Un fils de l’islam parle au monde musulman.

Abdennour Bidar s’adresse au monde musulman

Source: Le Huffington Post Québec, http://quebec.huffingtonpost.ca/abdennour-bidar/lettre-au-monde-musulman_b_5991640.html Publication: 15/10/2014 22:58 EDT Mis à jour: 09/01/2015 17:19 EST

Lettre ouverte au monde musulman (extraits)

Par Abdennour Bidar, philosophe spécialiste des évolutions contemporaines de l’islam et des théories de la sécularisation et post-sécularisation

Cher monde musulman, je suis un de tes fils éloignés qui te regarde du dehors et de loin – de ce pays de France où tant de tes enfants vivent aujourd’hui. Je te regarde avec mes yeux sévères de philosophe nourri depuis son enfance par le taçawwuf (soufisme) et par la pensée occidentale. Je te regarde donc à partir de ma position de barzakh, d’isthme entre les deux mers de l’Orient et de l’Occident!

Et qu’est-ce que je vois ? Qu’est-ce que je vois mieux que d’autres sans doute parce que justement je te regarde de loin, avec le recul de la distance ? Je te vois toi, dans un état de misère et de souffrance qui me rend infiniment triste, mais qui rend encore plus sévère mon jugement de philosophe ! Car je te vois en train d’enfanter un monstre qui prétend se nommer État islamique et auquel certains préfèrent donner un nom de démon : DAESH. Mais le pire est que je te vois te perdre – perdre ton temps et ton honneur – dans le refus de reconnaître que ce monstre est né de toi, de tes errances, de tes contradictions, de ton écartèlement interminable entre passé et présent, de ton incapacité trop durable à trouver ta place dans la civilisation humaine.

Que dis-tu en effet face à ce monstre ? Quel est ton unique discours ? Tu cries « Ce n’est pas moi ! », « Ce n’est pas l’islam ! ». Tu refuses que les crimes de ce monstre soient commis en ton nom (hashtag #NotInMyName). Tu t’indignes devant une telle monstruosité, tu t’insurges aussi que le monstre usurpe ton identité, et bien sûr tu as raison de le faire. Il est indispensable qu’à la face du monde tu proclames ainsi, haut et fort, que l’islam dénonce la barbarie. Mais c’est tout à fait insuffisant ! Car tu te réfugies dans le réflexe de l’autodéfense sans assumer aussi, et surtout, la responsabilité de l’autocritique. [] Et comme d’habitude, tu accuses au lieu de prendre ta propre responsabilité : « Arrêtez, vous les occidentaux, et vous tous les ennemis de l’islam de nous associer à ce monstre ! Le terrorisme, ce n’est pas l’islam, le vrai islam, le bon islam qui ne veut pas dire la guerre, mais la paix! »

J’entends ce cri de révolte qui monte en toi, ô mon cher monde musulman, et je le comprends. Oui tu as raison, comme chacune des autres grandes inspirations sacrées du monde l’islam a créé tout au long de son histoire de la Beauté, de la Justice, du Sens, du Bien, et il a puissamment éclairé l’être humain sur le chemin du mystère de l’existence… []

[] D’où viennent les crimes de ce soi-disant « État islamique » ? Je vais te le dire, mon ami. Et cela ne va pas te faire plaisir, mais c’est mon devoir de philosophe. Les racines de ce mal qui te vole aujourd’hui ton visage sont en toi-même []

[] l’avenir de l’humanité passera demain non pas seulement par la résolution de la crise financière et économique, mais de façon bien plus essentielle par la résolution de la crise spirituelle sans précédent que traverse notre humanité toute entière ! []

Je vois en toi, ô monde musulman, des forces immenses prêtes à se lever pour contribuer à cet effort mondial de trouver une vie spirituelle pour le XXIe siècle ! Il y a en toi en effet, malgré la gravité de ta maladie, malgré l’étendue des ombres d’obscurantisme qui veulent te recouvrir tout entier, une multitude extraordinaire de femmes et d’hommes qui sont prêts à réformer l’islam, à réinventer son génie au-delà de ses formes historiques et à participer ainsi au renouvellement complet du rapport que l’humanité entretenait jusque-là avec ses dieux ! []

Il y a dans la Oumma (communauté des musulmans) de ces femmes et ces hommes de progrès qui portent en eux la vision du futur spirituel de l’être humain. Mais ils ne sont pas encore assez nombreux ni leur parole assez puissante. Tous ceux-là, dont je salue la lucidité et le courage, ont parfaitement vu que c’est l’état général de maladie profonde du monde musulman qui explique la naissance des monstres terroristes aux noms d’Al Qaida, Al Nostra, AQMI ou de l’«État islamique». Ils ont bien compris que ce ne sont là que les symptômes les plus graves et les plus visibles sur un immense corps malade, dont les maladies chroniques sont les suivantes: impuissance à instituer des démocraties durables dans lesquelles est reconnue comme droit moral et politique la liberté de conscience vis-à-vis des dogmes de la religion; prison morale et sociale d’une religion dogmatique, figée, et parfois totalitaire ; difficultés chroniques à améliorer la condition des femmes dans le sens de l’égalité, de la responsabilité et de la liberté; impuissance à séparer suffisamment le pouvoir politique de son contrôle par l’autorité de la religion; incapacité à instituer un respect, une tolérance et une véritable reconnaissance du pluralisme religieux et des minorités religieuses.

[]

[] Tu t’obstines à ne pas écouter ceux qui t’appellent à changer en te libérant enfin de la domination que tu as offerte à la religion sur la vie toute entière. Tu as choisi de considérer que Mohammed était prophète et roi. Tu as choisi de définir l’islam comme religion politique, sociale, morale, devant régner comme un tyran aussi bien sur l’État que sur la vie civile, aussi bien dans la rue et dans la maison qu’à l’intérieur même de chaque conscience. Tu as choisi de croire et d’imposer que l’islam veut dire soumission alors que le Coran lui-même proclame qu’« Il n’y a pas de contrainte en religion » (La ikraha fi Dîn). Tu as fait de son Appel à la liberté l’empire de la contrainte ! Comment une civilisation peut-elle trahir à ce point son propre texte sacré ? Je dis qu’il est l’heure, dans la civilisation de l’islam, d’instituer cette liberté spirituelle – la plus sublime et difficile de toutes – à la place de toutes les lois inventées par des générations de théologiens !

De nombreuses voix que tu ne veux pas entendre s’élèvent aujourd’hui dans la Oumma pour s’insurger contre ce scandale, pour dénoncer ce tabou d’une religion autoritaire et indiscutable dont se servent ses chefs pour perpétuer indéfiniment leur domination… []

[] Quand donc vas-tu faire enfin ta vraie révolution ? Cette révolution qui dans les sociétés et les consciences fera rimer définitivement religion et liberté, cette révolution sans retour qui prendra acte que la religion est devenue un fait social parmi d’autres partout dans le monde, et que ses droits exorbitants n’ont plus aucune légitimité !

[]

Ce refus du droit à la liberté vis-à-vis de la religion est l’une de ces racines du mal dont tu souffres, ô mon cher monde musulman []

[] Il faut que tu commences par réformer toute l’éducation que tu donnes à tes enfants, que tu réformes chacune de tes écoles, chacun de tes lieux de savoir et de pouvoir. Que tu les réformes pour les diriger selon des principes universels (même si tu n’es pas le seul à les transgresser ou à persister dans leur ignorance) : la liberté de conscience, la démocratie, la tolérance et le droit de cité pour toute la diversité des visions du monde et des croyances, l’égalité des sexes et l’émancipation des femmes de toute tutelle masculine, la réflexion et la culture critique du religieux dans les universités, la littérature, les médias. Tu ne peux plus reculer, tu ne peux plus faire moins que tout cela ! Tu ne peux plus faire moins que ta révolution spirituelle la plus complète ! []

[] tous ceux qui aujourd’hui ne sont pas assez sévères avec toi – qui te trouvent toujours des excuses, qui veulent faire de toi une victime, ou qui ne voient pas ta responsabilité dans ce qui t’arrive – tous ceux-là en réalité ne te rendent pas service ! Je crois en toi, je crois en ta contribution à faire demain de notre planète un univers à la fois plus humain et plus spirituel ! Salâm, que la paix soit sur toi.

« Politique et démocratie. Pourquoi les chrétiens ne peuvent pas se taire ».

Politique et démocratie – Croire en dialogue avec la société.

 

« Politique et démocratie. Pourquoi les chrétiens ne peuvent pas se taire ».

 

Pèlerin, n° 6848, du 27 février 2014. p. 23-25 : Portraits de catholiques engagés

 

Entretien avec Maxime Leroy et Jean-Luc Derro, à l’occasion de la parution de leur livre « Politique et démocratie. Pourquoi les chrétiens ne peuvent pas se taire ».

« Réenchanter la politique : L’un est prêtre dans les quartiers populaires de Lille. L’autre quittera ses fonctions de maire d’Halluin (Nord) en mars. Dans « Politique et démocratie », ils appellent à redonner sens à l’action politique. Dialogue avec deux chrétiens passionnés. »

Pour en savoir plus, allez au http://www.editionsatelier.com//index.php?option=com_content&view=article&id=339.

 

PLUS

Source : http://www.pelerin.com/index.php/L-actualite-autrement/Mariage-homosexuel-les-enjeux-du-debat/Mariage-pour-tous-les-specialistes-en-parlent/P.-Christian-Mellon-jesuite-On-a-besoin-des-chretiens-en-politique-!?&xtmc=politique&xtcr=6 vu le 28 janvier 2015

 

Responsable de la formation au Centre de recherche et d’action sociales (Ceras), le P. Christina Mellon est aussi l’un des cofondateurs de l’association La politique, une bonne nouvelle. Il revient sur le rôle des chrétiens sur la scène politique.

Pèlerin. La loi sur le mariage pour tous vient d’être adoptée dans un climat très tendu. De nombreux chrétiens se sont engagés contre ce texte. Les encouragez-vous à continuer le combat ?

P. Christian Mellon. Je les inviterais plutôt à transformer leur contestation tout à fait légitime de la loi Taubira en véritable engagement politique. On a plus que jamais besoin des chrétiens en politique ! La doctrine sociale de l’Église les encourage à se mettre au service du bien commun, à influencer les débats de société par leurs convictions et leurs valeurs. C’est même un devoir, nous dit l’encyclique de Benoît XVI, Caritas in veritate (2009). La charité ne passe pas uniquement par l’engagement associatif et humanitaire. Elle a aussi une dimension institutionnelle qui ne doit pas intimider le chrétien.

► Vidéo. Introduction de la conférence du P. Christian Mellon. Le thème : « Ce que l’Église dit de la politique ». Jeudi 13 octobre 2011, à Nantes.

Pour en savoir plus et découvrir en vidéo la suite de la conférence du P. Christina Mellon , sur le site Internet de la paroisse Saint-Matthieu-sur-Loire.

Auschwitz. Misère !

 

Auschwitz hier. Misère !

Auschwitz aujourd’hui. Misère !

 

Tels hommes passent une longue vie à se défendre des uns et à nuire aux autres, et ils meurent consumés de vieillesse, après avoir causé autant de maux qu’ils en ont souffert.

Il faut des saisies de terre et des enlèvements de meubles, des prisons et des supplices, je l’avoue ; mais justice, lois et besoins à part, ce m’est une chose toujours nouvelle de contempler avec quelle férocité les hommes traitent d’autres hommes.

L’on voit certains animaux farouches, des mâles et des femelles, répandus par la campagne, noirs, livides et tout brûlés du soleil, attachés à la terre qu’ils fouillent et qu’ils remuent avec une opiniâtreté invincible ; ils ont comme une voix articulée, et quand ils se lèvent sur leurs pieds, ils montrent une face humaine, et en effet ils sont des hommes. Ils se retirent la nuit dans des tanières, où ils vivent de pain noir, d’eau et de racines ; ils épargnent aux autres hommes la peine de semer, de labourer et de recueillir pour vivre, et méritent ainsi de ne pas manquer de ce pain qu’ils ont semé.

(La Bruyère, Les Caractères)

 

Auschwitz, dont le nom évoque à lui seul la monstruosité nazie, a marqué au fer rouge l’histoire contemporaine. Le progrès apporté par la modernité et les Lumières révélait qu’il pouvait aussi prendre la forme d’une destruction et d’une déshumanisation sans limites. Les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki, par l’aviation américaine, en août 1945, allaient confirmer cette vérité tragique. Nous savions désormais que rien n’est à l’abri du pire. Plus encore, l’enfer sur terre peut prendre la forme d’une entreprise planifiée, certes monstrueuse, mais parfois sans haine, comme Himmler, le chef des SS, l’exigeait de ses soldats, d’implacables exécuteurs d’ordres, sans état d’âme, au service d’une Idée et de la mort.

Et pourtant, cette vérité ne semble pas avoir pénétré profondément notre conscience : les 70 ans de la révélation d’Auschwitz sont, en effet, d’une jeunesse terrifiante. Un peu comme si Auschwitz n’avait jamais eu lieu, le monde continue encore d’être broyé par une Idée dont on mène jusqu’au bout la logique inhumaine. Celle-ci n’est plus raciale, mais cette fois économique et financière, servie aveuglément par une armée de technocrates consciencieux et besogneux, jouant avec le sort des multitudes et de la Terre – délocalisations, chômage, appauvrissement, accaparement des richesses et destruction des écosystèmes – comme avec les chiffres d’une colonne comptable. L’emprise de la rationalisation, transformant la société en un parc industriel dédié à la production et à la consommation effrénées du vide, où est étouffée l’odeur de la vie et de la terre, creuse un abîme entre une élite de « surhommes » à qui tout est dû et des populations entières devenues superflues.

(Jean-Claude Ravet, Auschwitz aujourd’hui, Revue québécoise Relations, numéro 776, janvier-février 2015, http://www.cjf.qc.ca/fr/relations/article.php?ida=3505&title=auschwitz-aujourdhui)

 

Les Traîne-misère

 

Les gens qui traînent la misère

Sont doux comme de vrais agneaux ;

Ils sont parqués sur cette terre

Et menés comme des troupeaux.

Et tout ça souffre et tout ça danse

Pour se donner de l’espérance !

Pour se donner de l’espérance !

Pourtant les gens à pâle mine

Ont bon courage et bonnes dents,

Grand appétit, grande poitrine,

Mais rien à se mettre dedans.

Et tout ça jeûne et tout ça danse

Pour se donner de l’abstinence !

Pour se donner de l’abstinence !

Pourtant ces pauvres traîne-guêtres

Sont nombreux comme les fourmis ;

Ils pourraient bien être les maîtres,

Et ce sont eux les plus soumis.

Et tout ça trime, et tout ça danse

Pour s’engourdir dans l’indolence !

Ils n’ont même pas une pierre,

Pas un centime à protéger !

Ils n’ont pour eux que leur misère

Et leurs deux yeux pour en pleurer.

Et tout ça court et tout ça danse

Pour un beau jour sauver la France !

Du grand matin à la nuit noire

Ça travaille des quarante ans ;

A l’hôpital finit l’histoire

Et c’est au tour de leurs enfants.

Et tout ça chante et tout ça danse

En attendant la providence !

En avant deux ! O vous qu’on nomme

Chair à canon et sac à vin

Va-nu-pieds et bête de somme,

Traîne-misère et meurt de faim

En avant deux et que tout danse

Pour équilibrer la balance !

 

(Jean-Baptiste Clément, 1873 – Texte mis en musique par Marcel Legay en 1883)

L’AutJournal – Il faut revoir en profondeur la fiscalité municipale.

LAutJournal – Il faut revoir en profondeur la fiscalité municipale.

 

IL FAUT REVOIR EN PROFONDEUR LA FISCALITÉ MUNICIPALE
20 janvier 2015
IRIS

La taxe foncière est une mesure inéquitable qui ne prend pas en considération la capacité de payer des citoyen.ne.s…

Le cardinal n’aurait pas dû parler de la jupe : il a reçu une paire de calottes…

Mgr André Vingt-Trois, sur Radio Notre-Dame, le 6 novembre 2008, à propos du rôle des femmes dans la célébration des offices : « Le plus difficile, c’est d’avoir des femmes qui soient formées. Le tout n’est pas d’avoir une jupe, c’est d’avoir quelque chose dans la tête. » ( http://www.laviedesidees.fr/La-jupe-en-revolution.html vu le 20 janvier 2015 )

Pour en savoir plus sur la jupe, allez au

La jupe en révolution – La Vie des idées.

 

 

A ce rythme, l’éducation pour tous restera un vœu pieux, selon l’ONU.

 

source : ONU, http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=34087#.VL24BUuK-Uo

 

19 janvier 2015 – Environ 63 millions d’adolescents âgés de 12 à 15 ans sont privés de leur droit à l’éducation, indique un nouveau rapport élaboré conjointement par deux agences de l’ONU et rendu public lundi à l’occasion du Forum mondial de l’éducation (FME), qui rassemble des Ministres de l’éducation du monde entier à Londres, au Royaume-Uni, jusqu’au 21 janvier.

Coréalisé par l’Institut statistique de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (l’UNICEF), ce nouveau rapport, intitulé « Fixing the Broken Promise of Education for All: Findings from the Global Initiative on Out-of-School Children », révèle qu’un adolescent sur cinq n’est pas scolarisé, alors que pour les enfants en âge d’aller à l’école primaire la proportion n’est que de un sur dix.

Par conséquent, les adolescents sont deux fois plus susceptibles d’être déscolarisés que les enfants plus jeunes, explique le rapport. Il démontre également que plus les enfants grandissent plus le risque qu’ils ne soient jamais scolarisés ou qu’ils abandonnent leurs études augmente.

Au total, 121 millions d’enfants et d’adolescents ne sont jamais allé à l’école ou ont renoncé à leur scolarité, et ce en dépit de la promesse de la communauté internationale de réaliser l’Education pour tous d’ici à 2015, poursuit le rapport. Les données présentées montrent qu’il n’y a presque pas eu de progrès réalisés dans ce domaine depuis 2007. En outre, les enfants vivant en situation de conflit, les enfants qui travaillent et ceux qui font face à la discrimination fondée sur l’appartenance ethnique, le sexe et le handicap sont les plus touchés.

« Le maintien du statu quo quant aux stratégies habituelles fondées sur plus d’enseignants, plus de salles de classe et plus de manuels scolaires n’est pas suffisant pour atteindre les enfants les plus défavorisés », a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova dans un communiqué de presse à l’occasion de la sortie du rapport. « Nous avons besoin d’interventions ciblées pour atteindre les familles déplacées par les conflit, les filles forcées de rester à la maison, les enfants handicapés et les millions d’enfants obligés de travailler. Mais ces politiques ont un coût. Ce rapport sert de prise de conscience pour mobiliser les ressources nécessaires afin de garantir une éducation de base pour tous les enfants, une bonne fois pour toutes ».

Alors que les discussions sur le programme de développement pour l’après-2015 sont en cours, le rapport indique que si les tendances actuelles se poursuivent, 25 millions d’enfants – 15 millions de filles et 10 millions de garçons – sont susceptibles de ne jamais mettre les pieds dans une salle de classe.

Selon le rapport, les taux les plus élevés de déscolarisation ont été constatés en Erythrée et au Libéria, où 66% et 59% des enfants, respectivement, ne vont pas à l’école primaire. Dans de nombreux pays, les taux de déscolarisation sont plus élevés pour les adolescents, surtout les filles. Au Pakistan, notamment, 58% des adolescentes âgées de 12 à 15 ans ne sont pas scolarisées, contre 49% des garçons.

« Pour réaliser la promesse de l’éducation universelle pour tous les enfants, nous avons besoin d’un engagement mondial dans trois domaines : scolariser plus d’enfants à l’école primaire ; aider plus d’enfants, les filles en particulier, à rester scolarisés durant le secondaire ; et améliorer la qualité de l’apprentissage qu’ils reçoivent tout au long de leur scolarité », a déclaré le Directeur général de l’UNICEF, Anthony Lake.

Charlie Hebdo, l’islam et la politique. Point de vue algérien.

Charlie hebdo, l’islam et la politique

Déclarations du ministre algérien des Affaires religieuses et des Wakfs*, 18 janvier 2015

« … au lieu de crier, de brûler et d’incendier, il est préférable de démontrer que l’islam est une religion d’entente, de cohabitation, de convivialité, de propreté et d’hygiène.« 

« Personne n’a le droit d’instrumentaliser la religion à des fins politiques. »

« … l’islam est une religion de modération, de convivialité et de tolérance, contrairement aux images de feu et de sang que le fondamentalisme tente de lui coller».

Mohamed Aïssa, ministre algérien des Affaires religieuses et des Wakfs*

Source : http://www.elwatan.com//economie/le-coup-de-gueule-de-mohamed-aissa-19-01-2015-285401_111.php vu le 19 janvier 2015

*  waqf ou  hubus

« Mots arabes signifiant legs pieux et désignant des biens inaliénables dont l’usufruit est consacré à une institution religieuse ou d’utilité publique. (On utilise en français l’expression maghrébine de « biens habous ».

En savoir plus sur http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/waqf/10910727#tBZJp9528yW0rwQ6.99

POUR LIRE L’ARTICLE DU JOURNAL ALGÉRIEN ALLEZ AU

Le coup de gueule de Mohamed Aïssa – Economie – El Watan.