Hé ! vous ! dans le train des maris ! Soyez prudents : écoutez l’docteur !

Le bon docteur Charles Burlureaux vous conseille :

Se rappeler aussi qu’une saison au bord de la mer constitue un véritable traitement minéral. Il faut donc au moins un mois pour obtenir des effets sérieux; et, par conséquent, il n’est pas raisonnable d’aller à la mer pour huit jours; c’est s’exposer à la fatigue du voyage et de l’acclimatation sans aucun profit. A fortiori, ne doit-on pas prendre un bain de mer accidentel, comme le font les maris qui, par train spécial, arrivent toutes les semaines aux plages voisines de Paris, et se croient obligés de prendre le bain traditionnel du dimanche. Ils ont contre eux la fatigue du voyage, fait dans des conditions plutôt fâcheuses, l’influence du changement brusque de milieu, les trop douces émotions du revoir conjugal, et le bain de mer achève de leur soutirer une réserve d’influx nerveux. Le tout se solde, parfois, par un état subaigu, au retour, qui reçoit le nom d’embarras gastrique, et auquel se joignent souvent des douleurs rhumatismales.

Charles Burlureaux, La lutte pour la santé. Essai de pathologie générale, Paris, 1908

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Le texte suivant, tiré d’un dictionnaire de 1921, contient deux erreurs (l’une d’elles vous fera peut-être sourire); cherchez-les.

docteur Charles Burlureaux_train des maris