La description de travail du poste de secrétaire général du Conseil de presse du Québec.

Lévis, le 11 juin 2015

Monsieur Guy Amyot, secrétaire général, Conseil de presse du Québec

1000, rue Fullum, Bureau A.208, Montréal, H2K 3L7

Objet : Description de travail du poste de secrétaire général – Dossier 2014-01-083 – Roger Martel c. Mylène Moisan, journaliste, et Le Soleil (Pierre-Paul Noreau, éditeur adjoint)

Monsieur,

Il y a plusieurs semaines, j’ai demandé au Conseil de presse du Québec (CPQ) de bien vouloir m’envoyer la description de travail de votre poste. Le CPQ m’a expédié deux règlements dans lesquels il est question ici et là de tâches que vous accomplissez. C’est la description de travail de votre poste que j’avais demandée.

J’ai fait une nouvelle démarche auprès du CPQ. Le CPQ m’a écrit que vous me répondriez, vous, M. Amyot. J’attends votre réponse. J’attends la description de travail de votre poste.

Aujourd’hui, je me demande s’il existe une telle chose que la description de travail du poste de secrétaire général du CPQ. Je me le demande très sérieusement depuis que j’ai pris connaissance d’un article du journal Le Devoir relatif à une « décision controversée du Conseil de presse du Québec (CPQ) mettant en cause un reportage d’Alain Gravel de Radio-Canada » *.

L’article donne la parole au journaliste Daniel Renaud, qui était « membre du comité d’appel qui [devait] rejuger la décision de première instance « (il s’agit de la décision mentionnée ci-dessus), et qui a démissionné. (M. Renaud représentait la Fédération des journalistes professionnels du Québec.)

Le 30 mars 2015, M. Renaud écrit « que l’on cherche parfois à prendre les journalistes et les médias en défaut, à laver plus blanc que blanc, sans s’arrêter uniquement aux faits, et que le processus de traitement d’une plainte en appel peut être biaisé et partial, le rendant ainsi futile […] ». Quant à la Société Radio-Canada, blâmée par le CPQ, elle reproche au CPQ de « méconnaître les règles journalistiques et de ne pas avoir suffisamment documenté le cas jugé. Les procureurs de RC évoquaient aussi un possible conflit d’intérêts de la part de Guy Amyot, dont la soeur est directrice de cabinet de Stéphane Bédard, chef par intérim du PQ ».

M. Renaud n’y va pas avec le dos de la cuiller : il écrit : « Alors que le terme conflit de loyauté est à la mode dans les médias, cette situation est particulière lorsque l’on réalise que M. Amyot reçoit la plainte initiale, correspond avec les plaignants et les défendeurs, mène l’enquête sur la plainte, recueille les versions, rédige et oriente, avec son équipe, le premier projet de décision pour le comité de plainte, participe activement à la discussion du comité de première instance, prend part à la rédaction finale de la décision, accueille de nouveau la plainte en appel, prépare de nouveau le dossier, rédige de nouveau le projet de décision, participe de nouveau activement aux discussions du comité d’appel et prend part de nouveau à l’élaboration finale du jugement cette fois-ci sans appel » (dans ce texte, M. Renaud ne fait pas référence à l’affaire du reportage d’Alain Gravel).

La liste des tâches que M. Daniel Renaud vous a vu accomplir m’éclaire sur votre travail, Monsieur Amyot. J’apprécierais quand même de recevoir la description de travail de votre poste de secrétaire général.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

* Dans la présente, les textes mis entre guillemets sont tirés de cet article de M. Stéphane Baillargeon : Nouvelle charge contre le directeur général (il est question de vous, ici, M. Amyot, qui êtes secrétaire général et non pas directeur général du CPQ, je ne vous apprends rien), Le Devoir, 1 avril 2015, http://www.ledevoir.com/societe/medias/436053/conseil-de-presse-nouvelle-charge-contre-le-directeur-general.

P.-S. Je publierai ce message au lepasseurdelacote.com. Je compte publier la réponse du destinataire au même endroit.