Le Mouvement Desjardins et la cage de la Corriveau.

Lévis, le 29 mai 2015

 

Madame Sylvie Larouche

Membre du conseil d’administration du Mouvement Desjardins

Présidente du conseil régional Québec-Ouest et Rive-Sud

Présidente du conseil d’administration de la Caisse populaire Desjardins de Saint-Augustin-de-Desmaures

 

 

Madame,

Permettez-moi de vous présenter des faits que les dirigeants du Mouvements Desjardins trouveront peut-être utile de connaître et qu’ils vérifieront très facilement et très rapidement s’ils le veulent bien.

I

À compter de 2012 (peut-être même avant), la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a commencé à répandre une affirmation infondée concernant une structure métallique qui aurait été découverte par hasard, sur la Toile, par la personne qui était, à l’époque, la vice-présidente de la SHRL (il s’agit de Mme Claudia Mendez Ishii). La SHRL a affirmé catégoriquement que cette structure était la ‘ »cage » dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau (le personnage de la très célèbre légende québécoise) a été montrée en public après sa pendaison en 1763.

Dans le numéro 124 (hiver 2012) de La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), Mme Mendez Ishii a écrit ceci :

« … avec l’aide de Vincent Couture [membre du conseil d’administration de la SHRL] et de Manon Pelletier [membre du conseil d’administration de la SHRL et organisatrice de visites touristiques avec Mme Mendez Ishii, du moins à l’époque], nous avons retrouvé la cage de la Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis. […] en décembre, deux membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis, Manon Pelletier et moi-même, sommes allées rendre visite à la cage de la Corriveau. […] Ce n’est pas une cage à proprement parler, mais plutôt un exosquelette en fer noir, ajusté au corps par des bandes trouées comme des lanières en fer forgé et qui épousent parfaitement les formes du corps d’une très petite femme. […] On doit admettre le talent et le savoir-faire du forgeron Richard Dee, le concepteur, qui a réussi ce moule avec une grande finesse. On reconnaît sans l’ombre d’un doute la silhouette et même le profil de Marie-Josephte Corriveau… »

Le 31 juillet 2013, le quotidien Le Soleil a publié un article consacré à Mme Mendez Ishii; en voici un extrait :

« C’est elle [C. Mendez Ishii] aussi qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. «Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon, en auto. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » (Mylène Moisan, chroniqueuse, « En face, c’est Lévis, il n’y a rien…», Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php)

M. Claude Genest, ancien président et membre honoraire de la SHRL, a écrit ceci dans un article publié dans un hebdomadaire de Lévis en novembre 2013 :

« La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis.

« J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre, jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24)

II

L’affirmation de la SHRL, de Mme Mendez Ishii, de M. Genest, est contredite :

Les Musées de la civilisation de Québec montrent que l’affirmation de la SHRL est infondée :

a) ils confient à un « comité scientifique » la tâche de déterminer l’authenticité de l’objet (une journaliste du quotidien Le Devoir écrit :  » le gibet (cage) a été prêté pour deux ans aux Musées de la civilisation afin qu’il en confirme l’authenticité » (http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/388942/l-esprit-de-la-corriveau-refait-surface);

b) l’une de leurs conservatrices, Madame Sylvie Toupin, précise, à propos de ladite tâche : « C’est un travail à la Sherlock Holmes qui nous attend, avec des preuves à amasser, des liens à faire, c’est vraiment un beau défi de conservateur ». (Nous sommes en mai 2015, le « comité scientifique » des Musées de la civilisation de Québec n’a pas encore remis son rapport.)

Les auteurs d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau, publié en 2014, contredisent Claudia Mendez Ishii et Claude Genest. Ces auteurs, l’historienne Catherine Ferland et Dave Corriveau, écrivent ceci : « Des analyses [de la « cage »] seront effectuées dans les prochains mois » et, naturellement, on ignore encore « Si les expertises [parviendront] à démontrer qu’il s’agit bien du gibet de la Corriveau » (Source : http://mariejosephtecorriveau.com/videos/devoilement-de-la-cage/).

Un hebdomadaire de Lévis, Le Peuple Lévis, a écrit ceci le 4 octobre 2013 : « Il n’est pas encore démontré hors de tout doute que cette cage de métal soit celle dans laquelle Marie-Josephte Corriveau a été exhibée pendant 40 jours ». (Le Peuple Lévis, 4 octobre 2013; cet article a été repris au http://www.lepeuplelevis.ca/2013/10/04/la-cage-de-la-corriveau-de-retour-a-levis.)

Le 1er août 2013 on a pu lire dans le Devoir : « nul ne sait avec certitude si le gibet a vraiment accueilli le corps refroidi de la Corriveau ». (Le Devoir, 1er août 2013, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/355784/la-cage-de-la-corriveau-retrouvee)

III

La Caisse Desjardins de Lévis a été le principal partenaire de la SHRL pour la « commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau » et, par conséquent, pour les activités principales de cette commémoration, c’est-à-dire la présentation à Lévis, en 2013, de deux expositions grandement médiatisées de la SHRL aux cours desquelles la « cage » américaine a été exposée, deux expositions au cours desquelles l’affirmation infondée de la SHRL a été diffusée et a induit en erreur la population et les médias.

(Source : site de la SHRL sur la Toile, une page que l’on trouve encore le 22 mai 2015 : http://www.shrl.qc.ca/2013/09/commemoration-a-levis/)

IV

Les membres du conseil d’administration de la SHRL aujourd’hui et hier

Au moins trois des membres du conseil d’administration actuel de la SHRL ont ou ont eu des liens directs avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

 

1 – Claude Genest, historien à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) depuis les années 1990 ou 1980.

2 – Clément Samson, ancien président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis et aspirant malheureux à la présidence du Mouvement Desjardins en 2008. (M. Samson est devenu membre du conseil d’administration de la SHRL en 2014.)

3 – Pierre-Olivier Maheux, historien, qui est à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) ou, s’il ne l’est pas aujourd’hui, l’a été dans un passé récent.

Au moins deux membres des conseils d’administration de la SHRL antérieurs au conseil actuel remplissaient leur fonction d’administrateur à l’époque où la SHRL diffusait déjà son affirmation infondée concernant la « cage » de la Corriveau et avaient des liens directs ou indirects avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claudia Mendez Ishii, ancienne vice-présidente de la SHRL et ancienne rédactrice en chef de la revue de la SHRL, qui est la compagne de vie d’un historien à l’emploi de la Société historique Alphonse Desjardins.

2 – Évelyne Fortier, qui était à l’emploi de la Maison historique Alphonse Desjardins et membre du conseil d’administration de la SHRL quand elle a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

« La légende de La Corriveau est une histoire qui a fait couler bien de l’encre. L’histoire d’une femme considérée comme une sorcière qui a été pendue et exposée aux quatre chemins de Lévis d’avril à mai 1763. Durant 40 jours, elle était dans ce qu’on appelle un exosquelette, épousant les formes du corps humain. On pensait cette cage perdue dans un incendie il y a plusieurs années. C’est alors que, en décembre 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), avec l’aide des administrateurs, a retrouvé sa trace au Peabody Essex Museum, à Salem au Massachusetts. Depuis, la SHRL a pris certaines mesures pour enclencher le processus de rapatriement de cet artefact. » (Article paru dans La Seigneurie de Lauzon, numéro 128, Printemps 2013)

V

Le dossier de la « cage » de la Corriveau aurait dû être mené avec sérieux, avec rigueur, étant donné que, le président de la SHRL l’a dit lui-même, « c’est l’année [2012-2013] la plus importante dans toute l’histoire de la SHRL. En effet, la commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau (1733-1763) est […] le dossier le plus important de l’histoire de la SHRL » [Vincent Couture, in La Seigneurie de Lauzon (revue de la Société d’histoire régionale de Lévis) numéro 129, été 2013].

J’apprécierais de connaître la réaction des hauts dirigeants du Mouvement Desjardins au présent exposé de faits.

Je vous prierais de bien vouloir transmettre ce courriel à Madame Monique F. Leroux, présidente du conseil et chef de la direction du Mouvement Desjardins (malheureusement, je ne trouve pas l’adresse courriel de son bureau).

Je vous prie, Madame, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Je publierai la présente dans le blogue lepasseurdelacote.com. Je vous demanderais de bien vouloir accepter que je publie votre réponse au même endroit. Vous comprenez, j’en suis sûr, qu’il va soi que la réaction du Mouvement Desjardins soit rendue publique : l’affaire de la « cage » de la Corriveau est publique, elle ne peut pas être privée parce que la Ville de Lévis et le gouvernement du Québec y jouent un rôle; l’affaire de la « cage » de la Corriveau concerne toute la population de Lévis, son dénouement doit être et sera public.

Des questions aux Musées de la civilisation de Québec concernant leur participation à deux expositions d’une société d’histoire régionale

Lévis, le 28 mai 2015

Monsieur Michel Côté, directeur

Musées de la civilisation de Québec

Québec

Monsieur le directeur,

Vous allez bientôt quitter votre poste de directeur des Musées de la civilisation de Québec. Avant votre départ, il serait nécessaire que vous tentiez de faire comprendre aux citoyens du Québec certaines choses qui se sont produites sous votre direction.

Les Musées de la civilisation de Québec (MCQ) ont accepté d’être les partenaires de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour la présentation de deux expositions consacrées à un objet qu’un membre du conseil d’administration de la SHRL avait dit avoir découvert par hasard sur la Toile (il s’agit d’une structure métallique qui serait semblable à celle dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau a été montrée en public en 1763). Pendant ces expositions, la SHRL a véhiculé une information infondée qui a trompé les Lévisiens et qui a été répandue au Québec et ailleurs au Canada. L’affirmation trompeuse que diffuse toujours la SHRL est la suivante: l’objet trouvé sur la Toile par la SHRL est la « cage » ayant servi à montrer Mme Corriveau en public. Après les expositions, les MCQ se sont trouvés à contredire la SHRL en chargeant un comité scientifique d’établir si l’objet trouvé par la SHRL a bel et bien servi à montrer Mme Corriveau en public (les conclusions du comité ne sont pas encore connues). Si les MCQ ont accepté d’aider la SHRL sans savoir quels messages et informations elle allait véhiculer, ils ont commis une faute grave; s’ils ont accepté d’aider la SHRL tout en sachant quels messages et informations elle allait véhiculer, ils ont commis une faute grave. Quelle est votre explication, Monsieur Côté ?

Le 27 novembre 2014, M. Claude Genest, ancien président et membre honoraire de la SHRL, écrivait ceci dans un journal : « La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis. J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre [2013], jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24) Les MCQ ont été informés de la publication du texte de M. Genest, qui associe clairement les MCQ à la « cage » qu’il présente comme un artefact dont la nature et l’origine sont connues et incontestables. Comment expliquez-vous, Monsieur Côté, que les MCQ ne se soient jamais objectés publiquement à être associés à l’affirmation infondée de M. Genest et de la SHRL, et aient ainsi risqué d’entacher gravement leur crédibilité ?

S’il est exact que la cage » a été dévoilée aux MCQ comme l’affirme M. Genest, pourriez-vous dire, Monsieur Côté, s’il est courant que les musées organisent une activité publique pour dévoiler un objet dont ils ne connaissent pas avec certitude la nature et l’origine ? Et les citoyens du Québec n’ont-ils pas raison de craindre qu’il soit exact que l’affirmation infondée de la SHRL ait été véhiculée lors du dévoilement de la « cage », dans l’enceinte des MCQ, censés être un haut lieu de la rigueur intellectuelle ? Que répondez-vous aux citoyens du Québec, Monsieur Côté ?

Il faut aussi parler du comité scientifique formé par les MCQ (comité scientifique est le terme employé par le service des relations de presse des MCQ).

Comme moi, Monsieur le directeur, vous devez penser que science et rigueur intellectuelle vont de pair et que la définition suivante du mot scientifique est correcte : « Qui, dans le domaine de la connaissance, présente les caractères de rigueur, d’exigence, d’objectivité caractéristiques de la science ou des sciences : Une enquête vraiment scientifique. » (dictionnaire Larousse en ligne). Sachant cela, n’est-on pas en droit de se demander comment il se fait que les MCQ aient choisi comme membres du comité scientifique Mme Claudia Mendez Ishii, M. Claude Genest et M. Clément Samson (ces deux derniers sont membres du conseil d’administration actuel de la SHRL). La raison de ma demande ? Mme Mendez Ishii, ancienne vice-présidente de la SHRL, et M. Genest, membre honoraire de la SHRL, se sont dérobés aux exigences de rigueur intellectuelle en faisant leur affirmation infondée et l’impartialité de M. Clément Samson peut être mise en doute pour les raisons suivantes : M. Samson est un dirigeant de la SHRL, une organisation qui refuse de se rétracter même s’il lui a été démontré qu’elle a répandu une affirmation infondée, M. Samson n’a jamais contredit publiquement, à ma connaissance, les membres de la SHRL qui soutiennent que l’objet trouvé par la SHRL sur la Toile a bel et bien servi à montrer Marie-Josephte Corriveau en public, enfin, M. Clément Samson a déjà présidé le conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, principal partenaire de la SHRL pour la présentation des deux expositions de cette dernière consacrées à la « cage de la Corriveau ». Selon vous, Monsieur Côté, les MCQ ont-ils eu raison de nommer Mme Mendez Ishii, M. Claude Genest et Maître Clément Samson membres de leur comité scientifique ?

Une autre question importante est soulevée par la nomination de Mme Mendez Ishii et de M. Claude Genest au comité scientifique, et les MCQ auraient pu s’en rendre compte : Mme Mendez Ishii et M. Claude Genest ne sont-ils pas en confit l’intérêts [l’avocat québécois Martin Hovington définit ainsi le conflit d’intérêts : « Situation dans laquelle des personnes en position d’autorité ont un intérêt réel ou potentiel qui pourrait influer ou sembler influer sur l’exécution de leurs tâches ou responsabilités » (https://www.oiq.qc.ca/Documents/DCAP/chroniques_PLAN/ethique_deontologie/Reconnaître%20conflit%20intérêts.pdf)%5D ? Mme Mendez Ishii exerçait à Lévis le métier de guide touristique et était copropriétaire à Lévis d’une entreprise de visites touristiques quand elle a découvert par hasard sur la Toile, a-t-elle dit, l’objet qu’elle a affirmé être la « cage de la Corriveau »; quant à M. Genest, il était, à la même époque, le conjoint de Mme Mendez Ishii. Nul ne niera qu’il serait avantageux pour les guides touristiques que la « cage » américaine soit présentée comme un artefact authentique étant donné qu’elle attirerait des visiteurs à Lévis. (À noter que le conseil d’administration actuel de la SHRL comprend un deuxième guide touristique et que le membre de la SHRL qui s’est rendu aux États-Unis avec Mme Mendez Ishii pour voir l’objet trouvé sur la Toile par cette dernière était la copropriétaire de l’entreprise de visites touristiques susmentionnée, Mme Manon Pelletier). Ne pensez-vous pas, Monsieur Côté, que les MCQ auraient pu éviter d’adjoindre au comité scientifique des personnes en conflit d’intérêts ?

Je vous ai écrit à quelques reprises jusqu’ici, Monsieur Côté; vous, vous ne m’avez jamais écrit (les MCQ ne m’ont envoyé que de brefs courriels de leur service des relations avec la presse). Il m’apparaît essentiel que vous tentiez personnellement de faire comprendre aux citoyens du Québec certaines choses qui se sont produites sous votre direction, les choses dont je viens de vous parler.

Je vous prie, Monsieur le directeur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

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LE DÉVOILEMENT PUBLIC DE L’OBJET AUX MUSÉES DE LA CIVILISATION DE QUÉBEC LE PREMIER OCTOBRE 2013

cage Corriveau devoilement aux MCQ Capture 14 - Version 2

cage Corriveau devoilement aux MCQ Capture 17 - Version 2

cage Corriveau devoilement aux MCQ Capture 20

À Québec, le premier octobre 2013, les Musées de la civilisation de Québec ont dévoilé publiquement l’objet montré ci-dessus même s’ils n’en connaissaient ni l’origine ni l’usage qu’il a pu en être fait (on ignore s’ils en savent plus long aujourd’hui). La Société d’histoire régionale de Lévis, qui affirme avoir découvert cet objet par hasard, a participé au dévoilement. On peut craindre qu’elle ait profité de l’événement pour affirmer comme elle l’a fait souvent, sans pouvoir le prouver, que l’objet trouvé est la « cage » dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau a été montrée en public en 1763. Malheureusement, un ou deux jours après le dévoilement, l’hebdomadaire Le Journal de Lévis induisait en erreur ses lecteurs en écrivant : « Les Lévisiens peuvent maintenant voir de leurs propres yeux la fameuse cage de la Corriveau alors que l’exposition La Corriveau : au-delà de la légende prend son envol aujourd’hui au Centre de congrès et d’expositions de Lévis ».

Le Mouvement Desjardins a perdu son âme, déplore Claude Béland, son président pendant plus de 10 ans.

«Desjardins a perdu son âme» | Le Journal de Montréal.

Extrait :

Journal de Montréal, Samedi, 2 mai 2015

http://www.journaldemontreal.com/2015/05/02/desjardins-a-perdu-son-ame

Un des piliers du Mouvement Desjardins, Claude Béland, considère que l’institution a «perdu son âme» en axant ses énergies sur les objectifs financiers plutôt que de s’occuper de ses membres.

«J’ai passé près du trois quarts de ma vie dans le mouvement coopératif, je ne peux pas croire que j’ai tout fait ça pour rien.

On s’en va carrément dans le sens contraire de ce que des milliers de gens ont bâti depuis 115 ans», se désole celui qui a été président de Desjardins de 1987 à 2000.

L’homme de 83 ans critique sévèrement l’administration actuelle qui ne considère ses membres que comme de simples clients.

«Jusqu’au début de l’an 2000, l’important pour Desjardins c’était le membre, mais aujourd’hui, ce qui est important c’est l’entreprise. Desjardins copie le fonctionnement des banques. Tout ce qui compte c’est le rendement», glisse-t-il.

Cette mentalité est, selon lui, diamétralement opposée à ce qu’il prônait et ce qui a été mis de l’avant avant lui au sein de la coopérative. Desjardins était basé sur les petits épargnants et sur le principe que chacun d’entre eux avait le même pouvoir.

«On servait tout le monde pareil. Si tu avais 10 000 $, tu avais le même taux que celui qui avait un million. Mais aujourd’hui, ce qui les intéresse, ce sont les clients payants, les autres, on ne les aide plus», dénonce-t-il.

Le Mouvement Desjardins et l’affirmation trompeuse d’une société d’histoire de Lévis.

Lévis, le 26 mai 2015

Monsieur Yves Genest

Membre du conseil d’administration du Mouvement Desjardins

Membre du conseil régional Kamouraska et Chaudière-Appalaches

Directeur général de la Caisse populaire Desjardins de Montmagny

Montmagny

Monsieur,

Permettez-moi de vous présenter des faits que les dirigeants du Mouvements Desjardins trouveront peut-être utile de connaître et qu’ils vérifieront très facilement et très rapidement s’ils le veulent bien.

I

À compter de 2012 (peut-être même avant), la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a commencé à répandre une affirmation infondée concernant une structure métallique qui aurait été découverte par hasard, sur la Toile, par la personne qui était, à l’époque, la vice-présidente de la SHRL (il s’agit de Mme Claudia Mendez Ishii). La SHRL a affirmé catégoriquement que cette structure était la ‘ »cage » dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau (le personnage de la très célèbre légende québécoise) a été montrée en public après sa pendaison en 1763.

Dans le numéro 124 (hiver 2012) de La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), Mme Mendez Ishii a écrit ceci :

« … avec l’aide de Vincent Couture [membre du conseil d’administration de la SHRL] et de Manon Pelletier [membre du conseil d’administration de la SHRL et organisatrice de visites touristiques avec Mme Mendez Ishii, du moins à l’époque], nous avons retrouvé la cage de la Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis. […] en décembre, deux membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis, Manon Pelletier et moi-même, sommes allées rendre visite à la cage de la Corriveau. […] Ce n’est pas une cage à proprement parler, mais plutôt un exosquelette en fer noir, ajusté au corps par des bandes trouées comme des lanières en fer forgé et qui épousent parfaitement les formes du corps d’une très petite femme. […] On doit admettre le talent et le savoir-faire du forgeron Richard Dee, le concepteur, qui a réussi ce moule avec une grande finesse. On reconnaît sans l’ombre d’un doute la silhouette et même le profil de Marie-Josephte Corriveau… »

Le 31 juillet 2013, le quotidien Le Soleil a publié un article consacré à Mme Mendez Ishii; en voici un extrait :

« C’est elle [C. Mendez Ishii] aussi qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. «Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon, en auto. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » (Mylène Moisan, chroniqueuse, « En face, c’est Lévis, il n’y a rien…», Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php)

M. Claude Genest, ancien président et membre honoraire de la SHRL, a écrit ceci dans un article publié dans un hebdomadaire de Lévis en novembre 2013 :

« La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis.

« J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre, jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24)

II

L’affirmation de la SHRL, de Mme Mendez Ishii, de M. Genest, est contredite :

Les Musées de la civilisation de Québec montrent que l’affirmation de la SHRL est infondée :

a) ils confient à un « comité scientifique » la tâche de déterminer l’authenticité de l’objet (une journaliste du quotidien Le Devoir écrit :  » le gibet (cage) a été prêté pour deux ans aux Musées de la civilisation afin qu’il en confirme l’authenticité » (http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/388942/l-esprit-de-la-corriveau-refait-surface);

b) l’une de leurs conservatrices, Madame Sylvie Toupin, précise, à propos de ladite tâche : « C’est un travail à la Sherlock Holmes qui nous attend, avec des preuves à amasser, des liens à faire, c’est vraiment un beau défi de conservateur ». (Nous sommes en mai 2015, le « comité scientifique » des Musées de la civilisation de Québec n’a pas encore remis son rapport.)

Les auteurs d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau, publié en 2014, contredisent Claudia Mendez Ishii et Claude Genest. Ces auteurs, l’historienne Catherine Ferland et Dave Corriveau, écrivent ceci : « Des analyses [de la « cage »] seront effectuées dans les prochains mois » et, naturellement, on ignore encore « Si les expertises [parviendront] à démontrer qu’il s’agit bien du gibet de la Corriveau » (Source : http://mariejosephtecorriveau.com/videos/devoilement-de-la-cage/).

Un hebdomadaire de Lévis, Le Peuple Lévis, a écrit ceci le 4 octobre 2013 : « Il n’est pas encore démontré hors de tout doute que cette cage de métal soit celle dans laquelle Marie-Josephte Corriveau a été exhibée pendant 40 jours ». (Le Peuple Lévis, 4 octobre 2013; cet article a été repris au http://www.lepeuplelevis.ca/2013/10/04/la-cage-de-la-corriveau-de-retour-a-levis.)

Le 1er août 2013 on a pu lire dans le Devoir : « nul ne sait avec certitude si le gibet a vraiment accueilli le corps refroidi de la Corriveau ». (Le Devoir, 1er août 2013, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/355784/la-cage-de-la-corriveau-retrouvee)

III

La Caisse Desjardins de Lévis a été le principal partenaire de la SHRL pour la « commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau » et, par conséquent, pour les activités principales de cette commémoration, c’est-à-dire la présentation à Lévis, en 2013, de deux expositions grandement médiatisées de la SHRL aux cours desquelles la « cage » américaine a été exposée, deux expositions au cours desquelles l’affirmation infondée de la SHRL a été diffusée et a induit en erreur la population et les médias.

(Source : site de la SHRL sur la Toile, une page que l’on trouve encore le 22 mai 2015 : http://www.shrl.qc.ca/2013/09/commemoration-a-levis/)

IV

Les membres du conseil d’administration de la SHRL aujourd’hui et hier

Au moins trois des membres du conseil d’administration actuel de la SHRL ont ou ont eu des liens directs avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claude Genest, historien à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) depuis les années 1990 ou 1980.

2 – Clément Samson, ancien président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis et aspirant malheureux à la présidence du Mouvement Desjardins en 2008. (M. Samson est devenu membre du conseil d’administration de la SHRL en 2014.)

3 – Pierre-Olivier Maheux, historien, qui est à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) ou, s’il ne l’est pas aujourd’hui, l’a été dans un passé récent.

Au moins deux membres des conseils d’administration de la SHRL antérieurs au conseil actuel remplissaient leur fonction d’administrateur à l’époque où la SHRL diffusait déjà son affirmation infondée concernant la « cage » de la Corriveau et avaient des liens directs ou indirects avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claudia Mendez Ishii, ancienne vice-présidente de la SHRL et ancienne rédactrice en chef de la revue de la SHRL, qui est la compagne de vie d’un historien à l’emploi de la Société historique Alphonse Desjardins.

2 – Évelyne Fortier, qui était à l’emploi de la Maison historique Alphonse Desjardins et membre du conseil d’administration de la SHRL quand elle a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

« La légende de La Corriveau est une histoire qui a fait couler bien de l’encre. L’histoire d’une femme considérée comme une sorcière qui a été pendue et exposée aux quatre chemins de Lévis d’avril à mai 1763. Durant 40 jours, elle était dans ce qu’on appelle un exosquelette, épousant les formes du corps humain. On pensait cette cage perdue dans un incendie il y a plusieurs années. C’est alors que, en décembre 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), avec l’aide des administrateurs, a retrouvé sa trace au Peabody Essex Museum, à Salem au Massachusetts. Depuis, la SHRL a pris certaines mesures pour enclencher le processus de rapatriement de cet artefact. » (Article paru dans La Seigneurie de Lauzon, numéro 128, Printemps 2013)

V

Le dossier de la « cage » de la Corriveau aurait dû être mené avec sérieux, avec rigueur, étant donné que, le président de la SHRL l’a dit lui-même, « c’est l’année [2012-2013] la plus importante dans toute l’histoire de la SHRL. En effet, la commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau (1733-1763) est […] le dossier le plus important de l’histoire de la SHRL » [Vincent Couture, in La Seigneurie de Lauzon (revue de la Société d’histoire régionale de Lévis) numéro 129, été 2013].

J’apprécierais de connaître la réaction des hauts dirigeants du Mouvement Desjardins au présent exposé de faits.

Je vous prierais de bien vouloir transmettre ce courriel à Madame Monique F. Leroux, présidente du conseil et chef de la direction du Mouvement Desjardins (malheureusement, je ne trouve pas l’adresse courriel de son bureau).

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Je publierai la présente dans le blogue lepasseurdelacote.com. Je vous demanderais de bien vouloir accepter que je publie votre réponse au même endroit. Vous comprenez, j’en suis sûr, qu’il va soi que la réaction du Mouvement Desjardins soit rendue publique : l’affaire de la « cage » de la Corriveau est publique, elle ne peut pas être privée parce que la Ville de Lévis et le gouvernement du Québec y jouent un rôle; l’affaire de la « cage » de la Corriveau concerne toute la population de Lévis, son dénouement doit être et sera public.

Séjour gratuit en forêt à Duchesnay, près de Québec, 10-12 août 2015

Séjour gratuit en forêt à Duchesnay, 10-12 août 2015

Message de l’Association forestière des deux rives (AF2R)

Il nous reste encore des places disponibles pour cette belle activité gratuite: 3 jours en forêt avec hébergement à l’auberge Duchesnay!

CAMP FORÊT DES PROFS 2015

L’Association forestière des deux rives (AF2R) et ses partenaires organisent du 10 au 12 août prochain, à la Station touristique Duchesnay, la septième édition du Camp forêt à destination des intervenants du milieu scolaire (primaire, secondaire et collégial) et des animateurs scoots qui travaillent auprès des jeunes.

Durant votre séjour, vous aurez la chance de découvrir la forêt sous tous ses aspects et rencontrer des spécialistes reconnus pour leur passion et leurs connaissances du milieu forestier.

Au programme, des activités diversifiées abordant tous les volets de la foresterie vous seront proposées; incluant des visites en forêt, des visites d’usines, des conférences, des ateliers et d’autres activités pédagogiques.

Grâce à l’engagement de nos partenaires financiers et de nos commanditaires, ce séjour de perfectionnement vous est offert gratuitement (valeur de 1100$/pers.) et comprend l’hébergement, les repas, les ateliers, les déplacements ainsi que du matériel pédagogique.

Pour plus d’information, veuillez contacter Etienne St-Michel
Téléphone : (418) 522-0006 poste 3023
Télécopie: (418) 524-4112
@: education@af2r.org

Fête foraine à Saint-Antoine-de-Tilly (au Québec) le 17 mai 2015.

Une belle fête à saveur bretonne s’est déroulée à Saint-Antoine-de-Tilly (près de Lévis et de Québec) le 17 mai 2015.

Les 1er, 2 et 3 juillet prochains, une autre réjouissance sera offerte chez les Antoniennes et les Antoniens.

Photos prises à Saint-Antoine-de-Tilly le 17 mai 2015

 

 

St-Antoine-de-Tilly_17-05-2015_ mairie_ - 12

La mairie

St-Antoine-de-Tilly_17-05-2015_ Siffleurs de nuit _ - 06

Les Siffleurs de Nuit, des voix, des musiciens, deux d’origine bretonne, deux Québécois, excellents !

St-Antoine-de-Tilly_17-05-2015_Crepe Du Cote de chez Swann_10

Une crêpe, les mains expertes de la crêperie Du côté de chez Swan

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St-Antoine-de-Tilly_17-05-2015_St-Antoine-de-Tilly_17-05-2015_Du Cote de chez Swann

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Les Siffleurs de Nuit, en rappel !

St-Antoine-de-Tilly_17-05-2015_egiise

St-Antoine-de-Tilly_17-05-2015_Siffleurs de nuit  _ - 05 - Version 3

Ils dansent aussi, les Siffleurs de Nuit.
On les trouve sur la Toile :
http://lessiffleursdenuit.wix.com/site

 

Photos de Roger Martel

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Saint-Antoine-de-Tilly

Origine et signification

Voisine de Saint-Nicolas (Lévis), à l’est, et de Sainte-Croix, à l’ouest, cette municipalité de la région de Lotbinière a connu des heures troublées lors du siège de Québec en 1759, alors que les Anglais s’y sont retranchés. L’année suivante, les citoyens prêtaient serment de neutralité après avoir rendu leurs armes à l’envahisseur. Considérée comme l’une des anciennes paroisses de la Rive-Sud, Saint-Antoine-de-Tilly était érigée canoniquement en 1702. La municipalité de paroisse, dont Saint- Apollinaire sera détachée, fut créée d’abord en 1845, abolie en 1847, puis rétablie en 1855 sous l’appellation Saint-Antoine-de-Pade (de Tilly), laquelle figure déjà dans l’Arrêt du Conseil d’État de 1722 et dans le Code municipal de 1871. Elle verra son statut modifié pour celui de municipalité le 4 mars 1995. Son nom, tout comme celui du bureau de poste de Saint-Antoine (1831), qui commémore saint Antoine de Padoue, a pour auteur lointain le père Honoré Hurette, récollet qui dessert la mission de 1700 à 1705 et qui lui donne ce nom. Le constituant Tilly fait allusion à la seigneurie de Villieu ou Tilly, concédée en 1672 à Pierre de Villieu, lieutenant au régiment de Carignan- Salières. Elle sera vendue en 1700 à Pierre-Noël Legardeur de Tilly (1652-1720). Militaire de carrière, Legardeur de Tilly a exercé entre autres fonctions celles de capitaine des troupes de la Marine (1700) et de membre du Conseil souverain. Anciennement, on identifiait cet endroit sous le nom de Villieu, lequel évoque le premier seigneur. Dans la banlieue lointaine de Québec, Saint-Antoine-de-Tilly est une municipalité agricole spécialisée dans les cultures maraîchères et la production de fromage.

(Source : http://www.toponymie.gouv.qc.ca/ct/ToposWeb/fiche.aspx?no_seq=293429 vu le 23 maI 2015) ____________________________________________