L’argent que tu mets dans ta poche, c’est de l’argent que n’aura pas ton employé, ton subalterne, ton concitoyen, ton voisin…

Source : Le Devoir, http://www.ledevoir.com/societe/sante/399155/viser-l-utopie vu le 11-02-2014

Abolition de l’attente à l’hôpital

Viser l’utopie

Le Devoir, 6 février 2014 | Antoine Robitaille | Santé

Dans les hôpitaux québécois, la portion « urgence » a depuis longtemps pris une signification oxymorique. Alors que le mot « patient », lui, a un sens fort. Le contribuable paie de lourds impôts au Québec, une bonne partie servant à financer le système de santé. Mais lorsqu’il se présente à l’« urgence », le plus souvent il poireaute durant 17 heures 30 (la moyenne, selon les dernières données) avant de voir un médecin. Nous n’en avons tout simplement pas pour notre argent.

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Paradoxalement, si elle atteint son but, l’urgence du HGJ sera victime de son succès : tout le monde s’y précipitant, elle se trouvera vite engorgée. Si jamais le HGJ a trouvé la vraie clé de l’abolition de l’attente, il faudra rapidement que son modèle soit exporté dans les autres hôpitaux.

Et s’il manque de sous ? On devrait songer à en récupérer dans les hautes sphères de certains hôpitaux où les augmentations salariales sont parfois franchement scandaleuses. Le Journal de Québec révélait hier qu’au CHUQ, de 2010 à 2012, la rémunération des cadres a fait un bond de 55 %. Les primes ? En croissance de 135 %. De tels abus ont de quoi nous rendre malades.

 Fin de l’article d’Antoine Robitaille

………

Répartition de la richesse

Les cadres bien payés du Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ) dont le salaire augmente de 55 % et les primes de 135 % en peu de temps s’imaginent-ils que les fonds publics qu’ils mettent dans leurs poches ne seraient pas utilisés ailleurs, dans les soins de santé, par exemple? Et que ces fonds, s’ils étaient utilisés pour le bien de malades, ne permettraient pas de faire du bien à ces malades? La plupart des cadres, eux, avec cet argent, s’offriront probablement plus de biens de luxe, plus de voyages d’agrément, agrandiront leurs maisons déjà trop grandes, etc. Tant pis pour les moins fortunés, les moins bien nantis, qu’ils endurent!

Le Passeur de la Côte

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