Un beau défi pour le président de la Société d’histoire régionale de Lévis. Tentera-t-il de le relever ?

Lévis, le 2 septembre 2015

M. Vincent Couture, président

Société d’histoire régionale de Lévis, Lévis (Québec)

Monsieur,

Vous m’avez écrit ceci au sujet de la découverte d’une structure que votre Société affirme, sans le prouver, être la « cage » dans laquelle la criminelle Marie-Joseph Corriveau a été montrée en public en 1763 :

« Avez-vous rencontré en personne l’historienne Catherine Ferland et l’historien Gaston Deschênes pour avoir des réponses à vos questions au sujet de la cage ? »

Je connais l’historien Deschênes depuis longtemps, je l’ai lu, je ne l’ai jamais vu manquer de rigueur (je ne peux pas en dire autant de certains dirigeants ou anciens dirigeants de la Société d’histoire régionale de Lévis). Je ne peux pas imaginer qu’il vous appuie, qu’il est convaincu comme vous que la fameuse cage est bien celle dans laquelle M.-J. Corriveau a passé plusieurs jours. Comme vous semblez laisser entendre que vous êtes certain que M. Deschênes pense comme vous et comme d’autres dirigeants ou anciens dirigeants de la SHRL, je crois qu’il serait très avantageux pour vous que vous nous donniez la preuve que vous jouissez de cet appui; ce serait facile : vous avez peut-être un écrit dans lequel l’historien sudcôtois chanterait vos louanges et vous féliciterait d’avoir trouvé la VRAIE cage de la Corriveau; rendez public cet écrit. Si M. Deschênes ne vous a pas congratulé par écrit, demandez-lui de le faire.

Quant à l’historienne Catherine Ferland…

Vous laissez entendre, Monsieur Couture, que Madame Ferland (auteure avec Dave Corriveau de La Corriveau. De l’histoire à la légende) pense comme vous et comme certains autres dirigeants ou anciens dirigeants de la SHRL que la structure que Madame Claudia Mendez Ishii a dit avoir trouvée, à l’époque où elle était la vice-présidente de la SHRL, est celle dans laquelle M.-J. Corriveau a été montrée en public après sa pendaison. Si c’est exact, comment expliquez-vous que Madame Ferland et M. Corriveau aient écrit ceci dans leur site web :

« Des analyses [de la « cage »] seront effectuées dans les prochains mois » et, naturellement, on ignore encore « Si les expertises [parviendront] à démontrer qu’il s’agit bien du gibet de la Corriveau » (Source : http://mariejosephtecorriveau.com/videos/devoilement-de-la-cage/).

(On l’ignorait quand Mme Ferland et M. Dave Corriveau ont écrit ce que vous venez de lire, on l’ignore encore aujourd’hui, 2 septembre 2015 !)

Madame Ferland vous a-telle dit, Monsieur Couture, qu’elle a changé d’idée et qu’elle pense maintenant comme vous et comme certains dirigeants ou anciens dirigeants de la SHRL ? Si c’est le cas, vous serez très très très heureux de le prouver, prouvez-le donc alors, allez tenter de la prouver, tentez de le prouver.

Je vous mets au défie, Monsieur Couture, de tenter de démontrer que vous dites LA VÉRITÉ, vous et la SHRL, quand vous affirmez que la structure métallique qu’une ancienne vice-présidente de la SHRL dit avoir trouvée par hasard dans Internet est la « cage » dans laquelle la criminelle Marie-Joseph Corriveau a été montrée en public en 1763. Demandez l’aide de M. René Bégin, président du conseil d’administration de la Caisse Desjardins de Lévis, principal partenaire de la SHRL, qui préfère ne pas me répondre plutôt que de tenter de prouver que la population et les médias n’ont pas été induits en erreur par la SHRL et ses amis; demandez l’aide du maire de Lévis, M. Gilles Lehouillier, autre partenaire (riche de l’argent des pauvres contribuables) de la SHRL, qui préfère ne pas me répondre plutôt que de tenter de prouver que la population et les médias n’ont pas été induits en erreur par la SHRL et ses amis; demandez l’aide de qui vous voulez, mais ne restez pas le bec cloué.

Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

P.-S. Ce message et votre réponse seront publiés dans le blogue lepasseurdelacote.com (vive la transparence !). – Une copie de ce message sera transmise au maire de Lévis, M. Gilles Lehouillier, et à M. René Bégin, président de la Caisse Desjardins de Lévis.