Joseph-Elzéar Bernier, navigateur de L’Islet, a-t-il joué un rôle quelconque dans l’histoire de Lévis?

Capitaine Bernier 1934 - Version 2

Le capitaine et explorateur Joseph-Elzéar Bernier dans les années 1930

Texte écrit en septembre ou octobre 2010 par Roger Martel

LA VILLE DE LÉVIS DOIT-ELLE ÉRIGER UN MONUMENT

À LA GLOIRE DE JOSEPH-ELZÉAR BERNIER ?

Le navigateur de L’Islet a-t-il joué un rôle quelconque dans l’histoire de Lévis ?

La ville de Lévis, et les gouvernements du Canada et du Québec, ont décidé de consacrer quelques centaines de milliers de dollars à l’érection d’un imposant monument à la gloire de Joseph-Elzéar Bernier (navigateur né à L’Islet, 1852 -1934). Cette décision est-elle justifiée ? Pour le savoir, essayons de découvrir, chez des auteurs, si Bernier a joué un rôle dans l’histoire de Lévis.

Si Bernier est un personnage clé de l’histoire de Lévis, ne devrait-on pas parler de lui assez longuement dans le principal ouvrage consacré à l’histoire de Lévis, Histoire de Lévis-Lotbinière, long de 812 pages ? On ne le fait pas. Il n’est même pas mentionné que le navigateur vécut à Lévis. Le nom de Bernier apparaît dans une section à peine plus longue qu’une page portant sur la vente et la distribution de navires.

Dans les articles de L’Encyclopédie canadienne intituléBernier et la souveraineté dans l’Arctique et Capitaine Joseph-Elzéar Bernier 1852-1934, le nom de la ville de Lévis n’apparaît pas une seule fois. Dans l’article Bernier, Joseph-Elzéar de la même encyclopédie, on mentionne que Bernier est mort à Lévis ; c’est la seule mention de la ville de Lévis.

Dans le Web, l’ouvrage La Mémoire du Québec, dans son article Bernier (Joseph-Elzéar), ne dit rien d’autre de Lévis que c’est le lieu du décès de l’explorateur. De la liste des Lévisiens cités dans La Mémoire du Québec, Bernier est absent. Le nom de Bernier ne se trouve pas non plus dans les Éphémérides de la ville de Lévis que contient La Mémoire du Québec.

Dans sa biographie de Bernier, Joseph-Elzéar Bernier, capitaine et coureur des mers, Marjolaine Saint-Pierre traite en coup de vent des activités de l’explorateur à Lévis ; les noms Lévis et Lauzon ne figurent pas dans l’index.

Joseph-Elzéar Bernier n’apparaît pas dans la Liste de personnalités de Lévis de l’encyclopédie Wikipedia.

Dans le site Web de la vile de Lévis, il n’est pas question de Bernier dans la section intitulée Brève histoire de Lévis : des temps anciens jusqu’à la nouvelle Ville de Lévis. Tout ce que l’on apprend de Bernier, dans le site web de la ville Lévis, c’est qu’il a été inhumé à Lévis et qu’il est représenté dans la discutable fresque Desjardins de Lévis. Curieux, très curieux, que Lévis soit si peu loquace au sujet d’un homme qu’elle veut immortaliser par l’érection d’un monument.

Je n’éprouve pas une attirance excessive pour les monuments, mais je sais qu’il est important que l’on en dresse pour transmettre des connaissances sur des événements ou des personnes. Aussi, si certains veulent absolument que l’on rappelle le souvenir de Joseph-Elzéar Bernier à Lévis (remarquez qu’on le fait déjà : allez voir son beau monument au cimetière du Mont-Marie), il me serait plus facile de trouver acceptable que l’on satisfasse leur désir si, en même temps, on honorait d’autres personnages du passé de Lévis. Comment ?

Je suggère à la ville de Lévis d’installer, à l’endroit prévu pour l’érection du monument Bernier, les bustes (par buste j’entends la tête et la partie supérieure du torse) de quelques personnes qui comptent vraiment dans l’histoire de Lévis. Je pense notamment à Joseph-Edmond Roy, à Pierre-Georges Roy et à Louis Fréchette. (Bernier pourrait être représenté lui aussi par un buste.)

Joseph-Edmond Roy (1859-1913), notaire, archiviste et historien, naquit et décéda à Lévis ; on lui doit plus de 30 ouvrages, dont la volumineuse et incontournable Histoire de la Seigneurie de Lauzon (5 volumes) et plusieurs livres sur des bâtisseurs de Lévis : Guillaume Couture, Joseph-David Déziel, François Byssot, Benjamin Demers, Nicolas LeRoy, etc. J.-E. Roy fut maire de Lévis de 1896 à 1900, après avoir occupé le poste de secrétaire de la commission scolaire de Lévis de 1886 à 1895. Son champ d’action s’étendit au-delà de Lévis : il fit partie de la commission de législation de la Chambre des notaires de la province de Québec de 1891 à 1913 ; il présida la Société royale du Canada et la Chambre des notaires de la province de Québec ; il dirigea la Revuedunotariat de 1898 à sa mort (cette revue fut publiée à Lévis pendant un certain temps) ; docteur ès lettres, il enseigna à l’Université Laval. On a dit de lui qu’il était un « véritable historien », l’un des meilleurs de sa génération. Avec Léon Gérin, il sera l’« un des pionniers des sciences sociales au Canada français » (Bernard Weilbrenner, Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec, vol. I, p. 332 ; cité dans Roch Samson et al., Histoire de Lévis-Lotbinière, p. 500).

Pierre-Georges Roy (1870-1953) naquit, étudia, vécut toute sa vie et mourut à Lévis. Il fonda et publia à Lévis Le Glaneur (1890-1892) et Le Moniteur de Lévis (1893-1894). Il fit partie de la rédaction du Quotidien de Lévis. C’est à Lévis qu’il fonda en 1895 le prestigieux Bulletin des recherches historiques, qu’il dirigea jusqu’en 1948, donc pendant plus de 50 ans (à l’origine le Bulletin, qui contribua grandement à rendre les archives accessibles aux historiens, était publié à Lévis). Il écrivit Les Glanures lévisiennes (4 volumes), Les Profils lévisiens (2 volumes), Les Dates lévisiennes (12 volumes), La Chambre de Commerce de Lévis, 1872-1947, Les Petites choses de notre histoire (7 volumes) ainsi qu’environ 50 des Rapports annuels de l’archiviste. P.-G. Roy publia plus de 200 œuvres. Il faut mentionner également qu’il était docteur ès-lettres de l’Université Laval et docteur en droit de l’Université Notre-Dame de l’Indiana, qu’il créa le bureau des Archives du Québec en 1920, qu’il occupa les postes suivants : archiviste en chef du Québec pendant environ 20 ans, conservateur du Musée de la Province et secrétaire de la Commission des Monuments Historiques. Ajoutons enfin qu’il reçut d’importantes distinctions, dont la Légion d’Honneur (1927). En 1950, l’éminent historien Guy Frégault a rappelé les « services qu’a [rendus] ce grand travailleur [P.-G. Roy] à l’histoire et aux archives canadiennes » (Revue d’histoire de l’Amérique française , vol. 3, n° 4, p. 613) ; en 1954, un autre historien, Jean Bruchési, a porté ce jugement : « Par le nombre et la variété des ouvrages, de même que par sa vie, tout entière consacrée aux archives, et par les gestes qu’il a posés, Pierre-Georges Roy mérite la première place dans notre admiration et notre reconnaissance. » (Mémoires de la société royale du Canada, 1954).

Louis Fréchette (1839–1908), « le personnage littéraire de son époque le plus honoré au Canada » (L’Encyclopédie canadienne en ligne), naquit à Pointe-Lévy. Il fut écrivain et homme politique, entre autres. En 1864, il fut admis au Barreau du Bas-Canada et entreprit, à Lévis, d’exercer son métier d’avocat. C’est aussi à Lévis qu’il commença à faire du journalisme : il fonda les journaux Le Drapeau de Lévis et La Tribune de Levis. De 1874 à 1878, il fut député de Lévis au Parlement du Canada. En 1884, il devint rédacteur en chef du quotidien La Patrie, publié à Montréal. En 1889, on lui confia la fonction de greffier du Conseil législatif de la province de Québec. En 1901, il fut élu président général de la Société royale du Canada. Dans son oeuvre, Fréchette parle abondamment de son peuple, et de Lévis. Dans ses Mémoires intimes, « livre admirable de naturel, de bonhomie, de verve » (G. Bessette et al., Histoire de la littérature canadienne-française, p.123), « de toutes ses œuvres, celle-ci [Mémoires intimes] est sans doute la plus vivante, sinon la plus belle «  (Michel Dassonville, préface, Mémoires intimes, Collection du Nénuphar, Fides, p. 11), il décrit son enfance dans sa ville natale. Fréchette fut indéniablement un « acteur important de l’histoire des lettres et des idées au Québec » (Jacques Blais, Louis Fréchette, dans le Dictionnaire biographique du Canada, vol. XIII).

S’il est exact que Joseph-Elzéar Bernier a assuré la souveraineté du Canada dans l’Arctique, c’est à Ottawa que son souvenir devrait être rappelé d’une manière spéciale. À Lévis, il faut célébrer des personnes comme Joseph-Edmond Roy, Pierre-Georges Roy et Louis Fréchette.

Roger Martel (le Passeur de la Côte)

Note ajoutée le 17 février 2014 : Le monument projeté n’a pas été réalisé.

Les courses de canots sur glace au Québec

Choix 2 Course de canots 2014 - 6

La course du 9 février 2014 entre Québec et Lévis

Le texte suivant provient du Ministère des Transports du Québec, http://www.lesaint-laurent.com/pages/courseacanot.asp.

Un peu d’histoire

Course à canot

Saviez-vous que, du début de la colonie jusqu’à la fin du XIXe siècle, le seul moyen de traverser le fleuve était de le faire en canot, même en hiver? Dans les années 1860 plus de deux cents canotiers, surtout de Lévis, assuraient la traversée des personnes et des marchandises.

Ce n’est que vers la fin du XIXe siècle que les bateaux à vapeur capables de traverser le fleuve glacé ont fait peu à peu disparaître les canotiers et cette pratique traditionnelle.

Toutefois, le canot à glace est resté le seul moyen de transport de bon nombre d’insulaires, et ce, jusqu’à la fin des années 50. Par exemple, les habitants de l’île aux Grues se servaient quotidiennement du canot à glace pour rejoindre le continent et ainsi avoir accès à de la nourriture, des vêtements, etc. Ils ont ainsi développé une expertise de canotier sur glace qu’ils ont su mettre à profit lors des courses à canot organisées dans le cadre du Carnaval de Québec.

Une première course à canot

La première course à canot a eu lieu le 1er février 1894. Quatre canots y avaient alors participé : le Voltigeur, la Princesse Louise, l’Oiseau de neige et le lord Dufferin. Puis, l’association des sports d’hiver, supportée par le Château Frontenac, a organisé, le 1er février 1931, une grande course de canot entre l’Hôtel de ville de Québec et celui de Lévis. C’est l’équipe du capitaine Alphonse Normand de l’île aux Grues, qui a gagné l’épreuve.

En 1935, la course a lieu le 20 février et 18 équipes y ont pris part. Les Lachance de Montmagny et de l’île aux Grues ont remporté la course. Ces canotiers ont ensuite été l’équipe à battre pendant plus d’une quinzaine d’années.

C’est aussi dans le cadre de la renaissance du Carnaval d’hiver de Québec, en 1955, que la course de canot, entre Québec et Lévis a été réorganisée. Depuis, cette course sportive extrême attire de plus en plus d’adeptes et de curieux. Des équipes de l’île aux Grues et de la famille Lachance courent toujours. Aussi, la participation est ouverte à des équipes mixtes ou féminines.

 Choix 2 Course de canots 2014 - 1

La course du 9 février 2014 entre Québec et Lévis. Beaucoup de spectateurs à Québec.

La course à canot reconnu par l’Unesco?

Selon la Société québécoise d’ethnologie, le canot à glace, seul moyen disponible pendant des siècles pour traverser le Saint-Laurent en saison hivernale, figurera bientôt au patrimoine mondial de l’Unesco. Cette initiative vise à obtenir une reconnaissance nationale du canot à glace à titre de patrimoine vivant et immatériel. L’ethnologue Richard Lavoie se mettra à la tâche en élaborant un rapport d’expert intitulé : « La traversée du fleuve en canot à glace à Québec ».

Circuit Québécois de canot à glace

Chaque année, 5 courses à canot sont organisées par le Circuit Québécois de canot à glace.

La Grande Traversée Casino de Charlevoix

La Course en canot du Carnaval

La Course de la banquise Portneuf

Les Trois-Rivières Extrêmes

Le Grand Défi des Glaces

Choix 2 Course de canots 2014 - 3

La course du 9 février 2014 entre Québec et Lévis. Beaucoup de spectateurs à Lévis.

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Un texte très intéressant de l’ethnologue Michel Desgagnés dans le numéro de décembre 2009 de Québecensia (bulletin de la Société historique de Québec) :

http://www.societehistoriquedequebec.qc.ca/VOL-28_N3.pdf

Le document de Québecensia contient de nombreuses photos.

 Choix 2 Course de canots 2014 - 4

La course du 9 février 2014 entre Québec et Lévis.

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Luc Nicole-Labrie, Le premier carnaval « moderne » de Québec, 1955 – Publié le 9 février 2011 au

http://histoireengagee.ca/blogue-le-premier-carnaval-%C2%AB-moderne-%C2%BB-de-quebec-1955/

……………………………..

 Choix 2 Course de canots 2014 - 5

La course du 9 février 2014 entre Québec et Lévis.

Autre source de renseignements : http://www.museevirtuel-virtualmuseum.ca/edu/ViewLoitLo.do%3Bjsessionid=E42395B5C31B00D24E266F27CA9113B3?method=preview&lang=FR&id=10533

 

Un beau supplément

Choix 2 Course de canots 2014 - 7

La course du 9 février 2014 entre Québec et Lévis. On s’amuse sur le quai Paquet, à Lévis.

Photos de Roger Martel.

Courriel envoyé au directeur général de la Caisse Desjardins de Lévis le 16 février 2014. Objet : Deux inscriptions sur la Terrasse du Chevalier de Lévis.

Lévis (Québec), le 16 février 2014

Monsieur Benoit Caron

Directeur général

Caisse Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins
Lévis (Québec), G6V 0M5

Monsieur le directeur général,

Le 23 janvier 2014, j’ai écrit à M. René Bégin, président du conseil d’administration de la Caisse populaire Desjardins de Lévis, votre caisse. Dans mon courriel, je répète des mots que j’avais adressés au milieu de septembre 2013 à la présidente de la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) : « Comment la CCNQ a-t-elle pu en arriver à transmettre une inexactitude au moyen de l’une de ses réalisations, et de qui émane l’idée de mentionner l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis sur le panneau d’interprétation [installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis] : provient-elle de votre Commission, de la Ville de Lévis ou de la Caisse Desjardins de Lévis ?  » Étant donné que M. René Bégin, comme Mme Françoise Mercure, présidente de la CCNQ, ne m’a pas répondu, j’allume mon clavier et vous soumets ma question.

Si Mme Françoise Mercure et M. René Bégin avaient pu justifier l’inscription sur un panneau d’interprétation du nom d’une amateure d’histoire et celui d’une société d’histoire, je ne doute pas qu’ils se seraient hâtés de me répondre; de toute évidence, ils sont incapables de le faire. Vous, Monsieur Caron, me répondrez-vous autrement que par votre silence?

Recevez, Monsieur le directeur général, mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel

Sociétaire de la Caisse Desjardins de Lévis

Membre de plusieurs sociétés d’histoire du Québec

Ancien membre de la Société d’histoire régionale de Lévis

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec de 1981 à 2007

P.-S. Le présent courriel sera publié dans le site web lepasseurdelacote.com; vous ne vous objecterez probablement pas à ce que votre réponse le rejoigne.

____________________________

Lévis (Québec), le 23 janvier 2014

Monsieur René Bégin, CPA, CA, président

Conseil d’administration de la Caisse populaire Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins
Lévis (Québec) , G6V 0M5

Adresse courriel : https://services.desjardins.com/formulaires/formcaisses.nsf/all/610EEAAFC9B75C4685257C69000C0B05?EditDocument&al=8541

Monsieur le président,

Le six septembre deux mille treize, il y a donc environ cent trente-cinq jours, j’ai envoyé à la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) et à sa présidente et directrice générale, Madame Françoise Mercure, un courriel concernant la Terrasse du Chevalier de Lévis, dans lequel je demandais ceci : « Comment la CCNQ a-t-elle pu en arriver à transmettre une inexactitude au moyen de l’une de ses réalisations, et de qui émane l’idée de mentionner l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis sur le panneau d’interprétation [installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis] : provient-elle de votre Commission, de la Ville de Lévis ou de la Caisse Desjardins de Lévis ?  » (Je reproduis ce courriel ci-dessous, que vous lirez à votre convenance, bien sûr, mais sans trop tarder, j’espère : il y a déjà 135 jours que je me suis adressé à la CCNQ la première fois.) La CCNQ ne m’a pas répondu. (J’ai relancé la CCNQ à la mi-octobre, en vain.)

Le très long mutisme de la CCNQ s’explique peut-être par l’incapacité de cette dernière de trouver des raisons valables à la mention sur un panneau d’interprétation de l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis. Comme la Caisse populaire Desjardins de Lévis a contribué à la réalisation de la Terrasse du Chevalier de Lévis, elle pourra peut-être m’apporter les réponses et les éclaircissements que j’attendais de la CCNQ; voilà pourquoi je vous écris aujourd’hui.

Si la CCNQ doit s’interdire de déformer l’histoire par ses réalisations, elle doit aussi éviter de véhiculer des inexactitudes concernant le présent. Comme vous êtes certainement d’accord avec moi, Monsieur Bégin, je ne doute pas que vous tâcherez de me répondre aussi bien que vous le pourrez.

Je vous prie, Monsieur le président, d’agréer mes salutations distinguées.

Roger Martel

Membre de plusieurs sociétés d’histoire du Québec

Ancien membre de la Société d’histoire régionale de Lévis

Membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec de 1981 à 2007

P.-S. Le présent courriel sera publié dans le site web lepasseurdelacote.com; vous ne vous objecterez probablement pas à ce que votre réponse la rejoigne.


COURRIEL ENVOYÉ LE 6 SEPTEMBRE 2013 À LA COMMISSION DE LA CAPITALE NATIONALE DU QUÉBEC ET À SA PRÉSIDENTE ET DIRECTRICE GÉNÉRALE, MADAME FRANÇOISE MERCURE :

Lévis, le 6 septembre 2013

Madame Françoise Mercure, présidente et directrice générale

Commission de la Capitale nationale du Québec

Édifice Hector-Fabre, 525, boul. René-Lévesque Est

Québec, G1R 5S9

Courriel : commission@capitale.gouv.qc.ca

Madame la présidente et directrice générale,

Je connais un certain nombre de réalisations de la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) : la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière, située à Lévis, et la Fresque Desjardins de Lévis, par exemple.

La Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière « illustre plusieurs faits marquants de l’histoire de la région », peut-on lire au http://www.ruesprincipalessaintromuald.com/pages/fresque.html; elle est le « fruit d’une étroite collaboration de la Commission de la Capitale nationale (CCNQ) et de la Ville de Lévis », nous apprend la même source. Là où se trouve la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière, la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport grandiose de Joseph-Edmond Roy, auteur de L’Histoire de la seigneurie de Lauzon (5 volumes, 2 300 pages plus de nombreux appendices), ni la contribution exceptionnelle de Roch Samson et de son équipe (Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté, Gaston Cadrin), auteurs de l’Histoire de Lévis-Lotbinière (812 pages), à la connaissance du passé de Lévis.

La Fresque Desjardins de Lévis a été « réalisée à l’initiative de la Commission de la capitale nationale du Québec », nous dit elle-même la Commission au http://www.capitale.gouv.qc.ca/medias/pdf/realisations/fresque-desjardins-levis.pdf. Elle « raconte en images les principaux épisodes de la riche histoire de Lévis et de ses grands personnages », dit encore la CCNQ (http://www.capitale.gouv.qc.ca/realisations/les-fresques/fresque-desjardins-de-levis.html). Là où se trouve la Fresque Desjardins de Lévis, la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport grandiose de Joseph-Edmond Roy, auteur de L’Histoire de la seigneurie de Lauzon (5 volumes, 2 300 pages plus de nombreux appendices), ni la contribution exceptionnelle de Roch Samson et de son équipe (Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté, Gaston Cadrin), auteurs de l’Histoire de Lévis-Lotbinière (812 pages), à la connaissance du passé de Lévis.

Je connais très bien une autre réalisation de la CCNQ : le monument François-Gaston de Lévis, installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis. On doit cette oeuvre à trois partenaires financiers : la Caisse Desjardins de Lévis (100 000 $ pour la fabrication de la statue et 10 000 $ pour son installation et l’aménagement paysager), la CCNQ et la Ville de Lévis (ces renseignements se trouvent dans la fiche technique du monument établie par la CCNQ et consultable au http://www.capitale.gouv.qc.ca/medias/projet/190_1_FicheTechnique_monumentLevis.pdf). La réalisation de la Terrasse se distingue des deux autres réalisations mentionnées ci-dessus par un trait qui n’est pas anodin : tandis que la CCNQ et la Ville de Lévis n’ont pas cru bon de rappeler l’apport d’historiens (j’ai dit historiens) à la connaissance du passé de Lévis sur les lieux où se trouvent la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière et la Fresque Desjardins de Lévis, elles mettent en évidence, là où s’élève la statue de François-Gaston de Lévis, une amateure d’histoire (j’ai dit amateure d’histoire), Mme Claudia Mendez, auteure d’un texte de quatre pages consacré à la Terrasse de Lévis et basé presque uniquement sur des documents imprimés depuis longtemps (ce que je vais démontrer dans la présente).

Qu’a fait Mme Mendez pour mériter cette reconnaissance et cet honneur ? La CCNQ, la Caisse Desjardins de Lévis et la Ville de Lévis répondent à cette question sur un panneau d’interprétation installé sur la Terrasse : « Une recherche effectuée par Claudia Mendez et publiée par la Société d’histoire régionale de Lévis a permis de mieux connaître l’histoire de la Terrasse du Chevalier-de-Lévis. » Parlons-en de cette recherche. Je commencerai par une une mise en contexte.

Le 31 juillet 2013, le journal Le Soleil a publié un article sur Mme Claudia Mendez. J’ai réagi, j’ai écrit au quotidien, lequel a publié une version modifiée de ma lettre le 4 août (le journal n’a pas informé les lecteurs de la modification de ma lettre). Le 8 août, Le Soleil présente une réplique à ma lettre signée Claude Genest (M. Genest est un historien à l’emploi du Mouvement Desjardins, il a déjà siégé avec Mme Mendez au conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis; M. Genest est aussi – Le Soleil ne l’a pas signalé aux lecteurs – le compagnon de vie de Mme Mendez). J’ai répliqué à M. Genest, mais Le Soleil a refusé de reproduire ma lettre.

Dans cette lettre non publiée par Le Soleil, je dis à M. Genest qu’il se trompe quand il affirme qu’un article de Mme Mendez portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis dans le numéro 105 de sa revue (La Seigneurie de Lauzon), contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et que ces éléments sont « substantiels ». Pour les lecteurs du Soleil, j’avais écrit ceci : « M. Claude Genest réplique à la lettre que j’ai écrite au sujet d’un texte de la chroniqueuse Mylène Moisan et que Le Soleil a publiée le 4 août 2013. Il fait une affirmation de première importance, que voici : l’article de Mme Claudia Mendez portant sur la Terrasse de Lévis, publié en 2007 par la Société d’histoire régionale de Lévis, contient des « éléments inédits » sur la terrasse, et ces éléments sont « substantiels ». Voyons voir. – Mme Mendez cite une vingtaine de sources de renseignements à la fin de son article. Les « Archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire (APSJNDV) » sont l’une de ces sources. Dans ces archives, Mme Mendez a trouvé un document concernant un concours paroissial dont parle M. Genest dans sa réplique; comme le résultat de ce concours « ne semble pas avoir eu de suite », écrit M. Genest, on peut soutenir que le document en question ne présente pas beaucoup d’intérêt. Mme Mendez cite un autre document des APSJNDV; il est signé Pierre-Georges Roy et s’intitule « La Terrasse de Lévis, Mémoire au curé Carrier ». Les passages de ce document que cite Mme Mendez se résument à ceci : la Terrasse de Lévis « est le plus bel ornement de notre ville », nombre de personnes « m’ont avoué qu’ils la trouvent très belle et même supérieure à la Terrasse Dufferin à plusieurs points de vue », le terrain sur lequel on l’a aménagée était « un ensemble de buttes, de trous et de rochers »; ces passages sont plutôt minces. Les autres sources de Mme Mendez, beaucoup plus nombreuses, sont des textes publiés dans des journaux ou périodiques (il y en a une quinzaine, auxquelles il faut ajouter un album souvenir publié à l’occasion du centenaire de Lévis). Comment M. Genest peut-il parler d’éléments inédits substantiels ? Je ne doute pas que M. Genest, formé en histoire, sache ce qu’est un élément ou un document inédit, mais il peut arriver qu’il l’oublie. Je rappelle que le mot « inédit » « s’emploie proprement pour désigner ce qui n’a point été imprimé, publié » (René Bailly, Dictionnaire des synonymes de la langue française, Larousse). »

Le 12 août 2013 j’ai inséré dans mon site web, lepasseurdelacote.com, un message que j’avais envoyé à Mme Mendez; voici ce message :

« Madame, Comme vous le savez, je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis. Un historien (M. Claude Genest, votre compagnon de vie, il n’est pas déplacé, ici, de le dire) est l’un de ceux qui diffusent cette affirmation. Malheureusement, M. Genest, comme l’autre source dont j’ai pris connaissance, ne donne aucun exemple d’élément d’information que l’on ne posséderait pas aujourd’hui sans votre travail. Comme vous aimeriez sans doute que l’on rende à César ce qui appartient à César, je vous demanderais de bien vouloir me dire quels sont les éléments d’information que vous avez été la première à découvrir, et que vous connaissez mieux que quiconque (si on ne vous en attribue pas la découverte faussement); je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). »

Le 12 août 2013, j’ai reçu la réponse de Mme Mendez; la voici intégralement :

J’ai bien reçu votre demande au sujet de mon article intitulé La terrasse de Lévis que vous avez publié (à titre de membre du comité du bulletin) dans le numéro 105 de La Seigneurie de Lauzon au printemps 2007.

Voici une liste brève des nouvelles informations que j’ai recueillies dans les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 :

– noms et rôles des personnes responsables de sa construction

– dates de construction

– main d’œuvre et organisation du travail

– budget, matériaux, délais et dimensions

– fonction de dépotoir municipal (1932-38)

– détails et circonstances du concours paroissial pour déterminer le nom de la terrasse en 1937

– photos inédites du chantier (Fonds Famille Joseph Lacombe).

Je vous conseille de relire l’article cela vous rafraîchira la mémoire et vous pourrez, par la même occasion, revoir vos magnifiques photos qui l’illustre si bien. En terminant, je vous remercie de l’intérêt soutenu que vous portez aux activités de la Société d’histoire régionale de Lévis et, à mon travail en particulier. C’est un plaisir de revoir mon article revenir dans l’actualité après six ans.

Voici ce que j’ai répondu à Mme Mendez :

« Dans mon message du 12 aout 2013 je vous ai dit ceci : « je conteste l’affirmation de certains selon laquelle vous auriez découvert des éléments d’information inédits sur la Terrasse Chevalier de Lévis ». Force m’est de constater que votre réponse confirme mon avancé. Vous écrivez en effet que vous avez recueilli des « informations nouvelles » dans « les archives de la paroisse Saint-Joseph de Lévis, église Notre-Dame-de-la-Victoire, ainsi que dans plusieurs journaux de la région publiés entre 1929 et 1963 ». Dans un texte que j’ai demandé au quotidien québécois Le Soleil de publier (ce qu’il a refusé de faire même si, à mon avis, il avait l’obligation morale d’acquiescer à ma demande), je démontre que les « informations nouvelles » dont vous parlez et que M. Claude Genest appelle « éléments inédits » ne sont pas des données inédites. Je reproduis ici une partie d’une lettre que j’ai transmise à M. Pierre-Paul Noreau, vice-président Information, journal Le Soleil, le 14 août 2013 » (cette lettre a été reproduite ci-dessus).

Le 29 août 2013, j’envoie ce message à M. Claude Genest :

« Je vous demanderais, Monsieur Genest, de bien vouloir dire aux Lévisiens quels sont les éléments d’information que Madame Claudia Mendez a été la première à découvrir et que vous appelez « éléments inédits substantiels »; je serais heureux de publier votre réponse dans mon site web (lepasseurdelacote.com). »

Le 2 septembre 2013, je reçois la réponse suivante de M. Genest :

J’ai bien reçu votre demande. Je suis heureux de constater que vous disposez de beaucoup de temps libre cet été. Nous n’avons pas tous ce privilège comme vous vous en doutez très certainement.

Pour ce qui est de l’objet de votre questionnement, je vous suggère de vous intéresser davantage à l’utilisation des sources historiques et au métier d’historien.

Pour moi, il ne fait aucun doute que le texte de Claudia Méndez que vous avez publié dans la Seigneurie de Lauzon en 2007, contient énormément d’informations nouvelles par rapport à l’historiographie antérieure. Ce débat est donc clos.

En terminant, je vous félicite pour votre site le passage de la côte. Je vous souhaite d’atteindre un lectorat éclairé.

Je dirai à M. Genest :

« Non, M. Genest, le texte de Madame Mendez ne contient pas d’éléments « inédits » « substantiels » concernant la Terrasse Chevalier de Lévis, contrairement à ce que vous écrivez. S’il en contenait, il est permis de supposer que vous vous seriez empressé de les énumérer dans votre réponse au lieu de battre en retraite en proclamant que « le débat est clos ». Comme la réponse de votre compagne datée du 12 août 2013, la vôtre confirme ce que j’avance : le texte de Madame Mendez ne contient pas d’ « éléments inédits » « substantiels ».

Considérant ce qui précède, Madame la présidente et directrice générale, je demanderais à la Commission de la capitale nationale du Québec de faire les actions requises pour que soit corrigé le panneau d’interprétation qu’elle a installé sur la Terrasse du Chevalier de Lévis en 2013 et qui contient la phrase suivante : « Une recherche effectuée par Claudia Mendez et publiée par la Société d’histoire régionale de Lévis a permis de mieux connaître l’histoire de la Terrasse-du-Chevalier-de-Lévis. » Vous conviendrez avec moi qu’il ne faut pas que la CCNQ manque à son devoir en véhiculant des exagérations, des inexactitudes, des mensonges. Il n’y a aucune raison pour que le nom de Mme Mendez et celui de la Société d’histoire régionale de Lévis figurent sur ce panneau, et qu’une recherche qui a abouti à un texte de quatre pages basé presque uniquement sur des documents imprimés depuis longtemps dans des journaux soit mise en évidence sur un panneau d’interprétation par la CCNQ, et la Ville de Lévis et la Caisse Desjardins de Lévis.

Il est évident que l’inexactitude dont il est question dans la présente est profitable à Mme Claudia Mendez, cofondatrice et copropriétaire d’une entreprise de visites touristiques oeuvrant à Lévis (son associée est Mme Manon Pelletier, qui a déjà siégé avec elle et avec M. Claude Genest au conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis). Comment la CCNQ a-t-elle pu en arriver à transmettre une inexactitude au moyen de l’une de ses réalisations, et de qui émane l’idée de mentionner l’existence du texte de Mme Claudia Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis sur le panneau d’interprétation : provient-elle de votre Commission, de la Ville de Lévis ou de la Caisse Desjardins de Lévis ? Il serait utile et intéressant, Madame Mercure, que vous nous éclaireriez.

Je vous prie, Madame la présidente et directrice générale, d’agréer l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel

Post-scriptum

Je crois que personne ne s’objecterait à ce que le travail de Joseph-Edmond Roy, Roch Samson, Andrée Héroux, Diane Saint-Pierre, Martine Côté et Gaston Cadrin soit rappelé aux endroits où se trouvent la Fresque de la Bibliothèque Lauréat-Vallière et la Fresque Desjardins de Lévis.

La présente lettre et la réponse attendue seront publiées dans le site web lepasseurdelacote.com.


Si vous grasseyez, nous adorerions vous entendre chanter Quand dieu naquit à Noël dedans la Judée.

Extrait

 

Quoy qu’il n’en eust pas besoin,

Jésus nostre Maistre,

Il en prit avecque soin,

Pour faire connoître

Qu’il avoit les qualitez

Par ces dons représentez,

D’un vray, vray, vray, vray,

D’un Roy, Roy, Roy, Roy,

D’un vray, vray,

d’un Roy, Roy de gloire,

En qui l’on doit croire.

  

Paroles de François Colletet (1628-1680?), éditeur, journaliste, poète

Grave désaccord au sein du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis : des administratrices disent une chose, le président les contredit.

Lévis (Québec), le 13 février 2014

Société d’histoire régionale de Lévis

Monsieur Vincent Couture, président, Lévis (Québec)

Monsieur le président,

Allez-vous rétablir la vérité? Allez vous dire haut et fort à tout le monde, notamment à tous ceux qui ont été trompés par des déclarations de membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) et de l’un des membres honoraires de la SHRL, allez-vous déclarer publiquement, Monsieur Couture, que rien ne prouve que la « cage » trouvée par hasard dans Internet par Madame Claudia Mendez Ishii, vice-présidente de la SHRL, est la « cage » dans laquelle le cadavre de La Corriveau a été exposé à Lévis au dix-huitième siècle. Allez-vous rétablir la vérité ou laisser la fausseté courir? Il me semble que vous n’avez pas le choix! À mon avis, vous n’avez pas le choix, vous devez rétablir la vérité.

Savez-vous, Monsieur Couture (vous me permettrez d’utiliser ici une expression familière), que vous avez l’air fou actuellement. Pourquoi? Parce que vous présidez le conseil d’administration de la SHRL, parce que des membres de ce conseil affirment que la « cage » trouvée par Madame Mendez Ishii est la cage dans laquelle le cadavre de La Corriveau a été exposé, et parce que vous, oui, vous! vous avez écrit un texte qui a été publié dans le site web de la SHRL et dont l’un des éléments a été repris dans le journal Le Peuple Lévis, un texte dans lequel vous vous trouvez à contredire carrément lesdits membres de votre conseil d’administration.

Déclarations de deux administratrices de la SHRL

Vlan ! La vice-présidente, Claudia Mendez Ishii, affirme avoir trouvé la cage qui a servi à exposer le cadavre de La Corriveau.

Capture d’écran 2014-02-13 à 13.44.20 - Version 2

Article de Mylène Moisan, Le Soleil, 31 juillet 2013

Vlan ! La trésorière, Évelyne Fortier, dit la même chose que Claudia Mendez Ishii. 

Cage Corriveau_Par E Fortier_Seigneurie de L no 128 printemps 2013 - Version 2

Évelyne Fortier, article paru dans La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), numéro 128, printemps 2013

Vlan ! Un membre honoraire de la SHRL, Claude Genest, prétend à son tour que la « cage » américaine es bien celle qui a été utilisée pour exposer le cadavre de la pauvre Corriveau. 

cage Corriveau_Par  C Genest Journal de L 27-11-2013

Claude Genest, La fin de la légende, article publié dans Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24

 

Mais le président, Vincent Couture, les contredit carrément. Vlan !

Permettez-moi de vous rafraîchir la mémoire, Monsieur Couture. Le texte dont je parle et que vous avez écrit s’intitule Invitation du président, Marie-Josephte Corriveau (1733-1753), Commémoration à Lévis; on le trouve à cette adresse : http://www.shrl.qc.ca/dossiers.php?archive=2013&article=149&contenu=150 (c’est dans le site web de l’hebdomadaire Le Peuple Lévis, édition du 2 octobre 2013, que l’élément susmentionné a été reproduit, comme le montre une capture d’écran pus loin dans la présente). Dans ce texte, vous dites ceci :

« Le conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a le plaisir de vous annoncer que la cage qui pourrait se révéler être celle de La Corriveau sera exposée en exclusivité au Centre de congrès et d’expositions de Lévis (CCEL), du 3 au 6 octobre prochain [2013]. »

(En passant, c’est étrange que l’on fasse autant de cas d’une « cage » dont ne sait pas grand-chose : on ignore quand elle a été construite, on ignore même si elle a servi à quelque chose. Le Musée de la civilisation de Québec l’a dévoilée officiellement, et plus tard elle a été exposée au Centre de congrès et d’expositions de Lévis. Qui a payé les dépenses entraînées par ces activités? Encore les citoyens soumis à l’impôt et à des taxes, probablement.)

Donc, des membres de votre conseil d’administration et l’un de vos membres honoraires prétendent que la « cage » a bel et bien servi à exposer le cadavre de la pauvre Corriveau; vous, vous dites :

on n’a pas de preuves que la « cage » a servi à exposer le cadavre.

C’est toute la direction de la Société d’histoire régionale de Lévis qui a l’air fou! Vous sentez-vous bousculé, Monsieur Couture, par votre vice-présidente et par votre trésorière, et même par l’un de vos membres honoraires?

Il faudrait, Monsieur Couture, que vous fassiez une déclaration publique pour faire connaître la vérité, pour ramener à la raison les membres du conseil d’administration et le membre honoraire de la SHRL qui faussent la réalité, et pour rétablir la vérité.

Je vous prie, Monsieur le président, d’agréer mes salutations distinguées.

Roger Martel, ancien membre de la SHRL, Lévis

 

QUI DIT UNE FAUSSETÉ?

Post-scriptum

1

Je vous suggère de demander à ces grands partenaires de la Société d’histoire régionale de Lévis de vous aider à rétablir la vérité :

Ville de Lévis

Caisse populaire Desjardins de Lévis

Commission de la capitale nationale du Québec

Tourisme Lévis

2

Il serait bon que vous transmettiez la présente lettre à chacun des membres du conseil d’administration et au membre honoraire de la SHRL, c’est-à-dire à :

Madame Mendez Ishii, vice-présidente,

Madame France Desjardins, secrétaire,

Madame Évelyne Fortier, trésorière,

Monsieur Charles-Olivier Roy,

Monsieur Xavier Chambolle,

Monsieur Louis Hallé,

Monsieur Gilbert Samson, directeur général,

Claude Genest, membre honoraire.

3

Il faudrait que les partenaires de la SHRL qui ont été mêlés de près ou de loin à des activités entourant la découverte d’une « cage » par Madame Claudia Mendez Ishii (déménagement de la cage au Québec, dévoilement de la cage au Musée de la civilisation de Québec, exposition à la gare intermodale de Lévis du 21 juin au 29 septembre 2013 et présentation publique de la cage au Centre de congrès et d’exposition de Lévis du 3 au 6 octobre 2013), il faudrait, dis-je, que ces partenaires soient informés par la SHRL de la position actuelle du conseil d’administration de la SHRL concernant la question de la « cage ». D’après des sources que j’ai consultées, ces partenaires sont ou il y aurait au nombre des partenaires :

Ville de Lévis

Tourisme Lévis

Caisse populaire Desjardins de Lévis

Centre de congrès et d’expositions de Lévis

Commission de la capitale nationale du Québec

Musée canadien des civilisations

Association des Corriveau d’Amérique

Musée national des beaux-arts du Québec

Musée royal 22e Régiment