Lise Payette appuie Pierre-Karl Péladeau

Je crois que vous avez un grand cœur, Madame Payette. N’arrive-t-il pas qu’il vous égare?

Dans votre chronique intitulée « PKP [M. Pierre-Karl Péladeau] hors de sa zone de confort »*, vous écrivez :

1) M. P.-K. Péladeau « n’est sûrement pas tenté par le « pouvoir » comme tant d’autres qui se gavent de pouvoir politique ». Vos lecteurs aimeraient bien savoir sur quoi vous vous appuyez pour faire cette affirmation.

2) « Pour la première fois à 52 ans, PKP vient de faire son propre choix de ce qu’il veut faire de sa vie [en se lançant en politique]. » Cette phrase provoque une grande émotion chez le lecteur, qui apprend que M. P.-K. Péladeau, pendant les 25 ou 30 dernières années, n’a pas eu la liberté de choisir pour qui travailler, qu’il il lui a été imposé de déployer ses talents (se sacrifier?) pour l’entreprise fondée par son père. Le lecteur espère que la paie était bonne.

3) M. P.-K. Péladeau « a dit clairement : « J’ai beaucoup reçu… je voudrais rendre aux Québécois. » C’est ce qui lui a gagné mon appui […]. » M. Péladeau est peut-être sincère, mais… Ce qu’il donnerait aux Québécois serait-il nécessairement bon pour eux? Des redevances minières moins élevées? La pédale douce sur le développement des énergies vertes? Des mesures qui accroîtront les inégalités de revenus?

4) « Il y a au PQ assez de gens de droite pour le retenir un peu s’il est trop à gauche, et l’inverse est tout aussi vrai. Il y a suffisamment de gens de gauche pour l’empêcher de sombrer à droite. » M. P.-K. Péladeau n’est pas un citoyen ordinaire, il est probablement plus influent que 98,5% des autres Québécois, à l’intérieur du Parti québécois, il pèse ou pèsera probablement plus que 99,5% des autres membres. Et si le plan Marois réussit, que le Parti québécois forme un gouvernement majoritaire dans quelques semaines et que le Québec accède à l’indépendance un an, deux ans plus tard, le Parti québécois et les souverainistes n’auront-ils pas une énorme dette envers M. P.-K. Péladeau?

Madame Payette, on ne doit pas voter pas qu’avec son cœur, on doit surtout voter avec sa tête.

Roger Martel (le Passeur de la Côte)

 

* Chronique publiée dans Le Devoir le 14 mars 2013, .http://www.ledevoir.com/politique/quebec/402561/pkp-hors-de-sa-zone-de-confort?utm_source=infolettre-2014-03-14&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne.

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