Georges Brassens et l’argent

Nous sommes dans les années 1950. Georges Brassens, né en 1921, qui écrit des chansons depuis plusieurs années, connaît enfin le succès.

« Brassens, qui a […] maintenant plus d’argent qu’il ne lui en faut, est d’une extrême générosité : il « prête » et ne réclame jamais ce qu’ on lui doit. [Victor] Laville [un copain] lui demande une grosse somme, pour l’aider à acheter une maison, à Vaucresson, somme qu’il obtient immédiatement et sans problèmes. « Tu déconnes », répond même Georges lorsque Victor lui propose de signer une reconnaissance de dette. Un ou deux ans plus tard, Laville rend la somme. « Ça alors, ponctue Onteniente [un autre copain] , tu es bien le seul à rendre l’argent à Georges… »

« D’ailleurs, Brassens s’en fout, l’argent il en a : il vient d’acheter la petite maison de l’impasse Florimont, puis la maison mitoyenne, pour agrandir; il a fait, nous l’avons vu, une tournée dans les pays francophone, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, la Belgique, la Suisse; il a sillonné la France dans tous les sens, avec partout des salles combles. Et le succès continue. »

(Louis-Jean Calvet, Georges Brassens, Paris, Éditions Payot, 1993, p. 144-145. Le livre a d’abord été publié chez Lieu commun en 1991. L’auteur, Calvet, était professeur de sociolingustique à l’université Paris-V Sorbonne.)

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L’auteur parle de Georges Brassens :  » […] s’il ne sait pas qui est Dieu, s’il a bien l’air de tenir pour rien « la Loi et les prophètes », il suit, par contre, fidèlement les mouvements d’un coeur généreux. » (François Pierre, Myosotis sur Pavillon Noir, Georges Brasses, Bruxelles, Éditions Foyer Notre-Dame, 1963, p. 32)

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« […] l’extrême inégalité des biens entraîne l’ignorance et l’abrutissement des pauvres, et par là fortifie les pouvoirs. »

( Émile Chartier, dit Alain (1868-1951), philosophe, Mars ou la guerre jugée – 1921, cité par Pierre Tourev au http://www.toupie.org/Citations/Bien_possession.htm )