Caisse Desjardins du Transcontinental (Bas-Saint-Laurent) – La coopérative n’est plus.

Caisse Desjardins du Transcontinental (Bas-Saint-Laurent)

La coopérative n’est plus

Par André Bard, pour le Comité de survie de la Caisse Desjardins du Transcontinental (Bas-Saint-Laurent)

La direction du Mouvement Desjardins a décidé de couper les services à ses propres propriétaires en fermant des centres dans toutes les régions du Québec.

Malheureusement pour les sociétaires, la philosophie de cette extraordinaire entreprises a pris une tendance résolument mercantile. Chez Desjardins, on ne pense qu’à mettre toujours plus de fric dans les coffres déjà pleins à craquer (16 milliards $ de capitaux propres disponibles – classé au 13e rang mondial des institutions bancaires les plus solides), et on nous sert l’argument de la rentabilité pour fermer les centres de services. Pour arriver à ses fins, le Mouvement Desjardins doit restreindre les pouvoirs qui étaient jadis conférés à ses membres, puisque ce n’est pas dans le but de faire des profits que les gens ont adhéré à cette institution. Le pouvoir qu’ont les membres-propriétaires (près de six millions de parts sociales) se résume aujourd’hui à l’élection d’un conseil d’administration.

Chez Desjardins, on considère désormais la fermeture d’un centre de services au même titre que l’embauche d’un nouvel employé ou la couleur des murs. Ce sont toutes des « affaires courantes », et les propriétaires n’ont pas à s’en mêler! On ramène l’absence de services à une banalité, sans se soucier de l’impact sur le milieu. Les conséquences de ces fermetures ne semblent pas les toucher.

Dans les régions rurales où Desjardins détient souvent le monopole des services bancaires, la fermeture de centres de services constitue un véritable abandon, une trahison envers les propriétaires de cet empire. Si les membres pouvaient de prononcer, ils ne laisseraient pas passer de telles coupures. Ils trouveraient des solutions pour que chaque secteur conserve un accès direct à une caisse.

Mais la démocratie n’existe plus chez Desjardins. Les sociétaires n’ont plus leur mot à dire puisque, selon les dirigeants, ils ont élu un conseil d’administration à qui ils ont donné les pleins pouvoirs et en qui ils ont mis toute leur confiance. Lorsque les membres leur demandent de revoir une décision, ils se font fermer la porte au nez lors de la supposée assemblée générale extraordinaire tenue au Transcontinental (Bas-Saint-Laurent) le 18 septembre [2013]. Les gens de Bécancour ont vécu le même affront à leur assemblée extraordinaire du 25 septembre. Les dirigeants ne veulent plus savoir ce que pensent les sociétaires. Ils préfèrent se fermer les yeux et se boucher les oreilles plutôt que de faire face à l’insatisfaction générale qui découle de leurs décisions.

En cette semaine de la coopération, tous les Québécois devraient manifester leur mécontentement par rapport au Mouvement Desjardins en adressant un petit mot à la direction de leur Caisse. Peut-être comprendront-ils le mal qu’ils sont en train de faire!

(Ce texte a été publié dans le journal Le Soleil le 20 octobre 2013, p. 28.)

Pour la refondation et la moralisation du Mouvement Desjardins

 

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