Un mot au vérificateur général de Lévis au sujet du Service à la clientèle (sic) de la ville de Lévis.

Lévis, le 30 septembre 2015

Monsieur Yves Denis

Vérificateur général, Ville de Lévis (Québec)

Monsieur,

Dans son Rapport annuel 2007, votre prédécesseur a écrit ceci :

« Le service à la clientèle doit assurer rigoureusement les suivis et la prise en charge des plaintes en mettant en place un protocole de traitement des plaintes, tel que promis lors de son lancement en avril 2007. » (Vérificateur général de la Ville de Lévis – Rapport annuel 2007 Ville de Lévis, p. 26)

Le 23 septembre 2015, j’ai demandé au Service à la clientèle (SAC) de bien vouloir m’envoyer une copie de son Protocole de traitement des plaintes; le 24, le SAC m’a répondu ceci : « Il n’existe aucun protocole de traitement des plaintes ».

De deux choses l’une : soit la ville n’a jamais doté son SAC d’un protocole de traitement des plaintes et s’est ainsi trouvée à ignorer la recommandation de son vérificateur général, ainsi qu’à manquer à sa promesse, ou elle a créé un protocole de traitement des plaintes et l’a abandonné après.

Si j’en juge par la façon dont le SAC traite mes communications depuis longtemps, la recommandation susmentionnée de votre prédécesseur était pleine de bon sens. Pour la raison suivante : le SAC actuel, dépourvu d’un Protocole de traitement des plaintes, est une véritable patente à gosses ou, si vous préférez, « quelque chose dont on se demande à quoi ça sert », « quelque chose de mal fait, d’inefficace », un « drôle de bidule; un truc à la noix, un machin à la mords-moi le nœud »1. Le 28 septembre 2015, j’ai écrit à M. Jean Marion (un employé du SAC m’a assuré que M. Marion est le responsable du SAC), je lui ai parlé un peu de mes excursions dans l’antre du SAC. Je lui ai dit : « D’après mon expérience, le citoyen de Lévis qui soumet une plainte à sa ville ne peut pas avoir la certitude que sa plainte ne sera pas jetée à la poubelle : j’ai écrit de nombreuses fois aux conseillers et au maire, ils ne répondent jamais ».

(Vous trouverez ci-dessous la communication que j’ai envoyée à M. Marion le 28 septembre 2015. Je sais que vous la lirez.)

Faudrait-il que je vous expédie les communications que j’ai transmises à des élus ou à des employés de la ville de Lévis et qui sont restées lettre morte ?

Permettez-moi d’ajouter, j’aimerais pouvoir le faire en lettres de feu, que le SAC de Lévis fonctionne comme un machin opposé aux principes démocratiques, et que la conduite des élus envers moi (j’éclaire celle du maire, M. Gilles Lehouillier), est antidémocratique.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

1 Lionel Meney, Dictionnaire québécois-français (Guérin, p. 1264), cité par Antoine Robitaille au http://www.ledevoir.com/opinion/blogues/mots-et-maux-de-la-politique/332485/comment-traduire-patente-a-gosses.

 

Dans mon blogue (lepasseurdelacote.com) je publierai le présent courriel; je rendrai aussi publique votre réponse, sauf si vous m’opposez une objection et que je trouve cette objection légitime. Je ne jugerais pas légitime une objection qui, si je l’acceptais, m’empêcherait d’être complètement transparent envers mes concitoyens.

__________________________________________________________________

COURRIEL ENVOYÉ À M. JEAN MARION, RESPONSABLE DU SERVICE À LA CLIENTÈLE DE LA VILLE DE LÉVIS

Lévis, le 28 septembre 2015

Monsieur Jean Marion

Responsable du Service à la clientèle, Ville de Lévis

Monsieur,

Le 23 septembre 2015, j’ai demandé au Service à la clientèle de bien vouloir m’envoyer une copie de son Protocole de traitement des plaintes; le 24, le Service m’a répondu ceci : « Il n’existe aucun protocole de traitement des plaintes ». Cette réponse me surprend. Elle me surprend pour deux raisons :

Première raison : quand le Service à la clientèle a été créé, en 2007, la ville a promis de le doter d’un protocole de traitement des plaintes. *

Seconde raison : en 2007, dans son rapport, le vérificateur général de la ville de Lévis a recommandé de « [mettre] en place [au Service à la clientèle] un protocole de traitement des plaintes ». *

Pourriez-vous me dire pourquoi la ville n’a pas tenu sa promesse et pourquoi la recommandation du vérificateur général n’a pas été mise en oeuvre ?

Pourriez-vous me dire, à titre de responsable du Service à la clientèle, ce que votre Service fait quand il reçoit une plainte ? Allons-y avec un exemple.

I

Un citoyen soumet au Service à la clientèle une plainte concernant la conduite d’un conseiller à son égard. Il reproche au conseiller de ne pas avoir répondu aux questions, aux commentaires, aux demandes, aux plaintes, aux revendications, aux suggestions qu’il lui a présentés, sur une longue période, dans de nombreuses communications.

II

Le Service à la clientèle s’occupe-t-il lui-même du traitement, de A à Z, de la plainte du citoyen ? Transmet-il la plainte à un autre service de la ville, qui devra traiter la plainte de A à Z ? La plainte est-elle transmise au conseiller ? Si elle l’est, est-ce à titre informatif ? Ou est-elle expédiée au conseiller pour qu’il réponde lui-même au plaignant ? Si c’est le conseiller qui répond au plaignant, doit-il le faire en consultation avec un ou plusieurs services de la ville, et sa réponse doit-elle être soumise à l’approbation de l’ensemble des conseillers, du maire, d’un employé de la ville, d’un service de la ville ? Si le plaignant trouve insatisfaisante la réponse donnée à sa plainte, peut-il la contester ? Quels sont les délais autorisés pour réaliser chacune des étapes du processus ?

D’après mon expérience, le citoyen de Lévis qui soumet une plainte à sa ville ne peut pas avoir la certitude que sa plainte ne sera pas jetée à la poubelle : j’ai écrit de nombreuses fois aux conseillers et au maire, ils ne répondent jamais. Au fait, qui décide qu’une plainte doit prendre le bord de la poubelle ? Est-ce votre Service à la clientèle, Monsieur Marion ?

Ce ne sont pas les mauvais citoyens qui se plaindront du « protocole » de traitement des plaintes actuel de la ville de Lévis.

Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

* « Le service à la clientèle doit assurer rigoureusement les suivis et la prise en charge des plaintes en mettant en place un protocole de traitement des plaintes, tel que promis lors de son lancement en avril 2007. » (Vérificateur général de la Ville de Lévis – Rapport annuel 2007 Ville de Lévis, p. 26, https://www.ville.levis.qc.ca/fileadmin/documents/pdf/verificateur/rapportVG2007.pdf)

Monsieur Marion, je me réserve le droit de publier la présente et votre réponse dans le blogue lepasseurdelacote.com.

P.-S. C’est le Service à la clientèle qui m’a dit que c’est vous qui êtes son responsable (curieusement, l’employé qui m’a répondu n’était pas certain, il a fallu qu’il s’informe auprès d’un compagnon de travail).

Le Mouvement Desjardins et Monique F. Leroux refusent de participer aux travaux de la Commission parlementaire sur les paradis fiscaux.

Le Mouvement Desjardins et Monique F. Leroux refusent de participer aux travaux de la Commission parlementaire sur les paradis fiscaux.

C’est ce que dit le quotidien Le Soleil ce matin, 30 septembre 2015. :

« Les institutions financières canadiennes et les grandes firmes de stratèges-comptables ont décidé de bouder la commission parlementaire sur les paradis fiscaux.

« Aucun membre de ces deux groupes n’a répondu positivement à l’invitation de la Commission des finances publiques de l’Assemblée nationale du Québec, qui se penchera à partir de mercredi sur «le phénomène du recours aux paradis fiscaux à des fins d’évasion et d’évitement fiscaux».

« La liste des personnes, des institutions, des entreprises et des groupes invités demeure généralement confidentielle. Mais l’absence des firmes comptables, des grandes banques, ainsi que du Mouvement Desjardins – tous officiellement invités – a été confirmée par le président de la Commission des finances publiques, le libéral Raymond Bernier. »

Le Soleil, Publié le 30 septembre 2015 à 05h00 | Mis à jour à 08h40

(Le Soleil, http://www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/actualite-economique/201509/29/01-4905110-les-banques-boudent-la-commission-sur-les-paradis-fiscaux.php)

Desjardins parmi les magouilleurs

source : Réseau pour la justice fiscale Québec (RJFQC), http://rjfqc.org/2014/04/21/desjardinsparadisfiscaux/

« Mais croire en un effet de mode n’est peut-être que le symptôme d’un certain défaitisme journalistique devant l’apparente impuissance des individus et des États face à l’ampleur du problème. C’est cette dernière que révèlent les informations divulguées sur l’implication de VMD dans les paradis fiscaux. Peut-être ne sommes-nous pas choqués de voir les grandes banques canadiennes depuis longtemps intriguer avec les législations de complaisance des Caraïbes, mais plusieurs seront probablement surpris de voir Desjardins rejoindre les rangs des magouilleurs. Celle-ci, longtemps entourée d’une aura de sainteté héritée de son histoire et de sa forme coopérative, n’était que rarement écorchée par les médias pour des manquements à l’éthique. Cependant, Joncas et les autres journalistes nous montrent qu’elle n’était pas immunisée contre l’attrait de terres offshore. »

Desjardins: 16 ans de transactions aux Bahamas

source : Les Affaires, http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/services-financiers/desjardins-16-ans-de-transactions-aux-bahamas/567172Publié le 13/03/2014 à 16:43

Par Hugo Joncas

Une série de documents judiciaires et confidentiels et des témoignages qu’a recueillis Les Affaires permettent d’en savoir plus sur le passé trouble de Desjardins, de la Banque Nationale et de la Banque Laurentienne aux Bahamas.

….

Paradis fiscaux: la filière canadienne

L’enfer, c’est le fisc!

Source : http://www.journalensemble.coop/article/2014/03/lenfer-cest-le-fisc/557

4 avril, 2014 SIMON VAN VLIET

Jusqu’en 2004, la coopérative Desjardins a mouillé dans les eaux troubles des paradis bancaires par le biais d’une filiale de Valeurs mobilières Desjardins. Le représentant légal d’une autre filiale de Desjardins enregistrée au Delaware (le même que celui qui y représente Québécor et bon nombre de fleurons du Québec inc. qui y sont enregistrés) est une fiducie elle-même enregistrée à Gibraltar.

—–

Ce qu’est le Réseau pour la justice fiscale Québec (RJFQC)

Source : http://rjfqc.org/le-reseau/mission/

Le Réseau pour la justice fiscale Québec (RJFQC) est un organisme non partisan, indépendant, sans but lucratif, associé au réseau international Tax Justice Network.

Le RJFQC vise à alimenter la réflexion sur la fiscalité comme outil collectif fondamental permettant de financer les services publics et de maintenir des politiques rigoureuses en matières sociales, environnementales et économiques.

Le RJFQC défend le principe de justice fiscale dans la mouvance internationale du Tax Justice Network, mais concentre ses activités sur le Québec et le Canada.

Les objectifs poursuivis visent principalement à mettre en lumière:

les politiques fiscales et autres règlementations rendant possible l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux et financiers;

les intérêts des marchés financiers, institutions financières, entreprises multinationales dans les aires de non-droit;

les conséquences dévastatrices sur le financement des services publics des états et leur fonctionnement démocratique;

la timidité des actions entreprises par les gouvernements pour faire échec à ces lieux de concurrence déloyale;

les politiques publiques du Québec et du Canada ;

Pour ce faire, le Réseau pour la justice fiscale Québec entend entre autres moyens:

mener des recherches en lien avec différents acteurs sociaux et soutenir leurs initiatives;

dispenser des formations et tenir des conférences sur la question;

suivre l’évolution du dossier sur la scène nationale et internationale;

formuler des recommandations.

L’Équipe

Campagne électorale au Canada. Le pays vote le 19 octobre 2015. De quoi on pourrait bien parler ?

Voter, c’est très important.

CE QUE NOUS LISONS DANS LES JOURNAUX ET ENTENDONS À LA TÉLÉVISION

LES ÉCHOS DU NIQAB À QUÉBEC … L’enjeu du niqab fait des vagues dans la circonscription d’un candidat conservateur, à Québec.

(Source : Le Soleil, 28 septembre 2015.

Le chef du Bloc québécois mise sur le niqab

(Source : Le Devoir, 28 septembre 2015)

Serment de citoyenneté: Mulcair d’accord avec le port du niqab

(Source : La Presse, Publié le 25 février 2015)

Stephen Harper essaie de cacher son bilan derrière le niqab.

(Source : Journal de Montréal, http://www.journaldemontreal.com/2015/09/25/stephen-harper-essaie-de-cacher-son-bilan-derriere-le-niqab)

Un candidat conservateur invite à voter en cagoule.

(Source : Radio-Canada, http://ici.radio-canada.ca/sujet/elections-canada-2015/2015/09/23/011-candidat-conservateur-stephane-guinta-vote-cagoule-niqab.shtml0

C’est la question du niqab qui a suscité les échanges les plus animés du premier segment [du débat des chefs de Radio-Canada le 24 sept, 2015], consacré aux services donnés aux citoyens par le gouvernement.

(Source : Radio-canada, http://ici.radio-canada.ca/sujet/elections-canada-2015/2015/09/24/014-debat-chefs-francais-duceppe-mulcair-harper-trudeau-may.shtml)

Retour sur le débat d’hier. Le niqab : stratagème électoral ou réel enjeu de fond ?

(l’un des sujets de l’émission 24/60 sur RDI le 29 septembre 2015, http://ici.radio-canada.ca/emissions/24_heures_en_60_minutes/2014-2015/)

MAIS…

Combien de femmes portent le niqab au Canada et au Québec?

On ne dispose d’aucune donnée sur le nombre de Canadiennes portant un voile intégral.

Frédéric Castel estime qu’il y en a environ une cinquantaine au Québec. Puisqu’on en parle beaucoup dans les médias, on pourrait croire que le phénomène est courant, mais c’est surtout une question de perception, croit le chercheur.

Frédéric Castel, spécialiste des religions à l’UQAM

(Source : http://ici.radio-canada.ca/sujet/elections-canada-2015/2015/09/21/017-femmes-voile-niqab-serment-musulmans-controverse-canada-analyse-elections.shtml )

Au Canada, depuis 2011, seulement deux femmes sur 680 000 ont refusé de prêter le serment de citoyenneté parce qu’on leur interdisait de porter le niqab et ont ainsi renoncé à la citoyenneté canadienne.

(source : http://ici.radio-canada.ca/tele/le-telejournal-22h/2014-2015/, 29-09-2015)

Les politiciens parlent, parlent, parlent, ils parlent du niqab, porté par une poignée de personnes… Pendant ce temps-là, ils ne dissertent pas sur des problèmes et des questions beaucoup plus importants en cette période de notre histoire, des problèmes et des questions comme ceux-ci :

Les femmes autochtones sont trois fois plus à risque de violence que les autres Canadiennes et surreprésentées parmi les femmes disparues et assassinées au pays.

En 2014, on apprend que leur nombre – 1186 en 30 ans – dépasse les estimations précédentes, qui avoisinaient plutôt les 600.

(source : http://ici.radio-canada.ca/sujet/femmes-autochtones-assassinees-disparues)

Le clivage entre les générations

Les jeunes Canadiens de 25 à 29 ans gagnent moins que leurs aînés, qu’il s’agisse d’hommes ou de femmes, d’individus ou de couples, et tant avant qu’après impôt.

Ce clivage entre les générations minerait la croissance économique et menacerait la stabilité sociale, selon le groupe de réflexion économique.

(http://ici.radio-canada.ca/regions/atlantique/2014/09/24/007-ecart-salaire-jeune-generation-conference-board-canada.shtml)

Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes?

Malgré les progrès remarquables que les femmes ont réalisés en matière de scolarisation, elles continuent d’afficher un revenu de travail inférieur à celui des hommes. En 2011, le salaire horaire moyen des femmes qui travaillaient à temps plein au Canada représentait 87 pour cent de celui des hommes. Au Québec, ce ratio était de 90 pour cent.

On doit se réjouir que l’écart salarial entre les sexes se soit atténué au cours des récentes décennies, mais pourquoi un écart persiste-t-il ? Dans Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ?, j’examine cette question à l’aide des recherches et analyses statistiques les plus pertinentes et rigoureuses menées au cours des 10 dernières années à partir des données d’enquêtes de Statistique Canada *.

(http://quebec.huffingtonpost.ca/carole-vincent/ecarts-salaires-hommes-femmes_b_4108728.html)

Beaucoup d’élèves mauvais en littératie au Canada

Selon des données de 2003, près de la moitié des Canadiens n’auraient pas la compétence fonctionnelle en lecture et en écriture que présuppose la vie dans une société moderne.

(Source : Parlement du Canada, http://www.parl.gc.ca/Content/LOP/ResearchPublications/2012-46-f.htm)

Le niveau de littératie est généralement plus faible chez les populations autochtones et francophones.

(Source : Parlement du Canada, http://www.parl.gc.ca/Content/LOP/ResearchPublications/2012-46-f.htm)

Les jeunes n’arrivent plus à se payer une maison

Les jeunes familles québécoises sont de moins en moins nombreuses à faire l’acquisition d’une résidence, en raison notamment de la difficulté à épargner pour la mise de fonds nécessaire à l’achat.

(source : http://argent.canoe.ca/vos-finances/immobilier/les-jeunes-narrivent-plus-se-payer-une-maison-10092014 – Le 10 septembre 2014)

L’analphabétisme au Québec – Un fléau pour toute la société

«Notre système scolaire produit des analphabètes et les abandonne»

(Source : Le Devoir, 3 septembre 2011, http://www.ledevoir.com/societe/education/330606/l-analphabetisme-au-quebec-un-fleau-pour-toute-la-societe)

Ce sont 49 % des Québécois qui ont des difficultés de lecture, qui cherchent à éviter les situations où ils ont à lire et, lorsqu’ils parviennent à décoder une phrase, qui n’en saisissent pas forcément le sens.

(Source : Le Devoir, 3 septembre 2011, http://www.ledevoir.com/societe/education/330606/l-analphabetisme-au-quebec-un-fleau-pour-toute-la-societe)

Les ménages canadiens vivant sous le seuil de pauvreté

Près de 15% des Canadiens vivent sous le seuil de pauvreté relative, dont un peu plus d’un million d’enfants, et les provinces de l’Est sont plus pauvres que le reste du Canada, selon des statistiques publiées mercredi.

(Source : La Presse, Publié le 10 décembre 2014, http://affaires.lapresse.ca/economie/canada/201412/10/01-4827021-pres-de-15-des-menages-canadiens-vivent-sous-le-seuil-de-pauvrete.php)

Système de santé

La performance du Canada n’est pas très bonne lorsqu’on compare son système de santé à celui d’autres pays développés. Une récente étude révèle que le Canada arrive avant-dernier parmi les 11 pays étudiés, loin derrière le Royaume-Uni, la Suisse et la Suède. Seuls les États-Unis obtiennent de moins bons résultats.

(source : http://www.lapresse.ca/actualites/sante/201406/27/01-4779261-le-systeme-de-sante-canadien-ecorche.php)

Les revenus des Canadiennes et des Canadiens

FAITS SUR LE REVENU • 1 enfant canadien sur 7 vit dans la pauvreté. Cela nous met en 15e place de 17 pays ayant un développement similaire.4 • La pauvreté infantile peut être un meilleur facteur prévisionnel des maladies cardiovasculaires et du diabète à l’âge adulte que les conditions de vie et le comportement à un âge plus avancé.5 • Plus de 11 % des Canadiens en âge de travailler vivent dans la pauvreté. Seuls le Japon et les États-Unis sont pires.6 • Selon une étude menée en 2010, environ 400 000 travailleurs à temps plein de plus de 25 ans gagnaient moins de 10 $ de l’heure — moins que le seuil de pauvreté.7 • Le revenu d’aide sociale annuel au Canada varie de 3 247 $ pour une personne seule à 21 213 $ pour un couple avec deux enfants. Les « meilleurs » programmes assurent un revenu à 80 % du seuil de pauvreté. Le revenu le plus bas est à peine à 30 % de ce qu’il faut pour « atteindre » la pauvreté.

(Source : Association médicale canadienne, Les soins de santé au Canada : QU’EST-CE QUI NOUS REND MALADES ? Rapport des assemblées publiques de l’Association médicale canadienne | Juillet 2013, https://www.cma.ca/Assets/assets-library/document/fr/advocacy/What-makes-us-sick-f.pdf)

Des gens d’affaires prônent l’abandon de l’actuel projet de loi C51 (Loi antiterroriste de 2015).

Des gens d’affaires demandent au premier ministre Stephen Harper d’abandonner le projet de loi antiterroriste dans sa forme actuelle pour le retourner sur la planche à dessin.

Une soixantaine de dirigeants d’entreprise et d’investisseurs canadiens ont signé une lettre dans laquelle ils expriment leurs inquiétudes devant le projet de loi C-51. Selon eux, il a «le potentiel de causer des torts irréparables à l’économie numérique» et risque d’ébranler la confiance envers le Canada à l’échelle internationale.

(source : TVA, http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2015/04/20150421-125733.html)

«Le système juridique et les droits qu’il accorde aux citoyens est l’un des avantages les plus précieux du Canada. Les consommateurs et les entrepreneurs se fient à ces droits pour brasser des affaires, faire croître l’économie et établir des contacts. Toute loi qui affaiblit cet avantage déprécie notre valeur en tant que pays…

(Source : Barreau du Québec, https://www.barreau.qc.ca/pdf/medias/positions/2013/20130405-pl-c51.pdf)

« le Barreau estime que le projet de loi C-51, tel que rédigé, soulève plusieurs interrogations quant à la conformité des modifications qu’il prévoit par rapport à la Charte canadienne des droits et libertés. »

(source : http://www.lapresse.ca/actualites/201503/09/01-4850637-amnistie-internationale-sinquiete-du-projet-de-loi-antiterroriste.php)

Le Canada ne doit pas emprunter la pente dangereuse qui consiste à éroder des droits de la personne pour assurer la sécurité publique, comme l’ont fait d’autres pays, soutient l’organisme [Amnistie internationale Canada].

«Les menaces terroristes doivent impérativement être déjouées grâce à des mesures qui respectent les obligations internationales en matière de droits de la personne», a soutenu lundi le secrétaire général d’Amnistie internationale Canada, Alex Neve.

(source : http://www.lapresse.ca/actualites/201503/09/01-4850637-amnistie-internationale-sinquiete-du-projet-de-loi-antiterroriste.php)

Disparité de traitement entre les travailleurs établis et les travailleurs récemment embauchés –

Force jeunesse demande aux partis politiques fédéraux de s’opposer aux clauses de disparité de traitement, qui permettent aux employeurs de traiter différemment des travailleurs récemment embauchés. À l’aube de la campagne électorale fédérale, l’organisme souhaite voir quels partis se porteront à la défense des jeunes et des nouveaux arrivants qui « n’ont pas les mêmes acquis que leurs collègues ».

Ces employés sont les premiers touchés lorsqu’une entreprise vit des difficultés financières, déplore Nolywé Delannon, présidente de Force jeunesse.

(source : http://www.ledevoir.com/politique/canada/446085/jeunes-travailleurs-force-jeunesse-demande-aux-partis-federaux-de-proner-un-traitement-equitable)

Le Canada toujours prêt à « tirer profit » de la torture

Déclaration de Steven Blaney, encore candidat du Parti conservateur de Stephen Harper dans la circonscription de Bellechasse–Les Etchemins–Lévis :

«Soyons clairs, le Canada ne tolère pas la torture», a déclaré Steven Blaney en réponse à une question de l’opposition aux Communes, jeudi.

«Maintenant, si des informations sont portées à l’attention des services de renseignement ou de nos services d’application de la loi et qui peuvent sauver la vie de Canadiens, je m’attends à ce qu’elles soient considérées», a-t-il cependant précisé.

(source : http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/201412/11/01-4827475-torture-ottawa-considererait-certaines-informations.php vu le 29-09-2015)

Transfert canadien en matière de santé insuffisant

… les dépenses en santé, liées au vieillissement de la population, continuent de faire mal aux administrations des provinces. Leur dette dépassera l’équivalent de 200 % du PIB après 75 ans. Avec ce gouffre viendraient des paiements au titre de service de la dette qui pourraient atteindre 10 % du PIB.

[…]

Le DPB [directeur parlementaire du budget du gouvernement du Canada] croit qu’Ottawa pourrait facilement remédier à la situation, en augmentant le Transfert canadien en matière de santé (TCS).

(source : Radio-Canada, http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/economie/2015/07/21/002-dette-finance-ottawa-province-directeur-parlementaire-budget-puge.shtml)

Les provinces ne se plaignent pas pour rien du déséquilibre fiscal. Une étude démontre que le Québec aurait touché cinq milliards de dollars par année de plus en transferts fédéraux si ces paiements avaient suivi la moyenne des années 1989 à 1995.

L’étude, réalisée par l’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC), démontre à quel point les transferts fédéraux en baisse jouent un rôle important dans les contraintes budgétaires auxquelles le Québec se heurte encore aujourd’hui.

(source : http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2015/09/09/004-etude-irec-transferts-federaux-desequilibre-fiscal-milliards.shtml)

Endettement des Canadiennes et des Canadiens : la tête dans l’eau

Vous jonglez avec vos cartes de crédit pour vous remettre à flot, mais vous croulez sous les dettes? Voici des conseils pour redresser la barre.

Le taux d’endettement des ménages canadiens est de plus de 163 %, incluant les emprunts hypothécaires. Autrement dit, pour chaque dollar de revenu disponible, une famille emprunte en moyenne 1,63 $. Un niveau record, qui place le Canada parmi les plus mauvais élèves des pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Pour sa part, le Québec affiche un taux d’endettement de 146 %. Selon une étude de Desjardins, 10 % des ménages de la province se trouveraient dans une zone d’inconfort financier et 4 % navigueraient en zone critique. Et lorsqu’une personne vit d’une paye à l’autre sans pouvoir épargner, le moindre imprévu, comme une longue maladie, une séparation ou une période de chômage prolongée, peut tout faire basculer.

(source : Protégez-Vous, Mise en ligne : septembre 2015 | Magazine : octobre 2015, http://www.protegez-vous.ca/affaires-et-societe/surendettement.html)

L’exploitation des sables bitumineux est une catastrophe écologique mondiale.

Greenpeace demande aux gouvernements et aux compagnies pétrolières de cesser le déploiement du pétrole le plus sale du monde.

Lacs toxiques, camions géants énergivores, rivière transformée en égout industriel, forêts rasées … les sables bitumineux ressemblent à l’enfer d’un point de vue écologique. C’est que le bitume, englué dans la glaise et le sable sous les forêts du nord de l’Alberta, ne se donne pas. Il faut aller le chercher au prix de techniques coûteuses, dangereuses pour la santé des Premières Nations vivants sur ces territoires, et extrêmement polluantes. Ce qui en fait le pétrole le plus « sale » au monde.

(source : http://www.greenpeace.org/canada/fr/campagnes/Energies/sables-bitumineux/)

Lutte contre le crime

Une analyse froide des chiffres le confirme: même si les taux de criminalité dégringolent, comme l’a clamé récemment Statistique Canada, près de la moitié des Canadiens croient que les crimes violents sont en hausse galopante. Le discours alarmiste martelé par les conservateurs depuis leur entrée au pouvoir a saisi d’émotion la population; elle croit à une menace inventée au point de cautionner une pléthore de mesures destinées à resserrer la loi et l’ordre.

[] il a été démontré que les longues périodes d’incarcération favorisent la récidive, tandis que réadaptation et la libération progressive améliorent la sécurité du public.

Devant un tel paradoxe, les esprits critiques s’échauffent. Comme l’ont fait cette fin de semaine les membres de l’Association du Barreau canadien, dont les réserves sur les ambitions fédérales sont sévères. Par résolution, ils critiquent le manque de souplesse dont disposent les juges dans l’imposition d’une peine, particulièrement lorsqu’une injustice pourrait en découler.

Témoins privilégiés des tares du système, ils s’inquiètent notamment des effets pervers de la désinstitutionnalisation, qui a catapulté du lit d’hôpital à la cellule des personnes souffrant de maladie mentale. [] Non seulement surcharge-t-on inutilement le réseau carcéral, mais on alloue énergies et ressources en répression plutôt qu’en prévention du crime, en réadaptation ou en lutte contre la pauvreté. []

Aux anachronismes des dirigeants s’ajoutent en outre leurs silences sur la matière essentielle: quel est le coût projeté des mesures à venir en plus de l’impact de dizaines de changements déjà entérinés, qui engorgeront un système carcéral déjà ballonné? Les milliards projetés pour soutenir le plan conservateur ne revêtent aucun sens, surtout lorsque l’on comprend qu’ils reposent sur un mirage.

(Source : Marie-Andrée Chouinard, http://www.ledevoir.com/politique/canada/329493/lutte-contre-le-crime-anachronique-harper)

Des enfants de maternelle vulnérables

En 2012, l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal publie, suite à une enquête, que « Les enfants vivant dans un milieu très défavorisé rencontrent des défis plus importants pour se développer de façon optimale. À Montréal, la proportion d’enfants de maternelle vulnérables dans au moins un domaine atteint 34 % chez les enfants résidant dans un milieu très défavorisé, comparativement à 22 % chez ceux résidant dans un milieu très favorisé. De tels écarts sont observés dans chacun des cinq domaines de développement »2.

(Source : http://www.cea-ace.ca/fr/education-canada/article/l’importance-de-commencer-tôt)

Taux de décrochage était de 22,6 % chez les membres des Premières nations vivant à l’extérieur des réserves

Selon les plus récentes données de l’Enquête sur la population active pour la période de 2007-2010, le taux de décrochage était de 22,6 % chez les membres des Premières nations vivant à l’extérieur des réserves, les Métis et les Inuits âgés de 20 à 24 ans, et de 8,5 % chez les non-Autochtones. Le taux de décrochage était de 25,8 % chez les jeunes des Premières nations vivant à l’extérieur des réserves (Indiens de l’Amérique du Nord) et de 18,9 % chez les jeunes Métis.

(Source : Statistique Canada, http://www.statcan.gc.ca/pub/81-004-x/2010004/article/11339-fra.htm#f)

La culture scientifique à l’école et le manque de pensée critique chez les écoliers et les étudiants

Pourtant, l’expression «culture scientifique» est utilisée couramment pour affirmer que nous n’en avons pas4; que nous sommes pratiquement à un degré de barbarie scientifique. Qui n’a pas entendu parler de ces résultats d’enquêtes affirmant la rotation du soleil autour de la terre, pratiquement de la terre plate, de l’électricité qui coule dans les fils, etc.? Une première question se pose donc: Est-ce à dire que la culture scientifique est faible chez le commun des mortels parce que l’école ne fournit pas les bases permettant son développement?

(Source : Ghislain Arsenault (président de l’Association des professeurs de sciences du Québec), La culture scientifique et l’école, http://www.cirst.uqam.ca/PCST3/PDF/Communications/ARSENAULT.pdf)

Manque de pensée critique chez les écoliers et les étudiants

La Philosophie pour enfants (PPE) est un programme créé par le philosophe et pédagogue américain Matthew Lipman au début des années 1970, dans le but de pallier ce qu’il considérait comme un manque de pensée critique chez ses étudiants universitaires et ses collègues, mais aussi dans la société en général.

(source : https://www.ficsum.com/dire-archives/volume-23-numero-2-ete-2014/societe-la-philosophie-pour-enfants-un-programme-pour-lutter-contre-la-violence-a-lecole/)

Les dépenses militaires du Canada

Le Canada parmi les champions des dépenses militaires

Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, jamais le Canada n’a autant dépensé dans le domaine militaire qu’en 2010-2011. Au point de figurer dans le haut du classement mondial à ce chapitre.

(source : http://www.ledevoir.com/politique/canada/318424/le-canada-parmi-les-champions-des-depenses-militaires)

Les défis de la retraite

Il est généralement convenu qu’il faut remplacer à la retraite 70 à 75 % du revenu avant la retraite pour maintenir le niveau de vie une fois à la retraite. Or, les régimes publics sont très loin de ce taux de remplacement visé. Par exemple, une personne qui aurait travaillé toute sa vie en gagnant le salaire industriel moyen et qui prend sa retraite en 2015 en ne comptant que sur les régimes publics ne recevra des régimes publics que 40% de son revenu avant la retraite.

(source : http://observatoireretraite.ca/ameliorer-le-regime-de-rentes-du-quebec-pour-faire-face-aux-defis-de-la-retraite/)

Déséquilibre démographique : plus de personnes de 65 ans et plus que d’enfants de 14 ans et moins.

Selon M. [Richard] Saillant (directeur général de l’Institut canadien de recherche en politiques et administration publiques de l’Université de Moncton), le gouvernement fédéral devra éventuellement prendre en compte l’âge de la population des provinces et pas seulement leur nombre dans le cadre des transferts fédéraux.

« À long terme, on risque une société à deux vitesses. Il faut une réponse fédérale : comment est-ce qu’on s’organise pour fournir davantage de soutien à long terme aux provinces plus vieillissantes? »

De plus, il craint que les changements démographiques entraînent un déplacement du pouvoir vers l’ouest du pays. Il invite donc les politiciens à profiter de la campagne électorale pour aborder la question de la réforme des institutions, notamment le Sénat, afin qu’elles représentent mieux les intérêts régionaux.

(Source : http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2015/09/29/001-canada-statistique-personnes-agees-65-ans-plus-enfants-premiere.shtml)

Le mal que font les paradis fiscaux aux Canadiens

Un rapport rédigé par le Tax Justice Network en 2011 estime que le Canada perd 80 milliards de dollars par année en évasion fiscale de toute sorte. []

(source : http://www.echecparadisfiscaux.ca/levez-le-voile/connaitre-les-faits/)

L’OCDE dénonce le calvaire des chômeurs au Canada (2015)

Chacun de nous a la même hantise : perdre son emploi – lorsqu’on en a un – parce que l’entreprise dans laquelle on évolue fait faillite ou réduit ses effectifs. Ce qui arrive bel et bien chaque année en moyenne à 2,2% des employés canadiens ayant au moins un an d’ancienneté. Mais ce que l’on sait moins en général, c’est le calvaire qui en découle pour les individus concernés. Oui, un calvaire, le terme n’est pas excessif, comme vient de le mettre en évidence de manière éloquente l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans une étude intitulée Retrouver du travail au Canada.

(source : http://www.lesaffaires.com/blogues/olivier-schmouker/l-ocde-denonce-le-calvaire-des-chomeurs-au-canada/581210)

Portrait de la misère quotidienne à Montréal

Des dizaines de milliers de Montréalais doivent s’affamer pour payer leur loyer ou sont contraints de vivre dans des logements insalubres, deux situations susceptibles d’entraîner des problèmes de santé physique et mentale.

C’est du moins ce que révèle le rapport Pour des logements salubres et abordables révélé lundi par la Direction de la santé publique (DSP) de Montréal dans le cadre du Forum montréalais sur le logement et la santé.

Selon le rapport, 210 000 ménages montréalais consacraient plus de 30 % de leur revenu à payer leur logement en 2014; 95 000 d’entre eux ont souffert d’insécurité alimentaire, et plus de 50 000 ont manqué de nourriture en raison d’un manque d’argent.

(source :http://ici.radio-canada.ca/regions/montreal/2015/09/14/001-misere-montreal-logements-insalubres-insecurit-alimentaire.shtml, Mise à jour le lundi 14 septembre 2015)

Déclin rapide du financement et de la liberté des scientifiques du gouvernement du Canada.

Le gouvernement canadien critiqué par plus de 800 scientifiques

Dans une lettre ouverte adressée au premier ministre Stephen Harper, plus de 800 scientifiques de partout à travers le monde critiquent ce qu’ils qualifient du déclin rapide du financement et de la liberté des scientifiques du gouvernement du Canada.

Les 815 signataires provenant de 32 pays déplorent que le travail des scientifiques canadiens soit entravé par les compressions dans leurs budgets et par des contraintes sur leur liberté de voyager, de communiquer et de collaborer avec leurs collègues des autres pays.

Les scientifiques croient pourtant que la complexité des problèmes environnementaux et de santé publique nécessitent la participation des experts de tous les pays, dont le Canada.

(source : La Presse, Publié le 21 octobre 2014, http://www.lapresse.ca/actualites/sciences/201410/21/01-4811319-le-gouvernement-canadien-critique-par-plus-de-800-scientifiques.php)

Pourquoi nos gouvernement n’utilisent-ils pas de nouvelles sources de revenus, qui existent, au lieu d’abolir des services et des programmes nécessaires ?

Chaque année au Canada, nous apprend M. Alain Denault, ce sont plus 170 milliards de dollars (dont 60 milliards pour un seul pays, la Barbade) qui échappent, selon les récentes données de Statistique Canada, à l’obligation de payer les impôts dans notre pays. À une échelle plus globale, nous apprend M. Denault, « la moitié du stock mondial passe par les mains des gens qui ont inscrit leurs activités dans des paradis fiscaux ».

Y a-t-il des solutions à ce jeu d’écriture comptable à laquelle se livre allègrement une caste de privilégiés qui nous font perdre, chaque année, des millions et des millions en argent neuf qui nous auraient permis de financer nos programmes sociaux? Oui, répond M. Denault.

Entre autres solutions simples, il faut :

 Inscrire ce problème au centre du débat public (partis politiques, syndicats, organismes communautaires, organisations de défense des droits de l’homme, etc.);

 Renforcer les réseaux pour la justice fiscale qui existent ici et un peu partout à travers le monde;

 Lever le secret bancaire pour rendre possibles les enquêtes sur les activités économiques et commerciales des entreprises établies dans les pays paradis fiscaux;

 Au lieu d’imiter les pays paradis fiscaux comme le font certains gouvernements chez nous (en abaissant ou en abolissant, par exemple, les services de taxation au prétexte que c’est de cette manière uniquement qu’on peut attirer les entreprises), il faut arrêter de financer les entreprises qui ont recours aux paradis fiscaux;

 Abolir les fiscalités de complaisance pour que chaque citoyen et chaque entreprise, en fonction de son revenu réel, fasse sa juste part dans l’effort pour redresser les finances publiques, etc.

(source : Lamine Diédhiou
Professeur de sociologie, Département de Sciences socialeshttp://seecl.qc.ca/wp-content/uploads/2014/11/Conférence-Alain-Deneault.pdf)

La liste n’est pas complète, vous le devinez.

Voter, c’est très important. Vous n’en êtes pas convaincus, électrices, électeurs ?

Rappelez-vous qu’Adolf Hitler, chef du parti nazi,

n’a pas pris le pouvoir par les armes en 1933;

il a été élu !

Voter, c’est très important, hein ?

Le 19 octobre 2015, que le niqab ne vous empêche pas de voir les questions et les problèmes les plus importants au Canada.

Page créée par Roger Martel les 29 et 30 septembre 2015

Soins à domicile: l’ère du ministre du rationnement | Le blogue de Jean-François Lisée

La Protectrice du citoyen a mené l’enquête. Elle est formelle. Le gouvernement Couillard ne donne pas suffisamment de ressources au système de santé pour couvrir les besoins en soins en domicile. En fait, c’est au point où les soins sont rationnés.

Source : Soins à domicile: l’ère du ministre du rationnement | Le blogue de Jean-François Lisée

Société québécoise d’histoire de la pharmacie – Le premier numéro de sa revue maintenant en ligne.

Source : SQHP – Société québécoise dhistoire de la pharmacie

la SQHP diffuse en ligne gratuitement le n°1 de sa revue Pharmacopolis, édité en 2014. (59 p.) Nous espérons que sa lecture vous donnera le gout de lire celui de 2015 en vous le procurant, par abonnement ou sur demande (voir sur le site de la SQHP).
Si vous avez le goût d’y collaborer, il vous suffit de nous contacter à sqhp@pha.ulaval.ca
Bonne lecture.
http://www.sqhp.pha.ulaval.ca/publications/index.html

La Caisse Desjardins de Lévis et la triste affaire de la cage de la Corriveau.

Lévis (Québec), le 28 septembre 2015

Monsieur René Bégin, comptable agréé

Président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins

Lévis (Québec), G6V 0M5

Monsieur,

C’était le 10 juin 2015, je vous ai envoyé un courriel auquel vous n’avez pas encore répondu (vous trouverez ce courriel ci-dessous ainsi qu’au https://lepasseurdelacote.com/2015/06/10/la-caisse-desjardins-de-levis-et-laffirmation-infondee-de-la-societe-dhistoire-regionale-de-levis/); nous sommes le 28 septembre 2015.

Si la Caisse Desjardins de Lévis n’a rien à se reprocher dans l’affaire de la cage de la Corriveau, ne serait-il pas préférable pour le Mouvement Desjardins que vous le disiez haut et fort, Monsieur René Bégin, ne serait-il pas préférable pour le Mouvement Desjardins que vous tentiez le démontrer, que la Caisse n’a rien à se reprocher, ne serait-il pas préférable pour le Mouvement Desjardins que vous tentiez, Monsieur René Bégin, de démolir ma critique ? Si vous croyez que votre silence vous grandit, vous vous trompez.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis


Lévis, le 10 juin 2015

Monsieur René Bégin, comptable agréé

Président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis

995, boulevard Alphonse-Desjardins

Lévis (Québec), G6V 0M5

Monsieur,

Je suis heureux de m’adresser à vous, qui exercez le métier de comptable. Pourquoi, vous demandez-vous probablement ? Parce que votre travail exige constamment de la rigueur, parce que je crois que votre appartenance à l’Ordre des comptables professionnels agréés du Québec peut m’assurer que vous saurez mesurer de manière précise la place qu’a occupé la rigueur dans le déroulement de l’affaire de la cage de la Corriveau, qui m’amène à vous écrire.

Permettez-moi de vous présenter des faits que vous trouverez certainement utile de connaître et que vous pourrez vérifier facilement et rapidement.

I

À compter de 2012 (peut-être même avant), la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) a commencé à répandre une affirmation infondée concernant une structure métallique qui aurait été découverte par hasard, sur la Toile, par la personne qui était, à l’époque, la vice-présidente de la SHRL (il s’agit de Mme Claudia Mendez Ishii). La SHRL a affirmé catégoriquement que cette structure était la ‘ »cage » dans laquelle la criminelle Marie-Josephte Corriveau (le personnage de la très célèbre légende québécoise) a été montrée en public après sa pendaison en 1763.

Dans le numéro 124 (hiver 2012) de La Seigneurie de Lauzon (revue de la SHRL), Mme Mendez Ishii a écrit ceci :

« … avec l’aide de Vincent Couture [membre du conseil d’administration de la SHRL] et de Manon Pelletier [membre du conseil d’administration de la SHRL et organisatrice de visites touristiques avec Mme Mendez Ishii, du moins à l’époque], nous avons retrouvé la cage de la Corriveau au Peabody Essex Museum aux États-Unis. […] en décembre, deux membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis, Manon Pelletier et moi-même, sommes allées rendre visite à la cage de la Corriveau. […] Ce n’est pas une cage à proprement parler, mais plutôt un exosquelette en fer noir, ajusté au corps par des bandes trouées comme des lanières en fer forgé et qui épousent parfaitement les formes du corps d’une très petite femme. […] On doit admettre le talent et le savoir-faire du forgeron Richard Dee, le concepteur, qui a réussi ce moule avec une grande finesse. On reconnaît sans l’ombre d’un doute la silhouette et même le profil de Marie-Josephte Corriveau… »

Le 31 juillet 2013, le quotidien Le Soleil a publié un article consacré à Mme Mendez Ishii; en voici un extrait :

« C’est elle [C. Mendez Ishii] aussi qui a retracé la cage de La Corriveau au Peabody Essex Museum à Salem, qui a offert de la redonner à Lévis. Elle l’a trouvée sur Internet, par hasard. « Quand j’ai compris qu’elle était là, je suis partie avec mon associée, Manon, en auto. Ils nous ont emmenées dans les voûtes, dans une salle. La cage était sur une table, toute petite, faite sur mesure. C’est comme un exosquelette. J’ai eu de la peine quand j’ai vu l’objet. » (Mylène Moisan, chroniqueuse, « En face, c’est Lévis, il n’y a rien…», Le Soleil, 31 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/chroniqueurs/201307/30/01-4675548-en-face-cest-levis-il-ny-a-rien.php).

M. Claude Genest, ancien président et membre honoraire de la SHRL, a écrit ceci dans un article publié dans un hebdomadaire de Lévis en novembre 2013 :

« La redécouverte de la cage mythique aux États-Unis, son retour sur notre territoire et son exposition est un accomplissement unique. Ce qui s’est passé à l’occasion de la première semaine d’octobre représente une nouvelle page fascinante de l’histoire de Lévis.

« J’ai apprécié chaque moment de mon expérience. Du dévoilement de l’objet au Musée de la civilisation de Québec, le 1er octobre, jusqu’à la fermeture des portes de l’exposition au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, le dimanche 6 octobre à 22 h, je dois avouer que j’ai savouré chacune des secondes. » (Claude Genest, La fin de la légende, Le Journal de Lévis, 27 novembre 2013, p. 24)

II

L’affirmation de la SHRL, de Mme Mendez Ishii, de M. Genest, est contredite :

Les Musées de la civilisation de Québec montrent que l’affirmation de la SHRL est infondée :

a) ils confient à un « comité scientifique » la tâche de déterminer l’authenticité de l’objet (une journaliste du quotidien Le Devoir écrit :  » le gibet (cage) a été prêté pour deux ans aux Musées de la civilisation afin qu’il en confirme l’authenticité  » (http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/388942/l-esprit-de-la-corriveau-refait-surface);

b) l’une de leurs conservatrices, Madame Sylvie Toupin, précise, à propos de ladite tâche : « C’est un travail à la Sherlock Holmes qui nous attend, avec des preuves à amasser, des liens à faire, c’est vraiment un beau défi de conservateur ». (Nous sommes en juin 2015, le « comité scientifique » des Musées de la civilisation de Québec n’a pas encore remis son rapport.)

Les auteurs d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau, publié en 2014, contredisent Claudia Mendez Ishii et Claude Genest. Ces auteurs, l’historienne Catherine Ferland et Dave Corriveau, écrivent ceci : « Des analyses [de la « cage »] seront effectuées dans les prochains mois » et, naturellement, on ignore encore « Si les expertises [parviendront] à démontrer qu’il s’agit bien du gibet de la Corriveau » (Source : http://mariejosephtecorriveau.com/videos/devoilement-de-la-cage/).

Un hebdomadaire de Lévis, Le Peuple Lévis, a écrit ceci le 4 octobre 2013 : « Il n’est pas encore démontré hors de tout doute que cette cage de métal soit celle dans laquelle Marie-Josephte Corriveau a été exhibée pendant 40 jours ». (Le Peuple Lévis, 4 octobre 2013; cet article a été repris au http://www.lepeuplelevis.ca/2013/10/04/la-cage-de-la-corriveau-de-retour-a-levis.)

Le 1er août 2013 on a pu lire dans Le Devoir : « nul ne sait avec certitude si le gibet a vraiment accueilli le corps refroidi de la Corriveau » (Le Devoir, 1er août 2013, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/355784/la-cage-de-la-corriveau-retrouvee).

III

La Caisse Desjardins de Lévis a été le principal partenaire de la SHRL pour la « commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau » et, par conséquent, pour les activités principales de cette commémoration, c’est-à-dire la présentation à Lévis, en 2013, de deux expositions grandement publicisées de la SHRL au cours desquelles la « cage » américaine a été exposée, deux expositions au cours desquelles l’affirmation infondée de la SHRL a été diffusée et a induit en erreur la population et les médias.

Le président du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis,

a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

Nous remercions notre partenaire principal la Caisse Desjardins de Lévis…

(Source : site de la SHRL sur la Toile, une page que l’on trouvait encore le 22 mai 2015 : http://www.shrl.qc.ca/2013/09/commemoration-a-levis/)

IV

Les membres du conseil d’administration de la SHRL aujourd’hui et hier

Au moins trois des membres du conseil d’administration actuel de la SHRL ont ou ont eu des liens directs avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claude Genest, historien à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) depuis les années 1990 ou 1980.

2 – Clément Samson, ancien président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis et aspirant malheureux à la présidence du Mouvement Desjardins en 2008. (M. Samson est devenu membre du conseil d’administration de la SHRL en 2014.)

3 – Pierre-Olivier Maheux, historien, qui est à l’emploi du Mouvement Desjardins (Société historique Alphonse Desjardins) ou, s’il ne l’est pas aujourd’hui, l’a été dans un passé récent.

Au moins deux membres des conseils d’administration de la SHRL antérieurs au conseil actuel remplissaient leur fonction d’administrateur à l’époque où la SHRL diffusait déjà son affirmation infondée concernant la « cage » de la Corriveau et avaient des liens directs ou indirects avec le Mouvement Desjardins; il s’agit de :

1 – Claudia Mendez Ishii, ancienne vice-présidente de la SHRL et ancienne rédactrice en chef de la revue de la SHRL, qui est la compagne de vie d’un historien à l’emploi de la Société historique Alphonse Desjardins.

2 – Évelyne Fortier, qui était à l’emploi de la Maison historique Alphonse Desjardins et membre du conseil d’administration de la SHRL quand elle a écrit ceci dans la revue de la SHRL :

« La légende de La Corriveau est une histoire qui a fait couler bien de l’encre. L’histoire d’une femme considérée comme une sorcière qui a été pendue et exposée aux quatre chemins de Lévis d’avril à mai 1763. Durant 40 jours, elle était dans ce qu’on appelle un exosquelette, épousant les formes du corps humain. On pensait cette cage perdue dans un incendie il y a plusieurs années. C’est alors que, en décembre 2011, Claudia Mendez, vice-présidente de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), avec l’aide des administrateurs, a retrouvé sa trace au Peabody Essex Museum, à Salem au Massachusetts. Depuis, la SHRL a pris certaines mesures pour enclencher le processus de rapatriement de cet artefact. » (Article paru dans La Seigneurie de Lauzon, numéro 128, Printemps 2013)

V

Le dossier de la « cage » de la Corriveau aurait dû être mené avec sérieux, avec rigueur, étant donné que, le président de la SHRL l’a dit lui-même,  » c’est l’année [2012-2013] la plus importante dans toute l’histoire de la SHRL. En effet, la commémoration du 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau (1733-1763) est […] le dossier le plus important de l’histoire de la SHRL » [Vincent Couture, in La Seigneurie de Lauzon (revue de la Société d’histoire régionale de Lévis), numéro 129, été 2013].

J’apprécierais de connaître votre réaction au présent exposé de faits, Monsieur Bégin. Pour ma part, je n’hésite pas à affirmer que la Caisse Desjardins de Lévis a commis une faute très grave en fournissant à la Société d’histoire régionale de Lévis des moyens qui, ajoutés à ceux d’autres organisations, ont rendu possible deux expositions pendant lesquelles une affirmation infondée a été répandue. Avant d’accepter d’accorder son aide à la petite société d’histoire, la Caisse aurait dû mesurer le sérieux de son travail et s’enquérir des messages qu’elle allait véhiculer. Il est évident que la Caisse a été négligente et que sa négligence a eu une conséquence très fâcheuse : la diffusion d’une affirmation qui ne repose sur aucune preuve et qui, transmise partout au Canada par les médias, a trompé non seulement les Lévisiens mais aussi les autres citoyens du Québec et ceux des autres parties du Canada. À mon avis, 1) la Caisse Desjardins de Lévis doit s’assurer, par une déclaration publique, que la population cesse de l’associer à la déclaration infondée de la Société d’histoire régionale de Lévis; 2) la diffusion d’une affirmation infondée par la Société d’histoire régionale de Lévis doit amener la Caisse Desjardins de Lévis à cesser de jouer le rôle de partenaire auprès de la Société d’histoire régionale de Lévis.

Je vous prierais de bien vouloir transmettre ce courriel à Madame Monique F. Leroux, présidente du conseil et chef de la direction du Mouvement Desjardins (malheureusement, je ne trouve pas l’adresse courriel de son bureau).

Je compte beaucoup sur votre rigueur, Monsieur Bégin.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Je publierai la présente dans le blogue lepasseurdelacote.com. Je compte publier votre réponse au même endroit, Monsieur Bégin. Vous comprenez, j’en suis sûr, qu’il faut que la réaction de la Caisse Desjardins de Lévis soit rendue publique : l’affaire de la cage de la Corriveau est publique, elle ne peut pas être privée parce que la Ville de Lévis et le gouvernement du Québec y jouent un rôle; l’affaire de la cage de la Corriveau concerne toute la population de Lévis, son dénouement doit être public.