Installation à Lévis (Québec) de 17 panneaux d’interprétation historique

Chantier Russell_Lévis_

Chantier Russell. Parcours des anses, Lévis.

(Photo de Roger Martel 30-09-2014)

 

 

En juillet 2014, la ville de Lévis écrivait dans un communiqué : « 17 panneaux d’interprétation seront installés le long du Parcours des anses et du Parcours du Grand Tronc, mettant ainsi en valeur les lieux marquants qui ont façonné l’histoire de Lévis au cours des dernières années. » Qui ne s’est pas réjouit de cette nouvelle!

 

La ville a eu une excellente idée, mais d’autres y avaient pensé avant elle. En effet, en 2007 [à l’époque je m’occupais très activement du trimestriel de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL)], la Société, à mon initiative, a présenté le projet suivant à la Commission de la Capitale nationale du Québec (CCNQ) :

 

« installer sur la rive nord du Saint-Laurent, en face de Lévis, et sur la rive sud du Saint-Laurent, en face de Québec, en des endroits fréquentés par les touristes, de même que par les citoyens de la région pendant leurs moments de loisir, des panneaux d’interprétation destinés à faire connaître aux observateurs le site qu’ils regardent quand ils dirigent leurs yeux vers la rive opposée.

 

« La Société d’histoire régionale de Lévis aimerait que ces panneaux d’interprétation servent principalement à raconter l’histoire de Québec et de Lévis, et que l’on désigne par leur nom, sur ces panneaux, chacune des principales entités géographiques et chacune des constructions les plus importantes que l’observateur peut voir. » (La Seigneurie de Lauzon, numéro 105, printemps 2007, p. 20)

 

Le projet de la SHRL a été bien accueilli par la CCNQ, qui ne l’a toutefois pas réalisé. Lévis le réalise en partie cette année. Je féliciterais volontiers le maire, M. Gilles Lehouillier, mais il ne me semble pas indiqué d’applaudir un maire qui ne proteste pas quand un organisme partenaire de sa ville (la SHRL d’aujourd’hui) peut profiter de l’argent des contribuables pour… induire en erreur ces mêmes contribuables (je fais allusion à la propagation par la SHRL d’une information clairement infondée concernant la « cage de La Corriveau »).

 

 

Roger Martel (le Passeur de la Côte)

 

………

 

Source : ville de Lévis, http://www.ville.levis.qc.ca/Fr/Pdf/Press/167_COM_2014_07_17_Circuit_dinterpretation_Parcours_des_Anses.pdfvu le 30-09-2014

 

Communiqué de la ville de Lévis, 17-07-2014

L’histoire de Lévis le long du Parcours des anses

 

INSTALLATION DÈS CET ÉTÉ DE 17 PANNEAUX D’INTERPRÉTATION

 

Lévis, le 17 juillet 2014.

Dès cet été, 17 panneaux d’interprétation seront installés le long du Parcours des anses et du Parcours du Grand Tronc, mettant ainsi en valeur les lieux marquants qui ont façonné l’histoire de Lévis au cours des dernières années.

« L’histoire de Lévis est intimement liée au fleuve Saint-Laurent et à ses affluents, dont la rivière Chaudière. Il était donc tout naturel de choisir le Parcours des Anses et le Parcours du Grand Tronc, deux lieux grandement fréquentés par les Lévisiennes et Lévisiens, pour présenter les faits historiques qui ont marqué notre histoire », a déclaré monsieur Gilles Lehouillier, maire de Lévis.

Lévis à travers 17 lieux historiques

Au total, le circuit d’interprétation comprendra 17 panneaux d’interprétation placés à des lieux historiques le long de ces parcours. Dès le mois d’août prochain, 14 premiers panneaux seront installés. Les trois autres seront installés dans le secteur de la traverse dès que les travaux d’aménagement en cours seront complétés.

Parmi les lieux qui seront mis en valeur, on compte notamment la grève Jolliet, l’Anse Tibbits, le chantier A.C. Davie, le chemin de fer à l’anse Hadlow, les Moulins de l’Etchemin ainsi que les gares de Chaudière Station, de Craig’s Road, de Charny et de Saint-Nicolas. On y détaille l’histoire de ces lieux de façon dynamique et illustrée en présentant les faits marquants qui s’y sont déroulés en plus d’anecdotes surprenantes.

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Le monde regorge de beautés. Par exemple, La belle Dorothée.

La beauté de Dorothée.

      La beauté du poème de Charles Baudelaire.

           La beauté de la dénonciation, brillante, d’un vice social.

 

La belle Dorothée, poème de Charles Baudelaire

 

Le soleil accable la ville de sa lumière droite et terrible; le sable est éblouissant et la mer miroite. Le monde stupéfié s’affaisse lâchement et fait la sieste, une sieste qui est une espèce de mort savoureuse où le dormeur, à demi éveillé, goûte les voluptés de son anéantissement.

Cependant Dorothée, forte et fière comme le soleil, s’avance dans la rue déserte, seule vivante à cette heure sous l’immense azur, et faisant sur la lumière une tache éclatante et noire.

Elle s’avance, balançant mollement son torse si mince sur ses hanches si larges. Sa robe de soie collante, d’un ton clair et rose, tranche vivement sur les ténèbres de sa peau et moule exactement sa taille longue, son dos creux et sa gorge pointue.

Son ombrelle rouge, tamisant la lumière, projette sur son visage sombre le fard sanglant de ses reflets.

Le poids de son énorme chevelure presque bleue tire en arrière sa tête délicate et lui donne un air triomphant et paresseux. De lourdes pendeloques gazouillent secrètement à ses mignonnes oreilles.

De temps en temps la brise de mer soulève par le coin sa jupe flottante et montre sa jambe luisante et superbe; et son pied, pareil aux pieds des déesses de marbre que l’Europe enferme dans ses musées, imprime fidèlement sa forme sur le sable fin. Car Dorothée est si prodigieusement coquette que le plaisir d’être admirée l’emporte chez elle sur l’orgueil de l’affranchie, et, bien qu’elle soit libre, elle marche sans souliers.

Elle s’avance ainsi, harmonieusement, heureuse de vivre et souriant d’un blanc sourire, comme si elle apercevait au loin dans l’espace un miroir reflétant sa démarche et sa beauté.

A l’heure où les chiens eux-mêmes gémissent de douleur sous le soleil qui les mord, quel puissant motif fait donc aller ainsi la paresseuse Dorothée, belle et froide comme le bronze?

Pourquoi a-t-elle quitté sa petite case si coquettement arrangée, dont les fleurs et les nattes font à si peu de frais un parfait boudoir; où elle prend tant de plaisir à se peigner, à fumer, à se faire éventer ou à se regarder dans le miroir de ses grands éventails de plumes, pendant que la mer, qui bat la plage à cent pas de là, fait à ses rêveries indécises un puissant et monotone accompagnement, et que la marmite de fer, où cuit un ragoût de crabes au riz et au safran, lui envoie, du fond de la cour, ses parfums excitants?

Peut-être a-t-elle un rendez-vous avec quelque jeune officier qui, sur des plages lointaines, a entendu parler par ses camarades de la célèbre Dorothée. Infailliblement elle le priera, la simple créature, de lui décrire le bal de l’Opéra, et lui demandera si on peut y aller pieds nus, comme aux danses du dimanche, où les vieilles Cafrines elles-mêmes deviennent ivres et furieuses de joie; et puis encore si les belles dames de Paris sont toutes plus belles qu’elle.

Dorothée est admirée et choyée de tous, et elle serait parfaitement heureuse si elle n’était obligée d’entasser piastre sur piastre pour racheter sa petite soeur qui a bien onze ans, et qui est déjà mûre, et si belle! Elle réussira sans doute, la bonne Dorothée; le maître de l’enfant est si avare, trop avare pour comprendre une autre beauté que celle des écus!

Texte publié au http://baudelaire.litteratura.com/?rub=oeuvre&srub=pop&id=163, qui a droit à des remerciements pour la transcription du poème.

Réforme Barrette – Pro­jet de « Loi mo­di­fiant l’or­ga­ni­sa­tion et la gou­ver­nance du ré­seau de la san­té et des ser­vices so­ciaux »

Organisation moyenâgeuse

 

Par Yv Bon­nier Vi­ger

Mé­de­cin spé­cia­liste en san­té pu­blique et mé­de­cine pré­ven­tive

Can­di­dat de Qué­bec so­li­daire dans la cir­cons­crip­tion de Lé­vis

 

Texte publié dans le quotidien Le Soleil le 29 septembre 2014

 

Le pro­jet de «Loi mo­di­fiant l’or­ga­ni­sa­tion et la gou­ver­nance du ré­seau de la san­té et des ser­vices so­ciaux no­tam­ment par l’abo­li­tion des agences ré­gio­nales» pro­pose exac­te­ment le contraire de ce qu’il au­rait fal­lu faire pour amé­lio­rer la per­for­mance du sys­tème de san­té et les ser­vices à la po­pu­la­tion. Il fait même le contraire de ce que son titre évoque. Au lieu d’abo­lir les agences, il crée 24 su­per­a­gences, quatre éta­blis­se­ments su­pra­ré­gio­naux (tous à Mon­tréal) et un su­per­mi­nis­tère de la san­té et des ser­vices so­ciaux. Le pro­jet de loi abo­lit toute gou­ver­nance au ni­veau lo­cal, près des be­soins des ci­toyennes et des ci­toyens. Loin d’al­lé­ger la bu­reau­cra­tie, il la rend en­core plus lourde et contrô­lante. Les ef­fec­tifs du mi­nis­tère aug­men­te­ront de plus du double et le mode de ges­tion sug­gé­ré dans les éta­blis­se­ments exi­ge­ra une mul­ti­pli­ca­tion des cadres et des or­ganes de red­di­tion de comptes. Cette fa­çon moyen­âgeuse de conce­voir l’or­ga­ni­sa­tion des ser­vices va à l’en­contre des meilleures pra­tiques de ges­tion. La com­plexi­té des ser­vices de san­té et des ser­vices so­ciaux exige au contraire une ges­tion très souple, une ges­tion or­ga­nique, très près de la po­pu­la­tion et des per­sonnes, une or­ga­ni­sa­tion créa­tive et ap­pre­nante, tout le contraire de l’or­ga­ni­sa­tion cen­tra­li­sée et fi­gée qui est pro­po­sée par le gou­ver­ne­ment li­bé­ral. On peut donc s’at­tendre à re­prendre tout cet exer­cice d’or­ga­ni­sa­tion dans peu de temps. Pen­dant qu’on dé­pense toute cette éner­gie et toutes ces res­sources, qu’ar­rive-t-il des vrais ser­vices à la po­pu­la­tion?

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Un remède pire que le mal

 

Par Réjean Hébert – Professeur, Université de Sherbrooke et ex-ministre péquiste de la Santé |

 

Le Devoir, 30 septembre 2014 – http://www.ledevoir.com/politique/quebec/419766/reforme-barrette-un-remede-pire-que-le-mal

 

Extraits

La réforme annoncée par le Dr Barrette est une vaste opération de centralisation et de contrôle qui est aux antipodes de l’évolution actuelle des systèmes de santé. La décentralisation des structures et l’engagement des patients dans les soins et la gouvernance sont en effet de grands courants internationaux qui ont démontré leur efficience. []

 

Le Dr Barrette prétend faire disparaître les agences ; la réforme les conserve au contraire, en augmente le nombre (quatre de plus à Montréal) et en élargit les fonctions en leur confiant aussi la prestation des services. [] La participation citoyenne locale est complètement évacuée au profit d’une centralisation régionale et nationale. La démocratie est aussi abolie, car les membres des conseils d’administration des centres régionaux seront nommés par le ministre. [] une telle gouvernance ouvre la porte au favoritisme et aux ingérences politiques. Au sortir d’une commission Charbonneau, une telle approche est pour le moins téméraire. Le ministre nommera aussi les p.-d.g. et les p.-d.g. adjoints de ces centres, sans droit de regard du conseil d’administration qui devra se résoudre à entériner les décisions du ministre par p.-d.g. interposé : belle gouvernance !

Pauvre Société d’histoire régionale de Lévis, dis-nous : À quand la prohibition pour supprimer les affirmations infondées?

Le jeudi 25 septembre 2014, la Société d’histoire régionale de Lévis a joué deux conférences dans la sacristie de l’église Notre-Dame, à Lévis, province de Québec. Pour entendre les conférenciers discourir sur la prohibition de l’alcool (la troupe comptait deux orateurs, l’un qui était venu de New York USA en avion rien que pour conter quelque chose dans le canton de Lévis, l’autre qui s’était transbahuté lui-même de la paroisse Christ-Roi PQ à la paroisse Notre-Dame PQ pour recevoir l’ombrage du conférencier étranger qui a volé le chaud et semé le froid, normal puisqu’il est en faveur de la baisse des thermostats dans les services gouvernementaux et para-gouvernementaux, y compris dans les hôpitaux*), je disais donc : pour entendre les conférenciers, les gens devaient trouver de l’argent dans leur poche, dix dollars étaient exigés des membres de la SHRL (drôles de personnes, qui ne trouvent rien à redire quand leur société d’histoire les induit en erreur), ou un gros billet de quinze dollars exigé des pauvres qui n’ont jamais sorti un sou de leur caisse pour devenir membres de la SHRL. Évidemment, les Lévisiens qui n’ont pas pu, faute d’argent, s’offrir un repas complet ce jeudi, n’ont pas eu les moyens d’aller entendre les deux conférenciers de la SHRL. Mais les Lévisiens mieux nourris qui l’ont voulu ont eu le bonheur d’entrer dans la sacristie, et ils ont pu, après les conférences, déguster le Vin et Fromage concocté par les administrateurs de la SHRL, et ce, même s’ils n’avaient pas faim (ils ont offert leur sacrifice aux affamés du monde).

 

Depuis que j’ai abandonné le biberon, j’encourage la consommation du vin. Pourquoi ? Parce que j’ai découvert très tôt dans ma vie de garçonnet, grâce à mes relations avec mon mon joyeux oncle Alphonse, que le vin est le meilleur sérum de la Vérité. Hier soir, messieurs Vincent Couture, André Gaumond, Pierre-Olivier Maheux, Louis Hallé, Claude Genest, Clément Samson et Xavier Chambolle, administrateurs de la SHRL (tiens! Il n’y a pas de femmes!) ont-ils porté une coupe ou deux ou trois à leur lèvre? L’un d’eux a-t-il bu assez pour se lever et confesser publiquement que la SHRL** avait induit en erreur ses membres et les Lévisiens en affirmant que la « cage » que Mme Claudia Mendez Ishii, ancien membre du conseil d’administration de la SHRL et rédactrice en chef aujourd’hui de la revue de la SHRL, dit avoir trouvée aux États-Unis est celle qui a servi à exposer l’exosquelette de Marie-Josephte Corriveau à Lévis au 18e siècle.

 

L’administrateur de la SHRL le plus susceptible de rétablir la vérité est certainement M. Clément Samson. Ce dernier n’aime peut-être pas le jus de la treille plus que les autres administrateurs de la SHRL, mais il est probablement celui qui goûte le plus la vérité. Pourquoi ? Parce qu’il a fonction de rendre la justice, en tant que juge à la Cour supérieure du Québec, et que la justice ne saurait trouver sa satisfaction dans les mensonges ou les affirmations infondées.

 

Quand donc les administrateurs de la SHRL avoueront-ils qu’ils ont répandu une affirmation infondée (c’est grave et impardonnable) et qu’au moins trois des membres de leur organisme : Claude Genest, administrateur aujourd’hui, président hier et porteur Ad vitam æternam du titre de membre honoraire, Claudia Mendez Ishii, ancien membre du conseil d’administration, Évelyne Fortier, ancien membre du conseil d’administration elle aussi, ont répandu cette affirmation infondée par écrit dans des périodiques ? Quand donc les administrateurs de la SHRL s’excuseront-t-ils d’avoir répandu une affirmation infondée? Quand donc les administrateurs de la SHRL s’excuseront-ils auprès de leurs partenaires d’avoir utilisé leur aide pour répandre une affirmation infondée dans le cadre de deux expositions en 2013? Quand donc les administrateurs de la SHRL s’excuseront-ils auprès des citoyens de Lévis d’avoir profité de fonds publics municipaux pour répandre dans la ville une affirmation infondée et de les avoir ainsi induits en erreur?

 

J’ai dit que l’administrateur de la SHRL le plus susceptible de rétablir la vérité était certainement M. Clément Samson. Je crains de me tromper. M. Samson n’est peut-être pas l’homme qu’il faut : ancien président de la Caisse Desjardins de Lévis, candidat défait en 2008 dans la course à la direction du Mouvement Desjardins (c’est Mme Monique Leroux qui l’a emporté), il hésitera peut-être à tenter de convaincre la SHRL d’admettre publiquement son erreur ou sa faute, M. Claude Genest et Mme Évelyne Fortier étant des employés de Desjardins, et Mme Mendez la conjointe de l’un d’eux.***

 

 

* Le conférencier de l’étranger, M. Guy Sorman, « défend dans ses ouvrages une politique libérale (La Solution libérale, Fayard, 1984), passant par un État minimum (L’État minimum, Albin Michel, 1985) ». (http://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Sorman). J’ignore si les administrateurs de la SHRL prônent tous l’affaiblissement de l’État, défenseur du bien commun; chose certaine, la SHRL aime beaucoup recevoir et engranger les subventions trop généreuses de la ville de Lévis (donc des citoyens de Lévis). En passant, qui a payé le billet d’avion de M. Sorman, venu « spécialement de New-York » (c’est la SHRL qui le dit au http://www.shrl.qc.ca/events-item/conference-sur-la-prohibition-perspectives-historiques-et-economiques/) pour prononcer sa conférence?

 

** En particulier, par leurs écrits, Claudia Mendez Ishii, Claude Genest et Évelyne Fortier.

 

*** Tout le monde conviendra qu’une personne ne peut pas défendre une valeur quand elle exerce une fonction et ignorer cette valeur quand elle en remplit une autre.

 

 

NOTE PAS DU TOUT AMUSANTE :

 

Selon l’affiche « La Corriveau Au-delà de la légende Une exposition de la Société d’histoire régionale de Lévis », les partenaires de la SHRL ont été :

Ville de Lévis

Tourisme Lévis

Musée de la civilisation

Commission de la capitale nationale

Musée canadien des civilisations

Musée national des Beaux-Arts du Québec

Musée Royal 22e Régiment

 

Qui a entendu ces partenaires reprocher à la SHRL de les avoir induits en erreur, qui les a entendus se plaindre de s’être fait avoir? Le silence des partenaires qui sont au courant de la diffusion de l’affirmation infondée de la SHRL est honteux, il témoigne de leur mépris de la population.

Le Passeur de la côte (Roger Martel, citoyen de Lévis)

Faites pas l’autruche – Des multinationales bafouent les droits humains

Aujourd’hui, la moitié des 100 premières puissances économiques mondiales sont des Etats. L’autre moitié, des entreprises multinationales. Si certaines mettent un point d’honneur à être exemplaires, ce n’est pas le cas de toutes : pour produire moins cher, pour engranger plus de bénéfices, d’autres n’hésitent pas à bafouer les droits humains.

viaFaites pas l’autruche – Amnesty International France.

Vient de paraître : numéro d’octobre 2014 de la revue québécoise Relations.

Relations, numéro 774, octobre 2014 :

http://www.cjf.qc.ca/fr/relations/

 

Le dossier du mois s’intitule  Pour une éducation émancipatrice.

 

Extrait de l’article Pour une éducation émancipatrice d’Émiliano Arpin-Simonetti

 

« La marchandisation et la technocratisation gangrènent notre système d’éducation – et plusieurs sphères de notre société – depuis maintenant des décennies. Il y a une dizaine d’années, nous consacrions un dossier à ce « Malaise dans l’éducation » (no 687, septembre 2003), marqué entre autres par la constante inféodation de l’institution scolaire à la logique marchande et aux exigences des entreprises ainsi que par la cannibalisation du système public par les écoles privées. Mis en lumière par un grand nombre d’ouvrages, ce malaise progresse néanmoins, et avec lui la domestication des consciences, nous dépossédant chaque jour un peu plus de notre capacité d’envisager collectivement le monde en dehors des termes de l’utopie capitaliste, limitant notre autonomie à son égard, rapetissant notre humanité.

 

« Cette progression rencontre heureusement d’importantes résistances. Elles sont parfois quotidiennes et anonymes, comme celle des innombrables enseignants et professeurs qui, par leur intelligence et leur passion, éveillent curiosité et sens critique chez leurs élèves et étudiants, malgré un contexte général valorisant peu le métier d’enseigner. Elles sont parfois massives et frontales, comme le fut le printemps étudiant de 2012. Ce mouvement historique, qui n’a pas fini de nous livrer ses fruits, a ouvert une brèche dans laquelle nous souhaitons nous introduire avec ce dossier, dans l’espoir de l’élargir autant que possible. »

On peut lire la suite au http://www.cjf.qc.ca/fr/relations/article.php?ida=3432&title=pour-une-education-emancipatrice.

 

 

SOMMAIRE DÉTAILLÉ

 

Pour une éducation émancipatrice , Emiliano Arpin-Simonetti
Un humanisme renouvelé en éducation , Anne-Marie Claret (publié aussi dans Le Devoir au http://www.ledevoir.com/societe/education/418536/des-idees-en-revues-pour-un-humanisme-renouvele-en-education)
Une école-millieu de vie , Jean Trudelle
Les murs des écoles québécoises sont-ils des frontières? , Linda Guerry et Adrien Jouan
Repenser la transmission de l’histoire nationale , Gilles Bibeau
Liberté et reconnaissance au coeur de l’enseignement , Maurice Tardif
Quelle place pour le numérique en classe? Entrevue avec Jacques Daignault , Emiliano Arpin-Simonetti
Survalorisons-nous l’université? , Nicolas Milot
Trop d’école tue l’école , Yves-Marie Abraham
Artiste invité
Pierre Pratt
Éditorial
Palestine: qui ne pleure pas ne voit pas , Catherine Caron
Actualités
Double occupation et surpopulation carcérale , Jean-Claude Bernheim
Un tribunal contre les minières , Bernard Hudon
Agir contre les paradis fiscaux , Ianik Marcil
Une solidarité internationale vivante , Mouloud Idir
Horizons
La lutte contre le projet Conga au Pérou , Emmanuelle Piccoli
Le Carnet
On s’en fout , Marie-Andrée Lamontagne
Plain-chant – Chronique littéraire
Qui ça, nous? , Texte: Paul Chamberland, illustration: Christine Palmieri
Ailleurs
Transition dictatoriale en Égypte , Vincent Romani
Regard
La première année du pape François , Gregory Baum
Débat – Quel statut juridique accorder aux animaux?
Nous devons donner le statut juridique de personne aux animaux , Valéry Giroux
On peut changer le statut juridique des animaux sans en faire des personnes , Gabriel Blouin-Genest
Multimédias
Le semeur – Réalisation: Julie Perron , François Gagnon
Livres
Mémoire du feu – Eduardo Galeano , Jean-Claude Ravet
Le déni. Enquête sur l’Église et l’égalité des sexes , Christine Cadrin-Pelletier
L’affaire Snowden. Comment les États-Unis espionnent le monde – Antoine Lefébure , Dominique Boisvert
Critique de la raison nègre – Achille Mbembe , Mouloud Idir

 

 

RELATIONS, POUR QUI VEUT UNE SOCIÉTÉ JUSTE

Gros-Mine n’est plus.

Emporté par l’âge, Gros-Mine a quitté le voisinage. Ses maîtres éprouvent de la peine, les gens chez qui il allait gratter à la porte aussi.

 

chat Gros Mine mort en sept 2014 2014 _ 2013-07-11_

 

« Dans le règne animal, les êtres humains sont loin d’être les seuls êtres sensibles. Nombre d’animaux non humains […] sont conscients; ils sont les sujets d’une vie de sens, qui peut être améliorée ou détériorée de leur point de vue à eux et qui leur importe personnellement. Comme nous, ces animaux ont des personnalités distinctes. Ils sont des personnes. » *

* Valéry Giroux, avocate et docteure en philosophie, Quel statut juridique accorder aux animaux? Article publié dans la revue du Centre Justice et Foi de Montréal, Relations, numéro 774, octobre 2014, p. 38. http://www.cjf.qc.ca/fr/relations/