait de faire surgir du Bas-Canada une république souveraine, Robert Nelson bien que n’étant pas de souche comme plusieurs autres patriotes, mettait en avant un projet de société d’une étonnante actualité. Se réclamant stratégiquement des « décrets de la Divine providence qui nous permet de renverser un Gouvernement », cette déclaration consacrait la séparation de l’Église et de l’État, assurait l’égalité de tous devant la loi et le droit de tous à l’éducation, assurait l’émancipation des autochtones et quoi encore.

Au regard du Québec d’aujourd’hui, il n’y manquait somme toute que la reconnaissance du droit de vote aux femmes. Mon propos n’est pas d’essayer de gommer le passé ; il est plutôt de savoir ce que nous en ferons. L’histoire n’est pas là pour qu’on y accroche nostalgiquement le présent. Elle nous dit plutôt ce que nous pouvons faire demain en nous rappelant ce que nous avons fait hier.

Antoine Baby – Saint-Antoine-de-Tilly, le 10 octobre 2013

Autre message à la Commission de la Capitale nationale du Québec concernant la Terrasse de Lévis

Lévis, le 16 octobre 2013

Madame Françoise Mercure, présidente et directrice générale

Commission de la Capitale nationale du Québec

Édifice Hector-Fabre, 525, boul. René-Lévesque Est

Québec, G1R 5S9

Courriel : commission@capitale.gouv.qc.ca

Madame la présidente et directrice générale,

Le 6 septembre 2013, il y a donc une longue quarantaine de jours, j’ai envoyé à la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) et à vous, Madame Françoise Mercure, un courriel concernant la Terrasse du Chevalier de Lévis, dans lequel je demandais ceci : « Comment la CCNQ a-t-elle pu en arriver à transmettre une inexactitude au moyen de l’une de ses réalisations, et de qui émane l’idée de mentionner l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis sur le panneau d’interprétation [installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis] : provient-elle de votre Commission, de la Ville de Lévis ou de la Caisse Desjardins de Lévis ?  » (Je reproduis ce courriel ci-dessous.) Quarante jours plus tard, la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) ne m’a pas encore répondu.

J’imagine que personne ne me refusera le droit d’émettre l’hypothèse que le mutisme de la Commission de la capitale nationale du Québec s’explique par l’incapacité de cette dernière de trouver des raisons valables à la mention sur un panneau d’interprétation de l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis. Cette absence de raisons valables devrait normalement pousser la CCNQ à corriger le texte du panneau d’interprétation installé sur la Terrasse Chevalier de Lévis; après tout, si la CCNQ doit s’interdire de déformer l’histoire par ses réalisations, elle doit aussi éviter de véhiculer des inexactitudes concernant le présent; vous serez sans doute d’accord avec moi, Madame Mercure.

Je vous prie, Madame la présidente et directrice générale, d’agréer l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Membre de sept sociétés d’histoire du Québec

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec de 1981 à 2007

Le présent courriel et la réponse que la CCNQ donnera (si elle en donne une) seront publiées dans le site web lepasseurdelacote.com.


COURRIEL DESTINÉ À MADAME FRANÇOISE MERCURE (ce courriel a été publié dans ce site le 6 septembre 2013)

Lévis, le 6 septembre 2013

Madame Françoise Mercure, présidente et directrice générale

Commission de la Capitale nationale du Québec

Édifice Hector-Fabre, 525, boul. René-Lévesque Est

Québec, G1R 5S9

Courriel : commission@capitale.gouv.qc.ca

Madame la présidente et directrice générale,

Je connais un certain nombre de réalisations de la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) : la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière, située à Lévis, et la Fresque Desjardins de Lévis, par exemple.

La Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière « illustre plusieurs faits marquants de l’histoire de la région », peut-on lire au http://www.ruesprincipalessaintromuald.com/pages/fresque.html; elle est le « fruit d’une étroite collaboration de la Commission de la Capitale nationale (CCNQ) et de la Ville de Lévis », nous apprend la même source. Là où se trouve la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière, la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport grandiose de Joseph-Edmond Roy, auteur de L’Histoire de la seigneurie de Lauzon (5 volumes, 2 300 pages plus de nombreux appendices), ni la contribution exceptionnelle de Roch Samson et de son équipe (Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté, Gaston Cadrin), auteurs de l’Histoire de Lévis-Lotbinière (812 pages), à la connaissance du passé de Lévis.

La Fresque Desjardins de Lévis a été « réalisée à l’initiative de la Commission de la capitale nationale du Québec », nous dit elle-même la Commission au http://www.capitale.gouv.qc.ca/medias/pdf/realisations/fresque-desjardins-levis.pdf. Elle « raconte en images les principaux épisodes de la riche histoire de Lévis et de ses grands personnages », dit encore la CCNQ (http://www.capitale.gouv.qc.ca/realisations/les-fresques/fresque-desjardins-de-levis.html). Là où se trouve la Fresque Desjardins de Lévis, la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport grandiose de Joseph-Edmond Roy, auteur de L’Histoire de la seigneurie de Lauzon (5 volumes, 2 300 pages plus de nombreux appendices), ni la contribution exceptionnelle de Roch Samson et de son équipe (Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté, Gaston Cadrin), auteurs de l’Histoire de Lévis-Lotbinière (812 pages), à la connaissance du passé de Lévis.

Je connais très bien une autre réalisation de la CCNQ : le monument François-Gaston de Lévis, installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis. On doit cette oeuvre à trois partenaires financiers : la Caisse Desjardins de Lévis (100 000 $ pour la fabrication de la statue et 10 000 $ pour son installation et l’aménagement paysager), la CCNQ et la Ville de Lévis (ces renseignements se trouvent dans la fiche technique du monument établie par la CCNQ et consultable au http://www.capitale.gouv.qc.ca/medias/projet/190_1_FicheTechnique_monumentLevis.pdf). La réalisation de la Terrasse se distingue des deux autres réalisations mentionnées ci-dessus par un trait qui n’est pas anodin : tandis que la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport d’historiens (j’ai dit historiens) à la connaissance du passé de Lévis sur les lieux où se trouvent la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière et la Fresque Desjardins de Lévis, elles mettent en évidence, là où s’élève la statue de François-Gaston de Lévis, une amateure d’histoire (j’ai dit amateure d’histoire), Mme Claudia Mendez, auteure d’un texte de quatre pages consacré à la Terrasse de Lévis et basé presque uniquement sur des documents imprimés depuis longtemps (ce que je vais démontrer dans la présente).

Qu’a fait Mme Mendez pour mériter cette reconnaissance et cet honneur ? La CCNQ, la Caisse Desjardins de Lévis et la Ville de Lévis répondent à cette question sur un panneau d’interprétation installé sur la Terrasse : « Une recherche effectuée par Claudia Mendez et publiée par la Société d’histoire régionale de Lévis a permis de mieux connaître l’histoire de la Terrasse du Chevalier-de-Lévis. » Parlons-en de cette recherche. Je commencerai par une une mise en contexte.

Le 31 juillet 2013, le journal Le Soleil a publié un article sur Mme Claudia Mendez. J’ai réagi, j’ai écrit au quotidien, lequel a publié une version modifiée de ma lettre le 4 août (le journal n’a pas informé les lecteurs de la modification de ma lettre). Le 8 août, Le Soleil présente une réplique à ma lettre signée Claude Genest (M. Genest est un historien à l’emploi du Mouvement Desjardins, il a déjà siégé avec Mme Mendez au conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis; M. Genest est aussi – Le Soleil ne l’a pas signalé aux lecteurs – le compagnon de vie de Mme Mendez). J’ai répliqué à M. Genest, mais Le Soleil a refusé de reproduire ma lettre.

Dans cette lettre non publiée par Le Soleil, je dis à M. Genest qu’il se trompe quand il affirme qu’un article de Mme Mendez portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis dans le numéro 105 de sa revue (La Seigneurie de Lauzon), contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et que ces éléments sont « substantiels ». Pour les lecteurs du Soleil, j’avais écrit ceci : « M. Claude Genest réplique à la lettre que j’ai écrite au sujet d’un texte de la chroniqueuse Mylène Moisan et que Le Soleil a publiée le 4 août 2013. Il fait une affirmation de première importance, que voici : l’article de Mme Claudia Mendez portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis, contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et ces éléments sont « substantiels ». Voyons voir. – Mme Mendez cite une vingtaine de sources de renseignements à la fin de son article. Les « Archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire (APSJNDV) » sont l’une de ces sources. Dans ces archives, Mme Mendez a trouvé un document concernant un concours paroissial dont parle M. Genest dans sa réplique; comme le résultat de ce concours « ne semble pas avoir eu de suite », écrit M. Genest, on peut soutenir que le document en question ne présente pas beaucoup d’intérêt. Mme Mendez cite un autre document des APSJNDV; il est signé Pierre-Georges Roy et s’intitule « La Terrasse de Lévis, Mémoire au curé Carrier ». Les passages de ce document que cite Mme Mendez se résument à ceci : la Terrasse de Lévis « est le plus bel ornement de notre ville », nombre de personnes « m’ont avoué qu’ils la trouvent très belle et même supérieure à la Terrasse Dufferin à plusieurs points de vue », le terrain sur lequel on l’a aménagée était « un ensemble de buttes, de trous et de rochers »; ces passages sont plutôt minces. Les autres sources de Mme Mendez, beaucoup plus nombreuses, sont des textes publiés dans des journaux ou périodiques (il y en a une quinzaine, auxquelles il faut ajouter un album souvenir publié à l’occasion du centenaire de Lévis). Comment M. Genest peut-il parler d’éléments inédits substantiels ? Je ne doute pas que M. Genest, formé en histoire, sache ce qu’est un élément ou un document inédit, mais il peut arriver qu’il l’oublie. Je rappelle que le mot « inédit » « s’emploie proprement pour désigner ce qui n’a point été imprimé, publié » (René Bailly, Dictionnaire des synonymes de la langue française, Larousse). »

Le 12 août 2013 j’ai inséré dans mon site web, lepasseurdelacote.com, un message que j’avais envoyé à Mme Mendez; voici ce message :

« Madame, Comme vous le savez, je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis. Un historien (M. Claude Genest, votre compagnon de vie, il n’est pas déplacé, ici, de le dire) est l’un de ceux qui diffusent cette affirmation. Malheureusement, M. Genest, comme l’autre source dont j’ai pris connaissance, ne donne aucun exemple d’élément d’information que l’on ne posséderait pas aujourd’hui sans votre travail. Comme vous aimeriez sans doute que l’on rende à César ce qui appartient à César, je vous demanderais de bien vouloir me dire quels sont les éléments d’information que vous avez été la première à découvrir, et que vous connaissez mieux que quiconque (si on ne vous en attribue pas la découverte faussement); je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). »

Le 12 août 2013, j’ai reçu la réponse de Mme Mendez; la voici intégralement :

J’ai bien reçu votre demande au sujet de mon article intitulé La terrasse de Lévis que vous avez publié (à titre de membre du comité du bulletin) dans le numéro 105 de La Seigneurie de Lauzon au printemps 2007.

Voici une liste brève des nouvelles informations que j’ai recueillies dans les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 :

– noms et rôles des personnes responsables de sa construction

– dates de construction

– main d’œuvre et organisation du travail

– budget, matériaux, délais et dimensions

– fonction de dépotoir municipal (1932-38)

– détails et circonstances du concours paroissial pour déterminer le nom de la terrasse en 1937

– photos inédites du chantier (Fonds Famille Joseph Lacombe).

Je vous conseille de relire l’article cela vous rafraîchira la mémoire et vous pourrez, par la même occasion, revoir vos magnifiques photos qui l’illustre si bien. En terminant, je vous remercie de l’intérêt soutenu que vous portez aux activités de la Société d’histoire régionale de Lévis et, à mon travail en particulier. C’est un plaisir de revoir mon article revenir dans l’actualité après six ans.

Voici ce que j’ai répondu à Mme Mendez :

« Dans mon message du 12 aout 2013 je vous ai dit ceci : « je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis ». Force m’est de constater que votre réponse confirme mon avancé. Vous écrivez en effet que vous avez recueilli des « informations nouvelles » dans « les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 ». Dans un texte que j’ai demandé au quotidien québécois Le Soleil de publier (ce qu’il a refusé de faire même si, à mon avis, il avait l’obligation morale d’acquiescer à ma demande), je démontre que les « informations nouvelles » dont vous parlez et que M. Claude Genest appelle « éléments inédits » ne sont pas des données inédites. Je reproduis ici une partie d’une lettre que j’ai transmise à M. Pierre-Paul Noreau,

vice-président Information, journal Le Soleil, le 14 août 2013 » (cette lettre a été reproduite ci-dessus).

Le 29 août 2013, j’envoie ce message à M. Claude Genest :

« Je vous demanderais, Monsieur Genest, de bien vouloir dire aux Lévisiens quels sont les éléments d’information que Madame Claudia Mendez a été la première à découvrir et que vous appelez « éléments inédits substantiels »; je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). »

Le 2 septembre 2013, je reçois la réponse suivante de M. Genest :

J’ai bien reçu votre demande. Je suis heureux de constater que vous disposez de beaucoup de temps libre cet été. Nous n’avons pas tous ce privilège comme vous vous en doutez très certainement.

Pour ce qui est de l’objet de votre questionnement, je vous suggère de vous intéresser davantage à l’utilisation des sources historiques et au métier d’historien.

Pour moi, il ne fait aucun doute que le texte de Claudia Méndez que vous avez publié dans la Seigneurie de Lauzon en 2007, contient énormément d’informations nouvelles par rapport à l’historiographie antérieure. Ce débat est donc clos.

En terminant, je vous félicite pour votre site le passage de la côte. Je vous souhaite d’atteindre un lectorat éclairé.

Je dirai à M. Genest :

« Non, M. Genest, le texte de Madame Mendez ne contient pas d’éléments inédits » « substantiels » concernant la Terrasse Chevalier de Lévis, contrairement à ce que vous écrivez. S’il en contenait, il est permis de supposer que vous vous seriez empressé de les énumérer dans votre réponse au lieu de battre en retraire en proclamant que « le débat est clos ». Comme la réponse de votre compagne datée du 12 août 2013, la vôtre confirme ce que j’avance : le texte de Madame Mendez ne contient pas d’ « éléments inédits » « substantiels ».

Considérant ce qui précède, Madame la présidente et directrice générale, je demanderais à la Commission de la capitale nationale du Québec de faire les actions requises pour que soit corrigé le panneau d’interprétation qu’elle a installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis en 2013 et qui contient la phrase suivante : « Une recherche effectuée par Claudia Mendez et publiée par la Société d’histoire régionale de Lévis a permis de mieux connaître l’histoire de la Terrasse-du-Chevalier-de-Lévis. » Vous conviendrez avec moi qu’il ne faut pas que la CCNQ manque à son devoir en véhiculant des exagérations, des inexactitudes, des mensonges. Il n’y a aucune raison pour que le nom de Mme Mendez et celui de la Société d’histoire régionale de Lévis figurent sur ce panneau, et qu’une recherche qui a abouti à un texte de quatre pages basé presque uniquement sur des documents imprimés depuis longtemps dans des journaux soit mise en évidence sur un panneau d’interprétation par la CCNQ, et la Ville de Lévis et la Caisse Desjardins de Lévis.

Il est évident que l’inexactitude dont il est question dans la présente est profitable à Mme Claudia Mendez, cofondatrice et copropriétaire d’une entreprise de visites touristiques oeuvrant à Lévis (son associée est Mme Manon Pelletier, qui a déjà siégé avec elle et avec M. Claude Genest au conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis). Comment la CCNQ a-t-elle pu en arriver à transmettre une inexactitude au moyen de l’une de ses réalisations, et de qui émane l’idée de mentionner l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis sur le panneau d’interprétation : provient-elle de votre Commission, de la Ville de Lévis ou de la Caisse Desjardins de Lévis ? Il serait utile et intéressant, Madame Mercure, que vous nous éclaireriez.

Je vous prie, Madame la présidente et directrice générale, d’agréer l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel

Post-scriptum

Je crois que personne ne s’objecterait à ce que le travail de Joseph-Edmond Roy, Roch Samson, Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté et Gaston Cadrin soit rappelé aux endroits où se trouvent la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière et la Fresque Desjardins de Lévis.

La présente lettre et la réponse attendue seront publiées dans le site web lepasseurdelacote.com.