Les Méganticois reçoivent un cadeau du Chairman of the Board, The Montreal, Maine & Atlantic.

En guise de cadeau du Jour de l’An, Monsieur Edward A. Burkhardt, Chairman of the Board, The Montreal, Maine & Atlantic, a annoncé aux citoyens de Lac-Mégantic que sa compagnie utiliserait désormais des locomotives pouvant se transformer instantanément en pompe à incendie, si jamais c’est nécessaire (naturellement, M. Burkhardt a pris soin d’assurer à son auditoire qu’une catastrophe comme celle du 2013 ne se reproduira pas, propos salués par maints applaudissements des membres de nombreuses Chambres de commerce présentes).

locomotive servant de pompe a incendie_accident ferroviaire

Savez-vous que le Chairman of the Board, The Montreal, Maine & Atlantic, pratique l’art vocal et qu’il adare les chansons de gore. M. Burkhardt enseigne même le chant, c’est un spécialiste de la musique qui dévale rapidement ainsi que des signes qui indiquent une élévation ou un abaissement de tons dans le courant d’un morceau, signes mieux connus sous le nom d’accident. Parolier à ses heures, le Chairman of the Board, The Montreal, Maine & Atlantic, a écrit Dans l’train pour Mégantic, une idée que lui a apportée le souffle de l’explosion de son train dans le cœur de Lac-Mégantic; en exclusivité, je vous en présente les premiers vers :

Tchou, tchou

Dans l’train pour Mégantic

Le conducteur avait débarqué

Hélas y avait des explosifs

Et l’train filait cent mille à l’heure

Pauvres gens de Mégantic

Boum, boum

Pauvres gens de Mégantic

Rappel 

« Le 6 juillet 2013, vers 1 h 14, un train de 72 wagons-citernes transportant du pétrole brut et de 5 locomotives de la compagnie Montreal, Maine & Atlantic déraille dans le centre-ville de Lac-Mégantic. Cinq wagons-citernes explosent et un incendie ravage la ville, forçant l’évacuation d’environ 2 000 personnes. Le 19 juillet 2013 , La Sûreté du Québec confirme son bilan de 47 morts notant que cinq corps n’avaient pas été retrouvés. » (Wikipedia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Lac-M%C3%A9gantic)

« Lac-Mégantic – La course folle d’un train en flammes aura fait de Lac-Mégantic une ville en deuil, qui se retrouve à souffrir en même temps toutes sortes de morts: disparition de dizaines de victimes []; dévastation totale d’un centre-ville historique; économie touristique grevée et des gens sans emploi, sans maison; jusqu’à une grande fragilité environnementale, les déversements de pétrole ayant porté atteinte à la majesté du lac et la rivière qui se trouve à son embouchure.

« Désolation. C’est devenu le maître mot utilisé à la ronde par plusieurs depuis qu’un train de la Montreal, Maine and Atlantic Railway Inc. a littéralement enflammé le cœur de la ville vers 1 h samedi, dans une série d’explosions à la force destructrice. Il exprime tant la détresse des proches des disparus, évalués par les autorités à environ quarante, que l’ampleur du sinistre urbain, municipal, environnemental et historique. » (Marie-Andrée Chouinard , Lac-Mégantic, ville dévastée, le Devoir, 8 juillet 2013, http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/382465/lac-megantic-ville-devastee)

Note 1 : La French Language Version du site web de l’entreprise The Montreal, Maine & Atlantic ne compte qu’une dizaine de lignes en français. D’où l’utilisation dans ce texte de Chairman of the Board, The Montreal, Maine & Atlantic.
Note 2 : L’illustration es tirée de la revue La Science et la Vie, tome 1, numéro 1, avril 2013, p. 83.

Roger Martel (le Passeur de la Côte)

Promenade à Québec, sur les Plaines d’Abraham, le 28 décembre 2013

Le samedi 28 décembre 2013, la Ville de Québec inaugure un anneau de glace dans le Parc des champs de bataille (Plaines d’Abraham). Allons-y !

Plaines d'Abraham 28-12-2013 Choix - 2
Plaines d'Abraham 28-12-2013 Choix - 3

Plaines d'Abraham 28-12-2013 Choix - 4

 

Ailleurs sur les Plaines :

 

Plaines d'Abraham 28-12-2013 Choix - 5

Ils ont patiné ensemble; ils en sont très heureux, c’est évident ! Derrière eux, le fleuve Saint-Laurent.

Plaines d'Abraham 28-12-2013 Choix - 8

Plaines d'Abraham 28-12-2013 Choix - 1

Plaines d'Abraham 28-12-2013 Choix - 7

Plaines d'Abraham 28-12-2013 Choix - 6

FIN

 

Pas de justice pour les personnes lésées par les entreprises extractives canadiennes oeuvrant hors du Canada

Source : http://amnistie.ca/simpliquer/actions/vos-plumes/pas-justice-pour-personnes-lesees-par-entreprises-extractives-oeuvrant

A vos plumes! Québécois, Canadiens, écrivez à votre député fédéral. – Agissez avant le 31 mai 2014

 Trouvez le nom et l’adresse de votre député(e) fédéral(e) sur le site du Parlement du Canada

 

Utile à savoir : Aucun timbre n’est nécessaire si vous envoyez la lettre à l’adresse parlementaire de votre député(e) à la Chambre des communes à Ottawa.

 

CONTEXTE

 

Un grand nombre d’entreprises extractives (minières, pétrolières et gazières) à travers la planète sont liées d’une manière ou d’une autre au Canada.

 

Malheureusement, lorsqu’une entreprise extractive canadienne exerce des activités à l’étranger et que ces activités provoquent des dommages, les personnes lésées n’ont souvent nulle part où réclamer justice. En effet, à l’intérieur du pays hôte, la loi est la plupart du temps peu exigeante vis-à-vis des entreprises extractives, ou bien son application comporte des lacunes. Les personnes lésées ne peuvent pas non plus accéder à la justice au niveau international, car il n’existe pas de règles obligatoires pour les entreprises à ce niveau. Finalement, au Canada, les mécanismes en place sont peu utiles pour les victimes étrangères, car ils sont soit difficiles d’accès soit peu efficaces.

 

Écrivez à votre député(e) fédéral(e) pour lui demander de garantir l’accès à la justice au Canada pour les personnes lésées par les activités à l’étranger des entreprises extractives canadiennes. Demandez-lui d’agir pour soutenir : (1) la création d’un Ombudsman de l’industrie extractive ; (2) l’adoption d’une loi garantissant l’accès aux tribunaux canadiens aux personnes ayant subi un grave préjudice en raison des activités menées à l’étranger par une entreprise canadienne.

 

 

Lettre modèle

 

Monsieur ou Madame (nom de famille),

 

Je vous écris pour vous demander de garantir que les personnes ayant subi un préjudice attribuable aux activités à l’étranger des compagnies minières, pétrolières et gazières canadiennes puissent avoir accès à la justice au Canada. À cet effet, le Canada doit se doter d’un Ombudsman de l’industrie extractive et d’une loi garantissant l’accès aux cours de justice canadiennes.

 

Le Canada héberge plus de la moitié des compagnies minières du monde, qui ont des projets actifs dans plus de 100 pays. Les compagnies minières, pétrolières et gazières canadiennes sont souvent perçues comme représentant le Canada à l’étranger, mais des violations des droits humains, des dommages à l’environnement, des déplacements forcés et des violations des droits fondamentaux du travail sont de plus en plus associés à ces projets.

 

Il n’existe pas actuellement de système international réglementant l’extraction des ressources pour protéger les droits humains ou l’environnement. Dans de nombreux pays où les compagnies extractives sont activement présentes, il n’existe pas de mécanismes de protection, ou bien ils ne sont pas appliqués. Les institutions multilatérales sont quant à elles souvent faibles ou inaccessibles. Il y a aussi des obstacles à obtenir justice au Canada.

 

Le gouvernement du Canada se doit d’agir maintenant pour garantir que les compagnies minières, pétrolières et gazières canadiennes appliquent les normes internationales en matière de droits humains, de travail et d’environnement. Vous êtes mon député/ma députée. À ce titre, je vous demande d’œuvrer au Parlement pour obtenir :

 

La création d’un poste indépendant d’Ombudsman de l’industrie extractive ayant le pouvoir d’enquêter sur les plaintes et de faire des recommandations, y compris la suspension ou la cessation de l’appui du gouvernement canadien aux compagnies ne respectant pas les normes internationales. À la différence du Bureau du conseiller en RSE, l’ombudsman doit avoir le mandat de rendre ses conclusions publiques et d’accomplir ses fonctions sans égard à la volonté de participation ou non d’une compagnie; et

 

L’adoption d’une loi garantissant l’accès aux tribunaux canadiens aux personnes ayant subi de graves préjudices causés par les activités à l’étranger des compagnies canadiennes. Une telle loi doit affirmer clairement que les cours de justice canadiennes constituent un lieu qualifié pour entendre les réclamations contre les compagnies enregistrées au Canada. Jusqu’à ce jour, les cours canadiennes se sont montrées réticentes à entendre les causes présentées par des plaignants étrangers, les privant dans les faits de l’accès à la justice au Canada.

 

J’en appelle à vous pour que vous appuyiez ces mesures et pour que vous appeliez tous les parlementaires à les soutenir aussi.

 

Je vous prie de m’informer, dès que cela vous sera possible, de votre position à ce sujet et des actions que vous comptez entreprendre.

 

Veuillez recevoir, Monsieur/Madame, mes plus sincères salutations.

Ce qu’il faut savoir sur Jésus, personnage historique

NOЁL

JÉSUS

IL FAUT SAVOIR AU MOINS ÇA :

JÉSUS N’A RIEN ÉCRIT. EST-CE ÉTONNANT?

« Les conditions d’écriture dans l’Antiquité ne permettaient pas de prendre des notes comme on le fait aujourd’hui. […] On n’écrivait alors que très lentement et le support (papyrus ou parchemin) était cher. Il est anachronique d’imaginer les disciples mettant par écrit leurs souvenirs, le soir à l’étape, après une journée bien remplie.

« Par ailleurs, l’Orient antique accorde une toute autre valeur que le monde occidental actuel aux traditions orales. À l ‘époque du Christ les traductions araméennes de la Bible hébraïque qu’on utilisait dans la liturgie étaient bien fixées tout en restant orales; elles ne seront mises par écrit que plus tard. Il en est de même des propos des célèbres rabbins du 1er siècle, tels Hillel ou Shammaï, dont l’enseignement se transmettra oralement jusqu’à sa consignation écrite dans le Mishna, deux siècles plus tard.

« Dans le monde juif des débuts de l’ère chrétienne, tout comme dans les civilisations orales d’aujourd’hui où la parole donnée a plus de force qu’un bout de papier, fidélité à la transmission n’implique pas écriture. »

(M. Quesnel, L’Histoire des Évangiles, cerf, p. 32; cité dans la revue Notre Histoire, numéro 72, novembre 1990, p. 6)

LES ÉVANGILES : MYTHE, LÉGENDE, RÉALITÉ HISTORIQUE

« Un grave malentendu est à la base de beaucoup de difficultés concernant l’historicité des évangiles. La réflexion occidentale reste très marquée, depuis un siècle, par une notion d’histoire héritée du positivisme : pour ce courant de pensée, ne mérite le label d’historique que ce qui est d’ordre factuel. Dans ces conditions, l’histoire serait seulement la somme de ce qui s’est effectivement produit dans le passé et l’idéal de l’historien serait de parvenir à retrouver immédiatement la « réalité historique », comme s’ en avait été le témoin direct et neutre. Ceci ne peut être qu’une illusion, car l’historien est toujours impliqué dans la compréhension et l’explication des événements passés. Un événement passé ne prend son statut historique qu’à partir du moment où il est interprété. Par exemple, un témoin idéal ne peut pas dire, le 14 juillet 1789, que la Révolution française commence : cela suppose du recul et l’achèvement de cette Révolution. Le passé qui serait conçu comme l’addition de tout ce qui s’est effectivement passé est hors de portée de l’historien.

« Si nous acceptons de renoncer à l’objectivité chimérique prônée par le positivisme, nous comprendrons que les récits évangéliques ont bien le statut d’histoire : leurs narrateurs ne sont pas des témoins neutres, mais des hommes impliqués dans la compréhension de la personne de Jésus. Les récits évangéliques n’ont donc pas le statut de constat d’huissier, mais celui de la narration : ils sont écrits après coup, ils sont compréhension du passé et non vision immédiate du présent de l’événement.

« Il n’est pas question pour autant de se réfugier dans le seul domaine de la compréhension. La croix n’a de sens que si Jésus est bien mort sur la croix. Ses paroles sont inséparables de ses actes. Sans historicité, la foi chrétienne, dont témoignent les évangiles, se réduirait à un mythe ou à une philosophie. C’est dire que la question de l’historicité (dégagée de la vision positiviste) reste essentielle pour la lecture des évangiles. »

(François Brossier, Les évangiles ont-ils valeur historique, Notre Histoire, numéro 72, novembre 1990, p. 47-48)

CHACUN DES ÉVANGILES EST BIEN « L’ÉVANGILE DE JÉSUS-CHRIST »

« Au-delà de l’enseignement des Apôtres, il faut cependant, explique en 1957 l’exégète suédois Harald Riesenfeld, voir la tradition évangélique trouver son origine directe dans l’enseignement et dans les gestes de Jésus. À l’égard de ses disciples, Jésus employa certainement, mutatis mutandis, les méthodes des Rabbins. Il leur apprit proprement, souvent par cœur, ce qu’il voulait les voir retenir.

[…]

« La conclusion à laquelle Riesenfeld aboutit est que chacun de nos évangiles est bien, selon la formule de Marc (1, 1), l’ »évangile du Christ (…) ».

(R. Marlé, dans Bilan de la théologie, tome II, p. 64-65, Casterman, 1970; cité dans la revue Notre Histoire, numéro 72, novembre 1990, p. 7)

POINTS DE VUE SUR L’ENFANCE DE JÉSUS

« Les récits concernant l’enfance de Jésus ne sont rapportés que par deux évangélistes : Mathieu (chapitres 1 et 2) et Luc (chapitres 1 et 2). Dans chacun de ces évangiles, ces deux chapitres sont une sorte de prologue montrant comment la mission de Jésus est anticipée de façon prophétique par les événements qui se sont produits autour de sa naissance.

« Mathieu raconte les choses du point de vue de Joseph. Dès ses premiers mois, Jésus est rejeté par les chefs juifs (Hérode) et vénéré par les païens (les mages).

« Chez Luc au contraire, Marie est au premier plan. Un parallèle est établi entre Jean-Baptiste, symbole de l’Ancien Testament, et Jésus : Jésus est présenté comme le Prophète avec un grand P qui ferme l’Ancien Testament pour ouvrir le Nouveau, accueilli avec joie par les pauvres.

« Mathieu de Luc ont chacun leur point de vue théologique, discernable dans la présentation qu’ils font des événements. Leurs différences n’empêchent pourtant pas leurs points communs, qui proviennent de traditions anciennes : Jésus de Nazareth est né Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode; Joseph est appelé son père, mais il fut conçu du Saint Esprit, et Marie, sa mère, état vierge. »

(M. Quesnel, L’Histoire des Évangiles, cerf, p. 32; cité dans Notre Histoire, numéro 72, novembre 1990, p. 34)

LES TEXTES APOCRYPHES ET L’ENFANT-JÉSUS

« La naissance de Jésus, avec l’étable, l’âne, le bœuf et tant d’autres détails qui viennent à l’esprit : les évangiles ne sont guère bavards… Il faut se tourner vers d’autres textes, qu’on dit « apocryphes » [« ouvrages non reconnu comme inspirés et normatifs »] Dans ces récits, il y a vraiment de tout : des éléments respectables, mais aussi des détails de fort mauvais goût. » (Légende accompagnant une illustration du texte de François Brossier, Les évangiles ont-ils valeur historique, Notre Histoire, numéro 72, novembre 1990, p. 52) (Note : Dans une autre légende, il est dit que ce sont des évangiles apocryphes qui affirment que le nombre des mages qui allèrent adorer l’Enfant-Jésus étaient au nombre de trois et qui donnent des détails concernant l’enfance de Jésus.)

ENTRE SON BAPTÊME ET SA MORT, JÉSUS…

« Entre son baptême par Jean [l’année qui suit le 1er octobre 27 (ou 19 août 28)] et sa mort violente, Jésus parcourt la Galilée et la Judée, invitant ses contemporains à se préparer à la venue imminente du règne de Dieu. Par ses miracles et par sa parole, il soulève un enthousiasme messianique qui menace de dégénérer en soulèvement politique. Mais Jésus veut seulement jeter dans les cœurs de quelques disciples une semence qui, en germant, fera sauter les barrières dans lesquelles s’enfermaient les dirigeants religieux de l’époque. Son massage est la Bonne Nouvelle de l’amour qui doit régner sur terre comme au ciel. » (Xavier Léon-Dufour, Dictionnaire du Nouveau Testament, deuxième édition revue, Éditions du Seuil, © 1975, collection Livre de vie, 1978, p. 25)

JÉSUS A PARLÉ

Jésus a dit qui il est.

« Le Père et moi, nous sommes un. » (Jean, 10,30)

« La parole que vous entendez n’est pas de moi, c’est la parole de celui qui m’a envoyé. » (Jean, 14, 31)

Jésus a livré un message.

« Celui qui m’a envoyé est véridique et ce que j’ai appris de lui je le dis au monde, ce que le Père m’a enseigné je le dis. » (Jean, 8, 26-28)

« Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père et je demeure dans son amour. Je vous ai dit ces choses pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète. Voici mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; je vous appelle amis parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi; mais c’est moi qui vous ai choisis et vous ai établis pour que vous alliez et que vous portiez du fruit et un fruit qui dure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom il vous l’accordera. Ce que je vous commande c’est de vous aimer les uns les autres. » (Jean, 15, ???-17)

Jésus a demandé d’agir conformément à son message.

Un légiste demanda à Jésus qui était son prochain. Jésus lui répondit ceci :

« Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba aux mains des brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et l’abandonnèrent à demi-mort. Or, fortuitement, un prêtre descendait par ce chemin-là et, le voyant, passa de l’autre côté. Un prêtre, par hasard, descendait par le même chemin. I vit l’homme, prit l’aitre côté de la route et passa. Puis un lévite survint. Il vit l’homme, prit l’autre côté de la toute et passa, lui aussi. Mais un Samaritain qui était en voyage, arrivé là vit l’homme, en fut tout ému. Il s’approcha, banda les plaies en y versant de l’huile et du vin puis il le chargea sur sa propre monture, e conduisit à une hôtellerie et veilla sur lui. Le lendemain il prit deux deniers et les donna au patron de l’hôtel en disant : « veillez sur lui et si vous dépensez plus que ceci je le paierai à mon retour. » Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de l’homme tombé aux mains des brigands? – Va et toi aussi fais comme lui.

(Évangile selon saint Luc, 10, 30-37)

 prise 124122013_00000

Source : Notre histoire, numéro 72, novembre 1990, p. 56

Cette page a été conçue par le Passeur de la Côte.

Pétition contre la francophobie au Canada

http://francophobie.org/formulaire.php

Cliquez sur le lien ci-dessus pour signer la pétition contre la francophobie.

 

UNI-E-S CONTRE LA FRANCOPHOBIE

Au Québec, dans tous les milieux, on condamne de plus en plus haut et fort la misogynie, l’homophobie, l’intimidation, l’islamophobie et les préjugés contre les Autochtones. Une autre forme de discrimination, la francophobie, tend à réapparaître. Aujourd’hui, nous unissons nos voix pour la dénoncer!

La période post-référendaire sur la question linguistique a été qualifiée par certains de « paix linguistique ». Ce fut aussi l’époque du mouvement « partitionniste » et du « Québec bashing » que des sociologues ont reconnu comme des dérapages racistes à l’égard du Québec. On a tenté de réprimer toute réaction aux affaiblissements de la Charte de la langue française et au déclin du français au Québec et au Canada en les qualifiant pour les minimiser de « vieilles chicanes stériles ».

Le fait de défendre la langue et la culture françaises a été taxé de fermeture d’esprit, de repli culturel et de passéisme. Pourtant, avoir une langue et une culture commune est un facteur d’inclusion de tous les citoyens à une société d’accueil. Il existe des lois linguistiques partout dans le monde, soit dans quelque 190 États et 110 pays, dont le Canada et les États-Unis. Pourquoi le Québec ferait-il exception à la règle?

En somme, les indépendantistes, les francophones, les francophiles, le Québec français au grand complet sont qualifiés d’intolérants, sinon de racistes, dans plusieurs médias anglophones au Québec et au Canada, y compris dans certains médias francophones.

Plusieurs de ces médias auraient peut-être un certain examen de conscience à faire. Nous ne saurons probablement jamais s’il y a eu un lien de causalité entre l’attentat et le meurtre perpétré le soir de l’élection du Parti québécois le 4 septembre 2012 et la campagne francophobe véhiculée dans certains médias, mais, chose certaine, nous pouvons affirmer qu’elle n’a pas contribué et ne contribue toujours pas à faire baisser la tension. Aujourd’hui, nous condamnons l’agression du 4 septembre et les propos qui auraient pu encourager le présumé auteur à agir!

Ce n’est pas d’hier qu’au Canada anglais on tente d’intimider et de culpabiliser les promoteurs et les défenseurs de la langue française. L’opposition à des services en français pour les communautés francophones et acadiennes y est souvent exprimée avec acrimonie.

Ces allégations contre l’aménagement linguistique québécois sont éminemment discriminatoires, car une même politique est jugée différemment selon qu’elle s’applique au Québec ou au Canada anglais. L’accès à tous les services en anglais pour toute la population en tout temps et partout au Québec serait un droit fondamental, alors que dans le reste du Canada, on passe sous silence l’absence généralisée des services en français aux francophones. Voilà un bel exemple des deux poids, deux mesures. Et on omet de rappeler qu’à partir des débuts du régime britannique jusqu’aux années 1960, des provinces canadiennes sont devenues majoritairement anglophones en ayant recours à des lois prohibant l’usage du français aux francophones dans les écoles et dans les institutions publiques. Plus de 75% des francophones hors Québec ont été anglicisés par ces mesures assimilationnistes.

Depuis quelques années, malgré ce discours dénigrant, plusieurs personnalités sont sorties publiquement pour s’opposer aux reculs du français et de l’aménagement linguistique. Voyant les défenseurs de la langue française se mobiliser, le vrai visage de la francophobie se dévoile peu à peu. Depuis que le Parti québécois parle de bonifier la Charte de la langue française, la diabolisation des francophones va jusqu’à associer au nazisme les groupes pacifiques de défense et de promotion du français. Les injures ont atteint une rare et inquiétante intensité dans le cadre du débat sur la laïcité au Québec.

Ces étiquettes accolées aux francophones entretiennent des préjugés de façon durable. Ces accusations abusives créent la division en suscitant la peur et la méfiance chez les nouveaux arrivants et les anglophones, les aliénant de la société québécoise ou canadienne-française. Elles tendent à délégitimer le français comme langue commune et d’intégration, et le droit du peuple québécois à l’autodétermination.

Nous n’affirmons pas qu’il y ait plus ou moins de racisme ou d’intolérance au Québec qu’ailleurs. Aujourd’hui, nous unissons nos voix pour dire que nous n’accepterons plus de nous faire intimider en nous laissant qualifier collectivement de racistes! Nous considérons que le dénigrement généralisé n’est acceptable envers aucun groupe d’appartenance ou de communauté culturelle.

Aujourd’hui, nous invitons les citoyennes et les citoyens du Québec, du Canada et de partout à se lever pour rejeter le discours d’intimidation et de mépris et clamer bien haut qu’un débat démocratique doit se fonder sur le respect et la dignité.

SOURCE : http://francophobie.org/declaration.php

Le surdiagnostique est le principal problème confrontant les systèmes de santé des pays avantagés en ressources.

Fernand Turcotte, professeur émérite émérite de médecine préventive et santé publique au département de médecine sociale et préventive de l’Université Laval, a prononcé en 2013 une conférence que l’on pourrait intituler « Le surdiagnostique, Rendre les gens malades par la poursuite de la santé ». Au sujet du surdiagnostique, les Sceptiques du Québec ont écrit ceci :

Le surdiagnostique est le principal problème confrontant les systèmes de santé des pays avantagés en ressources. Le surdiagnostique est le diagnostique donné à une personne qui n’en a pas besoin. En plus d’être inutile, ce diagnostique n’est pas inoffensif puisqu’il appelle le surtraitement.

 

Les facteurs socioculturels ainsi que les principes fondant la prestation des services de santé qui tiennent un rôle dans le surdiagnostique seront révisés et discutés pendant la conférence. En plus d’aggraver la tendance lourde à la surmédicalisation, le surdiagnostique et le surtraitement ruinent la qualité de vie de bien des gens, ce qui constitue une contradiction flagrante de la mission principale de l’institution médico-hospitalière qui est le soulagement de la souffrance.

(Source : Les Sceptiques du Québec, http://www.sceptiques.qc.ca/activites/conferences)

( Fernand Turcotte est professeur émérite de médecine préventive et santé publique au département de médecine sociale et préventive de l’Université Laval, dont il est un des fondateurs. Il est diplômé en médecine de l’Université de Montréal et en santé publique d’Harvard University. Il a réalisé plusieurs travaux de recherche en évaluation de certaines méthodes de prévention, dont le dépistage et la surveillance médicale en milieu de travail. Il a traduit plusieurs oeuvres de Nortin Hadler en santé publique, notamment Malades d’inquiétude ? – Source : Les Sceptiques du Québec, http://www.sceptiques.qc.ca/activites/conferences )

…………

« Les Sceptiques du Québec inc. est une association à but non lucratif fondée en 1987. Son principal objectif est de promouvoir la pensée critique et la rigueur scientifique dans le cadre de l’étude d’allégations de nature pseudoscientifique, religieuse, ésotérique ou paranormale. La corporation compte près de 400 membres et abonnés à travers le Québec, dont une quarantaine de membres actifs qui sont tous des bénévoles. » ( http://www.sceptiques.qc.ca/association/mission)

Nombre sans précédent de personnes déracinées en 2013

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) annonce un nombre sans précédent de personnes déracinées en 2013

Source : Centre d’actualités de l’ONU: http://www.un.org/french/newscentre/

20 décembre 2013 –

Dans un rapport publié vendredi, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) prévient qu’en 2013 un nouveau record pourrait être atteint avec le plus haut niveau de déplacements forcés de population jamais observé, à cause du nombre exceptionnellement important de nouveaux réfugiés et de personnes nouvellement déplacées.

Selon le rapport, près de 5,9 millions de personnes ont été forcées de fuir leurs maisons durant le premier semestre 2013, en comparaison de 7,6 millions pour toute l’année 2012. Le pays ayant généré le plus grand nombre de personnes déracinées est la Syrie.

Le rapport statistique du HCR sur les tendances mondiales pour le premier semestre 2013 couvre les déplacements forcés de population qui se sont produits à cette période, selon les données collectées par les représentations du HCR dans plus de 120 pays. Il montre une forte hausse de plusieurs indicateurs importants, et notamment du nombre de nouveaux réfugiés qui atteint 1,5 million pour le premier semestre 2013 en comparaison de 1,1 million pour l’ensemble de l’année 2012.

Un autre indicateur concerne les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, avec quatre millions de déplacés internes enregistrés au premier semestre 2013, en comparaison de 6,5 millions pour toute l’année 2012. Par ailleurs, plus de 450.000 demandes d’asile ont été déposées, ce chiffre étant toutefois similaire à celui observé durant le premier semestre 2012. Le rapport décrit le premier semestre 2013 comme « l’une des pires périodes depuis des décennies pour le déplacement forcé. »

« Il est difficile de voir des chiffres si élevés sans demander pourquoi tant de personnes deviennent aujourd’hui des réfugiés ou des personnes déplacées internes », a indiqué le chef du HCR, António Guterres, dans un communiqué de presse.

« Les organisations humanitaires fournissent une assistance vitale, mais nous ne pouvons ni empêcher ni faire cesser les guerres. Ceci nécessite beaucoup d’efforts et de volonté politique, ce sur quoi doit se concentrer l’attention de la communauté internationale de façon bien plus concertée », a-t-il ajouté.

Le déplacement forcé – qui concernait 45,2 millions de personnes dans le monde à la fin 2012 – est déjà à son plus haut niveau depuis le début des années 1990, essentiellement du fait de l’escalade des nouveaux conflits. Ce chiffre n’est pas mis à jour dans ce tout dernier rapport statistique du HCR sur les Tendances mondiales pour le premier semestre 2013.

Toutefois, il le sera dans le rapport sur les Tendances mondiales pour 2013 qui sera publié à la mi-2014. Le rapport lance néanmoins une alerte sur le niveau du déplacement forcé global pour l’année 2013 qui pourrait être encore plus élevé qu’en 2012, principalement à cause de la poursuite d’afflux massifs depuis la Syrie et de nombreux déplacements de population à l’intérieur même de ce pays.

Le HCR travaille à aider les réfugiés dans les crises majeures à travers le monde, à l’exception des réfugiés palestiniens placés sous la responsabilité de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) ainsi que des situations de déplacement interne où les déplacés bénéficient d’une aide directe assurée par les autorités de leur propre pays.

Le rapport met en lumière, dans plusieurs régions, des hausses de populations « relevant de la compétence » du HCR. Il s’agit, par rapport au nombre de réfugiés à la fin 2012, d’une hausse de 600.000 personnes pour atteindre le nombre de 11,1 millions à la mi-2013 ainsi que d’une forte augmentation du nombre de déplacés internes relevant de la compétence du HCR depuis 17,7 millions à la fin 2012 à 20,8 millions à la mi-2013.

Par ailleurs, 189.300 réfugiés sont rentrés dans leurs pays d’origine durant les six premiers mois de 2013, alors que 33.700 autres ont bénéficié d’une réinstallation dans des pays tiers. Environ 688.000 personnes déplacées internes sont rentrées chez elles dans les pays où le HCR vient en aide à des déplacés internes. L’Afghanistan demeure le principal pays générant des réfugiés, soit 2,6 millions, et le Pakistan, le principal pays d’accueil, avec 1,6 million de réfugiés sur son sol.