Lettre au directeur général de la Société d’histoire régionale de Lévis au sujet de l’expulsion d’un membre

Lévis, le 7 octobre 2013

Monsieur Gilbert Samson

Directeur général de la Société d’histoire régionale de Lévis

9, rue Mgr Gosselin, Local R-1

Lévis, G6V 5K1

Monsieur le Directeur général,

Le 2 septembre 2013, un téléjournal européen a publié que deux Tunisiens avaient été condamnés à la prison par l’appareil judiciaire de leur pays, sans jamais avoir été prévenus de la tenue de leur procès1. Cette nouvelle m’a rappelé un événement survenu à Lévis en 2011-2012. Je vous en parle parce que vous êtes présenté comme membre du conseil d’administration (CA) de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) dans les numéros de l’été 2011, de l’automne 2011 et de l’hiver 2012 de la revue de la SHRL.

L’événement dont je parle est le suivant : mon expulsion de la SHRL par le CA de cette dernière. (Les dirigeants de la SHRL ont prétendu que je flétrissais la réputation de la SHRL en leur posant des questions et en insistant pour que l’on me réponde. Moi, je dis : ce sont ceux qui ne me répondaient pas qui attaquaient la réputation de la SHRL.)

Le rapport annuel du CA de la SHRL pour la période s’étendant de mai 2011 à avril 2012* contient un paragraphe intitulé « Statut du membre Roger Martel ». Dans ce paragraphe, le CA affirme qu’il a résolu de suspendre mon statut de membre le 2 février 2012. Mon statut de membre a peut-être été suspendu « officiellement » le 2 février 2012 (si c’est le cas, je n’en ai pas été informé), mais, dans les faits, c’est à la fin de novembre ou au début de décembre 2011 que j’ai été expulsé définitivement de la SHRL (sans en être informé). À moment-là, en effet, la SHRL a décidé de ne pas encaisser le chèque de renouvellement de ma cotisation pour que je perde mon statut de membre; mon adhésion n’a donc pas été renouvelée en décembre 2011 (le CA de la SHRL ne m’en a pas informé), j’ai donc cessé d’être membre de la SHRL en novembre ou décembre 2011 (sans que le CA de la SHRL ne m’en informe). (Êtes-vous en mesure, Monsieur Samson, de déterminer s’il est vrai, comme je le soutiens, que la SHRL ne m’a jamais informé oralement ou par écrit de mon expulsion.) La suite est aussi intéressante que ce qui précède : c’est quelques semaines après la tenue de l’assemblée générale annuelle (AGA) tenue enjuin 2012 que j’ai appris par hasard que le CA de la SHRL m’avait expulsé définitivement en 2011. Autre réalité qui attire l’attention : en décidant de ne pas encaisser le chèque de renouvellement de ma cotisation en novembre ou décembre 2011, le CA de la SHRL se trouvait à exclure de ses rangs un deuxième de ses membres, parent avec moi, que le CA n’a pas jugé bon d’informer de la situation.

Le CA de la SHRL a mis mon statut de membre à l’ordre du jour de l’AGA de juin 2012 de la SHRL. Il ne m’en a jamais informé, jamais ! (Êtes-vous en mesure, Monsieur Samson, de dire si ce que je viens d’avancer est vrai ou faux ?) J’ai appris que la question de mon statut de membre serait l’un des points à l’ordre du jour de l’AGA de 2012 une fois assis dans la salle où allait se tenir l’assemblée, en consultant l’ordre du jour. Le CA de la SHRL avait décidé de ne pas m’en informer. Avait-il décidé de tout faire pour éviter que je me prépare à présenter mon point de vue et à réfuter les affirmations dont on m’accablait ?

Bien sûr, il n’y a aucune commune mesure entre l’événement tunisien susmentionné et l’événement lévisien sur lequel porte cette lettre. Mais cela n’empêche pas d’établir un lien entre les deux : les condamnés tunisiens et l’expulsé lévisien n’ont pas été informés de la procédure mise en oeuvre contre eux et n’ont pas donc pu se défendre. (J’aimerais savoir, Monsieur Samson, si vous voyez les choses comme moi.)

Êtes-vous en mesure, Monsieur Samson, de me contredire quand j’affirme que le CA de la SHRL me tenait dans l’ignorance des actions qu’il faisait pour me chasser de la SHRL ? Avez vous joué un rôle dans les manœuvres d’expulsion exécutées par le CA de la SHRL ? Étiez-vous d’accord avec l’exécution de ces manœuvres ? Aujourd’hui, sentiriez-vous qu’il y a dissidence entre vos valeurs ou votre jugement et des manoeuvres comme celles que le CA de la SHRL a exécutées ? Avez-vous déjà pensé que le CA de la SHRL a eu tort de m’expulser ?

Vous vous souvenez certainement que l’une des questions que j’ai soumises plus d’une fois au CA de la SHRL, quand j’étais membre de cette dernière, avait trait à l’utilisation par la SHRL d’une quantité d’encre non négligeable que la SHRL avait achetée; j’invitais simplement la SHRL à dire à ses membres quel(s) document(s) elle avait imprimé(s) avec cette encre. Il serait très intéressant, Monsieur Samson, de vous entendre tenter d’expliquer pourquoi la SHRL n’a jamais répondu à ma question. [Note : En mai 2013, une autre personne que moi a demandé au nouveau président de la SHRL, M. Vincent Couture, de lui dire quel(s) document(s) a ou ont été imprimés avec l’encre achetée en 2009-2010; M. Couture, qui appartenait au CA de la SHRL quand l’encre a été achetée, n’a pas répondu.]

Cette lettre sera publiée dans mon site web (lepasseurdelacote.com); votre réponse également, si vous voulez bien me répondre. (Étant donné que mon expulsion de la SHRL est un événement public, qu’elle a été annoncée lors d’une assemblée des membres de la SHRL ainsi que dans la revue de la SHRL, je trouve inévitable, Monsieur Samson, que notre échange soit public.)

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, Lévisien

Heureux membre de sept sociétés d’histoire, ancien membre de la SHRL

Site web : lepasseurdelacote.com

* Ce rapport est signé par :

  • M. ÉTIENNE CHABOT, président par intérim (M. Chabot a succédé à M. Claude Genest, historien à l’emploi du Mouvement Desjardins, qui avait démissionné le 3 février 2012);

  • M. PIERRE-OLIVIER MAHEUX;

  • M. ÉRIC SHINK, trésorier;

  • Mme MANON PELLETIER responsable des archives;

  • M. VINCENT COUTURE (aujourd’hui président de la SHRL), responsable des communications;

  • Mme CLAUDIA MENDEZ (aujourd’hui vice-présidente de la SHRL), éditrice et webmestre.

1. L’Observateur parle lui aussi de cette affaire : « Les rappeurs tunisiens Weld El 15 et Klay BBJ ont été condamnés par contumace, faute d’avoir été prévenus de leur procès, à un an et neuf mois de prison notamment pour outrage à des fonctionnaires, a indiqué leur avocat lundi 2 septembre. » (http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130902.OBS5159/tunisie-2-rappeurs-condamnes-a-de-la-prison-ferme-par-contumace.html)

La Terrasse de Lévis, la Société d’histoire régionale de Lévis et la Commission de la Capitale nationale du Québec

LE COURRIEL SUIVANT A ÉTÉ ENVOYÉ À MADAME FRANÇOISE MERCURE, PRÉSIDENTE DE LA COMMISSION DE LA CAPITALE NATIONALE DU QUÉBEC, IL Y A UN MOIS. LA RÉPONSE NE DEVRAIT PAS TARDER.

Lévis, le 6 septembre 2013

Madame Françoise Mercure, présidente et directrice générale

Commission de la Capitale nationale du Québec

Édifice Hector-Fabre, 525, boul. René-Lévesque Est

Québec, G1R 5S9

Courriel : commission@capitale.gouv.qc.ca

Madame la présidente et directrice générale,

Je connais un certain nombre de réalisations de la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) : la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière, située à Lévis, et la Fresque Desjardins de Lévis, par exemple.

La Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière « illustre plusieurs faits marquants de l’histoire de la région », peut-on lire au http://www.ruesprincipalessaintromuald.com/pages/fresque.html; elle est le « fruit d’une étroite collaboration de la Commission de la Capitale nationale (CCNQ) et de la Ville de Lévis », nous apprend la même source. Là où se trouve la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière, la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport grandiose de Joseph-Edmond Roy, auteur de L’Histoire de la seigneurie de Lauzon (5 volumes, 2 300 pages plus de nombreux appendices), ni la contribution exceptionnelle de Roch Samson et de son équipe (Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté, Gaston Cadrin), auteurs de l’Histoire de Lévis-Lotbinière (812 pages), à la connaissance du passé de Lévis.

La Fresque Desjardins de Lévis a été « réalisée à l’initiative de la Commission de la capitale nationale du Québec », nous dit elle-même la Commission au http://www.capitale.gouv.qc.ca/medias/pdf/realisations/fresque-desjardins-levis.pdf. Elle « raconte en images les principaux épisodes de la riche histoire de Lévis et de ses grands personnages », dit encore la CCNQ (http://www.capitale.gouv.qc.ca/realisations/les-fresques/fresque-desjardins-de-levis.html). Là où se trouve la Fresque Desjardins de Lévis, la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport grandiose de Joseph-Edmond Roy, auteur de L’Histoire de la seigneurie de Lauzon (5 volumes, 2 300 pages plus de nombreux appendices), ni la contribution exceptionnelle de Roch Samson et de son équipe (Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté, Gaston Cadrin), auteurs de l’Histoire de Lévis-Lotbinière (812 pages), à la connaissance du passé de Lévis.

Je connais très bien une autre réalisation de la CCNQ : le monument François-Gaston de Lévis, installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis. On doit cette oeuvre à trois partenaires financiers : la Caisse Desjardins de Lévis (100 000 $ pour la fabrication de la statue et 10 000 $ pour son installation et l’aménagement paysager), la CCNQ et la Ville de Lévis (ces renseignements se trouvent dans la fiche technique du monument établie par la CCNQ et consultable au http://www.capitale.gouv.qc.ca/medias/projet/190_1_FicheTechnique_monumentLevis.pdf). La réalisation de la Terrasse se distingue des deux autres réalisations mentionnées ci-dessus par un trait qui n’est pas anodin : tandis que la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport d’historiens (j’ai dit historiens) à la connaissance du passé de Lévis sur les lieux où se trouvent la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière et la Fresque Desjardins de Lévis, elles mettent en évidence, là où s’élève la statue de François-Gaston de Lévis, une amateure d’histoire (j’ai dit amateure d’histoire), Mme Claudia Mendez, auteure d’un texte de quatre pages consacré à la Terrasse de Lévis et basé presque uniquement sur des documents imprimés depuis longtemps (ce que je vais démontrer dans la présente).

Qu’a fait Mme Mendez pour mériter cette reconnaissance et cet honneur ? La CCNQ, la Caisse Desjardins de Lévis et la Ville de Lévis répondent à cette question sur un panneau d’interprétation installé sur la Terrasse : « Une recherche effectuée par Claudia Mendez et publiée par la Société d’histoire régionale de Lévis a permis de mieux connaître l’histoire de la Terrasse du Chevalier-de-Lévis. » Parlons-en de cette recherche. Je commencerai par une mise en contexte.

Le 31 juillet 2013, le journal Le Soleil a publié un article sur Mme Claudia Mendez. J’ai réagi, j’ai écrit au quotidien, lequel a publié une version modifiée de ma lettre le 4 août (le journal n’a pas informé les lecteurs de la modification de ma lettre). Le 8 août, Le Soleil présente une réplique à ma lettre signée Claude Genest (M. Genest est un historien à l’emploi du Mouvement Desjardins, il a déjà siégé avec Mme Mendez au conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis; M. Genest est aussi – Le Soleil ne l’a pas signalé aux lecteurs – le compagnon de vie de Mme Mendez). J’ai répliqué à M. Genest, mais Le Soleil a refusé de reproduire ma lettre.

Dans cette lettre non publiée par Le Soleil, je dis à M. Genest qu’il se trompe quand il affirme qu’un article de Mme Mendez portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis dans le numéro 105 de sa revue (La Seigneurie de Lauzon), contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et que ces éléments sont « substantiels ». Pour les lecteurs du Soleil, j’avais écrit ceci : « M. Claude Genest réplique à la lettre que j’ai écrite au sujet d’un texte de la chroniqueuse Mylène Moisan et que Le Soleil a publiée le 4 août 2013. Il fait une affirmation de première importance, que voici : l’article de Mme Claudia Mendez portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis, contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et ces éléments sont « substantiels ». Voyons voir. – Mme Mendez cite une vingtaine de sources de renseignements à la fin de son article. Les « Archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire (APSJNDV) » sont l’une de ces sources. Dans ces archives, Mme Mendez a trouvé un document concernant un concours paroissial dont parle M. Genest dans sa réplique; comme le résultat de ce concours « ne semble pas avoir eu de suite », écrit M. Genest, on peut soutenir que le document en question ne présente pas beaucoup d’intérêt. Mme Mendez cite un autre document des APSJNDV; il est signé Pierre-Georges Roy et s’intitule « La Terrasse de Lévis, Mémoire au curé Carrier ». Les passages de ce document que cite Mme Mendez se résument à ceci : la Terrasse de Lévis « est le plus bel ornement de notre ville », nombre de personnes « m’ont avoué qu’ils la trouvent très belle et même supérieure à la Terrasse Dufferin à plusieurs points de vue », le terrain sur lequel on l’a aménagée était « un ensemble de buttes, de trous et de rochers »; ces passages sont plutôt minces. Les autres sources de Mme Mendez, beaucoup plus nombreuses, sont des textes publiés dans des journaux ou périodiques (il y en a une quinzaine, auxquelles il faut ajouter un album souvenir publié à l’occasion du centenaire de Lévis). Comment M. Genest peut-il parler d’éléments inédits substantiels ? Je ne doute pas que M. Genest, formé en histoire, sache ce qu’est un élément ou un document inédit, mais il peut arriver qu’il l’oublie. Je rappelle que le mot « inédit » « s’emploie proprement pour désigner ce qui n’a point été imprimé, publié » (René Bailly, Dictionnaire des synonymes de la langue française, Larousse). »

Le 12 août 2013 j’ai inséré dans mon site web, lepasseurdelacote.com, un message que j’avais envoyé à Mme Mendez; voici ce message :

« Madame, Comme vous le savez, je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis. Un historien (M. Claude Genest, votre compagnon de vie, il n’est pas déplacé, ici, de le dire) est l’un de ceux qui diffusent cette affirmation. Malheureusement, M. Genest, comme l’autre source dont j’ai pris connaissance, ne donne aucun exemple d’élément d’information que l’on ne posséderait pas aujourd’hui sans votre travail. Comme vous aimeriez sans doute que l’on rende à César ce qui appartient à César, je vous demanderais de bien vouloir me dire quels sont les éléments d’information que vous avez été la première à découvrir, et que vous connaissez mieux que quiconque (si on ne vous en attribue pas la découverte faussement); je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). »

Le 12 août 2013, j’ai reçu la réponse de Mme Mendez; la voici intégralement :

J’ai bien reçu votre demande au sujet de mon article intitulé La terrasse de Lévis que vous avez publié (à titre de membre du comité du bulletin) dans le numéro 105 de La Seigneurie de Lauzon au printemps 2007.

Voici une liste brève des nouvelles informations que j’ai recueillies dans les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 :

– noms et rôles des personnes responsables de sa construction

– dates de construction

– main d’œuvre et organisation du travail

– budget, matériaux, délais et dimensions

– fonction de dépotoir municipal (1932-38)

– détails et circonstances du concours paroissial pour déterminer le nom de la terrasse en 1937

– photos inédites du chantier (Fonds Famille Joseph Lacombe).

Je vous conseille de relire l’article cela vous rafraîchira la mémoire et vous pourrez, par la même occasion, revoir vos magnifiques photos qui l’illustre si bien. En terminant, je vous remercie de l’intérêt soutenu que vous portez aux activités de la Société d’histoire régionale de Lévis et, à mon travail en particulier. C’est un plaisir de revoir mon article revenir dans l’actualité après six ans.

Voici ce que j’ai répondu à Mme Mendez :

« Dans mon message du 12 aout 2013 je vous ai dit ceci : « je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis ». Force m’est de constater que votre réponse confirme mon avancé. Vous écrivez en effet que vous avez recueilli des « informations nouvelles » dans « les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 ». Dans un texte que j’ai demandé au quotidien québécois Le Soleil de publier (ce qu’il a refusé de faire même si, à mon avis, il avait l’obligation morale d’acquiescer à ma demande), je démontre que les « informations nouvelles » dont vous parlez et que M. Claude Genest appelle « éléments inédits » ne sont pas des données inédites. Je reproduis ici une partie d’une lettre que j’ai transmise à M. Pierre-Paul Noreau,

vice-président Information, journal Le Soleil, le 14 août 2013 » (cette lettre a été reproduite ci-dessus).

Le 29 août 2013, j’envoie ce message à M. Claude Genest :

« Je vous demanderais, Monsieur Genest, de bien vouloir dire aux Lévisiens quels sont les éléments d’information que Madame Claudia Mendez a été la première à découvrir et que vous appelez « éléments inédits substantiels »; je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). »

Le 2 septembre 2013, je reçois la réponse suivante de M. Genest :

J’ai bien reçu votre demande. Je suis heureux de constater que vous disposez de beaucoup de temps libre cet été. Nous n’avons pas tous ce privilège comme vous vous en doutez très certainement.

Pour ce qui est de l’objet de votre questionnement, je vous suggère de vous intéresser davantage à l’utilisation des sources historiques et au métier d’historien.

Pour moi, il ne fait aucun doute que le texte de Claudia Méndez que vous avez publié dans la Seigneurie de Lauzon en 2007, contient énormément d’informations nouvelles par rapport à l’historiographie antérieure. Ce débat est donc clos.

En terminant, je vous félicite pour votre site le passage de la côte. Je vous souhaite d’atteindre un lectorat éclairé.

Je dirai à M. Genest :

« Non, M. Genest, le texte de Madame Mendez ne contient pas d’éléments inédits » « substantiels » concernant la Terrasse Chevalier de Lévis, contrairement à ce que vous écrivez. S’il en contenait, il est permis de supposer que vous vous seriez empressé de les énumérer dans votre réponse au lieu de battre en retraire en proclamant que « le débat est clos ». Comme la réponse de votre compagne datée du 12 août 2013, la vôtre confirme ce que j’avance : le texte de Madame Mendez ne contient pas d’ « éléments inédits » « substantiels ».

Considérant ce qui précède, Madame la présidente et directrice générale, je demanderais à la Commission de la capitale nationale du Québec de faire les actions requises pour que soit corrigé le panneau d’interprétation qu’elle a installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis en 2013 et qui contient la phrase suivante : « Une recherche effectuée par Claudia Mendez et publiée par la Société d’histoire régionale de Lévis a permis de mieux connaître l’histoire de la Terrasse-du-Chevalier-de-Lévis. » Vous conviendrez avec moi qu’il ne faut pas que la CCNQ manque à son devoir en véhiculant des exagérations, des inexactitudes, des mensonges. Il n’y a aucune raison pour que le nom de Mme Mendez et celui de la Société d’histoire régionale de Lévis figurent sur ce panneau, et qu’une recherche qui a abouti à un texte de quatre pages basé presque uniquement sur des documents imprimés depuis longtemps dans des journaux soit mise en évidence sur un panneau d’interprétation par la CCNQ, et la Ville de Lévis et la Caisse Desjardins de Lévis.

Il est évident que l’inexactitude dont il est question dans la présente est profitable à Mme Claudia Mendez, cofondatrice et copropriétaire d’une entreprise de visites touristiques oeuvrant à Lévis (son associée est Mme Manon Pelletier, qui a déjà siégé avec elle et avec M. Claude Genest au conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis). Comment la CCNQ a-t-elle pu en arriver à transmettre une inexactitude au moyen de l’une de ses réalisations, et de qui émane l’idée de mentionner l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis sur le panneau d’interprétation : provient-elle de votre Commission, de la Ville de Lévis ou de la Caisse Desjardins de Lévis ? Il serait utile et intéressant, Madame Mercure, que vous nous éclaireriez.

Je vous prie, Madame la présidente et directrice générale, d’agréer l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel,

Heureux membre de sept sociétés d’histoire, ancien membre de la Société d’histoire régionale de Lévis

Post-scriptum

Je crois que personne ne s’objecterait à ce que le travail de Joseph-Edmond Roy, Roch Samson, Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté et Gaston Cadrin soit rappelé aux endroits où se trouvent la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière et la Fresque Desjardins de Lévis.

La présente lettre et la réponse attendue seront publiées dans le site web lepasseurdelacote.com.

Un après-midi à Saint-Antoine-de-Tilly, au bord du fleuve Saint-Laurent, près de Québec.

St-Antoine-de-T__Levis 2013-10-05 - 07 - Version 2

Les photos suivantes ont été prises par le Passeur de la Côte (Roger Martel) le 5 octobre 2013.

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St-Antoine-de-T__Levis 2013-10-05 - 10  St-Antoine-de-T__Levis 2013-10-05 - 11

St-Antoine-de-T__Levis 2013-10-05 - 13 - Version 2

St-Antoine-de-T_maison_Levis 2013-10-05 - 49

St-Antoine-de-T__Ecole modèle_Levis 2013-10-05 - 29

St-Antoine-de-T_chapelle de procession_Levis 2013-10-05 - 52

Chapelle de procession

St-Antoine-de-T__Levis 2013-10-05 - 54

St-Antoine-de-T__Levis 2013-10-05 - 50

St-Antoine-de-T__Levis 2013-10-05 - 54

St-Antoine-de-T__Levis 2013-10-05 - 17

Les familles établies en 1702

St-Antoine-de-T_Hockey de rue Levis 2013-10-05 - 60

St-Antoine-de-T_Crêperie Du Côté de chez Swann_2013-10

Une pause très savoureuse à la crêperie Du Côté de chez Swann, à deux pas de l’église (photo précédente et photo suivante).

 

St-Antoine-de-T_Creperie_Levis 2013-10-05 - 47

St-Antoine-de-T__Levis 2013-10-05 - 64 - Version 2

Vous estes compagnons du mesfaict pour vous taire.

Vers du Livre des Princes d’Agrippa D’Aubigné (1550-1630) :

 

Que je vous plains, esprits qui, au vice contraire [ennemis du vice],

Endurez de ces cours les séjours nécessaires!

Heureux si, non infects en ces infections,

Rois de vous, vous régnez sur vos affections.

Mais quoi que vous pensez gaigner plus de louange

De sortir impolus [non souillés] hors d’une noire fange,

Sans tache hors du sang, hors du feu sans brusler,

Que d’un lieu non souillé sortir sans vous souiller,

Pourtant il vous seroit plus beau en toutes sortes

D’estre les gardiens des magnifiques portes

De ce temple éternel de la maison de Dieu,

Qu’entre les ennemis tenir le premier lieu;

Plus tost porter la croix, les coups et les injures,

Que des ords [ignobles] cabinets les clefs à vos ceintures :

Car Dieu pleut sur les bons et sur les vicieux;

Dieu frappe les meschans et les bons parmi eux.

Fuyez, Lots, de Sodome et Gomorre bruslantes,

N’ensevelissez pas vos âmes innocentes

Avec ces reprouvez; car combien que vos yeux

Ne froncent le sourcil encontre les hauts cieux,

Combien qu’avec les rois vous ne hochiez la teste

Contre le Ciel esmeu, armé de la tempeste,

Pource que des tyrans le support [char] vous tirez,

Pource qu’ils sont de vous comme dieux adorez,

Lors qu’ils veullent au pauvre et au juste mesfaire,

Vous estes compagnons du mesfaict pour vous taire.

Si vous voulez réduire votre empreinte écologique de façon rapide, radicale et permanente, devenez végétarien.

 

Paroles de David Owen, auteur de Green Metropolis (2009); collaborateur régulier du New Yorker.

« Si vous voulez réduire votre empreinte écologique de façon rapide, radicale et permanente, devenez végétarien. » –

 « Il est facile pour les gens aisés d’avoir l’air de s’occuper du sort de l’environnement, du climat et de la crise énergétique : il suffit de conduire un véhicule hybride, de manger local (en s’accordant des exceptions pour nos denrées exotiques préférées), de se souvenir de débrancher le chargeur du téléphone portable et de séparer ses déchets en deux piles. Ce qui s’est avéré impossible jusqu’à présent, c’est de faire quoi que ce soit qui ait la moindre chance de produire des changements profonds et durables à l’échelle mondiale. La chose nous préoccupe-t-elle à ce point ? Telle est l’énigme. »

David Owen (cité par Josée Blanchette, ROIS de rien À l’heure des bilans et du court-termisme, Le Devoir, 4 octobre 2013, http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/389085/rois?utm_source=infolettre-2013-10-04&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne)

Le débat sur le projet de Charte des valeurs québécoises

Dans le cadre du débat sur une éventuelle Charte des valeurs québécoises, le Centre Justice et Foi de Montréal nous invite à relire attentivement les éditoriaux de Jean-Claude Ravet reproduits ci-dessous:

Sur le danger du fondamentalisme, Relations, no 754, février 2012

Vous avez dit État laïc?, Relations, no 745, décembre 2010

L’identité contre la politique, Relations, no 720, octobre-novembre 2007

Pour un monde commun, Relations, no 715, mars 2007

Site web du Centre Justice et Foi : http://www.cjf.qc.ca/fr/index.php

Site web de la revue québécoise Relations : http://cjf.qc.ca/fr/relations/index.php

 

PREMIER ÉDITORIAL

Sur le danger du fondamentalisme, Relations, no 754, février 2012

Jean-Claude Ravet

Le 22 novembre dernier, un reportage télévisé de Radio-Canada a soulevé, à juste titre, l’indignation. Un imam de Brossard y affirmait d’un air enjoué que l’amputation en cas de vol et la lapidation en cas d’adultère étaient voulues par Dieu : « On ne peut rien y changer, c’est la Loi de Dieu. » Dans une lettre parue dans Le Devoir (5 décembre), des professeurs d’université et des militants pour la laïcité demandaient qu’il soit traduit devant les tribunaux pour de tels propos encourageant des pratiques inhumaines et barbares. Peu de temps après, on l’entendait de nouveau au téléjournal se confondre en excuses, ému, la voix tremblotante. On l’avait mal compris. Il respectait la loi canadienne et n’endossait pas ces pratiques. Qu’il respecte la loi, on ne peut en douter, quant à l’autre affirmation, c’est moins sûr. Sa manière de croire l’empêche, de toute évidence, de prendre une distance critique par rapport à la lettre du Coran.

On voit ici tous les bienfaits de la sécularisation. Il n’y a pas de parole de Dieu qui tienne si elle s’écarte du respect de la dignité humaine et du respect des droits fondamentaux. Elle peut être jugée et condamnée comme toute parole dégradante, humiliante, haineuse. Cela ne signifie pas, pour autant, que la sécularisation soit incompatible avec le religieux, loin de là. Une manière de comprendre et de vivre la foi chrétienne n’y a-t-elle pas grandement contribué, comme l’ont très bien montré Jean-Claude Guillebaud dans Le principe d’humanité (Seuil, 2001) et Charles Taylor dans L’âge séculier (Boréal, 2011)? On pourrait même dire, pour employer une métaphore religieuse, que la sécularisation est une grâce, en ce sens qu’elle purifie la notion même de Dieu, comme disait Simone Weil, et indique un chemin d’humanité dont les religions ne peuvent s’écarter sans renier leur origine – c’est-à-dire le cœur humain, la parole et l’expérience humaine – et risquer alors de se transformer en une monstruosité, fût-elle sacrée. Elle rappelle qu’au commencement de toute parole, même celle qu’on dit de Dieu, il y a interprétation. C’est le sésame de toute littérature, de tout art, mais aussi de toutes les religions. La beauté, la profondeur, la vérité qu’elles recèlent n’en sont pas pour autant diminuées ou niées. Comment le pourraient-elles, puisqu’elles participent de notre condition humaine, de notre humanité fragile et inquiète, assoiffée de sens, pétrie d’une dimension symbolique et imaginaire aussi essentielle que l’air et le pain?

Or, ce qui caractérise le fondamentalisme, c’est, au contraire, une fermeture du sens. Sa négation en quelque sorte. Un repli dans la certitude, au-delà de la croyance. La recherche d’un pouvoir contrôlant et d’une sécurité rassurante et fantasmée, qui esquive la liberté et la responsabilité à l’égard du monde et court-circuite le jugement critique. Il n’y a devant soi qu’un réel implacable, une évidence sans profondeur, sans interrogation, sans autres possibles. Sans interprétation. La parole n’est qu’un porte-voix d’une Vérité qui impose soumission et obéissance, en deçà de tout questionnement. Le monde, les choses, les êtres, les pensées, les actions, les paroles, les désirs – tout tend à être instrumentalisé, mis au service d’une idée et de sa logique – une idéologie au sens d’Hannah Arendt. Le fondamentalisme religieux n’est qu’une de ses manifestations. Et dans une société sécularisée, il est plus grotesque que menaçant.

On ne peut en dire autant d’une autre de ses formes : la globalisation capitaliste dont la logique mortifère se déploie tous azimuts aujourd’hui dans toute sa puissance. Banquiers, financiers, technocrates, politiciens gestionnaires, pdg, militaires, journalistes des grands médias y participent et s’y soumettent, sans état d’âme. Pliant la réalité et toutes les dimensions de l’existence individuelle et collective à son diktat. La souffrance, l’exclusion, la misère, la famine, la déshumanisation et la destruction de la nature n’ont guère de poids dans la balance du profit.

C’est dans cette froide logique instrumentale et comptable, présidant à l’aplatissement et à la marchandisation du monde, que réside le véritable danger. S’il faut dénoncer les fondamentalistes quand ils rabaissent l’humain dans l’espace public, n’en prenons surtout pas prétexte pour dénigrer toute religion – et dans ce cas précis l’islam. Comme l’art, l’imaginaire, la poésie, la littérature, la religion explore les profondeurs de l’existence humaine et traduit ses angoisses, ses soifs, ses aspirations, ses espoirs. C’est une solidarité entre croyants et non-croyants – ou autrement croyants – qu’il faut plutôt tisser dans la résistance à cette déferlante emportant avec elle toute aspérité et quête symboliques et existentielles, ne laissant en lieu et place que vide et insignifiance.

DEUXIÈME ÉDITORIAL

Vous avez dit État laïc?, Relations, no 745, décembre 2010

Jean-Claude Ravet

L’imbroglio est grand quand il est question de la place du religieux dans l’espace public. L’État est laïc, cela signifie pour les uns que le religieux devrait être exclu de tout espace étatique, et même de l’espace public pour être relégué purement et simplement dans l’espace privé. Pour d’autres, le fait que l’État soit laïc n’implique pas que les personnes qui le représentent ne puissent porter sur elles des signes religieux, ou tout au moins dans le cas de celles n’assumant que des fonctions de services et non d’autorité.

C’est un débat qui divise la population, la gauche y comprise. Mais ceux qui veulent que la laïcité de l’État soit inscrite noir sur blanc dans une déclaration d’ordre politique – rendant ainsi explicite ce qui n’est actuellement qu’implicite – indiquent cependant une voie à prendre qui permettrait, en grande partie, d’apaiser un débat qui se déroule bien souvent sur fond d’insécurité. Le politique ne doit pas se défiler pour ne laisser place qu’à des considérations juridiques. Reste à savoir quel serait le meilleur médium pour le faire : le préambule de la Charte des droits et libertés du Québec, une charte de la laïcité, ou même une Constitution du Québec, ou encore une déclaration gouvernementale? Cette question est à suivre.

La laïcité devrait être une valeur cardinale de notre société. Elle est au cœur du projet démocratique. Nous sommes en démocratie dans la contingence des affaires humaines et dans l’espace symbolique d’hommes et de femmes tous égaux du simple fait d’être des êtres humains qui sont aussi des êtres de parole. Aucun absolu, aucune vérité éternelle n’y a sa place à demeure. Là se jouent la liberté, l’égalité et la responsabilité qui nous incombent en tant qu’habitants de la parcelle du monde qui nous est impartie. Et c’est dans cette parole partagée que se construit la Cité où nous sommes tous conviés à devenir ce que nous voulons être ensemble.

Cet espace politique laïc est fondamental, et doit être défendu et renforcé, particulièrement en ces temps où il est assailli de toutes parts par les forces du marché et ses diktats qui font figure de dogmes. Comme il est un sacrilège, en d’autres lieux, pour les intégristes et leurs pouvoirs pastoraux aspirant plutôt à des pâturages pour troupeaux broutant religieusement la vérité édictée – à moins de vouloir goûter à la houlette pesante du bon pasteur!

Mais que l’État et l’espace politique soient laïcs, cela ne signifie en rien qu’il faille que ceux qui s’y meuvent en citoyens se dépouillent de leur croyance ni des signes qui pourraient en témoigner – sauf pour les fonctionnaires de l’État ayant pour fonction de gérer les conflits et ce, pour des raisons évidentes. Le contraire relève à la fois d’une méprise et d’un mépris.

La méprise vient de la confusion entre ces lieux à forte symbolique laïque et ceux qui les occupent. Ceux-ci n’ont pas à étouffer leurs convictions, leurs valeurs, leurs croyances, religieuses ou pas. Le simple fait d’être dans ces lieux invalide toute prétention à la Vérité. C’est aussi vrai pour les fonctionnaires de l’État, sauf à considérer qu’une conviction est incapable d’être au service d’une compétence. Ni l’espace public, ni l’espace politique et étatique ne sont composés de citoyens désincarnés, sans attaches, dépouillés de toute histoire et d’identité, dépourvus d’une vision du monde, d’une conception de la vie et de l’humanité – au contraire, ils sont enracinés dans la diversité des appartenances à travers lesquelles se conjugue le bien commun.

Le mépris, quant à lui, s’adresse à la religion en tant que telle. Certes, nous avons encore en tête les paroles hautaines professées ex cathedra par certains prélats de l’Église catholique, comme si Dieu dictait la marche à suivre et sommait les citoyens de s’agenouiller dans l’espace public. Cette tentation cléricale autoritaire titille encore certains nostalgiques. Mais c’est là le lot d’une infime minorité au Québec. Or, le mépris n’est pas dirigé contre elle; il englobe tous les croyants considérés comme adeptes de l’irrationalité, de l’obscurantisme si ce n’est de la violence de la religion. Et, à ce titre, ils doivent se dépouiller de tous leurs insignes honteux.

Ce jugement péremptoire sur la misère de la religion évacue la dimension symbolique et spirituelle de l’existence dont elle témoigne à sa manière, passe outre à l’humanisation qu’elle peut servir, à ses actions silencieuses, aussi désintéressées qu’héroïques contre l’injustice, la tyrannie et le mal. D’aucuns diront que ce mépris procède d’une mémoire blessée. Mais cette blessure, si tant est qu’elle est encore ouverte, il est grand temps de la panser. Pour laisser place à la solidarité de tous ceux et celles, croyants et non-croyants – ou « autrement croyants » comme aimait à le dire Michel de Certeau – qui luttent pour faire de ce monde une habitation humaine.

TROISIÈME ÉDITORIAL

L’identité contre la politique, Relations, no 720, octobre-novembre 2007

Jean-Claude Ravet

Les propos teintés de xénophobie que la Commission Bouchard-Taylor permet de monter en épingle – tant ils sont placés en exergue par les médias de masse qui n’ont de cesse de carburer à la mise en spectacle de la vie sociale –, éveillent un malaise. Mais passé ce sentiment, il ressort un constat pas moins navrant : le discours identitaire qui évacue toute dimension politique prend une place grandissante dans le débat sur les accommodements raisonnables.

D’un coté, le « eux », la multitude de communautés culturelles minoritaires, drainant avec elles certaines demandes de reconnaissance menaçantes et, de l’autre, le « nous », la majorité porteuse d’une identité nationale fragilisée par celles-ci. Entre les deux, un jeu d’équilibre où chacun devrait occuper la « juste » place qui lui revient, l’un dans la sphère privée, l’autre dans l’espace public. Comme s’il s’agissait, tout compte fait, d’atteindre un vivre-ensemble harmonieux en définissant simplement la place respective de chacun dans la société. Comme si nous n’étions pas pris dans des rapports sociaux conflictuels qui traversent toutes les communautés d’appartenance et embrassent l’État lui-même.

On ne retrouve rien ici qui renvoie à l’ébranlement radical de toute certitude identitaire, de tout fondement de la société, que symbolise le politique. En effet, l’action politique, faut-il le rappeler, surgit des brèches de l’ordre social : d’une part, en tant que conscience qu’aucune communauté dite « naturelle » n’est au fondement de la vie sociale – fut-elle symbolisée par la nation – et que rien, aucun destin, aucune nature ne justifie l’injustice et l’inégalité sociale; et d’autre part, en tant que lutte commune contre les structures sociales de domination, au nom de la dignité humaine.

Tout rapport à l’identité, passé au crible du politique, affleure dès lors comme construction imaginaire, sans pour autant que l’on puisse déduire par là qu’il relève d’une illusion. Au contraire, l’imaginaire se manifeste comme constitutif de notre rapport au réel. Mais de même que celui-ci passe par le langage, créant ainsi une distance, un vide entre les choses, les êtres et soi qui a pour nom « monde », de même toute identité, individuelle ou collective, nourrie de récits, de mémoires, de regards, d’expériences vécues, n’est jamais collée à soi ni univoque; un vide s’y loge qui a pour nom « altérité » et permet de penser un « monde commun ».

Nous mesurons ainsi l’écart qui sépare du politique la mise en scène d’un « nous » sans failles qui nous est servi à satiété dans le débat public. Comment sentir alors les liens qui nous unissent – grâce à ces identités plurielles et par delà celles-ci – dans la lutte contre l’exclusion, la précarité et l’exploitation qui sont souvent les causes d’un repli identitaire? Il n’est pas étonnant que les courants conservateurs trouvent là matière à « sortir du placard » avec bruit et fracas. Ils aiment à jouer la nation contre la démocratie, le culturel contre le politique, manière bien à eux de participer à la dépolitisation de la société. Tel Mathieu Bock-Côté, par exemple, ils appellent à se mobiliser autour d’« institutions fortes », à ne pas craindre de se sacrifier au destin de la nation plus grande que soi. Comme s’il s’agissait de se tourner vers une transcendance irradiant sur nous sa grâce. Cet appel cache mal une intention moins dévote de domestiquer le mouvement social, la « racaille » démocratique, et de biffer l’antagonisme social. Une démocratie, d’accord, mais disciplinée dans laquelle les élites accapareuses ont revêtu les habits respectueux de représentants de la nation.

C’est le combat qu’ils nous proposent. Étrange voix d’un autre temps – chant de sirène – qui tourne le dos à ce qui devrait pourtant être l’objet urgent de notre agir collectif : l’emprise de plus en plus grande du Capital sur notre existence, les formes de vie sociale et le travail. Elle contraint à se mutiler, à se doper, à s’humilier, à ravager la terre, à saborder ses propres conditions d’existence, au nom d’une pure logique mercantile, comme autant de façons de se soumettre à son destin. C’est contre cette fatalité qu’il faut s’insurger et mener la lutte politique nécessaire pour harnacher l’économie financiarisée. Cela n’exclut pas, bien entendu, le combat pour la souveraineté. Encore faut-il ne pas perdre de vue l’horizon de la globalisation sous lequel il est mené, et le projet politique dont il doit être résolument porteur, pour ne pas se voir entraîné à son corps défendant plus avant dans la logique marchande, que ce soit sous le label de la Nation inc. ou comme destin inscrit dans le ciel de l’histoire.

QUATRIÈME ÉDITORIAL

Pour un monde commun, Relations, no 715, mars 2007

Jean-Claude Ravet

Les récents débats autour des accommodements raisonnables sont des signes encourageants, même si parfois ils dérapent en jugements hâtifs, en préjugés teintés de xénophobie, montés en épingle dans les médias. Ils révèlent une chose simple et nécessaire : un besoin de lien social, de culture commune, de reconnaissance d’identité collective. Ce besoin est criant devant une pluralité culturelle qui appelle au dialogue et peut-être davantage, sous l’effet uniformisant de la mondialisation capitaliste. Car ce que ces débats publics soulèvent comme une poussière tenace sur un parquet ciré, c’est l’irréductible pluralité humaine, avec ses rapports symboliques au monde, puisant dans le langage, la culture, la religion, l’engagement social et politique, les mots et le sens de son humanité particulière. Entraînés tête baissée dans la mêlée de la modernisation marchande, on s’était crus libérés de ces préoccupations identitaires. Elles reviennent comme fantômes à exorciser, pour les uns, comme épouvantails à agiter pour d’autres; pour d’autres encore ce sont des formes de vie étrangères et déroutantes à accueillir et à interroger.

Il y a là quelque chose de profondément insécurisant parce qu’inédit, mais riche de promesses pour la société québécoise et son projet politique, qui ne peut se réduire à n’être qu’une simple affaire de bon voisinage, de civisme et d’accommodements, même si cela est de mise. Mais les lieux sont rares pour répondre adéquatement à ce défi et déjouer les crispations. Certes, l’espace public médiatique – lieu privilégié de nos sociétés où se trame encore la représentation d’un monde commun – s’est donné ces derniers temps des forums pour animer la réflexion sur les questions du vivre ensemble. C’est un point positif. Mais il reste que les grands médias sont généralement pris dans les mailles d’une logique mercantile : ils animent le divertissement, distraient des responsabilités citoyennes, intègrent docilement au marché, plus qu’ils ne soulèvent les débats, éveillent les consciences ou soutiennent l’engagement pour la justice sociale – tout cela bien peu rentable. Le récent détournement de sens d’un sondage, par le plus grand quotidien du Québec, publiant à la une qu’une majorité de Québécois se disait raciste, est un bel exemple de sensationnalisme mercantile et du mépris avec lequel il traite ses lecteurs. Plus efficaces, mais avec un champ d’action beaucoup plus restreint, sont les nombreuses organisations communautaires qui œuvrent sur le terrain à tisser des liens entre les communautés, prenant à bras-le-corps cette responsabilité de mise en dialogue interculturelle essentielle.

Ce travail de longue haleine ne représente cependant qu’un aspect du vivre ensemble démocratique. Il ne suffit pas. Il requiert également le concours d’un espace politique qui jouerait pleinement son rôle rassembleur, mais qui manque cruellement à l’appel, fragilisé par les assauts d’une logique technocratique qui ne cesse de l’instrumentaliser. Ce rôle indispensable est de poursuivre le dialogue en l’ouvrant à une lutte commune en faveur de la justice et du bien commun, à travers laquelle la pluralité peut se tresser en solidarité. La constitution d’un monde commun est à ce prix. Le caractère radicalement conflictuel de toute vie sociale – ses rapports de force, ses antagonismes – n’y est pas masqué mais affronté comme un enjeu central. Sa visée, en fin de compte, est de mettre en scène un parti pris, constitutif de la société, issu des luttes et actions politiques et soutenu par elles : un universel, distillé à même le particulier. Il permet ainsi de distinguer entre ce qui est privé et ce qui est public; entre ce qui est public et ce qui est politique; entre ce qui est singulier et ce qui est commun; et parmi des normes et des valeurs, celles qui représentent ce vers quoi la société, grâce à sa médiation politique, a décidé d’aller.

Le réinvestissement par les citoyens de toute origine – et les politiciens! – de l’espace politique est ainsi un passage obligé du vivre ensemble démocratique. Tâche exigeante, certes, car ce qui lui tient lieu et place, actuellement, a plutôt l’air d’un guichet de salle d’attente qui reçoit à la pièce les demandes et les gère une à une, troquant ainsi la citoyenneté pour un clientélisme. Tout à fait adaptée à la marchandisation rampante de la société, cette privatisation de l’espace politique est cependant impropre à une démocratie qui ne se paie pas de mots, où autonomie et liberté se conjuguent avec solidarité et responsabilité.

© Revue Relations/Centre justice et foi. Tous droits réservés. Crédits | Reproduction autorisée avec mention complète de la source.

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Voir aussi le Webzine, été 2013, volume 20, numéro 70, au http://www.cjf.qc.ca/userfiles/file/VE/ETE_2013/BULL_Vol20-No70_Pluralisme-et-communaute-des-egaux.pdf

Sommaire du numéro 70 du Webzine :

La culture publique commune et la question nationale. Par Michel Seymour

La laïcité comme expression des «valeurs québécoises» : un nouveau chapitre de la culture publique commune? Par Stéphanie Tremblay

Réflexions d’un juriste sur l’idée d’interdire le port de signes religieux aux agents de l’État. Par Pierre Bosset

Recension de livre : L’interculturalisme – Un point de vue québécois. Par Gregory Baum

 

Relations _ juin 2011

Pauline Marois, Philippe Couillard et François Legault, 3 ministres importants dans des gouvernements à une époque où les pratiques de financement illégal étaient monnaie courante.

HEUREUSEMENT, LES ÉLECTEURS PEUVENT COMPTER SUR QUÉBEC SOLIDAIRE !

1 octobre 2013

Financement illégal : Les chefs des partis peu crédibles quand ils plaident l’ignorance

Amir Khadir, député de Mercier, a tenu à rappeler que son parti, Québec solidaire, n’a jamais pratiqué de financement politique illégal contrairement au Parti québécois, au Parti libéral et à l’Action démocratique du Québec qui a fusionné avec la Coalition avenir Québec.

« Certains commentateurs et journalistes répètent que tous les partis sont éclaboussés par les scandales de financement illégal, que les partis sont tous dans le même bateau. Ces affirmations induisent le public en erreur. Québec solidaire n’a jamais mangé de ce pain-là et a même été le premier parti à révéler l’ampleur de ces stratagèmes », a déclaré M. Khadir.

Le Directeur général des élections a dévoilé en avril 2013 à quel point la pratique du financement sectoriel était généralisée chez les partis traditionnels.  Il a démontré qu’entre 2006 et 2011, la somme des contributions perçues auprès d’entreprises s’élève à 7,3 millions $ pour Parti libéral du Québec, à 2 millions $ pour le Parti québécois et à 800 000$ pour l’Action démocratique.

Le député solidaire dénonce l’utilisation de « cet argent sale » par les autres partis pour gagner leurs élections ou progresser de manière illégitime. Il demande des explications aux chefs des autres partis.

« Autant Pauline Marois, que Philippe Couillard et François Legault ont été des ministres importants dans des gouvernements à une époque où ces pratiques illégales étaient monnaie courante. J’ai beaucoup de difficulté à les croire quand ils plaident l’ignorance. Ce n’est pas crédible. Ils doivent des explications à la population québécoise. »

M. Khadir souhaite entendre les chefs de parti à la Commission Charbonneau avant le prochain rendez-vous électoral afin que la population puisse faire un choix éclairé.

( Le texte précédent a été publié au

http://www.quebecsolidaire.net/financement-illegal-les-chefs-des-partis-peu-credibles-quand-ils-plaident-lignorance/ )

M. Claude Genest, ancien président de la Société d’histoire régionale de Lévis, et la gestion des sociétés d’histoire

Lévis, le 3 octobre 2013

Un colloque de la Fédération Histoire Québec à Lévis en octobre 2013

M. CLAUDE GENEST, ANCIEN PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS, ET LA GESTION DES SOCIÉTÉS D’HISTOIRE

Un historien de Lévis fait partie du comité provincial d’organisation d’un colloque de la Fédération Histoire Québec au cours duquel, a révélé ledit historien lui-même, « On ne parlera pas beaucoup d’histoire, mais de gestion » (M. Claude Genest, l’historien en question, est cité par M. Érick Deschênes dans Le Journal de Lévis, le 21 août 2013, p. 35). Les gens de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) n’ont pas oublié que M. Claude Genest a présidé et géré la SHRL d’une manière non ordinaire. Il vaut la peine d’en parler.

Peu de temps après son arrivée à la tête de la SHRL, M. Genest et son entourage ont supprimé le site web de cette dernière, un site qui, il faut bien le dire, contenait beaucoup d’informations rassemblées patiemment par des bénévoles de la SHRL, et l’ont remplacé des mois et des mois plus tard, moyennant une dépense d’argent, par un site web très appauvri par rapport au site détruit. Un gestionnaire ordinaire aurait attendu, avant de supprimer le site jugé digne d’être expédié chez les ancêtres, que le nouveau site amélioré soit créé et alimenté au moins des informations contenues dans le site condamné. [Le président actuel de la SHRL, M. Vincent Couture, a annoncé dans le numéro du printemps 2013 de la revue de la SHRL que le site web de la SHRL « aura droit à une refonte » (La Seigneurie de Lauzon, numéro 127, p. 3).]

Pendant l’assemblée générale annuelle (AGA) de 2010 de la SHRL, M. Claude Genest, accompagné par le trésorier de cette dernière, M. Gilbert Samson, a répondu à l’un des membres de la Société qui l’interrogeait publiquement (par conséquent, c’est à tous les membres présents que M. Claude Genest a répondu) qu’il n’était pas en mesure de faire connaître trois, deux ni même une seule des dépenses du poste Frais de bureau pour l’exercice 2009-2010, dépenses qui s’élevaient à plus de six mille dollars. Un gestionnaire ordinaire, accompagné par le trésorier de la Société, aurait donné une réponse différente.

M. Claude Genest présidait la SHRL quand cette dernière a employé une procédure hors de l’ordinaire en vue de l’approbation du procès-verbal de l’AGA de 2010 (c’est de cette AGA dont il est question dans le paragraphe précédent) par les membres présents à l’AGA de 2011. Lors de chacune des AGA de la SHRL (ou de toute autre organisation semblable), un membre lit normalement le procès-verbal de l’AGA de l’année précédente; en 2011, le procès-verbal de l’AGA de 2010 n’a pas été lu; M. Étienne Chabot, alors membre du conseil d’administration (CA) de la SHRL, n’en a présenté qu’un résumé, ce qui ne pouvait que créer une situation aberrante puisqu’après la lecture du résumé le président de la SHRL, M. Claude Genest, devait demander aux membres d’approuver l’intégralité du procès-verbal, c’est-à-dire chacune de ses phrases et parties. M. Claude Genest n’a pas expliqué pourquoi le procès-verbal n’a pas été lu en entier. Un gestionnaire ordinaire aurait expliqué pourquoi, s’il avait eu une explication acceptable à donner.

Le procès-verbal écrit de l’AGA de 2010 oublie malencontreusement de faire savoir que M. Claude Genest a affirmé, pendant ladite AGA, n’être pas en mesure de faire connaître trois, deux ni même une seule des dépenses les plus importantes du poste Frais de bureau pour l’exercice 2009-2010 (la somme de ces dépenses, inhabituellement très élevée, était de plus de six mille dollars). Un gestionnaire ordinaire aurait corrigé l’oubli le plus rapidement possible.

Une inexactitude très importante a malencontreusement été insérée dans le procès-verbal écrit de l’AGA de 2010 : selon ce procès-verbal, le membre qui a posé des questions concernant les états financiers de la SHRL pendant l’AGA de 2010 aurait dit que les frais de bureau de l’exercice 2009-2010 s’étaient élevés à six cents dollars (montant approximatif); or, le montant donné par le membre en question était d’environ dix fois supérieur. L’inexactitude fausse la perception que les lecteurs du procès-verbal peuvent avoir de la question du membre étant donné que des frais de bureau de six cents dollars semblent corrects pour une organisation comme la SHRL. Un gestionnaire ordinaire aurait corrigé l’inexactitude le plus rapidement possible.

Pendant la présidence de M. Claude Genest, un membre de la SHRL apprend de la bouche de M. Gilbert Samson, l’un des piliers de la SHRL, que cette dernière a dépensé une assez belle somme, en 2009-2010, pour l’achat d’encre. M. Samson ayant dit qu’il ne savait pas quels documents avaient été imprimés avec cette encre, le membre s’adresse au CA de la SHRL. Le CA n’a pas répondu à sa question. (Il faut signaler qu’en mai 2013, le président actuel de la SHRL, M. Vincent Couture, a lui aussi renoncé à son droit de répondre à la même question, présentée par un deuxième membre de la SHRL.) Un gestionnaire ordinaire aurait répondu quelque chose comme : « Avec l’encre achetée, la SHRL a imprimé xzz exemplaires du document intitulé abc ».

M. Claude Genest et son entourage expulsent de la SHRL un membre qui leur pose des questions sur la gestion de la Société. Ils décident de ne pas renouveler l’adhésion de ce membre à la Société (par le fait même, sa conjointe cesse d’être membre elle aussi étant donné que le couple avait choisi la formule de l’adhésion familiale). Voici comment M. Claude Genest et son entourage ont procédé. Ils expulsent le membre vers la fin de novembre 2011; ils n’en informent pas le membre (ni sa conjointe); puis, en juin 2012 se tient l’AGA; le membre ayant été expulsé et ne sachant pas qu’il avait été expulsé s’y présente (la SHRL ne lui avait pas rappelé la date de la tenue de l’AGA, pas plus qu’à sa conjointe); il prend connaissance de l’ordre du jour et découvre, très étonné, que son statut de membre est l’un des points à l’ordre du jour. Un gestionnaire ordinaire aurait procédé autrement.

Depuis 2005, environ, le total de l’actif de la SHRL a augmenté notablement; à la fin de l’exercice 2011-2012, il s’élevait à 48 574, 88 $. Un organisme sans but lucratif comme la SHRL a le droit d’accumuler de l’argent, mais, pour le faire, il doit avoir une bonne raison. M. Claude Genest, pendant sa présidence, a-t-il jamais indiqué pourquoi la SHRL entassait autant d’argent (s’il l’a fait, il désirera sûrement dire quand et où) ? Un gestionnaire ordinaire dirait : « Une grande partie de l’argent que la SHRL dépose année après année dans son compte de banque provient des contribuables de la Ville de Lévis, des contribuables qui sont soucieux du bon usage des taxes qu’ils versent à la Ville; il faudrait que la SHRL cesse d’empocher des subventions de la Ville quand elle ne sait pas quel usage acceptable faire de cet argent; il faudrait aussi inviter la Ville à cesser d’accorder des subventions aveuglément. »

À ma connaissance, M. Claude Genest (ou le trésorier de la SHRL) n’a pas expliqué pourquoi les frais de bureau de la SHRL ont connu une baisse vertigineuse entre l’exercice 2009-2010 et l’exercice 2010-2011 (6 017,19 $ pour le poste intitulé Frais de bureau en 2009-2010; 743,62 $ pour le poste intitulé Matériel et frais de bureau en 2010-2011). Un gestionnaire ordinaire aurait expliqué pourquoi.

Pendant la présidence de M. Claude Genest, des membres du CA de la SHRL ont participé à des congrès à l’extérieur de Lévis et, peut-être, à Lévis (exemples : la somme de 757,59 $ figure sous le poste Cotisations & Congrès des États des revenus et dépenses établis pour la période s’étendant du 01-05-2009 au 30-04-2010; la somme de 864,18 $ figure sous le poste Cotisations & Congrès des États des revenus et dépenses établis pour la période s’étendant du 01-05-2010 au 30-04-2011; la somme de 834,37 $ figure sous le poste Cotisations & Congrès des États des revenus et dépenses établis pour la période s’étendant du 01-05-2011 au 30-04-2012). Une partie indéterminée des dépenses importantes liées à cette participation ont été assumées par la SHRL et ses membres. Qui se souvient d’avoir lu ou entendu un vrai compte rendu de la participation de membres du CA de la SHRL à un congrès ? Un gestionnaire ordinaire aurait présenté tous les comptes rendus jugés requis.

La SHRL a tenu un jour un cocktail dînatoire qui lui a coûté entre 800 et 900 dollars (elle en a peut-être tenu d’autres). Seul un petit nombre de membres de la SHRL ont été invités à ce cocktail dînatoire, avec un nombre indéterminé de journalistes et, peut-être, d’autres personnes. Ce cocktail dînatoire a été payé par la SHRL et, par conséquent, les membres de la SHRL qui n’avaient pas été invités à l’événement ont contribué à payer la tournée à boire et à manger dont d’autres ont profité gratuitement; de plus, les contribuables de Lévis ont vu leurs taxes utilisées pour payer cette dépense étant donné que la ville de Lévis subventionne généreusement la SHRL. M. Claude Genest et l’ancienne maire de Lévis, Madame Danielle Roy Marinelli, ont argué que de telles dépenses sont justifiées parce qu’elles permettent d’attirer des journalistes et, par conséquent, de faire parler de la SHRL dans les médias, oubliant que des organisations comme la Société d’histoire de Saint-Romuald font parler d’elles sans offrir de cocktails dînatoires gratuits. Un gestionnaire ordinaire aurait pensé autrement que M. Claude Genest et son entourage.

Les états financiers présentés lors de l’AGA de 2011 n’avaient pas été vérifiés par un vérificateur externe; c’est un membre du CA de la SHRL qui les avait vérifiés. Or, selon un expert auquel le CA de la SHRL s’était adressé dans le passé à la suggestion de la Fédération des sociétés d’histoire du Québec  : « […] l’article 206 de la Loi sur les compagnies [la SHRL est assujettie à cette loi] précise très bien que le vérificateur des livres de la corporation doit être nommé par l’assemblée générale de la société. Il ne peut être un membre du conseil. Dans ce contexte, le « bilan financier lors de l’assemblée générale des membres » ne peut remplacer le rapport de vérification effectué par un vérificateur externe. » Un gestionnaire ordinaire aurait tenu compte de l’avis de l’expert.

Il faut féliciter la SHRL, en particulier son président actuel, M. Vincent Couture, et sa vice-présidente actuelle,Mme Claudia Mendez, d’avoir élevé M. Claude Genest au rang de membre honoraire de la Société d’histoire régionale de Lévis.

Roger Martel, Lévisien, amateur d’histoire, heureux membre de sept sociétés d’histoire, ancien membre de la Société d’histoire régionale de Lévis

Le pape dénonce l’argent, «idole» qui «commande» tout.

Le Devoir, 23 septembre 2013 | Agence France-Presse

http://www.ledevoir.com/societe/ethique-et-religion/388143/le-pape-denonce-l-argent-idole-qui-commande-tout

 

Le pape François, en visite pastorale en Sardaigne, a dénoncé dimanche l’argent, « idole » au centre d’un système économique mondial qui « commande » tout, et le manque de travail. « Luttons tous contre cette idole qu’est l’argent, contre un système sans éthique, injuste, dans lequel l’argent commande tout », a-t-il lancé. « Pour préserver ce système idolâtre, on abandonne les plus faibles, les vieux, ceux qui n’ont nulle part où loger. On est en train de parler d’une euthanasie dont on tairait le nom », a-t-il dit, improvisant de nouveau sur un thème qui lui est cher, celui des laissés-pour-compte de la crise. À la fin de la journée, en référence au double attentat suicide perpétré contre une église au Pakistan, qui a fait 70 morts, le pape a estimé qu’il s’agissait d’un « mauvais choix, de haine et de guerre ». Il a appelé la jeunesse à « construire un monde meilleur, un monde de paix ».

La Société d’histoire régionale de Lévis et l’expulsion de l’un de ses membres

Présentation par le Passeur de la Côte (Roger Martel)

Le 17 septembre 2013, j’ai écrit à Madame Claudia Mendez, guide touristique professionnelle et vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis; je lui ai parlé de mon expulsion de la SHRL, qui est honteuse et qui ternit ma réputation, je lui ai parlé du refus de la SHRL de dire quel document a été imprimé avec de l’encre acquise par elle en 2009-2010. Madame Mendez, le 18 septembre 2013, m’a répondu (on peut lire sa réponse ci-dessous); elle fuit mes questions, et fait une affirmation inexacte : contrairement à ce qu’écrit Madame Mendez, je n’ai pas été expulsé en 2012 lors de l’assemblée générale annuelle de la SHRL, je l’ai été à la fin de 2011 par le conseil d’administration de la SHRL; en 2012, les dirigeants de la SHRL ne pouvaient donc pas demander l’expulsion d’une personne qui n’était plus membre de la SHRL. Aujourd’hui, 2 octobre 2013, je réplique :

RÉPONSE DE ROGER MARTEL À MADAME CLAUDIA MENDEZ DATÉE DU 2 OCTOBRE 2013 :

Lévis, le 2 octobre 2013

Madame Claudia Méndez,

vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis

Lévis

Madame,

Vous ne me répondez pas, avec votre message daté du 18 septembre 2013; c’est très regrettable pour tous ceux qui veulent découvrir le fin fond de l’affaire qui nous occupe, vous, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) et moi.

Je vous ai dit : « ce sont ceux qui ne me répondaient pas qui attaquaient la réputation de la SHRL »; vous ne dites rien à ce sujet dans votre message. J’ai demandé plusieurs fois aux dirigeants de la SHRL, à titre de membre de la SHRL, de faire savoir quel(s) document(s) ils avaient été imprimé(s) avec l’importante quantité d’encre acquise par la SHRL pendant l’exercice 2009-2010. Je m’attendais, comme tout le monde l’aurait fait, à recevoir une réponse comme celle-ci : « Avec l’encre dont vous parlez, nous avons imprimé [un nombre aurait été inscrit ici] exemplaires du document intitulé [un titre aurait été inscrit ici]; nous serions heureux de vous montrer ce document, si vous ne le connaissez pas déjà ». VOUS COMPRENDREZ, MADAME MENDEZ, QUE LE REFUS DE RÉPONDRE DES DIRIGEANTS DE LA SHRL PUISSE ÊTRE JUGÉ INCOMPRÉHENSIBLE ET PRÊTER À DIVERSES INTERPRÉTATIONS, ET QU’IL NUISE À LA SHRL. Si vous étiez à ma place, ne penseriez-vous pas, comme moi, que le refus de répondre des dirigeants de la SHRL est inconcevable et inadmissible et inexplicable ? Et n’objecteriez-vous pas que votre question était légitime ? RÉFLÉCHISSEZ UN PEU, MADAME MENDEZ : QUEL MAL Y AURAIT-IL, POUR LA SHRL, À RÉVÉLER AUX MEMBRES DE LA SHRL QUEL USAGE VOUS AVEZ FAIT DE L’ENCRE DE LA SHRL? APRÈS TOUT, CE QUE LA SHRL A IMPRIMÉ A DÛ ÊTRE DIFFUSÉ PAR LA SHRL, DIFFUSÉ ET RENDU PUBLIC. FRANCHEMENT, MADAME MENDEZ, IL SERAIT INTELLIGENT QUE VOUS EXPLIQUIEZ POURQUOI VOUS AVEZ CHOISI DE NE PAS ME RÉPONDRE, VOUS ET LE CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA SHRL AVANT QUE LA SHRL NE TENTE DE M’EMPÊCHER DE PARLER EN M’EXPULSANT, PUIS À L ‘ÉPOQUE OÙ CE DERNIER A DÉCIDÉ DE M’EXPULSER et qu’il était composé, en plus de vous, de Mmes Manon Pelletier, Patricia Côté, MM. Claude Genest, Étienne Chabot, Éric Shink, Vincent Couture, Pierre-Olivier Maheux, Gilbert Samson [les personnes que je viens d’énumérer sont présentées comme des membres du CA de la SHRL dans le numéro 120 (hiver 2011) ou dans le numéro 121 (printemps 2011) de la revue de la SHRL, ou dans ces deux numéros; je n’ignore pas qu’il est possible que certaines de ces personnes se soient opposées à mon expulsion ou aient refusé de se prononcer sur la question de mon expulsion].

Je vous ai dit, le 17 septembre 2013 : « Pensez-vous, Madame Mendez, que je me trompe quand j’affirme que le CA de la SHRL me tenait dans l’ignorance des actions qu’il faisait pour me chasser de la SHRL ? »; vous ne dites rien à ce sujet dans votre message. EST-CE QUE JE DOIS COMPRENDRE QUE VOUS ADMETTEZ QUE LA SHRL A ÉVITÉ DE M’INFORMER DES ACTIONS QU’ELLE FAISAIT POUR M’EXPULSER? Les dirigeants de la SHRL m’ont accusé, jugé et condamné sans me le dire, sans m’informer de quoi que ce soit; oseriez-vous me contredire? Si votre mémoire est défaillante, vous pourriez consulter M. Claude Genest, qui présidait la SHRL quand j’ai été expulsé en catimini.

IL EST UTILE QUE JE MENTIONNE ICI QUE LE PRÉSIDENT ACTUEL DE LA SHRL, M. VINCENT COUTURE, N’A PAS RÉPONDU, EN MAI 2013, À UN MEMBRE DE LA SHRL QUI DÉSIRAIT SAVOIR QU’EST-CE QUE LA SHRL AVAIT IMPRIMÉ AVEC L’ENCRE DONT IL EST QUESTION CI-DESSUS. EST-CE QUE TOUT LE MONDE S’EST DONNÉ LE MOT POUR TENIR LES MEMBRES DE LA SHRL DANS L’IGNORANCE QUANT À L’USAGE DE L’ENCRE? Vous n’avez certainement pas oublié, Madame Mendez, que M. Couture était membre du conseil d’administration de la SHRL quand ce dernier m’a expulsé « discrètement ».

Pour terminer, cette remarque : vous dites que « [vos] informations administratives sont privées »; je rétorque que la SHRL reçoit depuis des années des subventions importantes de la Ville de Lévis (10 235 $ en 2011-2012, plus 3 230 $ la même année, plus le remboursement de certaines dépenses la même année), cet argent a été retiré des poches des contribuables, c’est un bien public; il serait déplacé que vous disiez aux Lévisiens de ne pas se préoccuper de ce que vous faites de leur argent.

Me trouverez-vous déraisonnable si j’avance qu’il serait dans votre intérêt et dans l’intérêt de la SHRL que vous répondiez aux questions légitimes qui vous sont soumises pour que les membres de la SHRL et les Lévisiens puissent se faire une excellente idée de la situation et porter un jugement éclairé ? Si oui, pourriez-vous me dire pourquoi ? J’INVITE LES LÉVISIENS SOUCIEUX DE L’INTÉRÊT PUBLIC À VOUS POSER DES QUESTIONS À LEUR TOUR.

FRANCHEMENT, MADAME MENDEZ, AUCUNE PERSONNE NEUTRE, OBJECTIVE, IMPARTIALE, NE SAURAIT COMPRENDRE LE REFUS OBSTINÉ DE LA SHRL DE RÉPONDRE À MES QUESTIONS LÉGITIMES.

Veuillez, Madame, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel,

heureux membre de sept sociétés d’histoire, ancien membre de la SHRL

P.-S. Cette lettre sera publiée dans mon site web (lepasseurdelacote.com); votre réponse également, si vous voulez bien me répondre, Madame Mendez. (Étant donné que mon expulsion de la SHRL est un événement public, qu’elle a été annoncée lors d’une assemblée des membres de la SHRL ainsi que dans la revue de la SHRL, je trouve inévitable, Madame Mendez, que notre échange soit public.)

JE REPRODUIS CI-DESSOUS LE COURRIEL QUE J’AI ENVOYÉ À MADAME CLAUDIA MENDEZ LE 17 SEPTEMBRE 2013 AINSI QUE LA RÉPONSE DONNÉE À CE COURRIEL PAR MADAME CLAUDIA MENDEZ LE 18 SEPTEMBRE 2013 :

COURRIEL ENVOYÉ PAR ROGER MARTEL À MADAME CLAUDIA MENDEZ LE 17 SEPT. 2013 :

Lévis, le 17 septembre 2013

Madame Claudia Mendez

Vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis

9, rue Mgr Gosselin, Local R-1, Lévis , G6V 5K1

Madame,

Tout récemment, vous avez bien voulu que nous dialoguions dans le web, vous et moi; nous l’avons fait. Je vous propose de continuer.

Le 2 septembre 2013, un téléjournal européen a publié que deux Tunisiens avaient été condamnés à la prison par l’appareil judiciaire de leur pays, sans jamais avoir été prévenus de la tenue de leur procès1. Cette nouvelle m’a rappelé un événement survenu à Lévis en 2011-2012. Je vous en parle parce que vous avez été une actrice de cet événement en tant que membre du conseil d’administration (CA) de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL).

L’événement dont je parle est le suivant : mon expulsion de la SHRL par le CA de cette dernière. (Les dirigeants de la SHRL ont prétendu que je flétrissais la réputation de la SHRL en leur posant des questions et en insistant pour que l’on me réponde. Moi, je dis : ce sont ceux qui ne me répondaient pas qui attaquaient la réputation de la SHRL.)

Le rapport annuel du CA de la SHRL pour la période s’étendant de mai 2011 à avril 2012*, que vous avez signé, contient un paragraphe intitulé « Statut du membre Roger Martel ». Dans ce paragraphe, le CA affirme qu’il a résolu de suspendre mon statut de membre le 2 février 2012. Mon statut de membre a peut-être été suspendu « officiellement » le 2 février 2012 (si c’est le cas, je n’en ai pas été informé), mais, dans les faits, c’est à la fin de novembre ou au début de décembre 2011 que j’ai été expulsé définitivement de la SHRL (sans en être informé). À moment-là, en effet, la SHRL a décidé de ne pas encaisser le chèque de renouvellement de ma cotisation pour que je perde mon statut de membre; mon adhésion n’a donc pas été renouvelée en décembre 2011 (le CA de la SHRL ne m’en a pas informé), j’ai donc cessé d’être membre de la SHRL en décembre 2011 (sans que le CA de la SHRL ne m’en informe). (Je pense que vous êtes en mesure, Madame Mendez, de déterminer s’il est vrai, comme je le soutiens, que la SHRL ne m’a jamais informé oralement ou par écrit de mon expulsion.) La suite est aussi intéressante que ce qui précède : c’est quelques semaines après la tenue de l’assemblée générale annuelle (AGA) tenue en juin 2012 que j’ai appris par hasard que le CA de la SHRL m’avait expulsé définitivement en 2011. Autre réalité qui attire l’attention : en décidant de ne pas encaisser le chèque de renouvellement de ma cotisation en novembre ou décembre 2011, le CA de la SHRL se trouvait à exclure de ses rangs un deuxième de ses membres, parent avec moi, que le CA n’a pas juger bon d’informer de la situation.

Le CA de la SHRL a mis mon statut de membre à l’ordre du jour de l’AGA de juin 2012 de la SHRL; il ne m’en a jamais informé, jamais ! (Je pense que vous êtes en mesure, Madame Mendez, de savoir si ce que je viens d’avancer est vrai ou faux.) J’ai appris que la question de mon statut de membre serait l’un des points à l’ordre du jour de l’AGA de 2012 une fois assis dans la salle où allait se tenir l’assemblée, en consultant l’ordre du jour. Le CA de la SHRL avait décidé de ne pas m’en informer. Avait-il décidé de tout faire pour éviter que je me prépare à présenter mon point de vue et à réfuter les affirmations dont on m’accablait ?

Bien sûr, il n’y a aucune commune mesure entre l’événement tunisien susmentionné et l’événement lévisien sur lequel porte cette lettre. Mais cela n’empêche pas d’établir un lien entre les deux : les condamnés tunisiens et l’expulsé lévisien n’ont pas été informés de la procédure mise en oeuvre contre eux et n’ont donc pas pu se défendre.

Pensez-vous, Madame Mendez, que je me trompe quand j’affirme que le CA de la SHRL me tenait dans l’ignorance des actions qu’il faisait pour me chasser de la SHRL ? Pourriez-vous me dire si vous avez joué un rôle relativement aux manœuvres d’expulsion exécutées par le CA de la SHRL ? Pourriez-vous me faire savoir si vous avez personnellement approuvé ces manœuvres ? Vous est-il arrivé de sentir qu’il y avait dissidence entre ces manoeuvres et vos valeurs ou votre jugement ? Aujourd’hui, pensez-vous que le CA de la SHRL a eu raison de m’expulser ?

Vous vous souvenez probablement que l’une des questions que j’ai soumises plus d’une fois au CA de la SHRL, quand j’étais membre de cette dernière, avait trait à l’utilisation par la SHRL d’une quantité d’encre non négligeable que la SHRL avait achetée; j’invitais simplement la SHRL à dire à ses membres quel(s) document(s) elle avait imprimé(s) avec cette encre. Pourriez-vous me dire, Madame Mendez, pourquoi le CA de la SHRL n’a jamais répondu à ma question ? Pourriez-vous me dire quel mal il y aurait eu à ce que le CA de la SHRL réponde à ma question toute simple ? [Note : En mai 2013, une autre personne que moi a demandé au nouveau président de la SHRL, M. Vincent Couture, de lui dire quel(s) document(s) a ou ont été imprimés avec l’encre achetée en 2009-2010; M. Couture, qui appartenait au CA de la SHRL quand l’encre a été achetée, n’a pas répondu.]

Cette lettre sera publiée dans mon site web (lepasseurdelacote.com); votre réponse également, si vous voulez bien continuer de dialoguer avec moi, Madame. (Étant donné que mon expulsion de la SHRL est un événement public, qu’elle a été annoncée lors d’une assemblée des membres de la SHRL ainsi que dans la revue de la SHRL, je trouve inévitable, Madame Mendez, que notre échange soit public.)

Je vous prie, Madame, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, Lévisien

Heureux membre de sept sociétés d’histoire, ancien membre de la SHRL

Site web : lepasseurdelacote.com

* Ce rapport est signé par :

• M. ÉTIENNE CHABOT, président par intérim (M. Chabot a succédé à M. Claude Genest, qui avait démissionné le 3 février 2012);

• M. PIERRE-OLIVIER MAHEUX;

• M. ÉRIC SHINK, trésorier;

• Mme MANON PELLETIER responsable des archives;

• M. VINCENT COUTURE (aujourd’hui président de la SHRL), responsable des communications;

• Mme CLAUDIA MENDEZ (aujourd’hui vice-présidente de la SHRL), éditrice et webmestre.

1. L’Observateur parle lui aussi de cette affaire : « Les rappeurs tunisiens Weld El 15 et Klay BBJ ont été condamnés par contumace, faute d’avoir été prévenus de leur procès, à un an et neuf mois de prison notamment pour outrage à des fonctionnaires, a indiqué leur avocat lundi 2 septembre. » (http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130902.OBS5159/tunisie-2-rappeurs-condamnes-a-de-la-prison-ferme-par-contumace.html)


MADAME CLAUDIA MENDEZ RÉPOND À ROGER MARTEL LE 18 SEPTEMBRE 2013 :

Bonjour Monsieur Martel,

Je suis désolée de constater qu’il y a eu une mésentente. Contrairement à votre affirmation, je n’ai pas « voulu que nous dialoguions dans le web, vous et moi ». J’ai répondu à une demande concernant un article que j’ai rédigé, c’est tout. Cela ne signifie pas que je suis disposée à entretenir avec vous un quelconque dialogue.

Concernant les sujets relatifs à l’administration de la SHRL, je ne ferai aucun suivi avec vous. Vous n’êtes plus un membre de la SHRL et nos informations administratives sont privées. En ce qui a trait à votre situation en particulier, c’est-à-dire à votre exclusion par l’assemblée des membres de la SHRL en juin 2012, nous n’avons aucune nouvelle information à vous transmettre. Toutefois, s’il y en avait, je vous assure que vous en serez avisé.

En terminant, je vous demande de ne plus m’écrire à mon adresse de courriel personnelle.

Cordialement,

Claudia Méndez

Vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis

9, rue Mgr-Gosselin

Lévis (QC) G6V 5K1