Dossier La Cage de la Corriveau – Demande au conseiller Michel Patry.

Lévis (Québec), le 13 juillet 2015

M. Michel Patry, conseiller municipal, Ville de Lévis (Québec)

michel.patry@ville.levis.qc.ca 

Monsieur le conseiller municipal,

Le 12 mai 2015 j’ai publié le texte ci-dessous dans lepasseurdelacote.com (la partie principale de ce texte s’adresse directement au maire de Lévis, M. Gilles Lehouillier). Comme le maire nous montre, par son silence, qu’il est incapable de se défendre, c’est-à-dire de présenter des preuves et des raisonnement convaincants qui détruiraient mes affirmations et ma critique, je vous demanderais de bien vouloir tenter de l’aider en me répondant à sa place. Croyez bien que je vous lirais avec beaucoup d’attention (autant que le chef de votre parti, Lévis Force 10 Équipe Lehouillier, M. Lehouillier).

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Votre réponse sera publiée au lepasseurdelacote.com.

TEXTE TIRÉ DE HTTP://LEPASSEURDELACOTE.COM/TAG/GILLES-LEHOUILLIER/ :

Ce soir, le conseil municipal de Lévis se réunit; des citoyens iront l’écouter, certains lui parleront. Au début de la séance, le maire, l’honorable Gilles Lehouillier, invitera l’assistance à se recueillir (il serait aussi profitable, sinon plus, que le monde réfléchisse). J’aimerais qu’à cette occasion le maire lise à haute voix le texte suivant écrit par le célèbre et très-aimé Bernard Pivot :

Quia (à)

(locution adverbiale)

Être à quia, c’est n’avoir rien à répondre, être dans l’impossibilité d’opposer des arguments. Réduire quelqu’un à quia, c’est le réduire au silence. L’expression vient du latin quia, qui signifie « parce que » : la réponse « parce que » sans autre explication est en effet un aveu de faiblesse ou d’impuissance. (Bernard Pivot, 100 mots à sauver, Paris, Albin Michel, 2004, p. 96-97)

Changement de propos, je rappelle que j’ai écrit au maire Lehouillier au sujet des deux expositions sur la « cage de La Corriveau » que la Société d’histoire régionale de Lévis a présentées en 2013 et qui lui ont donné l’occasion de diffuser une affirmation parfaitement infondée qui a trompé presque tout le monde, et ce, grâce à l’aide de nombreux partenaires : Tourisme Lévis et la Ville de Lévis, entre autres. Je reproduis ci-dessous des extraits de certains de mes messages (que le maire de Lévis a pu lire et auxquels il n’a pas répondu). Bonne lecture !

Monsieur le maire,

La Ville de Lévis aide une société d’histoire qui répand une affirmation infondée et induit ainsi en erreur ses membres et la population, et vous pensez, Monsieur le maire, que les citoyens ne poseront pas de questions! Les dirigeants de la Ville et les dirigeants de la Société d’histoire régionale de Lévis seraient-ils complices? Les citoyens auront raison de se poser cette question, et d’autres, tant que des explications plausibles ne leur seront pas données par la Ville. Votre silence, dans cette affaire, vous disqualifie. On ne peut pas faire confiance à des dirigeants municipaux qui tolèrent qu’un organisme qu’ils aident par des subventions ou autrement trompe la population.

Monsieur le maire,

Je vous demande de me faire savoir :

1_Combien a coûté à la Ville de Lévis sa contribution à la préparation de l’exposition La Corriveau Au-delà de la légende et à sa présentation à la Gare intermodale de Lévis par la Société d’histoire régionale de Lévis, en 2013?

2_Combien a coûté à la Ville de Lévis sa contribution à la préparation de l’exposition La Corriveau Au-delà de la légende et à sa présentation au Centre de congrès et d’expositions de Lévis par la Société d’histoire régionale de Lévis, en 2013.

3_Combien a coûté à la Ville de Lévis, s’il y a lieu, sa contribution à la préparation et à la réalisation de toutes autres activités relatives à la « cage de la Corriveau » en 2013.

4_Combien a coûté à la Ville de Lévis, s’il y a lieu, sa contribution à la préparation et à la réalisation de toutes autres activités relatives à la « cage de la Corriveau » en 2014.

Dans le nouveau site Web de la Ville, Monsieur Lehouillier, vous parlez de « [votre] volonté d’être le plus transparent possible ». Qu’est-ce qui vous empêche d’être transparent dans le cas que je soulève? Si tout est beau, qui y a-t-il à craindre de la transparence?

Les faits accablent des élus municipaux de Lévis, notamment le maire, M. Gilles Lehouillier.

Fait 1 : en 2013, la ville de Lévis aide financièrement la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) à tenir à Lévis deux expositions accessibles à l’ensemble de la population.

Fait 2 : la raison d’être de ces expositions est la présentation au public et aux médias d’un objet que la SHRL affirme être la structure métallique dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau a été montrée en public en 1763.

Fait 3 : l’affirmation de la SHRL est tout à était infondée, les Musées de la civilisation de Québec le montrent, eux qui créeront un « comité scientifique » pour déterminer l’authenticité de l’objet.

Fait 4 : j’informe la ville de Lévis, principalement par des courriels envoyés au maire, que les expositions avaient induit en erreur la population et les médias.

Fait 5 : le maire Gilles Lehouillier ne répond à aucun de mes messages, le conseiller Robert Maranda ne répond pas au courriel que je lui ai expédié, aucun élu ou travailleur de la ville ne répond à mes communications, aucun, à ma connaissance, n’a parlé en public de l’action blâmable de la SHRL. Les faits sont pourtant indéniables.

Il est clair que le maire Lehouillier et les élus municipaux qui l’appuient se sont faits les complices et continuent de se faire les complices de la SHRL et de la diffusion de son affirmation infondée à Lévis et ailleurs au Canada. C’est une faute grave. Le maire Gilles Lehouillier et les élus municipaux qui l’appuient sont aussi coupables d’accepter l’utilisation inappropriée de fonds publics, c’est-à-dire d’argent appartenant aux seuls Lévisiens.

(Source : https://lepasseurdelacote.com/tag/gilles-lehouillier/)