M. Michel Côté, directeur des Musées de la civilisation, son comité secret et la cage de La Corriveau

M. Michel Côté, directeur
Musées de la civilisation du Québec
85, rue Dalhousie, Québec, G1K 8R2

 

Objet : Soyez transparents* et dites-nous qui sont les Membres du « comité scientifique […] chargé de faire les expertises autour de ce qui pourrait être la cage de la Corriveau »?

 

Monsieur le directeur,

 

Ainsi donc, les Musées de la civilisation refusent de dire qui sont les membres du « comité scientifique […] chargé de faire les expertises autour de ce qui pourrait être la cage de la Corriveau » (comme l’appelle le Service des relations de presse des Musées). Pourquoi ce refus? Pour « des raisons de rigueur » et pour « ne pas entraver leur travail », selon votre Service des relations de presse. Me permettez-vous de dire, Monsieur : Franchement, les Musées se moquent des citoyens!

 

Allez lire la page web suivante de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) : http://www.lacaisse.com/fr/a-propos/organisation/equipe-direction; vous y découvrirez qui sont les membres de l’équipe de direction de la CDPQ, vous pourrez même prendre connaissance du profil de chacun d’eux. L’audacieuse CDPQ s’aventure jusqu’à révéler à tout le monde qui sont les membres de son conseil d’administration, elle ose même donner des informations pertinentes sur chacun d’eux. Les dirigeants et les administrateurs de la CDPQ seraient-ils de la piquette à côté des membres du « comité scientifique […] chargé de faire les expertises autour de ce qui pourrait être la cage de la Corriveau », qui seraient, eux, d’appellation contrôlée? Faudrait-il taire le nom de ces précieux membres parce qu’ils seraient exposés à mille et un périls en raison de leur mission qui serait d’une importance capitale nationale?

 

Me permettez-vous d’en rajouter, Monsieur le directeur? – Vous savez certainement qui sont les membres de l’importante Commission de révision permanente des programmes créée cette année par le gouvernement du Québec; tous les médias les ont nommés : l’ancienne députée Lucienne Robillard, les économistes Claude Montmarquette et Robert Gagné, les ex-administratrices d’État Michèle Bourget et Mireille Fillion. S’il y a des Québécois qui risquent d’être assaillis par toutes sortes d’organisations, groupes de pressions et lobbyistes, et qui risquent d’être exposés à des tentatives de corruption, ce sont bien les membres de la Commission de révision permanente des programmes chargée d’identifier les dépenses superflues de l’État. Mais ces dangers ne seraient rien à côté des mille et un périls auxquels seraient exposés les précieux membres du comité dit scientifique en raison de leur mission qui serait d’une importance capitale nationale?

 

Votre fonction ne vous commande-t-elle pas, Monsieur le directeur, d’ordonner aux Musées de cesser de se moquer des citoyens? Aucune raison (je n’en vois pas d’avouables) ne justifie que les Musées cachent l’identité des membres du « comité scientifique […] chargé de faire les expertises autour de ce qui pourrait être la cage de la Corriveau ». Que les Musées rendent donc publique la composition de ce comité.
Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Roger Martel, citoyen
Lévis
Cette lettre et votre réponse seront publiées au lepasseurdelacote.com.
*Transparence est « le mot le plus important et le plus fréquemment utilisé dans les codes et les traités d’éthique contemporains » (Encyclopédie de l’Agora, http://agora.qc.ca/dossiers/Transparence).

 

P.-S. On trouve facilement dans le web :

 

les noms des membres du Comité qui a recommandé au Conseil de la magistrature du Québec une réprimande à l’endroit de la juge Ellen Paré
les noms des membres du Conseil des ministres du Québec
la composition du Comité de déontologie policière du Québec
la liste des responsables des projets actifs du Comité d’éthique de la recherche de l’Hôtel-Dieu de Lévis
la composition du Conseil de discipline du Collège des médecins du Québec
la liste des experts invités par la Commission d’enquête du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) sur le développement durable de l’industrie des gaz de schiste au Québec
et caetera