Marche Action Climat à Québec le samedi 11 avril 2015

Marche Action Climat

 

LE 11 AVRIL 2015 À QUÉBEC,

Le premier ministre du Québec Philippe Couillard se préparera à recevoir ses collègues canadiens pour discuter des changements climatiques.

Un grand rassemblement familial, dynamique et festif est en préparation à Québec sur les changements climatiques.

 

Notre message est simple :

OUI à la protection du climat ! IL Y A URGENCE !

NON à TransCanada et au pétrole issu des sables bitumineux !

POUR les énergies renouvelables !

Le 11 avril, tous à Québec pour le climat !

 

L’incorporation fait économiser des impôts aux médecins, au Québec.

L’incorporation fait économiser des impôts aux médecins | ICI.Radio-Canada.ca.

 

EXTRAITS

Vérification faite : en se regroupant en société, les médecins économisent en effet beaucoup d’argent en impôts.

D’abord, parce que le taux d’imposition des revenus des sociétés est de 22 %, alors qu’il est de 48 % pour les individus. Deux sociétés de gestion en placements pour les médecins estiment que les professionnels incorporés économisent, en moyenne, jusqu’à 20 000 $ en impôts annuellement.

En outre, les médecins peuvent attribuer des revenus de leur société à d’autres membres de leur famille, réduisant davantage le montant d’impôts à payer.

(…)

C’est le premier ministre Philippe Couillard, lui-même médecin, qui a permis l’incorporation des médecins alors qu’il était ministre de la Santé.

 

 

À Lévis (Québec) le 26 février 2015, manifestation contre l’austérité

 À défaut de pouvoir le faire dans les urnes, il nous faut mettre en échec la stratégie libérale dans la rue. Les réformes actuelles en éducation, en santé et dans les services sociaux n’ont pas d’autres logiques que de détériorer suffisamment les services pour nous faire souhaiter une privatisation, tandis que le communautaire servira de roue de secours pour les plus pauvres. Les uns après les autres, nous sommes toutes et tous visés. Comme le soulignait il y a longtemps La Boétie, la force du pouvoir tient à notre « servitude volontaire » et à notre méfiance les un·e·s par rapport aux autres. Il n’en tient qu’à nous de leur offrir ce beau démenti qui a pour nom solidarité.

(Le Collectif de la revue À bâbord !

Revue À bâbord !, numéro 58, février-mars 2015, p. 3

https://www.ababord.org/Ne-e-s-pour-un-petit-pain)

 

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Chaudière-Appalaches contre l’austérité

 

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Manon Massé, députée de Québec solidaire

à l’Assemblée nationale du Québec

 

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Halte à l’austérité !

 

 

Les efforts pour revenir à l’équilibre budgétaire du gouvernement Couillard sont presque essentiellement concentrés sur les dépenses publiques du gouvernement. À l’heure où nos programmes sociaux et nos services publics sont plus que jamais attaqués, il est pressant de mener une lutte pour la redistribution de la richesse. C’est ce que les mouvements sociaux font avec plus d’intensité depuis les derniers mois.

(Le Collectif de la revue À bâbord !

Revue À bâbord !, numéro 58, février-mars 2015, p. 9

https://www.ababord.org/Ne-e-s-pour-un-petit-pain)

 

Photos du passeur de la côte (Roger Martel)

On n’a jamais vu pareille docilité des masses.

Par Alexandre Vialatte, Chroniques de La Montagne, texte reproduit dans le livre Alexandre Vialatte, Les Champignons du détroit de Behring, textes choisis par Ferny Besson, Paris, Julliard, 1988

 

L’homme d’aujourd’hui n’est pas ce qu’on peut imaginer platement en le voyant dans la rue épousseter sa deux-chevaux avec un petit plumeau de couleur, ou même en caresser les vitres avec une peau de chamois jaune d’or. «L’homme d’aujourd’hui, m’apprend une réclame d’éditeur, entend se comporter comme un adulte responsable. Il se méfie des idées préconçues. Ou imposées. Il recherche les faits. Il dispute, il juge, il décide par lui-même. Il veut connaître le dossier des affaires sur lesquelles il doit s’engager.»

Tel est l’homme d’aujourd’hui. Il « décide par lui-même » d’épousseter sa deux-chevaux avec une peau de chamois. Que faisait-il donc hier ? Lorsque j’étais enfant, un garçon de dix-neuf ans menait une section au feu. Et la ramenait. Autant que possible. S’il s’endormait en sentinelle, on le fusillait. Quand un garçon du même âge, aujourd’hui, plante un couteau dans le ventre d’une vieille dame, on en accuse la société. On plaint le pauvre enfant d’avoir manqué d’une mère qui le chouchoutât suffisamment. Peut-être a-t-on raison (la vieille dame dit le contraire, mais on ne peut être juge et partie ; tant pis pour elle; tant pis pour la vieille dame) ; peut-être donc a-t-on raison, mais on est bien obligé de constater que l’âge adulte commence plus tard.

L’homme d’aujourd’hui » se méfie des idées imposées. Que faisait donc l’homme d’hier ? Comment s’imagine-t-on que raisonnaient Aristote, Platon, Socrate, Luther, Calvin ou saint Thomas ? En matière religieuse, il n’est pas d’hérésie, de schisme, d’idée biscornue, de coupage de cheveux en seize qui soient encore à inventer. La doctrine du « libre examen » coupa la chrétienté en deux. Et encore faut-il ajouter que, parmi les tenants de la simple tradition, il y en avait énormément qui le restaient par libre examen, par suite d’un raisonnement qui les amenait à se dire que la vérité avait plus de chance de se trouver du côté de la majorité des spécialistes de plusieurs siècles.

S’agirait-il de politique ? Il faut arriver à nos jours pour découvrir une théorie qui donne d’avance un blanc-seing au pouvoir. C’est un miracle de la foi, non le fait d’un esprit qui « connaît le dossier de l’affaire dans laquelle il s’engage ».

S’agit-il de commerce ou de publicité ? On vend ce qu’on veut à qui l’on veut. On crée des besoins rien qu’avec une image. Les ménagères ne marchandent plus : elles achètent 300 francs la tomate de Durand qui est à 200 francs chez Dupont, juste à côté. Pourquoi ? Dieu sait ! Certainement pas parce qu’elles ont « étudié le dossier ».

La vérité, c’est qu’on n’a jamais vu pareille docilité des masses. Parce qu’il n’y eut jamais tant de moyens de les conditionner à son gré. L’instruction elle-même y concourt, qui permet de lire le même journal à tous les hommes. L’analphabète était bien obligé d’avoir ses idées personnelles, « de disputer, de juger, de décider par lui-même ». Aujourd’hui, il en croit le prospectus général.

Le prospectus général l’assure qu’il ne cesse de devenir plus libre, plus intelligent et plus fort. Que les siècles se superposent et qu’il y voit, par conséquent, de plus en plus loin. Mais il en va de ce socle hautain comme de celui de ce procureur auquel un avocat disait : « Monsieur l’avocat général, votre position supérieure est une erreur du menuisier ».

La superposition des siècles est une erreur de la métaphore, disons une aventure de la comparaison. Une aventure risquée. Avec une autre image, on montrerait aussi bien l’homme écrasé par le poids du temps. Depuis qu’il existe et qu’il attend l’autobus 27 sous une pluie fine, il a bien le droit d’être fatigué. Aussi fait-il la queue sans jamais protester. L’occupation, la pénurie, l’habitude de se mettre derrière lui ont appris à tout avaler. On n’entend plus au guichet de la poste ce client revendicateur et prêt à tout pour la joie de protester, même à marchander le timbre-poste; cet homme têtu, grandiloquent et tatillon qui fit la fortune de Courteline.

L’évolution, s’il en est une, a agi dans le sens de la docilité. La « révolte » elle-même est un slogan. Une idée reçue avec respect et par tout le monde. Jamais époque ne fut aussi respectueuse du pour, du contre, et de tout ce qu’on veut. Je cherche en vain cet « homme d’aujourd’hui » dont m’entretiennent les prospectus comme d’un géant de l’opinion personnelle. Il faut chercher l’homme d’aujourd’hui où il se trouve. À l’arrêt de l’autobus 27. Sous une pluie fine. En chapeau mou. Il revient de son triste travail au bout d’une journée monotone. Il ne « dispute » pas, il ne « juge » pas, il ne veut ouvrir aucun « dossier ». Il veut regagner aussi vite que possible sa maison grise dans sa pluvieuse banlieue. Il demande uniquement deux choses : premièrement de ne pas faire la guerre ; deuxièmement, une augmentation.

Tel est le fruit de sa petite expérience.

Et c’est ainsi qu’Allah est grand. »

 

Le monde regorge de beautés. Exemple : la souffrance évitée.

Une trentaine de chevaux sauvés dun incendie qui a éclaté lundi matin au Centre équestre de Sainte-Foy | JDQ.

 

Une trentaine de chevaux sauvés dun incendie qui a éclaté lundi matin au Centre équestre de Sainte-Foy

 

M. Brousseau (copropriétaire du Centre) était très fier du travail de sa fille (Laurie Brousseau, 20 ans), «qui a sorti les chevaux comme une professionnelle». (Journal de Québec)

Pour la majorité non intégriste, non islamophobe. Opinion d’un Québécois de religion musulmane.

Pour la majorité non intégriste, non islamophobe | Le Devoir.

 

LIBRE OPINION

Pour la majorité non intégriste, non islamophobe

Le Devoir, 5 février 2015 | Zaari Jabiri Mohammed – Résident en psychiatrie, Université Laval |

L’autre jour mon patient m’a avoué candidement, après plusieurs rencontres, qu’il n’aimait pas les Arabes et les musulmans en raison de ce qu’il voyait à la télévision. Pour lui, je représente une contradiction, car je suis un musulman « différent de ceux qu’on lui présentait dans les médias ». L’incident est plutôt banal, mais en dit long.

 

 

En parcourant nos médias, je suis toujours surpris par le fait que c’est la minorité qui monopolise nos écrans et alimente nos débats. En général, on fera de grands titres sur l’imam radical, sur l’intégriste potentiel, sur la femme voilée battue, ou encore, si ce n’est pas l’intégriste musulman, c’est l’islamophobe et le xénophobe qui prendront la parole. Ces « phénotypes » ne cessent d’être glorifiés. On les met en première page sans jamais penser à la majorité. On dirait que c’est juste leur voix qui est audible !

 

 

En tant que musulman, quand je tourne la tête autour de moi ou dans mon milieu de travail, je ne vois pas d’intégristes ni d’islamophobes. Je vois une majorité de Québécois de confession musulmane, pratiquants ou non, pour qui la religion est le dernier des sujets de conversation. Je vois une majorité de gens qui ont réussi leur vie et se sont bien intégrés dans leur société.

 

 

Je vois aussi autour de moi une majorité de Québécois dits « de souche » respectueux de la différence, respectueux de l’autre, soucieux du « nous », soucieux de rassembler et non de diviser ; je vois des collègues avec qui on rit de nos différences sans manquer de respect à l’autre ; je vois des Québécois qui ne me font pas sentir ma différence, mais plutôt mon appartenance au groupe. Or toutes ces belles personnes, on ne les entend pas ; on dirait que cette majorité, elle n’existe pas.

 

 

Qui se souciera, pour une fois, question de faire différent, de raconter l’histoire du neurochirurgien musulman qui sauve la vie à des centaines de personnes chaque année ? Qui se souciera de parler de la jeune psychiatre musulmane qui écoute et soigne des centaines de patients québécois sans distinction de race ou de religion ? Qui se souciera de partager les histoires et le vécu des milliers d’hommes et de femmes qui représentent une majorité de bons exemples de la communauté musulmane, des symboles d’intégration et non d’intégrisme dans le vrai sens du terme ; des symboles démontrant que le vivre-ensemble est possible et que ces gens-là représentent l’espoir d’un futur qui nous inclut tous.

 

 

N’importe quelle communauté a ses torts et ses brebis galeuses, mais lorsqu’on ne montre que ces dernières et les choses négatives, lesquelles sont statistiquement non significatives, lorsqu’on ne se concentre que sur un groupe en particulier, cela devrait nous pousser à nous poser des questions. Même cette communauté va commencer à se poser des questions sur sa société d’accueil qui ne cesse de se jeter sur n’importe quelle occasion pour la diaboliser.

 

Aidons les jeunes à s’intégrer en leur présentant de bons exemples auxquels s’identifier, des personnages qui ont réussi leur vie et qui leur donneront l’espoir d’une vie meilleure loin du ghettoïsme et de l’intégrisme.

 

 

Si on veut m’assimiler à une minorité qui ne croit pas aux valeurs humaines communes, ou qui croit à la violence, qui nie la liberté d’expression d’autrui, je dis NON haut et fort. Allez faire croire que j’en fais partie à l’un de mes collègues ou patients, ils vont rire de vous. Heureusement pour moi, mais sûrement pas pour une majorité ailleurs… suivez mon regard.