Lettre au directeur général de la Société d’histoire régionale de Lévis au sujet de l’expulsion d’un membre

Lévis, le 7 octobre 2013

Monsieur Gilbert Samson

Directeur général de la Société d’histoire régionale de Lévis

9, rue Mgr Gosselin, Local R-1

Lévis, G6V 5K1

Monsieur le Directeur général,

Le 2 septembre 2013, un téléjournal européen a publié que deux Tunisiens avaient été condamnés à la prison par l’appareil judiciaire de leur pays, sans jamais avoir été prévenus de la tenue de leur procès1. Cette nouvelle m’a rappelé un événement survenu à Lévis en 2011-2012. Je vous en parle parce que vous êtes présenté comme membre du conseil d’administration (CA) de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) dans les numéros de l’été 2011, de l’automne 2011 et de l’hiver 2012 de la revue de la SHRL.

L’événement dont je parle est le suivant : mon expulsion de la SHRL par le CA de cette dernière. (Les dirigeants de la SHRL ont prétendu que je flétrissais la réputation de la SHRL en leur posant des questions et en insistant pour que l’on me réponde. Moi, je dis : ce sont ceux qui ne me répondaient pas qui attaquaient la réputation de la SHRL.)

Le rapport annuel du CA de la SHRL pour la période s’étendant de mai 2011 à avril 2012* contient un paragraphe intitulé « Statut du membre Roger Martel ». Dans ce paragraphe, le CA affirme qu’il a résolu de suspendre mon statut de membre le 2 février 2012. Mon statut de membre a peut-être été suspendu « officiellement » le 2 février 2012 (si c’est le cas, je n’en ai pas été informé), mais, dans les faits, c’est à la fin de novembre ou au début de décembre 2011 que j’ai été expulsé définitivement de la SHRL (sans en être informé). À moment-là, en effet, la SHRL a décidé de ne pas encaisser le chèque de renouvellement de ma cotisation pour que je perde mon statut de membre; mon adhésion n’a donc pas été renouvelée en décembre 2011 (le CA de la SHRL ne m’en a pas informé), j’ai donc cessé d’être membre de la SHRL en novembre ou décembre 2011 (sans que le CA de la SHRL ne m’en informe). (Êtes-vous en mesure, Monsieur Samson, de déterminer s’il est vrai, comme je le soutiens, que la SHRL ne m’a jamais informé oralement ou par écrit de mon expulsion.) La suite est aussi intéressante que ce qui précède : c’est quelques semaines après la tenue de l’assemblée générale annuelle (AGA) tenue enjuin 2012 que j’ai appris par hasard que le CA de la SHRL m’avait expulsé définitivement en 2011. Autre réalité qui attire l’attention : en décidant de ne pas encaisser le chèque de renouvellement de ma cotisation en novembre ou décembre 2011, le CA de la SHRL se trouvait à exclure de ses rangs un deuxième de ses membres, parent avec moi, que le CA n’a pas jugé bon d’informer de la situation.

Le CA de la SHRL a mis mon statut de membre à l’ordre du jour de l’AGA de juin 2012 de la SHRL. Il ne m’en a jamais informé, jamais ! (Êtes-vous en mesure, Monsieur Samson, de dire si ce que je viens d’avancer est vrai ou faux ?) J’ai appris que la question de mon statut de membre serait l’un des points à l’ordre du jour de l’AGA de 2012 une fois assis dans la salle où allait se tenir l’assemblée, en consultant l’ordre du jour. Le CA de la SHRL avait décidé de ne pas m’en informer. Avait-il décidé de tout faire pour éviter que je me prépare à présenter mon point de vue et à réfuter les affirmations dont on m’accablait ?

Bien sûr, il n’y a aucune commune mesure entre l’événement tunisien susmentionné et l’événement lévisien sur lequel porte cette lettre. Mais cela n’empêche pas d’établir un lien entre les deux : les condamnés tunisiens et l’expulsé lévisien n’ont pas été informés de la procédure mise en oeuvre contre eux et n’ont pas donc pu se défendre. (J’aimerais savoir, Monsieur Samson, si vous voyez les choses comme moi.)

Êtes-vous en mesure, Monsieur Samson, de me contredire quand j’affirme que le CA de la SHRL me tenait dans l’ignorance des actions qu’il faisait pour me chasser de la SHRL ? Avez vous joué un rôle dans les manœuvres d’expulsion exécutées par le CA de la SHRL ? Étiez-vous d’accord avec l’exécution de ces manœuvres ? Aujourd’hui, sentiriez-vous qu’il y a dissidence entre vos valeurs ou votre jugement et des manoeuvres comme celles que le CA de la SHRL a exécutées ? Avez-vous déjà pensé que le CA de la SHRL a eu tort de m’expulser ?

Vous vous souvenez certainement que l’une des questions que j’ai soumises plus d’une fois au CA de la SHRL, quand j’étais membre de cette dernière, avait trait à l’utilisation par la SHRL d’une quantité d’encre non négligeable que la SHRL avait achetée; j’invitais simplement la SHRL à dire à ses membres quel(s) document(s) elle avait imprimé(s) avec cette encre. Il serait très intéressant, Monsieur Samson, de vous entendre tenter d’expliquer pourquoi la SHRL n’a jamais répondu à ma question. [Note : En mai 2013, une autre personne que moi a demandé au nouveau président de la SHRL, M. Vincent Couture, de lui dire quel(s) document(s) a ou ont été imprimés avec l’encre achetée en 2009-2010; M. Couture, qui appartenait au CA de la SHRL quand l’encre a été achetée, n’a pas répondu.]

Cette lettre sera publiée dans mon site web (lepasseurdelacote.com); votre réponse également, si vous voulez bien me répondre. (Étant donné que mon expulsion de la SHRL est un événement public, qu’elle a été annoncée lors d’une assemblée des membres de la SHRL ainsi que dans la revue de la SHRL, je trouve inévitable, Monsieur Samson, que notre échange soit public.)

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, Lévisien

Heureux membre de sept sociétés d’histoire, ancien membre de la SHRL

Site web : lepasseurdelacote.com

* Ce rapport est signé par :

  • M. ÉTIENNE CHABOT, président par intérim (M. Chabot a succédé à M. Claude Genest, historien à l’emploi du Mouvement Desjardins, qui avait démissionné le 3 février 2012);

  • M. PIERRE-OLIVIER MAHEUX;

  • M. ÉRIC SHINK, trésorier;

  • Mme MANON PELLETIER responsable des archives;

  • M. VINCENT COUTURE (aujourd’hui président de la SHRL), responsable des communications;

  • Mme CLAUDIA MENDEZ (aujourd’hui vice-présidente de la SHRL), éditrice et webmestre.

1. L’Observateur parle lui aussi de cette affaire : « Les rappeurs tunisiens Weld El 15 et Klay BBJ ont été condamnés par contumace, faute d’avoir été prévenus de leur procès, à un an et neuf mois de prison notamment pour outrage à des fonctionnaires, a indiqué leur avocat lundi 2 septembre. » (http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130902.OBS5159/tunisie-2-rappeurs-condamnes-a-de-la-prison-ferme-par-contumace.html)

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