Les supplices en Occident, en Orient, hier, aujourd’hui…

supplice ecartèlement de Ravaillac - 2

« Les supplices usités par nos ancêtres n’étaient guère moins barbares que tous ceux que les Orientaux ont imaginés. L’Écartèlement de Ravaillac, d’après une gravure du temps. » (La Revue populaire, Montréal, juillet 1927)

François Ravaillac (1577-1610)

« Il [François Ravaillac] se croit investi de la mission de délivrer la France du « tyran » Henri IV, coupable à ses yeux de protéger les protestants et de vouloir faire la guerre au pape. Après plusieurs tentatives infructueuses, il revient à Paris en 1610 dans l’intention d’exécuter son projet, alors qu’Henri IV s’apprête à entrer en guerre contre le Saint Empire. Le 14 mai 1610, profitant d’un encombrement qui immobilise la voiture royale dans la rue de la Ferronnerie, il poignarde le roi, qui expire presque immédiatement. Arrêté et torturé, Ravaillac nie obstinément avoir été l’instrument d’une conspiration ourdie par les jésuites et par l’Espagne. Si son geste semble bien être celui d’un individu isolé, il doit être mis en relation avec la diffusion des thèses légitimant le tyrannicide, développées notamment par les jésuites Mariana (De rege et regis institutione, 1598) et Sâ (Institutions des confesseurs, 1593), et qui influencèrent de nombreux « Ravaillac en puissance » (Roland Mousnier). Au terme d’un procès instruit par le parlement de Paris, Ravaillac est condamné le 27 mai à être écartelé et brûlé. Le même jour, le parlement fait condamner par la Sorbonne les thèses de Mariana, dont l’ouvrage sera brûlé le 8 juin.« 

Source : Larousse, http://www.larousse.fr/archives/histoire_de_france/page/1028

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France a-t-il raison ?

« Ce que les hommes appellent civilisation, c’est l’état actuel des moeurs et ce qu’ils appellent barbarie, ce sont les états antérieurs. Les moeurs présentes, on les appellera barbares quand elles seront des moeurs passées. »

Anatole France – 1844-1924 – Sur la pierre blanche – 1905

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