Coup de Théâtre ! Le président de la Société d’histoire régionale de Lévis assomme des membres de son conseil d’administration.

LE PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS, VINCENT COUTURE, ASSOMME DES MEMBRES DE SON CONSEIL D’ADMINISTRATION AVEC UNE DÉCLARATION CHOC.

Rappelons d’abord que trois membres ou anciens membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) affirment depuis 2013 qu’un objet trouvé par hasard dans Internet par l’un d’eux est la « cage de la Corriveau », c’est-à-dire la structure ayant servi à montrer en public la criminelle Marie-Josephte Corriveau en 1763.

UN : Claudia Mendez Ishii, ancien membre du Conseil d’administration de la SHRL (aux côtés de Vincent Couture), a parlé de la « cage » à la chroniqueuse Mylène Moisan en juillet 2013, à l’époque où elle était la vice-présidente de la SHRL: « C’est elle [C. Mendez Ishii] aussi qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. « Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon [Pelletier], en auto. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » (Mylène Moisan, chroniqueuse, « En face, c’est Lévis, il n’y a rien…», Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php)

DEUX Claude Genest, ancien président et encore membre honoraire de la SHRL, aujourd’hui membre du Conseil d’administration de la SHRL (aux côtés de Vincent Couture), a écrit en novembre 2013 : « La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis.

« J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre, jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis [hebdomadaire de Lévis], 27 novembre 2013, p. 24)

TROIS Évelyne Fortier, un autre ancien membre du Conseil d’administration de la SHRL (à l’époque, Vincent Couture faisait déjà partie de ce conseil d’administration), a écrit au printemps 2013 : « La légende de La Corriveau est une histoire qui a fait couler bien de l’encre. L’histoire d’une femme considérée comme une sorcière qui a été pendue et exposée aux quatre chemins de Lévis d’avril à mai 1763. Durant 40 jours, elle était dans ce qu’on appelle un exosquelette, épousant les formes du corps humain. On pensait cette cage perdue dans un incendie il y a plusieurs années. C’est alors que, en décembre 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), avec l’aide des administrateurs, a retrouvé sa trace au Peabody Essex Museum, à Salem au Massachusetts. Depuis, la SHRL a pris certaines mesures pour enclencher le processus de rapatriement de cet artefact. » [La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), numéro 128 (Printemps 2013)]

Les trois personnages : Mendez Ishii, Genest et Fortier, affirment catégoriquement que la « cage » trouvée dans Internet est bien celle dans laquelle M.-J. Corriveau a été montrée en public. C’est clair !

COUP DE THÉÂTRE ASSOURDISSANT, MESDAMES ET MESSIEURS :

LE PRÉSIDENT DE LA SHRL, membre du conseil d’administration de la SHRL depuis dix ans, CONTREDIT MENDEZ ISHII, GENEST ET FORTIER ! Il leur dit :

Cessez tout de suite de dire que la « cage » trouvée est celle dans laquelle

M.-J. Corriveau a été montrée en public;

vous ne pouvez pas le prouver !

vous trompez donc nos membres !

vous trompez donc les Lévisiens !

vous trompez donc les médias !

Voici les paroles employées, écrites par Vincent Couture et publiées dans le numéro 122 de la revue de la SHRL :

« Comme vous le savez sans doute, la cage est actuellement conservée à la Réserve muséale de la Capitale nationale, car elle est présentement analysée par des professionnels pour être en mesure de valider son authenticité. […]

« Des spécialistes doivent faire des analyses physico-chimiques pour fournir un rapport exhaustif qui permettra de déterminer son authenticité et d’enclencher officiellement son rapatriement (si les analyses sont positives) afin de conserver précieusement une pièce importante de notre patrimoine qui a marqué des générations. La cage sera conservée jusqu’à l’automne 2015. Je souhaite que les résultats du rapport que nous allons recevoir seront positifs et que la cage pourra être rapatriée au Québec. » (La Seigneurie de Lauzon, numéro 122, printemps 2014)

Vincent Couture est clair :

Vincent Couture dit que personne ne peut affirmer, aujourd’hui, que la « cage » trouvée aux États-Unis est celle que les habitants de la région de Lévis ont pu voir en 1763. C’est ce que je soutiens depuis toujours. C’est ce que je dis quand je reproche sévèrement à Claudia Mendez Ishii, à Claude Genest, à Évelyne Fortier d’affirmer catégoriquement que la cage américaine est celle qui a été montrée à Lévis en 1763. D’autres personnes doivent ou devraient se sentir visées par ce reproche; je pense aux membres du conseil d’administration de la SHRL qui semblent, par leur silence (moi, je ne les ai pas entendus; vous ?), se ranger du côté de Mendez Ishii, Genest et Fortier (je pense notamment au juge Clément Samson, dont la présence dans cette galère est étonnante). Je pense aussi aux membres « ordinaires » de la SHRL, à ceux qui demeurent membres de la SHRL; ils ne comprennent pas que Mendez Ishii, Genest et Fortier les induisent en erreur ? ou ils comprennent mais ont peur de protester ? ou ils regardent ce qui se passe en rigolant ?

J’ai déjà demandé à la SHRL de fermer ses portes. Je le demande encore, plus fort !

Roger Martel (le Passeur de la Côte),

membre du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis pendant environ deux ans,

principal artisan de la réalisation de huit numéros de la revue trimestrielle de la SHRL,

participant actif à la réalisation du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis pendant douze ans (1986 -1998),

bénévole auprès d’émigrés installés à Lévis,

membre de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec de 1981 à 2007

Le président de la Société d’histoire régionale de Lévis, Vincent Couture, assomme des membres de son conseil d’administration avec une déclaration choc.

POST-SCRIPTUM

Les commanditaires et les partenaires de la Société d’histoire régionale de Lévis doivent suivre avec intérêt ce qui passe chez cette dernière. La liste suivante n’est pas exhaustive :

Mouvement Desjardins (plus précisément la Caisse populaire Desjardins de Lévis, dont le conseil d’administration est présidé par René Bégin, et la Maison Alphonse-Desjardins)

Ville de Lévis (maire : Gilles Lehouillier)

Musés de la civilisation de Québec (directeur : Michel Côté)

Commission de la capitale nationale du Québec (présidente et présidente et directrice générale : Françoise Mercure)

Musée national des beaux-arts du Québec (directrice et conservatrice en chef : Line Ouellet)

Musée canadien de l’histoire (président : lieutenant-général (à la retraite) Bill Leach; président-directeur général : Mark O’Neill)

Musée du Royal 22e Régiment (directeur : Dany Hame)

Tourisme Lévis

Tours Suivez le Guide

De deux choses l’une :

ou bien les partenaires de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour les deux expositions sur la cage de la Corriveau ont accepté d’aider la SHRL sans savoir ce que cette dernière allait faire et dire au juste (si c’est le cas, ils ont été totalement irresponsables);

ou bien ils savaient ce que la SHRL allait faire et dire; dans ce cas, ou bien ils ne se sont pas assurés que le projet de la SHRL reposait sur du solide, ou bien ils savaient que le projet de la SHRL n’était pas du tout conforme aux exigences de qualité et de rigueur qu’il leur est demandé d’observer (reste à savoir, naturellement, s’ils les respectent toujours), ce qui serait déplorable (le mot est faible), ce qui serait ignoble (le mot est plus juste).

Roger Martel (le Passeur de la Côte)

Lévis (Québec), 3 juillet 2015

AJOUT

Vincent Couture écrit (voyez ci-dessus) que la « cage de la Corriveau » appartient « à notre patrimoine ». Au patrimoine de qui au juste ? De Lévis ? Marie-Josephte Corriveau était une citoyenne de Saint-Vallier de Bellechasse, c’est là qu’elle aurait tué son mari, certains disent ses sept maris ! c’est là qu’elle aurait vécu une vie de sorcière, oui, de sorcière ! etc.. L’histoire de la Corriveau appartient à Saint-Vallier, pas à Lévis. Évidemment, la « cage », si elle se balançait quelque part à Lévis, attirerait des touristes à Lévis (pas à Saint-Vallier), des touristes et leur argent. Les marchands, les petites entreprises touristiques de Lévis seraient ravis (le maire taxeur itou). Et tant pis pour l’importance historique de la Corriveau et de sa « cage » ! L’importance historique de la « cage », se disent certains dans leur for intérieur (ou entre eux), ça n’a pas d’importance : pourvu que la « cage » attire l’argent des touristes mal informés. La SHRL a écrit que le dossier de la Corriveau est le dossier le plus important de son histoire; c’est triste à entendre. Le premier colon de Lévis, un personnage vraiment exceptionnel, Guillaume Couture, il est moins important , dans l’histoire de Lévis, que Marie-Josephte Corriveau ? Mgr Déziel, qui a bâti ou aidé à bâtir  des institutions qui vivent encore, il est moins important que Marie-Josephte Corriveau dans l’histoire de Lévis ? L’histoire de Lévis est très riche et très intéressante; il est malheureux qu’une société d’histoire dépense autant d’énergie, de temps et d’argent des citoyens  au personnage d’une LÉGENDE.