L’affirmation infondée concernant la « cage de La Corriveau » met le maire de Lévis dans l’embarras. S’en tirera-t-il par le silence?

(Le texte suivant a été transmis à M. Gilles Lehouillier, maire de Lévis, le 10 novembre 2014.)

 

« L’administration municipale de Lévis, dirigée par M. Gilles Lehouillier, maire, a contribué, avec l’argent des Lévisiens, à rendre possible la tenue de deux expositions publiques au cours desquelles la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a présenté par écrit une affirmation importante qui ne repose sur rien (la première exposition a eu lieu à la Gare intermodale, très passante, la seconde au Centre de congrès et d’expositions, très populaire). Cette affirmation importante peut aujourd’hui recevoir le nom de mensonge étant donné qu’il a été démontré clairement aux intéressés, depuis qu’elle a été claironnée, qu’elle est infondée et que la SHRL, le principal intéressé, continue de la transmettre.

 

« Il y a longtemps, par un courriel, je suis sûr d’avoir convaincu M. Lehouillier qu’il ne fait aucun doute que nul n’est justifié de dire que la Société d’histoire régionale de Lévis a trouvé la cage « ayant servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau », et que ceux qui font cette affirmation induisent tout le monde en erreur, y compris les citoyens de Lévis. La SHRL a été contredite souvent, notamment par les Musées de la civilisation ainsi que par Dave Corriveau et Catherine Ferland (docteure en histoire), auteurs d’un livre sur Madame Corriveau paru en 2014.

 

« J’ai aussi écrit ceci à M. Lehouillier : « La ville de Lévis a l’obligation de demander des explications à la Société d’histoire régionale de Lévis. J’ajouterais ceci : j’imagine, vous aussi sans doute, Monsieur le maire, qu’aucun Lévisien ne tolérerait que sa ville favorise la réalisation d’activités qui, pour une raison ou une autre, induisent en erreur, et qu’elle ne s’en explique pas à ses citoyens, et ce, même si elle n’est pas en faute. » De plus, les administrations et les élus d’une municipalité doivent s’interdire toute apparence de tromperie.

 

« Aujourd’hui, après avoir attendu en vain que M. Lehouillier me réponde, ne serait-il pas légitime que je me demande si l’administration de la ville de Lévis n’est pas complice de la SHRL depuis le début (certains rêvent probablement de voir la macabre « cage » exposée en permanence à Lévis et attirer des touristes et leur… argent). Chose certaine, l’administration municipale se fait la complice de l’action répréhensible de la SHRL en ne réagissant pas, en ne demandant pas à la SHRL de s’expliquer, en ne dénonçant la communication à la population d’une affirmation tout à fait infondée, et donc trompeuse, et ce, grâce entre autres à l’argent qu’ont déboursé pour elle la ville de Lévis et d’autres organisations. C’est pourquoi M. Gilles Lehouillier, maire qui refuse de s’expliquer devant les citoyens de sa ville, maire qui ne demande pas à la Société d’histoire régionale de Lévis de s’expliquer publiquement, maire qui laisse honteusement circuler, sans lever le petit doigt, une affirmation infondée qui induit en erreur les citoyens de sa ville, doit réfléchir à son avenir.

 

Monsieur Gilles Lehouillier, je vous mets au défi de prouver que la Société d’histoire régionale de Lévis n’a pas tenu deux expositions, financées notamment par la ville de Lévis et la Caisse Desjardins de Lévis, qui ont abouti à propager une affirmation infondée importante qui a induit en erreur ses membres ainsi que la population de Lévis, du Québec, du Canada. Je vous mets au défi de convaincre les Lévisiens qu’ils doivent accepter béatement que vous vous taisiez devant l’action de la Société d’histoire régionale de Lévis.

 

« Le silence ne tirera pas le maire Lehouillier d’embarras. »

 

Roger Martel, Lévisien