Clément Samson, Claude Genest, les dirigeants de la Société d’histoire régionale de Lévis mentiraient-ils ?

La grave question doit être posée : le conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) ment-il à ses membres et à la population ?

 

Mais qu’est-ce donc qu’un mensonge ?

 

Deux dictionnaires nous donnent deux réponses analogues :

Mentir, c’est « Affirmer, dire pour vrai ce qu’on sait être faux, nier quelque chose de vrai », (http://www.cnrtl.fr/definition/mentir).

Mentir, c’est « Induire en erreur en disant quelque chose de contraire à la vérité » (Henri Bénac, Dictionnaire des synonymes, Paris, Librairie Hachette, © 1956, p. 586).

 

Quand Claudia Mendez Ishii a écrit les lignes qui suivent dans le numéro de l’hiver 2012 de la revue de la SHRL : « En quelques jours seulement, avec l’aide de Vincent Couture*et de Manon Pelletier**, nous avons retrouvé la cage de la Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis. On reconnaît sans l’ombre d’un doute** la silhouette et même le profil de Marie-Josephte Corriveau », ment-elle ? On ne peut l’affirmer, car il est impossible de déterminer si Claudia Mendez Ishii affirme « pour vrai » quelque chose qu’elle « sait être faux ». Mais comme elle n’apporte pas la preuve de la véracité de son affirmation, elle ne laisse pas de choix au lecteur : ce dernier se dit que l’affirmation qu’on lui présente ne repose sur rien, qu’elle est infondée et , trouve très curieux que Mme Mendez Ishii ait pu reconnaître « sans l’ombre d’un doute  la silhouette et même le profil de Marie-Josephte Corriveau  ».

 

Mais… Quand l’auteur d’une affirmation infondée, une amateur d’histoire dans ce cas-ci, se fait contredire par une docteure en histoire (Catherine Ferland), par une conservatrice des Musées de la civilisation (Sylvie Toupin) et même par les Musées de la civilisation eux-mêmes, lesquels mettent sur pied un comité scientifique pour essayer de déterminer hors de tout doute si la cage trouvée par la SHRL est bien celle dans laquelle le cadavre de Marie-Josephte Corriveau a été montré en public, l’auteur de l’affirmation infondée devrait au moins avoir la décence de s’assurer que son texte ne sera pas publié de nouveau et même qu’il sera supprimé ou modifié quand c’est possible (dans les espaces web où il a été inséré, notamment); de même l’organisation (ici, la SHRL) qui l’a aidé à diffuser l’affirmation infondée ne devrait pas avoir l’insolence de continuer de diffuser l’affirmation infondée.

 

Pourtant, dans le site web de la SHRL, en octobre 2014, on trouve encore l’affirmation infondée de Claudia Mendez Ishii, qu’on a pu lire aussi dans un hebdomadaire de Lévis (texte signé par Claude Genest, dirigeant de la SHRL, le 27 novembre 2013) et dans la revue de la SHRL (texte signé par Évelyne Fortier, ancienne dirigeante de la SHRL). En octobre 2014, y a-t-il encore des dirigeants de la SHRL qui sont prêts à soutenir que l’affirmation de Claudia Mendez Ishii était et demeure vraie ? Si tel est le cas, qu’attendent donc le, juge Clément Samson, l’ historien Claude Genest, le, guide touristique Xavier Chambolle, l’archiviste Vincent Couture, M. André Gaumond, l’étudiant en histoire Louis Hallé et l’étudiant au doctorat en histoire Pierre-Olivier Maheux pour sortir de leur mutisme. Allez, Messieurs, un peu de courage, exprimez-vous haut et fort !

 

À titre de Lévisien soucieux de la vérité, j’affirme qu’en continuant de diffuser l’affirmation infondée dans son site web (et peut-être ailleurs), la Société d’histoire régionale de Lévis induit gravement en erreur ses membres et la population et que, conséquemment, elle a perdu toute crédibilité.

 

Roger Martel (le Passeur de la Côte)

 

 

* président du conseil d’administration de la SHRL à l’époque

** cette année-là, membre du conseil d’administration de la SHRL et copropriétaire, avec Claudia Mendez Ishii, d’une entreprise offrant des visites touristiques à Lévis

*** grâce au talent du forgeron qui a conçu la cage ?