Lettre au directeur des Musées de la civilisation de Québec concernant un comité scientifique des Musées et une « cage ».

Lévis, le 27 octobre 2014

 

Monsieur Michel Côté, directeur

Musées de la civilisation de Québec

 

Objet : Comité scientifique formé par les Musées de la civilisation de Québec pour déterminer si une « cage » trouvée par hasard par une guide touristique citoyenne de Lévis et membre de la Société d’histoire régionale de Lévis, cage dite de La Corriveau, est un objet authentique ou non

 

Monsieur le directeur,

 

Vendredi dernier j’ai expédié un courriel à l’employée de votre service des Relations de presse qui m’avait écrit en réponse à une demande que je lui avais soumise. Aujourd’hui, je prends la peine de vous transmettre une version différence de ce courriel, pour les deux raisons suivantes : il me semble qu’il serait normal que votre bureau me réponde lui-même et que la réponse qu’il élaborera avec vous porte votre signature; je pourrais penser que la réponse donnée est parfaitement conforme à votre pensée.

Votre employée, dans son message, parle des « experts qui ont eu à spécifier des éléments plus pointus du dossier » . Pourriez-vous me dire si ces experts sont membres du « comité scientifique »?

Que faut-il entendre par « spécifier des éléments plus pointus du dossier »?

Pourriez-vous me dire si des experts sont membres du « comité scientifique »? Si la réponse est non, voudriez-vous me dire à quel titre les personnes qui ne sont pas des experts font partie du « comité scientifique »?

Qui se prononcera sur l’authenticité de la cage? Les experts seulement? Le « comité scientifique » seulement? Le message de votre employée n’est pas clair à ce sujet.

Qui a choisi les experts et les membres du « comité scientifique »?

L’employée des Relations de presse qui m’a écrit m’a informé que les experts et les membres du comité scientifique doivent « [respecter] une clause de confidentialité jusqu’à ce que les rapports soient déposés ». Est-ce que je peux comprendre que le silence ne sera plus imposé aux experts et aux membres du comité scientifique après l’annonce de la décision concernant l’authenticité de la « cage de la Corriveau », et que les experts et membres du comité scientifique auront la liberté de rendre publiques toutes les informations en lien avec leur mission qu’ils possèdent, et qu’ils auront la liberté de dire s’ils sont d’accord ou non avec la décision annoncée concernant l’authenticité de la « cage de la Corriveau »?

Pour terminer, je reviens sur une question que je vous ai déjà posée Monsieur le directeur. – Pourriez-vous me dire clairement si vous acceptez que la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) ait associé en 2013 les Musées de la civilisation de Québec à son affirmation infondée concernant le gibet de Marie-Joseph Corriveau et qu’elle les associe encore à cette affirmation, en octobre 2014, dans le passage suivant de son site web : « Dans un premier temps, en collaboration avec Les Musées de la civilisation de Québec nous présentons l’exposition « La Corriveau, au-delà de la légende », en présence de l’artéfact [sic] original. Cette exposition, une première canadienne, sera l’unique occasion de voir cet objet légendaire et de prendre la mesure des tragiques événements survenus en 1763 »? À ma connaissance, vous n’avez pas encore démenti la SHRL (rien ne prouve que la « cage » trouvée par hasard par une guide touristique, Mme Claudia Mendez Ishii, vice-présidente de la SHRL à l’époque, est le gibet qui a reçu l’exosquelette de la criminelle); pourquoi ne l’avez-vous pas fait pour rétablir la vérité, et pour protéger la réputation des Musées? Et pourquoi ne réagissez-vous pas contre le fait que l’aide que vous avez apportée à la SHRL pour réaliser ses deux expositions en 2013 ait pu permettre la propagation d’une affirmation infondée importante (il fallait que l’affirmation soit importante pour que de nombreux organismes publics ou paragouvernementaux, la ville de Lévis et une entreprise privée aident la SHRL à réaliser ses deux expositions sur la « cage » en 2013; la société d’histoire n’aurait pas reçu cette aide, j’ose croire, si elle avait voulu exposer un gibet qu’il lui était impossible de lier avec certitude au drame de Marie-Josephte Corriveau)?

Je vous prie, Monsieur le directeur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Roger Martel, citoyen de Lévis

 

Ce message et la réponse des Musées de la civilisation seront publiés au lepasseurdelacote.com.

 

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M. Michel Côté, directeur en 2014 des Musées de la civilisation de Québec (Photo des Musées)