Le monde regorge de beautés. Exemple : les images du photographe animalier Vincent Munier.

Cliquez sur  ce lien rts.ch – info pour voir un court reportage de la Télévision suisse romande.

Il vaut la peine de regarder aussi : http://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/video-entrer-en-contact-avec-les-loups-blans-du-grand-nord-une-belle-lecon-d-humilite_441670.html. (reportage de 3 minutes)

 

 

 

La vérité

Le miroir de la vérité

Fable de Jean-Joseph Vadé (1719-1757)

 

Un jour, la Vérité, dans une grande place

Montrait, pour de l’argent, un magique miroir.

« Oh ! Oh ! dit le public, c’est une chose à voir ! »

Le monde y court. La merveilleuse glace

Avait entre autres le pouvoir,

Quand on fixait ses yeux sur la surface,

D’en apprendre bien plus qu’on n’en voulait savoir.

Le faux dévot, la coquette, la prude,

Le traître, l’ingrat, le méchant,

L’orgueilleux, le faquin, le brutal, le pédant,

Venaient des curieux grossir la multitude :

Bref, chacun y voyait ses défauts découverts.

On rougissait, on ne savait que dire :

« Mais ai-je les yeux bien ouverts ? »

On les frotte, on les ouvre, et puis on se remire.

Mêmes objets de nouveau sont offerts.

« Au diable le miroir ! on s’y voit de travers !

Bonsoir , la Vérité, gardez votre vitrage. »

Et puis, sans la payer, on lui dit : »Bon voyage ! »

Pour s’enrichir, la Vérité

Avait sans doute pris le change :

La fortune n’est pas pour la sincérité ;

Nous ne payons que la louange.

Vers un Québec moins énergivore ? Une activité publique à Montréal le lundi 24 mars 2014, à Québec le mardi 1er avril 2014.

 

Lien cliquable : Centre justice et foi, activités publiques.

À Québec et à Montréal, Activité publique au Centre Justice et Foi et de la revue Relations :

Le futur énergétique du Québec :
Vers un Québec moins énergivore ?

À Montréal
Le lundi 24 mars
De 19 h À 21 h 30
Maison Bellarmin
25, rue Jarry ouest, Montréal
(métro Jarry ou De Castelnau)

À Québec
le mardi 1er avril
De 19 h À 21 h 30
Université Laval
Pavillon Charles-De Koninck (DKN)
Local 1E

La « cage » de Marie-Josephte Corriveau : l’opinion de M. Xavier Chambolle, administrateur de la Société d’histoire régionale de Lévis

Lévis (Québec), le 21 février 2014

Monsieur Xavier Chambolle, Administrateur

Société d’histoire régionale de Lévis

Rue Mgr Gosselin, Lévis (Québec)

Monsieur,

À ma connaissance, vous n’avez pas fait de déclarations publiques concernant la « cage » que la vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), Madame Claudia Mendez Ishii, dit avoir « trouvée par hasard dans Internet ». Vous savez que des membres du conseil d’administration de la SHRL prétendent que ladite « cage » est celle dans laquelle le cadavre de Madame Marie-Josephte Corriveau a été exposé (des gens sérieux affirment que rien ne prouve que c’est le cas, et ils ont raison); vous, prétendez-vous la même chose que certains de vos compagnons du C. A. de la SHRL?

Comme vous êtes guide touristique à Lévis (selon ce que j’ai vu dans le web), comme Madame Claudia Mendez Ishii d’ailleurs (y a-t-il d’autres membres du C. A. de la SHRL qui travaillent directement ou indirectement dans le secteur des services touristiques?), j’imagine que la « cage » présente un intérêt tout particulier pour vous et Madame Mendez Ishii. Vous pouvez rêver que la « cage » attirerait beaucoup de curieux à Lévis (pas nécessairement des personnes qui s’intéressent à l’histoire, mais qu’importe! les retombées économiques seraient intéressantes pour la ville). Est-ce que la SHRL n’aurait pas déjà demandé aux grands dirigeants des Musées de la civilisation de Québec de lui prêter la « cage » pour la durée de la prochaine saison touristique? Si elle l’a fait ou prévoit de le faire, je lui souhaite de recevoir la réponse qu’elle mérite.

Recevez, Monsieur, mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, membre autrefois du C. A. de la SHRL

P.-S. Ce courriel sera publié au lepasseurdelacote.com; vous ne vous objecterez probablement pas à ce que votre réponse soit rendue publique au même endroit.

La paysannerie canadienne-française est la plus civilisée qui soit au monde, a-t-on dit.

En 1934, le journaliste et auteur Jean-Charles Harvey a pu écrire dans ses Demi-civilisés que la paysannerie canadienne-française « est la plus civilisée qui soit au monde » et que « Ce n’est pas chez elle qu’on trouve la plaie des demi-civilisés : c’est dans notre élite même ».

L’image ci-dessous prouve hors de tout doute (vraiment!) que l’agriculteur canadien-français, élevé au-dessus de la condition animale (qui en doute?), se montre toujours, comme la nature, dans sa riche toilette.

 bêche rotative Ariens in Les Champs - Version 2

Il était heureux comme les racines d’un melon de Montréal dans la terre, l’agriculteur canadien-français : « Celui-là est heureux, en effet, qui n’a rien d’autre souci que de demander à la terre, les fruits qu’elle lui donne avec tant de prodigalité. Il est heureux au-delà de toute expression le cultivateur qui, le matin, à la première lueur du jour, quand le crépuscule s’est enfui, avec les vapeurs de la nuit, et que la nature, la grande et poétique nature champêtre, se montre dans sa riche toilette du matin, s’en va, droit devant lui, en foulant l’herbe fraîche des champs, vers le lieu du labeur. (Damase Potvin, 1908)

________________________

L’image ci-dessus est une publicité de l’entreprise E. Forest et Cie (Montréal); elle montre une bêche rotative Ariens, et un « agriculteur » endimanché. On la trouve dans cet ouvrage : Manuel d’agriculture par les professeurs de l’École d’agriculture de Ste-Anne de la Pocatière, Tome 1, Les Champs, Deuxième édition revue et augmentée, Québec, Des Ateliers de l’Action Catholique, 3, Boulevard Charest, 1947, p. 592.

Aperçu de l’état de l’agriculture au Québec autrefois

[…] la culture d’ancien usage dans cette province est bien peu améliorée. La vieille routine, en trop de cas, est le seul que suivent nos cultivateurs dans leurs travaux. […] Le cultivateur canadien n’a pu avoir jusqu’à présent dans son art d’autres lumières que celles qu’ont eues ses ancêtres. Les moyens d’instruction qu’ont les gens des autres pays ne sont pas à sa portée. (Les Journaux de l’Assemblée législative du Bas-Canada, 1819)

[…] par suite de l’isolement qui avait résulté de la conquête, notre agriculture, il y a une cinquantaine d’années, en était rendue à se pratiquer plus empiriquement que celle des Romains, avec un appareil sensiblement le même. La colonisation, qui fut toujours active dans le Bas-Canada, ne suffira bientôt plus à compenser, par les abondantes récoltes qu’elle nous vaut, l’épuisement de la vallée laurentienne. De là l’effroyable hémorragie de l’émigration, qui durera cinquante ans, laissant la province de Québec exsangue et sans vie. (Olivar Asselin, Les Canadiens français et le développement économique du Canada, L’Action française, mai-juin 1927)

Les Canadiens des XVIIe et XVIIIe siècles, maîtres d’un riche empire commercial qu’ils exploitaient eux-mêmes, ne croyaient pas avoir une vocation agricole. Celle-ci se découvrira le jour où ils auront été éliminés de la vie économique de leur pays. (Michel Brunet, La Conquête anglaise et la déchéance de la bourgeoisie canadienne, Amérique française, juin 1955)

Le Passeur de la Côte

Joseph-Elzéar Bernier, navigateur de L’Islet, a-t-il joué un rôle quelconque dans l’histoire de Lévis?

Capitaine Bernier 1934 - Version 2

Le capitaine et explorateur Joseph-Elzéar Bernier dans les années 1930

Texte écrit en septembre ou octobre 2010 par Roger Martel

LA VILLE DE LÉVIS DOIT-ELLE ÉRIGER UN MONUMENT

À LA GLOIRE DE JOSEPH-ELZÉAR BERNIER ?

Le navigateur de L’Islet a-t-il joué un rôle quelconque dans l’histoire de Lévis ?

La ville de Lévis, et les gouvernements du Canada et du Québec, ont décidé de consacrer quelques centaines de milliers de dollars à l’érection d’un imposant monument à la gloire de Joseph-Elzéar Bernier (navigateur né à L’Islet, 1852 -1934). Cette décision est-elle justifiée ? Pour le savoir, essayons de découvrir, chez des auteurs, si Bernier a joué un rôle dans l’histoire de Lévis.

Si Bernier est un personnage clé de l’histoire de Lévis, ne devrait-on pas parler de lui assez longuement dans le principal ouvrage consacré à l’histoire de Lévis, Histoire de Lévis-Lotbinière, long de 812 pages ? On ne le fait pas. Il n’est même pas mentionné que le navigateur vécut à Lévis. Le nom de Bernier apparaît dans une section à peine plus longue qu’une page portant sur la vente et la distribution de navires.

Dans les articles de L’Encyclopédie canadienne intituléBernier et la souveraineté dans l’Arctique et Capitaine Joseph-Elzéar Bernier 1852-1934, le nom de la ville de Lévis n’apparaît pas une seule fois. Dans l’article Bernier, Joseph-Elzéar de la même encyclopédie, on mentionne que Bernier est mort à Lévis ; c’est la seule mention de la ville de Lévis.

Dans le Web, l’ouvrage La Mémoire du Québec, dans son article Bernier (Joseph-Elzéar), ne dit rien d’autre de Lévis que c’est le lieu du décès de l’explorateur. De la liste des Lévisiens cités dans La Mémoire du Québec, Bernier est absent. Le nom de Bernier ne se trouve pas non plus dans les Éphémérides de la ville de Lévis que contient La Mémoire du Québec.

Dans sa biographie de Bernier, Joseph-Elzéar Bernier, capitaine et coureur des mers, Marjolaine Saint-Pierre traite en coup de vent des activités de l’explorateur à Lévis ; les noms Lévis et Lauzon ne figurent pas dans l’index.

Joseph-Elzéar Bernier n’apparaît pas dans la Liste de personnalités de Lévis de l’encyclopédie Wikipedia.

Dans le site Web de la vile de Lévis, il n’est pas question de Bernier dans la section intitulée Brève histoire de Lévis : des temps anciens jusqu’à la nouvelle Ville de Lévis. Tout ce que l’on apprend de Bernier, dans le site web de la ville Lévis, c’est qu’il a été inhumé à Lévis et qu’il est représenté dans la discutable fresque Desjardins de Lévis. Curieux, très curieux, que Lévis soit si peu loquace au sujet d’un homme qu’elle veut immortaliser par l’érection d’un monument.

Je n’éprouve pas une attirance excessive pour les monuments, mais je sais qu’il est important que l’on en dresse pour transmettre des connaissances sur des événements ou des personnes. Aussi, si certains veulent absolument que l’on rappelle le souvenir de Joseph-Elzéar Bernier à Lévis (remarquez qu’on le fait déjà : allez voir son beau monument au cimetière du Mont-Marie), il me serait plus facile de trouver acceptable que l’on satisfasse leur désir si, en même temps, on honorait d’autres personnages du passé de Lévis. Comment ?

Je suggère à la ville de Lévis d’installer, à l’endroit prévu pour l’érection du monument Bernier, les bustes (par buste j’entends la tête et la partie supérieure du torse) de quelques personnes qui comptent vraiment dans l’histoire de Lévis. Je pense notamment à Joseph-Edmond Roy, à Pierre-Georges Roy et à Louis Fréchette. (Bernier pourrait être représenté lui aussi par un buste.)

Joseph-Edmond Roy (1859-1913), notaire, archiviste et historien, naquit et décéda à Lévis ; on lui doit plus de 30 ouvrages, dont la volumineuse et incontournable Histoire de la Seigneurie de Lauzon (5 volumes) et plusieurs livres sur des bâtisseurs de Lévis : Guillaume Couture, Joseph-David Déziel, François Byssot, Benjamin Demers, Nicolas LeRoy, etc. J.-E. Roy fut maire de Lévis de 1896 à 1900, après avoir occupé le poste de secrétaire de la commission scolaire de Lévis de 1886 à 1895. Son champ d’action s’étendit au-delà de Lévis : il fit partie de la commission de législation de la Chambre des notaires de la province de Québec de 1891 à 1913 ; il présida la Société royale du Canada et la Chambre des notaires de la province de Québec ; il dirigea la Revuedunotariat de 1898 à sa mort (cette revue fut publiée à Lévis pendant un certain temps) ; docteur ès lettres, il enseigna à l’Université Laval. On a dit de lui qu’il était un « véritable historien », l’un des meilleurs de sa génération. Avec Léon Gérin, il sera l’« un des pionniers des sciences sociales au Canada français » (Bernard Weilbrenner, Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec, vol. I, p. 332 ; cité dans Roch Samson et al., Histoire de Lévis-Lotbinière, p. 500).

Pierre-Georges Roy (1870-1953) naquit, étudia, vécut toute sa vie et mourut à Lévis. Il fonda et publia à Lévis Le Glaneur (1890-1892) et Le Moniteur de Lévis (1893-1894). Il fit partie de la rédaction du Quotidien de Lévis. C’est à Lévis qu’il fonda en 1895 le prestigieux Bulletin des recherches historiques, qu’il dirigea jusqu’en 1948, donc pendant plus de 50 ans (à l’origine le Bulletin, qui contribua grandement à rendre les archives accessibles aux historiens, était publié à Lévis). Il écrivit Les Glanures lévisiennes (4 volumes), Les Profils lévisiens (2 volumes), Les Dates lévisiennes (12 volumes), La Chambre de Commerce de Lévis, 1872-1947, Les Petites choses de notre histoire (7 volumes) ainsi qu’environ 50 des Rapports annuels de l’archiviste. P.-G. Roy publia plus de 200 œuvres. Il faut mentionner également qu’il était docteur ès-lettres de l’Université Laval et docteur en droit de l’Université Notre-Dame de l’Indiana, qu’il créa le bureau des Archives du Québec en 1920, qu’il occupa les postes suivants : archiviste en chef du Québec pendant environ 20 ans, conservateur du Musée de la Province et secrétaire de la Commission des Monuments Historiques. Ajoutons enfin qu’il reçut d’importantes distinctions, dont la Légion d’Honneur (1927). En 1950, l’éminent historien Guy Frégault a rappelé les « services qu’a [rendus] ce grand travailleur [P.-G. Roy] à l’histoire et aux archives canadiennes » (Revue d’histoire de l’Amérique française , vol. 3, n° 4, p. 613) ; en 1954, un autre historien, Jean Bruchési, a porté ce jugement : « Par le nombre et la variété des ouvrages, de même que par sa vie, tout entière consacrée aux archives, et par les gestes qu’il a posés, Pierre-Georges Roy mérite la première place dans notre admiration et notre reconnaissance. » (Mémoires de la société royale du Canada, 1954).

Louis Fréchette (1839–1908), « le personnage littéraire de son époque le plus honoré au Canada » (L’Encyclopédie canadienne en ligne), naquit à Pointe-Lévy. Il fut écrivain et homme politique, entre autres. En 1864, il fut admis au Barreau du Bas-Canada et entreprit, à Lévis, d’exercer son métier d’avocat. C’est aussi à Lévis qu’il commença à faire du journalisme : il fonda les journaux Le Drapeau de Lévis et La Tribune de Levis. De 1874 à 1878, il fut député de Lévis au Parlement du Canada. En 1884, il devint rédacteur en chef du quotidien La Patrie, publié à Montréal. En 1889, on lui confia la fonction de greffier du Conseil législatif de la province de Québec. En 1901, il fut élu président général de la Société royale du Canada. Dans son oeuvre, Fréchette parle abondamment de son peuple, et de Lévis. Dans ses Mémoires intimes, « livre admirable de naturel, de bonhomie, de verve » (G. Bessette et al., Histoire de la littérature canadienne-française, p.123), « de toutes ses œuvres, celle-ci [Mémoires intimes] est sans doute la plus vivante, sinon la plus belle «  (Michel Dassonville, préface, Mémoires intimes, Collection du Nénuphar, Fides, p. 11), il décrit son enfance dans sa ville natale. Fréchette fut indéniablement un « acteur important de l’histoire des lettres et des idées au Québec » (Jacques Blais, Louis Fréchette, dans le Dictionnaire biographique du Canada, vol. XIII).

S’il est exact que Joseph-Elzéar Bernier a assuré la souveraineté du Canada dans l’Arctique, c’est à Ottawa que son souvenir devrait être rappelé d’une manière spéciale. À Lévis, il faut célébrer des personnes comme Joseph-Edmond Roy, Pierre-Georges Roy et Louis Fréchette.

Roger Martel (le Passeur de la Côte)

Note ajoutée le 17 février 2014 : Le monument projeté n’a pas été réalisé.

Les courses de canots sur glace au Québec

Choix 2 Course de canots 2014 - 6

La course du 9 février 2014 entre Québec et Lévis

Le texte suivant provient du Ministère des Transports du Québec, http://www.lesaint-laurent.com/pages/courseacanot.asp.

Un peu d’histoire

Course à canot

Saviez-vous que, du début de la colonie jusqu’à la fin du XIXe siècle, le seul moyen de traverser le fleuve était de le faire en canot, même en hiver? Dans les années 1860 plus de deux cents canotiers, surtout de Lévis, assuraient la traversée des personnes et des marchandises.

Ce n’est que vers la fin du XIXe siècle que les bateaux à vapeur capables de traverser le fleuve glacé ont fait peu à peu disparaître les canotiers et cette pratique traditionnelle.

Toutefois, le canot à glace est resté le seul moyen de transport de bon nombre d’insulaires, et ce, jusqu’à la fin des années 50. Par exemple, les habitants de l’île aux Grues se servaient quotidiennement du canot à glace pour rejoindre le continent et ainsi avoir accès à de la nourriture, des vêtements, etc. Ils ont ainsi développé une expertise de canotier sur glace qu’ils ont su mettre à profit lors des courses à canot organisées dans le cadre du Carnaval de Québec.

Une première course à canot

La première course à canot a eu lieu le 1er février 1894. Quatre canots y avaient alors participé : le Voltigeur, la Princesse Louise, l’Oiseau de neige et le lord Dufferin. Puis, l’association des sports d’hiver, supportée par le Château Frontenac, a organisé, le 1er février 1931, une grande course de canot entre l’Hôtel de ville de Québec et celui de Lévis. C’est l’équipe du capitaine Alphonse Normand de l’île aux Grues, qui a gagné l’épreuve.

En 1935, la course a lieu le 20 février et 18 équipes y ont pris part. Les Lachance de Montmagny et de l’île aux Grues ont remporté la course. Ces canotiers ont ensuite été l’équipe à battre pendant plus d’une quinzaine d’années.

C’est aussi dans le cadre de la renaissance du Carnaval d’hiver de Québec, en 1955, que la course de canot, entre Québec et Lévis a été réorganisée. Depuis, cette course sportive extrême attire de plus en plus d’adeptes et de curieux. Des équipes de l’île aux Grues et de la famille Lachance courent toujours. Aussi, la participation est ouverte à des équipes mixtes ou féminines.

 Choix 2 Course de canots 2014 - 1

La course du 9 février 2014 entre Québec et Lévis. Beaucoup de spectateurs à Québec.

La course à canot reconnu par l’Unesco?

Selon la Société québécoise d’ethnologie, le canot à glace, seul moyen disponible pendant des siècles pour traverser le Saint-Laurent en saison hivernale, figurera bientôt au patrimoine mondial de l’Unesco. Cette initiative vise à obtenir une reconnaissance nationale du canot à glace à titre de patrimoine vivant et immatériel. L’ethnologue Richard Lavoie se mettra à la tâche en élaborant un rapport d’expert intitulé : « La traversée du fleuve en canot à glace à Québec ».

Circuit Québécois de canot à glace

Chaque année, 5 courses à canot sont organisées par le Circuit Québécois de canot à glace.

La Grande Traversée Casino de Charlevoix

La Course en canot du Carnaval

La Course de la banquise Portneuf

Les Trois-Rivières Extrêmes

Le Grand Défi des Glaces

Choix 2 Course de canots 2014 - 3

La course du 9 février 2014 entre Québec et Lévis. Beaucoup de spectateurs à Lévis.

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Un texte très intéressant de l’ethnologue Michel Desgagnés dans le numéro de décembre 2009 de Québecensia (bulletin de la Société historique de Québec) :

http://www.societehistoriquedequebec.qc.ca/VOL-28_N3.pdf

Le document de Québecensia contient de nombreuses photos.

 Choix 2 Course de canots 2014 - 4

La course du 9 février 2014 entre Québec et Lévis.

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Luc Nicole-Labrie, Le premier carnaval « moderne » de Québec, 1955 – Publié le 9 février 2011 au

http://histoireengagee.ca/blogue-le-premier-carnaval-%C2%AB-moderne-%C2%BB-de-quebec-1955/

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 Choix 2 Course de canots 2014 - 5

La course du 9 février 2014 entre Québec et Lévis.

Autre source de renseignements : http://www.museevirtuel-virtualmuseum.ca/edu/ViewLoitLo.do%3Bjsessionid=E42395B5C31B00D24E266F27CA9113B3?method=preview&lang=FR&id=10533

 

Un beau supplément

Choix 2 Course de canots 2014 - 7

La course du 9 février 2014 entre Québec et Lévis. On s’amuse sur le quai Paquet, à Lévis.

Photos de Roger Martel.