Le gouvernement fédéral tourne le dos à l’offre du chantier naval Davie, qui propose de construire le brise-glace Diefenbaker à la place de son concurrent Seaspan.

 

« Le gouvernement fédéral tourne le dos à l’offre du chantier naval Davie, qui propose de construire le brise-glace Diefenbaker à la place de son concurrent Seaspan, de Vancouver.

« Selon ce que Radio-Canada a appris, la société mère de Davie, le groupe Inocea, a présenté une offre au gouvernement fédéral pour reprendre le projet, qui accuse plusieurs années de retard et fait face à des dépassements de coûts considérables. »

(Source : Radio-Canada, http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2014/05/30/001-brise-glace-diefenbaker-offre-davie-inocea-refus-federal.shtml)

 

Le chantier naval de Lévis prêt à prendre la relève des chantiers de l’Ouest.

 

Opinion de M. Guy Roy, citoyen de Lévis (Extraits) –  30 mai 2014

 

[] Aux nouvelles du souper une surprise attendait les ouvriers des Chantiers Davie. Il n’y a vraiment rien de garanti pour l’ouvrier dans une société fondée sur la compétition acharnée. Tous les jours apparaissent des nécessités de la vie pour lesquelles le combat est requis. Même pour vivre de son travail on est obligé de se battre.

 

La compagnie à la tête des Chantiers devait avoir calculé son coup. Dans le ciel tranquille de Lévis, un coup de tonnerre : les propriétaires annoncent qu’ils sont prêts à prendre la relève des chantiers de l’ouest dans le contrat du fameux brise-glace polaire qu’on appelait le Polar Sea, le plus gros bateau destiné à l’Arctique jamais construit au Canada. Les Conservateurs avaient tranché en accordant le contrat aux chantiers de Colombie Britannique et à ceux de Halifax. Sous la couverture de la nécessité des appels d’offre, on avait exclus le plus grand chantier du Canada, situé au Québec pour son malheur.

 

Entre temps, les ressources immenses en main-d’œuvre et en technologies d’avant garde des Chantiers Davie végètent sur de petits contrats. Plutôt que de se résigner à perdre du temps sur de tels contrats, les propriétaires ont lancé leur bombe hier, créant un espoir nouveau chez les ouvriers de Lévis.

 

On met au défi les Conservateurs, qui voient leurs plans s’effondrer sous le poids des limites des autres chantiers canadiens, de revenir sur leur décision et de ramener le gros brise-glace dans leurs cales sèches sous utilisées. On s’engage à produire le navire aux coûts prévus dans les délais planifiés. [] Sachons déployer le nôtre en toute indépendance au côté des forces souverainistes qui ont manifesté dans le passé d’étonnantes facultés dans ce domaine pour faire valoir les intérêts du Québec et de ses salariés.

 

Mais qu’est-ce qu’on apprend venant d’Ottawa, et malgré une certaine ouverture du député local Blaney, c’est que les Conservateurs sont tentés de refuser une offre dont on pense partout qu’elle serait une solution à la faillite dans la réalisation de la politique de construction navale de ceux-ci ? Manque d’autocritique, refuge dans l’absurde entêtement et maintien d’une décision irrationnelle, … est-ce que tout le Québec ne devrait pas se soulever comme un seul homme devant la simple application du gros bon sens et du pragmatisme éloigné des braquages idéologiques des Conservateurs ? A-t-on jamais vu pareil obstination devant le peu de perspective pour «sauver de l’argent aux contribuables» qui est pourtant une marotte de l’idéologie des Conservateurs eux-mêmes ?

 

Cette initiative pourrait remettre tout Lévis au travail. De quoi faire prospérer ce Lévis qui suscite tant de belles paroles chez le nouveau Maire qui averti de l’arrivée imminente d’une population jeune et travaillante dans la 8ième ville du Québec. Aucun projet d’envergure pour les promoteurs n’est épargné. On est en train de meubler la tête des ponts d’équipements lourds pour les commerces de toutes sortes. Mais qui achètera tous ces produits sans des ouvriers des Chantiers au travail ? Il y aurait un combat d’envergure pour le maire. Celui qu’il appelle des son vœux, faire prospérer sa ville.

 

Devrons-nous nous résigner à considérer encore une fois le Canada et ses institutions politiques comme les plus absentes dans la satisfaction des besoins des Québécois ? Et surtout de ses travailleurs salariés ? On nous réduit au statut de «porteurs d’eau» dans les projets de pipelines de Trans-Canada Pipeline et on refuse en plus de mettre à la disposition des Québécois salariés les moyens de rendre productifs des équipements industriels que même les adversaires soumissionnaires des Chantiers Davie admettaient comme des plus appropriés afin de réaliser la construction d’une innovations majeure de l’industrie navale québécoise.

[]

Est-ce que le Canada nous tournera encore le dos ? Peut-être vaudrait-il mieux aux Canadiens de songer à une lutte efficace et politique contre ces Conservateurs qui nous poussent hors de leur pays en rejetant une offre qui leur garantirait la réalisation d’un de leur rêve pour : préserver leur souveraineté dans l’Arctique sans y envoyer un seul soldat !

 

Guy Roy

 

Une partie des peintres du chantier Davie en 1944

 

Peintres du chantier Davie 1944 partie 1 300 dpi

 

 

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