Le maire de Lévis et son bruyant silence. Parlera-t-il enfin, nom d’une pipe!

Lévis, le 27 octobre 2014

Monsieur Gilles Lehouillier, maire, Ville de Lévis

gilles.lehouillier@ville.levis.qc.ca

Centre de service à la clientèle [sic] de la municipalité : 418 839-2002 ou levis@ville.levis.qc.ca

2175, chemin du Fleuve, Quartier Saint-Romuald, Lévis, G6W 7W9

Monsieur le maire,

Vous allez lire un message indirect.

En 2013, l’administration municipale de Lévis et son maire, M. Gilles Lehouillier, ont contribué, avec l’argent des Lévisiens, à rendre possible la tenue de deux expositions publiques au cours desquelles la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a diffusé une affirmation importante* qui ne repose sur rien. Il a été démontré clairement que cette affirmation, depuis qu’elle a été claironnée par la SHRL, est parfaitement infondée. (Notons que la SHRL continue de la propager.)

Le maire Lehouillier croit-il trouver un bon abri dans le silence : il ne me répond pas. Il n’y a pas très longtemps, je lui ai démontré par écrit qu’il est faux de dire que la SHRL a trouvé la cage « ayant servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau », et que ceux qui font cette affirmation induisent tout le monde en erreur, les citoyens de Lévis et les autres Québécois. La SHRL a été contredite souvent, notamment par les Musées de la civilisation ainsi que par Dave Corriveau et Catherine Ferland (docteure en histoire), auteurs d’un livre sur Madame Corriveau paru en 2014.

J’ai aussi écrit ceci à M. Lehouillier : « La ville de Lévis a l’obligation de demander des explications à la Société d’histoire régionale de Lévis. J’ajouterais ceci : j’imagine, vous aussi sans doute, Monsieur le maire, qu’aucun Lévisien ne tolérerait que sa ville favorise la réalisation d’activités qui, pour une raison ou une autre, induisent en erreur, et qu’elle ne s’en explique pas à ses citoyens, et ce, même si elle n’est pas en faute. »

Aujourd’hui, après avoir attendu en vain que M. Lehouillier ait le courage de me répondre, ne serait-il pas légitime que l’on se demande si l’administration de la ville de Lévis n’est pas la complice de la SHRL depuis le début? Chose certaine, elle se fait la complice, après le fait, de l’action répréhensible de la SHRL en ne réagissant pas, en ne demandant pas à la SHRL de s’expliquer, de rendre des comptes, en ne la blâmant pas d’avoir communiqué à la population une affirmation tout à fait infondée, et donc trompeuse, et ce, grâce entre autres à l’argent qu’ont déboursé pour elle la ville de Lévis et d’autres partenaires.

JE DÉFIE LE MAIRE GILLES LEHOUILLIER DE ME RÉPONDRE PAR ÉCRIT. Je lui dis : « Si vous pensez que je me trompe ou que je mens, je vous mets au défi de le dire, je vous mets au défi de démontrer que l’affirmation que je reproche à la SHRL d’avoir faite est parfaitement fondée, de démontrer que la SHRL n’a pas utilisé deux expositions financées entre autres par la ville de Lévis, la Caisse Desjardins de Lévis, les Musées de la civilisation du Québec et la Commission de la Capitale nationale du Québec, pour diffuser une affirmation infondée qui a induit en erreur ses membres ainsi que la population de Lévis, du Québec et du Canada. Je vous défie de convaincre les Lévisiens qu’ils doivent accepter béatement que leur maire reste immobile et silencieux devant l’action malheureuse de la Société d’histoire régionale de Lévis. »

J’invite le maire de Lévis à faire l’impossible pour essayer de relever mes défis avec succès. Je lui dis : « Si vous ne voulez pas le faire pour moi, faites-le pour pour la population lévisienne. » Je lui dis encore : « Votre silence résonne comme un aveu de culpabilité ».

Je vous prie, Monsieur le maire, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

*Il fallait que l’affirmation soit importante pour que de nombreux organismes publics ou paragouvernementaux, la ville de Lévis et une entreprise privée aident la SHRL à réaliser deux expositions sur la « cage de La Corriveau » en 2013; la société d’histoire n’aurait pas reçu cette aide, j’ose croire, si elle avait voulu exposer un gibet qu’il lui était impossible de lier avec certitude au drame de Marie-Josephte Corriveau.

Ce courriel sera publié au lepasseurdelacote.com, tout comme la réponse qu’on lui donnera, si on lui en donne une.

 

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M. Gilles Lehouillier, maire de Lévis en 2014. (Photo de Lévis Force 10, parti politique municipal)