Le syndicat du chantier Davie dénonce la décision insensée d’Ottawa – Communiqué de presse – www.csn.qc.ca

Le syndicat du chantier Davie dénonce la décision insensée d’Ottawa – Communiqué de presse – www.csn.qc.ca.

 

Construction du brise-glace Diefenbaker

Le syndicat du chantier Davie dénonce la décision insensée d’Ottawa

 

Le Syndicat des travailleurs du chantier Davie (CSN), la Fédération de l’Industrie manufacturière et le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches dénoncent le gouvernement fédéral pour son refus de confier la construction du brise-glace Diefenbaker au chantier de Lévis, le plus grand site naval au Canada. Il doit revoir sa décision à la lumière de l’offre récente faite par la direction du chantier Davie Canada Inc., qui respecte en tout point les besoins en matière de construction maritime. Le syndicat entend réclamer rapidement une rencontre avec la ministre fédérale Diane Finley pour obtenir des explications.

Le syndicat appuie en effet la proposition de la direction du chantier de prendre en charge la construction du navire dans des délais et à des coûts bien inférieurs à ceux du constructeur Seaspan de Vancouver. Dans un reportage diffusé mercredi, on apprenait que les coûts estimés du projet avaient presque doublé, passant de 720 millions à 1,3 milliard de dollars, sans compter que le brise-glace serait livré en 2025 plutôt qu’en 2017.

« On ne comprend vraiment pas le refus du gouvernement de considérer notre chantier pour la construction du navire », affirme Gaétan Sergerie, président du Syndicat des travailleurs du chantier Davie (CSN). « Nous disposons d’une main-d’œuvre qualifiée, bénéficiant d’une expertise extraordinaire, nous avons toutes les infrastructures et les équipements utiles, dont la plus grande cale sèche au Canada. Nous avons une chance inouïe de reprendre une vitesse de croisière en matière de développement naval. Nous allons donc demander incessamment une rencontre avec la ministre des Travaux publics et des services gouvernementaux, madame Diane Finley, pour obtenir des explications et faire valoir nos compétences et notre savoir-faire industriel. »

Le syndicat estime que depuis le rachat et la relance du chantier Davie par le groupe Inocea, toutes les conditions gagnantes ont été mises en place pour assurer la bonne conduite des contrats, peu importe la dimension et l’usage des navires. Actuellement, quelque 750 travailleurs s’affairent à la production de cinq navires d’importance, dont trois bateaux de hautes technologies voués à l’exploration pétrolière en haute mer et deux traversiers pour le compte du gouvernement du Québec.

Selon Alain Lampron, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) : « Le gouvernement fédéral, par l’entremise de son ministre Steven Blaney, a lui-même reconnu tout récemment que le chantier Davie Canada avait la capacité et l’expertise nécessaires pour répondre aux besoins en matière de construction de navires de qualité au pays. Nous, on le dit depuis longtemps. Maintenant, il doit être conséquent et accorder le contrat à Lévis. »

La capacité du chantier Davie a d’ailleurs été soulignée par l’Association de la construction navale du Canada dans une résolution adressée au premier ministre Stephen Harper, le 30 janvier 2009. Elle recommandait alors de considérer le chantier québécois pour la construction des gros navires parmi la quarantaine envisagés, en insistant sur le meilleur rapport qualité/prix.

Pour Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches : « C’est l’occasion pour le gouvernement fédéral de corriger l’erreur qui a été faite d’avoir accordé, en 2011, le contrat du Diefenbaker à un chantier naval dont on savait au départ qu’il serait incapable de livrer le navire dans l’échéancier établi. On a un chantier à Lévis qui a les capacités, les infrastructures et toutes les expertises nécessaires, et qui est prêt à passer immédiatement à l’action. »

Rappelons que cette démarche s’inscrit dans la politique mise de l’avant par la CSN qui est favorable à la relance de la construction navale au Québec. En mars dernier, sept propositions visant les gouvernements d’Ottawa et de Québec ont été rendues publiques avec l’objectif de permettre aux chantiers québécois de jouer un rôle à la mesure de leur capacité, tout en développant des emplois de qualité.

À propos de la FIM-CSN
Le Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon (CSN) représente quelque 750 membres. Il est affilié à Fédération de l’industrie manufacturière de la CSN (FIM-CSN) qui compte plus de 30 000 membres au Québec, ainsi qu’au Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CCQCA-CSN) avec quelque 44 000 membres présents dans 240 syndicats regroupés sur une base régionale. Pour sa part, la CSN regroupe plus de 300 000 membres présents dans tous les secteurs d’activité tant privés que publics.

Le gouvernement fédéral tourne le dos à l’offre du chantier naval Davie, qui propose de construire le brise-glace Diefenbaker à la place de son concurrent Seaspan.

 

« Le gouvernement fédéral tourne le dos à l’offre du chantier naval Davie, qui propose de construire le brise-glace Diefenbaker à la place de son concurrent Seaspan, de Vancouver.

« Selon ce que Radio-Canada a appris, la société mère de Davie, le groupe Inocea, a présenté une offre au gouvernement fédéral pour reprendre le projet, qui accuse plusieurs années de retard et fait face à des dépassements de coûts considérables. »

(Source : Radio-Canada, http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2014/05/30/001-brise-glace-diefenbaker-offre-davie-inocea-refus-federal.shtml)

 

Le chantier naval de Lévis prêt à prendre la relève des chantiers de l’Ouest.

 

Opinion de M. Guy Roy, citoyen de Lévis (Extraits) –  30 mai 2014

 

[] Aux nouvelles du souper une surprise attendait les ouvriers des Chantiers Davie. Il n’y a vraiment rien de garanti pour l’ouvrier dans une société fondée sur la compétition acharnée. Tous les jours apparaissent des nécessités de la vie pour lesquelles le combat est requis. Même pour vivre de son travail on est obligé de se battre.

 

La compagnie à la tête des Chantiers devait avoir calculé son coup. Dans le ciel tranquille de Lévis, un coup de tonnerre : les propriétaires annoncent qu’ils sont prêts à prendre la relève des chantiers de l’ouest dans le contrat du fameux brise-glace polaire qu’on appelait le Polar Sea, le plus gros bateau destiné à l’Arctique jamais construit au Canada. Les Conservateurs avaient tranché en accordant le contrat aux chantiers de Colombie Britannique et à ceux de Halifax. Sous la couverture de la nécessité des appels d’offre, on avait exclus le plus grand chantier du Canada, situé au Québec pour son malheur.

 

Entre temps, les ressources immenses en main-d’œuvre et en technologies d’avant garde des Chantiers Davie végètent sur de petits contrats. Plutôt que de se résigner à perdre du temps sur de tels contrats, les propriétaires ont lancé leur bombe hier, créant un espoir nouveau chez les ouvriers de Lévis.

 

On met au défi les Conservateurs, qui voient leurs plans s’effondrer sous le poids des limites des autres chantiers canadiens, de revenir sur leur décision et de ramener le gros brise-glace dans leurs cales sèches sous utilisées. On s’engage à produire le navire aux coûts prévus dans les délais planifiés. [] Sachons déployer le nôtre en toute indépendance au côté des forces souverainistes qui ont manifesté dans le passé d’étonnantes facultés dans ce domaine pour faire valoir les intérêts du Québec et de ses salariés.

 

Mais qu’est-ce qu’on apprend venant d’Ottawa, et malgré une certaine ouverture du député local Blaney, c’est que les Conservateurs sont tentés de refuser une offre dont on pense partout qu’elle serait une solution à la faillite dans la réalisation de la politique de construction navale de ceux-ci ? Manque d’autocritique, refuge dans l’absurde entêtement et maintien d’une décision irrationnelle, … est-ce que tout le Québec ne devrait pas se soulever comme un seul homme devant la simple application du gros bon sens et du pragmatisme éloigné des braquages idéologiques des Conservateurs ? A-t-on jamais vu pareil obstination devant le peu de perspective pour «sauver de l’argent aux contribuables» qui est pourtant une marotte de l’idéologie des Conservateurs eux-mêmes ?

 

Cette initiative pourrait remettre tout Lévis au travail. De quoi faire prospérer ce Lévis qui suscite tant de belles paroles chez le nouveau Maire qui averti de l’arrivée imminente d’une population jeune et travaillante dans la 8ième ville du Québec. Aucun projet d’envergure pour les promoteurs n’est épargné. On est en train de meubler la tête des ponts d’équipements lourds pour les commerces de toutes sortes. Mais qui achètera tous ces produits sans des ouvriers des Chantiers au travail ? Il y aurait un combat d’envergure pour le maire. Celui qu’il appelle des son vœux, faire prospérer sa ville.

 

Devrons-nous nous résigner à considérer encore une fois le Canada et ses institutions politiques comme les plus absentes dans la satisfaction des besoins des Québécois ? Et surtout de ses travailleurs salariés ? On nous réduit au statut de «porteurs d’eau» dans les projets de pipelines de Trans-Canada Pipeline et on refuse en plus de mettre à la disposition des Québécois salariés les moyens de rendre productifs des équipements industriels que même les adversaires soumissionnaires des Chantiers Davie admettaient comme des plus appropriés afin de réaliser la construction d’une innovations majeure de l’industrie navale québécoise.

[]

Est-ce que le Canada nous tournera encore le dos ? Peut-être vaudrait-il mieux aux Canadiens de songer à une lutte efficace et politique contre ces Conservateurs qui nous poussent hors de leur pays en rejetant une offre qui leur garantirait la réalisation d’un de leur rêve pour : préserver leur souveraineté dans l’Arctique sans y envoyer un seul soldat !

 

Guy Roy

 

Une partie des peintres du chantier Davie en 1944

 

Peintres du chantier Davie 1944 partie 1 300 dpi

 

 

L’Association forestière des deux rives (AF2R) recherche des bénévoles pour l’aider sur le terrain cet été 2014.

L’Association forestière des deux rives recherche des bénévoles pour la conservation 

L’Association forestière des deux rives (AF2R) recherche des bénévoles pour l’aider sur le terrain cet été 2014 dans le cadre de son nouveau projet de conservation volontaire de milieux humides forestiers dans la MRC de Lotbinière.

Vous êtes un amateur passionné ou un professionnel chevronné et vous voulez faire un cadeau à la nature en donnant de votre temps pour réaliser des inventaires fauniques ou floristiques ? Joignez-vous à nous pour la protection des milieux humides forestiers, observez des espèces rares et soyez au premier plan pour faire l’expérience de notre travail de conservation.

Caractérisation écologique de milieux humides forestiers

La caractérisation écologique est composée de cinq étapes principales qui consistent en :

1. La délimitation et l’identification des milieux humides
2. La caractérisation de la végétation (dont les espèces envahissantes)
3. La caractérisation de la faune
4. L’identification des espèces à statut précaire
5. La détermination de la valeur écologique des milieux humides

Sensibiliser à la conservation des milieux humides forestiers

Ce projet de conservation volontaire de milieux humides forestiers contribuera à protéger les habitats fauniques et floristiques ainsi qu’à sensibiliser les propriétaires forestiers à l’importance de la conservation des milieux humides pour le maintien de la biodiversité et de la qualité de l’eau.

Des partenaires impliqués

La réalisation de ce projet est rendue possible grâce à la contribution financière de la Fondation de la faune du Québec et d’habitat faunique Canada et à l’appui de plusieurs intervenants de la région dont la MRC de Lotbinière, Conservation de la nature et Roche ltée.

Pour devenir bénévole pour la conservation, communiquez avec :

Marie-Pier Landry
Chargée de projets en conservation
Association forestière des deux rives
T : 418 522-0006 poste 3022
@ : conservation@af2r.org www.af2r.org

Muhammad Yunus incite les jeunes à utiliser leur pouvoir et leur talent pour gagner beaucoup plus que de l’argent.

 

Et si les vraies affaires, c’était d’améliorer l’état du monde?

 

Muhammad Yunus incite les jeunes à utiliser leur pouvoir et leur talent pour gagner beaucoup plus que de l’argent.

 

Source : Le Devoir, http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/409383/revons-un-peu-et-si-les-vraies-affaires-c-etait-d-ameliorer-l-etat-du-monde vu le 28 mai 2014

Le Devoir, 28 mai 2014 |Mélanie Loisel | Actualités économiques

 

Muhammad Yunus : « Il est temps que les gens se demandent quels sont leurs véritables buts dans la vie. »

 

[ Muhammad Yunus est un économiste bangladais; il a fondé la Grameen Bank, qui a développé le microcrédit; il a reçu le prix Nobel de la paix en 2006. ]

 

Extraits – On trouve l’article au http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/409383/revons-un-peu-et-si-les-vraies-affaires-c-etait-d-ameliorer-l-etat-du-monde. Il est peut-être réservé aux abonnés du quotidien.

« Les plus jeunes générations ont des superpouvoirs », lance M. Yunus (…). « Elles sont très puissantes parce qu’elles ont accumulé des connaissances et maîtrisent parfaitement les technologies. Elles ont vraiment une force unique qui peut être utilisée pour aider à améliorer le sort du monde », dit-il.

Le fondateur de la Grameen Bank, qui a développé le microcrédit et a reçu le prix Nobel de la paix en 2006, était donc là pour les convaincre d’utiliser leurs « superpouvoirs » afin de créer des entreprises sociales dont le but n’est pas de faire le plus de profits, mais bien de résoudre des problèmes, que ce soit de santé, de logement ou d’environnement. En fait, il propose de créer autant des petites que des grandes entreprises où il n’y a ni perte ni dividende. Certes, les entreprises peuvent gagner de l’argent, mais leurs profits doivent être réinvestis afin d’améliorer l’accès, la qualité et le prix des produits offerts.

(…)

Si vous vous posez la question, Muhammad Yunus vous prévient déjà qu’avoir un bon emploi, une maison ou encore une voiture n’est pas un « but dans la vie. » « Si on veut avoir une bonne vie, être heureux, il faut oeuvrer à améliorer notre environnement pour qu’il soit sain », mentionne-t-il. Et tant que la pauvreté ne sera pas enrayée dans le monde, le Prix Nobel de la paix soutient que ce ne sera pas possible de l’être pleinement. « La pauvreté est la cause de tous les problèmes », lâche-t-il simplement.

 (…)

À son avis, il ne faut pas attendre après les gouvernements pour réussir à relever cet immense défi qui semble à première vue insurmontable.

« C’est aux gens à remettre en question et à changer les structures en place pour instaurer celles qu’ils désirent », indique-t-il. « Les plus jeunes générations se doivent de se débarrasser des vieilles façons de faire, des vieilles mentalités, si elles veulent créer un autre monde où il y aura moins de problèmes », ajoute-t-il.

Selon l’économiste bangladais, il devrait même y avoir un « point de rupture ». « Les jeunes vont devoir faire un grand saut s’ils veulent redéfinir leur vie et l’économie mondiale. S’ils essaient de faire les changements graduellement, ce ne sera pas possible, parce que les vieilles méthodes vont reprendre le dessus », pense-t-il.

 

Lettre à la Fédération des sociétés d’histoire du Québec concernant la « cage de la Corriveau » _ Une affirmation infondée!

 

Lévis, le 27 mai 2014

Richard M. Bégin, président

Fédération des sociétés d’histoire du Québec (Fédération Histoire Québec)

4545, av. Pierre-De Coubertin
Montréal (Québec) H1V 0B2

courriel : fshq@histoirequebec.qc.ca

Monsieur,

Le numéro 2 du volume 19 de la revue de la Fédération des sociétés d’histoire du Québec, Histoire Québec, contient un article intitulé La cage de la Corriveau, signé par Claudia Mendez (à l’époque, cette dernière était la vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis ou SHRL). Dans cet article, Madame Mendez véhicule une information non fondée importante, elle affirme :

«  C’est au mois d’octobre 2011, dans le cadre de mon travail de rédactrice de La Seigneurie de Lauzon [revue de la SHRL], que j’ai fait une recherche d’images afin d’illustrer un texte poétique qui portait sur La Corriveau. Je faisais une recherche d’images approfondie sur internet lorsque j’ai vu une photo très intrigante. […] En quelques jours seulement, avec l’aide de deux autres administrateurs, nous avons retrouvé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis. Nous étions très émus par cette découverte et animés par le désir d’approfondir le sujet. Donc, en décembre, deux membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), Manon Pelletier et moi-même sommes allées rendre visite à la cage de La Corriveau. […] On a mis à notre disposition toute l’information détenue par le musée […] Ils ne savaient pas ce qu’ils avaient entre les mains, ni l’importance sur l’imaginaire québécois de cette terrible histoire. Toutefois, ils connaissent bien la valeur historique d’un tel objet. Il est unique, selon le conservateur d’une des plus anciennes collections… »

Le texte que vous venez de lire est un extrait du résumé de l’article de Madame Mendez, résumé rédigé par Madame Mendez elle-même et publié dans le site web d’Érudit à cette adresse : http://www.erudit.org/culture/hq1056841/hq01043/70711ac.html?vue=resume&mode=restriction (site consulté le 26 mai 2014).

(L’affirmation infondée de Madame Mendez et de la Société d’histoire régionale de Lévis a été diffusée dans plusieurs contextes, notamment lors d’une exposition à la Gare intermodale de Lévis, dont les visiteurs pouvaient lire ce texte : « à l’automne 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis, avec l’aide des administrateurs, a retrouvé la trace de la cage en fer (exosquelette) ayant servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau en effectuant une recherche sur Internet. »)

Dire que la Société d’histoire régionale de Lévis a trouvé la cage « ayant servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau », c’est induire tout le monde en erreur. Je vous le démontre :

I

Les Musées de la civilisation ont contredit Claudia Mendez. Le 14 février 2014, on trouve en effet le texte suivant dans le site web du Musée de la civilisation de Québec :

« Une cage pouvant être celle de la Corriveau expertisée par les Musées de la civilisation. Au cours des prochains mois, les Musées de la civilisation à Québec, par le biais de son Centre national de conservation et d’étude des collections, se pencheront sur une pièce qui pourrait se révéler être la cage dans laquelle le corps de Marie-Josephte Corriveau fût exhibé, à Lévis en 1763, après sa pendaison. »

(Musée de la civilisation, http://www.mcq.org/fr/presse/presse.php?idEx=w3899 consulté le 14-02-2014)

II

Les auteurs d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau contredisent Claudia Mendez. Ces auteurs, Dave Corriveau et Catherine Ferland, écrivent ceci :

« Des analyses [de la « cage »] seront effectuées dans les prochains mois » et, naturellement, on ignore encore « Si les expertises [parviendront] à démontrer qu’il s’agit bien du gibet de la Corriveau ».

(http://mariejosephtecorriveau.com/videos/devoilement-de-la-cage/)

III

La conservatrice Sylvie Toupin contredit Claudia Mendez : le 2 octobre 2013, le quotidien Le Devoir, qui a interrogé Madame Toupin, parle de « la présumée cage » de Madame M.-J. Corriveau. Voici un extrait de l’article :

« le gibet (cage) a été prêté pour deux ans aux Musées de la civilisation afin qu’il en confirme l’authenticité.

« C’est un travail à la Sherlock Holmes qui nous attend, avec des preuves à amasser, des liens à faire, c’est vraiment un beau défi de conservateur », raconte la conservatrice Sylvie Toupin. »

(Louise-Maude Rioux Soucy, L’esprit de la Corriveau refait surface, Le Devoir, 2 octobre 2013, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/388942/l-esprit-de-la-corriveau-refait-surface) IV

IV

Un hebdomadaire de Lévis, Le Peuple Lévis, contredit très clairement tous ceux qui affirment que la « cage » trouvée à Salem est bien celle dans laquelle le cadavre de Madame Corriveau a été exposé. Le Peuple Lévis écrit en effet ceci le 4 octobre 2013 :

« Il n’est pas encore démontré hors de tout doute que cette cage de métal soit celle dans laquelle Marie-Josephte Corriveau a été exhibée pendant 40 jours ».

(Le Peuple Lévis, 4 octobre 2013; cet article a été repris au http://www.lepeuplelevis.ca/2013/10/04/la-cage-de-la-corriveau-de-retour-a-levis)

V

Un article du quotidien Le Devoir contredit Claudia Mendez; il dit : « nul ne sait avec certitude si le gibet a vraiment accueilli le corps refroidi de la Corriveau ». On ne peut pas être plus clair!

(Le Devoir, 1er août 2012, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/355784/la-cage-de-la-corriveau-retrouvee)

Je suis sûr que vous conviendrez avec moi qu’il est nécessaire que la Fédération des sociétés d’histoire du Québec informe ses membres, les lecteurs de sa revue ainsi que les utilisateurs de son site web et de ses autres médias, qu’une information inexacte importante leur a été transmise. Rien ne vous empêche sans doute de publier le rectificatif dans vos médias électroniques dès cette semaine; dans la revue Histoire Québec, le rectificatif paraîtrait dans le prochain numéro.

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes salutations les meilleures.

Roger Martel, Lévisien

Membre de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pendant environ vingt ans, membre du conseil d’administration de la SHRL pendant deux ans, responsable de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la SHRL, membre des sociétés d’histoire suivantes depuis des années : Société d’histoire de Saint-Romuald, Société historique de Bellechasse, Société d’histoire de Montmagny, Société historique de Québec, Société d’histoire de la Côte-du-Sud; membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie; membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007.

P.-S. Cette lettre et la réponse que vous voudrez bien lui donner seront publiées au lepasseurdelacote.com.

 

La pharmacienne Julie Boulet exerce un métier qui exigeait autrefois une grande dextérité des doigts.

 

L’Honorable Julie Boulet, députée québécoise, est aussi pharmacienne (c’est l’une des choses dont elle s’est souvenue quand elle témoignait devant la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction). Hier (26 mai 2014), quand j’ai appris qu’elle avait fait un doigt d’honneur à un autre député, en pleine Assemblée nationale, je me suis rappelé qu’autrefois les pharmaciens devaient parfois se plier à l’obligation d’entrer en contact direct avec des parties intimes de leurs patients, notamment quand il était de bon goût chez les notables de se faire injecter un liquide dans le gros intestin par l’anus, même en public ! pour se débarrasser de leurs matières fécales.

 

En ces temps pas si lointains, il fallait, a dit un apothicaire qui savait de quoi il parlait, « avoir fait un bon noviciat avant d’arriver à la perfection dans ce difficile ministère. Tantôt la main peu exercée tremble et cherche sans pouvoir trouver… tantôt elle dévie, s’égare, et fait fausse route… Quelquefois, elle est trop vive, trop impétueuse. Dans d’autres cas, elle est trop timide, trop lente, et tourne autour de la place sans oser l’attaquer. D’autre fois, la température du liquide est trop élevée, en sorte qu’arrivé au port, l’opérateur est obligé de battre en retraite. Le piston doit avoir des mouvements doux et faciles, afin que le liquide se répande comme une légère et bienfaisante rosée, et non comme une pluie battante ».

 

Hier, en administrant un doigt d’honneur à un député, la pharmacienne Boulet a seulement voulu faire savoir qu’elle avait la nostalgie de l’époque où les apothicaires administraient des lavements, la plupart du temps avec dextérité de la main et des doigts.

 

 

Roger Martel (le Passeur de la Côte)

 

 

Lettre à Mme Esther Normand concernant la Fresque Desjardins de Lévis

Lévis, le 26 mai 2014

Madame Esther Normand, présidente

Tourisme Chaudière Appalaches

800, autoroute Jean-Lesage

Lévis (Québec), G7A 1E3

Courriel : info@chaudiereappalaches.com

 

Madame la présidente,

Depuis 2006, la ville de Lévis présente aux Lévisiens et aux visiteurs la Fresque Desjardins1 de Lévis, située au 9, rue Mgr Gosselin. Cette réalisation a été critiquée; la revue de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a émis des réserves majeures à son sujet2. Pour élaborer le contenu de la Fresque, un comité a été formé, a-t-on dit à la population ; selon la fiche descriptive de la Fresque publiée par la Commission de la capitale nationale du Québec, qui est à l’origine de la Fresque, ce comité était composé des personnes suivantes : « Anne Carrier, architecte; Pauline Dumont, Société d’histoire régionale de Lévis; Jacques Lemieux, historien; Esther Normand, Société historique Alphonse-Desjardins; Nathalie Ouellet, Service des arts et de la culture, Ville de Lévis; Luc Paquet, Collège de Lévis; Suzanne Rochefort, Service des bibliothèques, Ville de Lévis; Roch Samson, historien. » On l’a vu, Madame : vous faisiez partie du comité. Il serait intéressant de connaître le rôle que vous avez joué, vous, et celui qu’a joué le comité dans l’élaboration du contenu de la Fresque.

 

Il serait intéressant et certainement utile que vous disiez comment il se fait que le comité ait oublié, « presque jusqu’à la dernière minute », de représenter dans la Fresque le premier colon de Lévis, Guillaume Couture, qui a été un personnage exceptionnel à plusieurs titres dans la seigneurie de Lauzon et ailleurs en Nouvelle-France (on ne saurait imaginer que le comité a délibérément écarté Guillaume Couture). C’est la personne qui présidait la SHRL à l’époque, M. Gilbert Samson, qui a sonné l’alerte : « Sans l’intervention de son président, écrit la SHRL, on aurait oublié de représenter le premier habitant de notre région, Guillaume Couture, sur la fresque »3.

 

Il serait également intéressant et certainement utile que vous fassiez savoir pourquoi le comité a décidé que, dans la Fresque, le Mouvement Desjardins devait être représenté par deux personnages et trois édifices et que l’apport des ouvriers à la construction de Lévis, apport d’une importance capitale, devait être suggéré faiblement plutôt que représenté avec éclat. Si ces choix ne sont pas ceux du comité, pourriez-vous le dire? Quand on sait que le comité chargé de choisir le contenu de la Fresque comptait des personnes comme l’historien professionnel Roch Samson, sous la direction de qui les 800 pages de l’Histoire de Lévis-Lotbinière ont été écrites, Pauline Dumont, ancienne vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis, et vous-même, Madame Esther Normand, qui avez autrefois occupé le poste de conseillère en conservation et administration à la Société historique Alphonse-Desjardins, n’est-il pas légitime que l’on doute que le comité ait eu le dernier mot dans la détermination du contenu de la Fresque? N’est-on pas justifié d’en douter quand on constate que le Mouvement Desjardins est représenté par deux personnages et trois édifices dans la Fresque? Il semble légitime d’être dans l’embarras devant les interrogations de celles et ceux qui se demandent si le comité censément chargé de l’élaboration du contenu de la Fresque a réellement travaillé, s’il n’a pas été qu’un comité bidon. Les membres de ce comité avaient-ils pris l’engagement de ne pas commenter publiquement leur travail? La participation des membres du comité était-elle bénévole?

 

Je suis convaincu qu’il est utile de soulever aujourd’hui des questions concernant l’élaboration du contenu de la Fresque Desjardins de Lévis. Remuer le passé peut éclairer le présent, ainsi qu’à nous aider à préparer l’avenir et, comme on dit (naïvement?), à éviter de répéter des erreurs.

 

Veuillez, Madame la présidente, agréer l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

 

Roger Martel, Lévisien

 

Membre de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pendant environ vingt ans, membre du conseil d’administration de la SHRL pendant environ deux ans, responsable de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la SHRL, membre des sociétés d’histoire suivantes depuis des années : Société d’histoire de Saint-Romuald, Société historique de Bellechasse, Société d’histoire de Montmagny, Société historique de Québec, Société d’histoire de la Côte-du-Sud; membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie; membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007.

 

Note 1. Desjardins est l’entreprise appelée Mouvement Desjardins, qui a défrayé une partie du coût de la Fresque et qui est mise fortement en évidence dans l’ouvrage.

 

Note 2. Le texte de la SHRL se lit ainsi : « Des réserves ont été émises au sujet de la fresque : 1. Le berceau de Lévis est pratiquement absent : l’église de Saint-Joseph-de-Lauzon est difficilement visible; le Couvent de Lauzon a été oublié… 2. Aucun des seigneurs de la seigneurie de Lauzon n’est représenté, si ce n’est par le manoir Caldwell, habité par le dernier seigneur, qui fut aussi receveur général et grand voleur de fonds publics… 3. Guillaume Couture, le premier colon de la seigneurie de Lauzon, n’est pas représenté avec éclat; de plus, c’est son rôle d’interprète auprès des Amérindiens qui est mis en évidence. 4. Le Mouvement Desjardins est représenté par deux personnages et trois édifices (est-ce trop ?). 5. L’histoire ferroviaire n’est que chuchotée; or, c’est le chemin de fer qui «donne naissance à la première ville de la région, Lévis» (Roch Samson et al., Histoire de Lévis-Lotbinière). 6. Quatre communautés de sœurs sont représentées; on a oublié les frères. 7. Les élites, les intellectuels, sont bien représentés; où est l’ouvrier de l’industrie? 8. Le capitaine J.-E. Bernier occupe une belle place dans l’oeuvre, qui montre aussi sa maison; mais il ne s’est pas illustré à Lévis. Sa présence dans la fresque a amené un hebdo régional, dans un texte sur la fresque, à ranger l’explorateur du grand nord canadien parmi ceux qui « ont forgé l’histoire de Lévis ». 10. Dans le titre de la fresque, le nom Lévis devrait être replacé par Arrondissement de Desjardins. » (La Seigneurie de Lauzon, numéro 104)

 

Note 3. La Seigneurie de Lauzon, numéro 103, Automne 2006, p. 17