La Société d’histoire régionale de Lévis et l’expulsion de l’un de ses membres

Présentation par le Passeur de la Côte (Roger Martel)

Le 17 septembre 2013, j’ai écrit à Madame Claudia Mendez, guide touristique professionnelle et vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis; je lui ai parlé de mon expulsion de la SHRL, qui est honteuse et qui ternit ma réputation, je lui ai parlé du refus de la SHRL de dire quel document a été imprimé avec de l’encre acquise par elle en 2009-2010. Madame Mendez, le 18 septembre 2013, m’a répondu (on peut lire sa réponse ci-dessous); elle fuit mes questions, et fait une affirmation inexacte : contrairement à ce qu’écrit Madame Mendez, je n’ai pas été expulsé en 2012 lors de l’assemblée générale annuelle de la SHRL, je l’ai été à la fin de 2011 par le conseil d’administration de la SHRL; en 2012, les dirigeants de la SHRL ne pouvaient donc pas demander l’expulsion d’une personne qui n’était plus membre de la SHRL. Aujourd’hui, 2 octobre 2013, je réplique :

RÉPONSE DE ROGER MARTEL À MADAME CLAUDIA MENDEZ DATÉE DU 2 OCTOBRE 2013 :

Lévis, le 2 octobre 2013

Madame Claudia Méndez,

vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis

Lévis

Madame,

Vous ne me répondez pas, avec votre message daté du 18 septembre 2013; c’est très regrettable pour tous ceux qui veulent découvrir le fin fond de l’affaire qui nous occupe, vous, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) et moi.

Je vous ai dit : « ce sont ceux qui ne me répondaient pas qui attaquaient la réputation de la SHRL »; vous ne dites rien à ce sujet dans votre message. J’ai demandé plusieurs fois aux dirigeants de la SHRL, à titre de membre de la SHRL, de faire savoir quel(s) document(s) ils avaient été imprimé(s) avec l’importante quantité d’encre acquise par la SHRL pendant l’exercice 2009-2010. Je m’attendais, comme tout le monde l’aurait fait, à recevoir une réponse comme celle-ci : « Avec l’encre dont vous parlez, nous avons imprimé [un nombre aurait été inscrit ici] exemplaires du document intitulé [un titre aurait été inscrit ici]; nous serions heureux de vous montrer ce document, si vous ne le connaissez pas déjà ». VOUS COMPRENDREZ, MADAME MENDEZ, QUE LE REFUS DE RÉPONDRE DES DIRIGEANTS DE LA SHRL PUISSE ÊTRE JUGÉ INCOMPRÉHENSIBLE ET PRÊTER À DIVERSES INTERPRÉTATIONS, ET QU’IL NUISE À LA SHRL. Si vous étiez à ma place, ne penseriez-vous pas, comme moi, que le refus de répondre des dirigeants de la SHRL est inconcevable et inadmissible et inexplicable ? Et n’objecteriez-vous pas que votre question était légitime ? RÉFLÉCHISSEZ UN PEU, MADAME MENDEZ : QUEL MAL Y AURAIT-IL, POUR LA SHRL, À RÉVÉLER AUX MEMBRES DE LA SHRL QUEL USAGE VOUS AVEZ FAIT DE L’ENCRE DE LA SHRL? APRÈS TOUT, CE QUE LA SHRL A IMPRIMÉ A DÛ ÊTRE DIFFUSÉ PAR LA SHRL, DIFFUSÉ ET RENDU PUBLIC. FRANCHEMENT, MADAME MENDEZ, IL SERAIT INTELLIGENT QUE VOUS EXPLIQUIEZ POURQUOI VOUS AVEZ CHOISI DE NE PAS ME RÉPONDRE, VOUS ET LE CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA SHRL AVANT QUE LA SHRL NE TENTE DE M’EMPÊCHER DE PARLER EN M’EXPULSANT, PUIS À L ‘ÉPOQUE OÙ CE DERNIER A DÉCIDÉ DE M’EXPULSER et qu’il était composé, en plus de vous, de Mmes Manon Pelletier, Patricia Côté, MM. Claude Genest, Étienne Chabot, Éric Shink, Vincent Couture, Pierre-Olivier Maheux, Gilbert Samson [les personnes que je viens d’énumérer sont présentées comme des membres du CA de la SHRL dans le numéro 120 (hiver 2011) ou dans le numéro 121 (printemps 2011) de la revue de la SHRL, ou dans ces deux numéros; je n’ignore pas qu’il est possible que certaines de ces personnes se soient opposées à mon expulsion ou aient refusé de se prononcer sur la question de mon expulsion].

Je vous ai dit, le 17 septembre 2013 : « Pensez-vous, Madame Mendez, que je me trompe quand j’affirme que le CA de la SHRL me tenait dans l’ignorance des actions qu’il faisait pour me chasser de la SHRL ? »; vous ne dites rien à ce sujet dans votre message. EST-CE QUE JE DOIS COMPRENDRE QUE VOUS ADMETTEZ QUE LA SHRL A ÉVITÉ DE M’INFORMER DES ACTIONS QU’ELLE FAISAIT POUR M’EXPULSER? Les dirigeants de la SHRL m’ont accusé, jugé et condamné sans me le dire, sans m’informer de quoi que ce soit; oseriez-vous me contredire? Si votre mémoire est défaillante, vous pourriez consulter M. Claude Genest, qui présidait la SHRL quand j’ai été expulsé en catimini.

IL EST UTILE QUE JE MENTIONNE ICI QUE LE PRÉSIDENT ACTUEL DE LA SHRL, M. VINCENT COUTURE, N’A PAS RÉPONDU, EN MAI 2013, À UN MEMBRE DE LA SHRL QUI DÉSIRAIT SAVOIR QU’EST-CE QUE LA SHRL AVAIT IMPRIMÉ AVEC L’ENCRE DONT IL EST QUESTION CI-DESSUS. EST-CE QUE TOUT LE MONDE S’EST DONNÉ LE MOT POUR TENIR LES MEMBRES DE LA SHRL DANS L’IGNORANCE QUANT À L’USAGE DE L’ENCRE? Vous n’avez certainement pas oublié, Madame Mendez, que M. Couture était membre du conseil d’administration de la SHRL quand ce dernier m’a expulsé « discrètement ».

Pour terminer, cette remarque : vous dites que « [vos] informations administratives sont privées »; je rétorque que la SHRL reçoit depuis des années des subventions importantes de la Ville de Lévis (10 235 $ en 2011-2012, plus 3 230 $ la même année, plus le remboursement de certaines dépenses la même année), cet argent a été retiré des poches des contribuables, c’est un bien public; il serait déplacé que vous disiez aux Lévisiens de ne pas se préoccuper de ce que vous faites de leur argent.

Me trouverez-vous déraisonnable si j’avance qu’il serait dans votre intérêt et dans l’intérêt de la SHRL que vous répondiez aux questions légitimes qui vous sont soumises pour que les membres de la SHRL et les Lévisiens puissent se faire une excellente idée de la situation et porter un jugement éclairé ? Si oui, pourriez-vous me dire pourquoi ? J’INVITE LES LÉVISIENS SOUCIEUX DE L’INTÉRÊT PUBLIC À VOUS POSER DES QUESTIONS À LEUR TOUR.

FRANCHEMENT, MADAME MENDEZ, AUCUNE PERSONNE NEUTRE, OBJECTIVE, IMPARTIALE, NE SAURAIT COMPRENDRE LE REFUS OBSTINÉ DE LA SHRL DE RÉPONDRE À MES QUESTIONS LÉGITIMES.

Veuillez, Madame, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel,

heureux membre de sept sociétés d’histoire, ancien membre de la SHRL

P.-S. Cette lettre sera publiée dans mon site web (lepasseurdelacote.com); votre réponse également, si vous voulez bien me répondre, Madame Mendez. (Étant donné que mon expulsion de la SHRL est un événement public, qu’elle a été annoncée lors d’une assemblée des membres de la SHRL ainsi que dans la revue de la SHRL, je trouve inévitable, Madame Mendez, que notre échange soit public.)

JE REPRODUIS CI-DESSOUS LE COURRIEL QUE J’AI ENVOYÉ À MADAME CLAUDIA MENDEZ LE 17 SEPTEMBRE 2013 AINSI QUE LA RÉPONSE DONNÉE À CE COURRIEL PAR MADAME CLAUDIA MENDEZ LE 18 SEPTEMBRE 2013 :

COURRIEL ENVOYÉ PAR ROGER MARTEL À MADAME CLAUDIA MENDEZ LE 17 SEPT. 2013 :

Lévis, le 17 septembre 2013

Madame Claudia Mendez

Vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis

9, rue Mgr Gosselin, Local R-1, Lévis , G6V 5K1

Madame,

Tout récemment, vous avez bien voulu que nous dialoguions dans le web, vous et moi; nous l’avons fait. Je vous propose de continuer.

Le 2 septembre 2013, un téléjournal européen a publié que deux Tunisiens avaient été condamnés à la prison par l’appareil judiciaire de leur pays, sans jamais avoir été prévenus de la tenue de leur procès1. Cette nouvelle m’a rappelé un événement survenu à Lévis en 2011-2012. Je vous en parle parce que vous avez été une actrice de cet événement en tant que membre du conseil d’administration (CA) de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL).

L’événement dont je parle est le suivant : mon expulsion de la SHRL par le CA de cette dernière. (Les dirigeants de la SHRL ont prétendu que je flétrissais la réputation de la SHRL en leur posant des questions et en insistant pour que l’on me réponde. Moi, je dis : ce sont ceux qui ne me répondaient pas qui attaquaient la réputation de la SHRL.)

Le rapport annuel du CA de la SHRL pour la période s’étendant de mai 2011 à avril 2012*, que vous avez signé, contient un paragraphe intitulé « Statut du membre Roger Martel ». Dans ce paragraphe, le CA affirme qu’il a résolu de suspendre mon statut de membre le 2 février 2012. Mon statut de membre a peut-être été suspendu « officiellement » le 2 février 2012 (si c’est le cas, je n’en ai pas été informé), mais, dans les faits, c’est à la fin de novembre ou au début de décembre 2011 que j’ai été expulsé définitivement de la SHRL (sans en être informé). À moment-là, en effet, la SHRL a décidé de ne pas encaisser le chèque de renouvellement de ma cotisation pour que je perde mon statut de membre; mon adhésion n’a donc pas été renouvelée en décembre 2011 (le CA de la SHRL ne m’en a pas informé), j’ai donc cessé d’être membre de la SHRL en décembre 2011 (sans que le CA de la SHRL ne m’en informe). (Je pense que vous êtes en mesure, Madame Mendez, de déterminer s’il est vrai, comme je le soutiens, que la SHRL ne m’a jamais informé oralement ou par écrit de mon expulsion.) La suite est aussi intéressante que ce qui précède : c’est quelques semaines après la tenue de l’assemblée générale annuelle (AGA) tenue en juin 2012 que j’ai appris par hasard que le CA de la SHRL m’avait expulsé définitivement en 2011. Autre réalité qui attire l’attention : en décidant de ne pas encaisser le chèque de renouvellement de ma cotisation en novembre ou décembre 2011, le CA de la SHRL se trouvait à exclure de ses rangs un deuxième de ses membres, parent avec moi, que le CA n’a pas juger bon d’informer de la situation.

Le CA de la SHRL a mis mon statut de membre à l’ordre du jour de l’AGA de juin 2012 de la SHRL; il ne m’en a jamais informé, jamais ! (Je pense que vous êtes en mesure, Madame Mendez, de savoir si ce que je viens d’avancer est vrai ou faux.) J’ai appris que la question de mon statut de membre serait l’un des points à l’ordre du jour de l’AGA de 2012 une fois assis dans la salle où allait se tenir l’assemblée, en consultant l’ordre du jour. Le CA de la SHRL avait décidé de ne pas m’en informer. Avait-il décidé de tout faire pour éviter que je me prépare à présenter mon point de vue et à réfuter les affirmations dont on m’accablait ?

Bien sûr, il n’y a aucune commune mesure entre l’événement tunisien susmentionné et l’événement lévisien sur lequel porte cette lettre. Mais cela n’empêche pas d’établir un lien entre les deux : les condamnés tunisiens et l’expulsé lévisien n’ont pas été informés de la procédure mise en oeuvre contre eux et n’ont donc pas pu se défendre.

Pensez-vous, Madame Mendez, que je me trompe quand j’affirme que le CA de la SHRL me tenait dans l’ignorance des actions qu’il faisait pour me chasser de la SHRL ? Pourriez-vous me dire si vous avez joué un rôle relativement aux manœuvres d’expulsion exécutées par le CA de la SHRL ? Pourriez-vous me faire savoir si vous avez personnellement approuvé ces manœuvres ? Vous est-il arrivé de sentir qu’il y avait dissidence entre ces manoeuvres et vos valeurs ou votre jugement ? Aujourd’hui, pensez-vous que le CA de la SHRL a eu raison de m’expulser ?

Vous vous souvenez probablement que l’une des questions que j’ai soumises plus d’une fois au CA de la SHRL, quand j’étais membre de cette dernière, avait trait à l’utilisation par la SHRL d’une quantité d’encre non négligeable que la SHRL avait achetée; j’invitais simplement la SHRL à dire à ses membres quel(s) document(s) elle avait imprimé(s) avec cette encre. Pourriez-vous me dire, Madame Mendez, pourquoi le CA de la SHRL n’a jamais répondu à ma question ? Pourriez-vous me dire quel mal il y aurait eu à ce que le CA de la SHRL réponde à ma question toute simple ? [Note : En mai 2013, une autre personne que moi a demandé au nouveau président de la SHRL, M. Vincent Couture, de lui dire quel(s) document(s) a ou ont été imprimés avec l’encre achetée en 2009-2010; M. Couture, qui appartenait au CA de la SHRL quand l’encre a été achetée, n’a pas répondu.]

Cette lettre sera publiée dans mon site web (lepasseurdelacote.com); votre réponse également, si vous voulez bien continuer de dialoguer avec moi, Madame. (Étant donné que mon expulsion de la SHRL est un événement public, qu’elle a été annoncée lors d’une assemblée des membres de la SHRL ainsi que dans la revue de la SHRL, je trouve inévitable, Madame Mendez, que notre échange soit public.)

Je vous prie, Madame, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, Lévisien

Heureux membre de sept sociétés d’histoire, ancien membre de la SHRL

Site web : lepasseurdelacote.com

* Ce rapport est signé par :

• M. ÉTIENNE CHABOT, président par intérim (M. Chabot a succédé à M. Claude Genest, qui avait démissionné le 3 février 2012);

• M. PIERRE-OLIVIER MAHEUX;

• M. ÉRIC SHINK, trésorier;

• Mme MANON PELLETIER responsable des archives;

• M. VINCENT COUTURE (aujourd’hui président de la SHRL), responsable des communications;

• Mme CLAUDIA MENDEZ (aujourd’hui vice-présidente de la SHRL), éditrice et webmestre.

1. L’Observateur parle lui aussi de cette affaire : « Les rappeurs tunisiens Weld El 15 et Klay BBJ ont été condamnés par contumace, faute d’avoir été prévenus de leur procès, à un an et neuf mois de prison notamment pour outrage à des fonctionnaires, a indiqué leur avocat lundi 2 septembre. » (http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130902.OBS5159/tunisie-2-rappeurs-condamnes-a-de-la-prison-ferme-par-contumace.html)


MADAME CLAUDIA MENDEZ RÉPOND À ROGER MARTEL LE 18 SEPTEMBRE 2013 :

Bonjour Monsieur Martel,

Je suis désolée de constater qu’il y a eu une mésentente. Contrairement à votre affirmation, je n’ai pas « voulu que nous dialoguions dans le web, vous et moi ». J’ai répondu à une demande concernant un article que j’ai rédigé, c’est tout. Cela ne signifie pas que je suis disposée à entretenir avec vous un quelconque dialogue.

Concernant les sujets relatifs à l’administration de la SHRL, je ne ferai aucun suivi avec vous. Vous n’êtes plus un membre de la SHRL et nos informations administratives sont privées. En ce qui a trait à votre situation en particulier, c’est-à-dire à votre exclusion par l’assemblée des membres de la SHRL en juin 2012, nous n’avons aucune nouvelle information à vous transmettre. Toutefois, s’il y en avait, je vous assure que vous en serez avisé.

En terminant, je vous demande de ne plus m’écrire à mon adresse de courriel personnelle.

Cordialement,

Claudia Méndez

Vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis

9, rue Mgr-Gosselin

Lévis (QC) G6V 5K1


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