Campagne électorale au Canada. Le pays vote le 19 octobre 2015. De quoi on pourrait bien parler ?

Voter, c’est très important.

CE QUE NOUS LISONS DANS LES JOURNAUX ET ENTENDONS À LA TÉLÉVISION

LES ÉCHOS DU NIQAB À QUÉBEC … L’enjeu du niqab fait des vagues dans la circonscription d’un candidat conservateur, à Québec.

(Source : Le Soleil, 28 septembre 2015.

Le chef du Bloc québécois mise sur le niqab

(Source : Le Devoir, 28 septembre 2015)

Serment de citoyenneté: Mulcair d’accord avec le port du niqab

(Source : La Presse, Publié le 25 février 2015)

Stephen Harper essaie de cacher son bilan derrière le niqab.

(Source : Journal de Montréal, http://www.journaldemontreal.com/2015/09/25/stephen-harper-essaie-de-cacher-son-bilan-derriere-le-niqab)

Un candidat conservateur invite à voter en cagoule.

(Source : Radio-Canada, http://ici.radio-canada.ca/sujet/elections-canada-2015/2015/09/23/011-candidat-conservateur-stephane-guinta-vote-cagoule-niqab.shtml0

C’est la question du niqab qui a suscité les échanges les plus animés du premier segment [du débat des chefs de Radio-Canada le 24 sept, 2015], consacré aux services donnés aux citoyens par le gouvernement.

(Source : Radio-canada, http://ici.radio-canada.ca/sujet/elections-canada-2015/2015/09/24/014-debat-chefs-francais-duceppe-mulcair-harper-trudeau-may.shtml)

Retour sur le débat d’hier. Le niqab : stratagème électoral ou réel enjeu de fond ?

(l’un des sujets de l’émission 24/60 sur RDI le 29 septembre 2015, http://ici.radio-canada.ca/emissions/24_heures_en_60_minutes/2014-2015/)

MAIS…

Combien de femmes portent le niqab au Canada et au Québec?

On ne dispose d’aucune donnée sur le nombre de Canadiennes portant un voile intégral.

Frédéric Castel estime qu’il y en a environ une cinquantaine au Québec. Puisqu’on en parle beaucoup dans les médias, on pourrait croire que le phénomène est courant, mais c’est surtout une question de perception, croit le chercheur.

Frédéric Castel, spécialiste des religions à l’UQAM

(Source : http://ici.radio-canada.ca/sujet/elections-canada-2015/2015/09/21/017-femmes-voile-niqab-serment-musulmans-controverse-canada-analyse-elections.shtml )

Au Canada, depuis 2011, seulement deux femmes sur 680 000 ont refusé de prêter le serment de citoyenneté parce qu’on leur interdisait de porter le niqab et ont ainsi renoncé à la citoyenneté canadienne.

(source : http://ici.radio-canada.ca/tele/le-telejournal-22h/2014-2015/, 29-09-2015)

Les politiciens parlent, parlent, parlent, ils parlent du niqab, porté par une poignée de personnes… Pendant ce temps-là, ils ne dissertent pas sur des problèmes et des questions beaucoup plus importants en cette période de notre histoire, des problèmes et des questions comme ceux-ci :

Les femmes autochtones sont trois fois plus à risque de violence que les autres Canadiennes et surreprésentées parmi les femmes disparues et assassinées au pays.

En 2014, on apprend que leur nombre – 1186 en 30 ans – dépasse les estimations précédentes, qui avoisinaient plutôt les 600.

(source : http://ici.radio-canada.ca/sujet/femmes-autochtones-assassinees-disparues)

Le clivage entre les générations

Les jeunes Canadiens de 25 à 29 ans gagnent moins que leurs aînés, qu’il s’agisse d’hommes ou de femmes, d’individus ou de couples, et tant avant qu’après impôt.

Ce clivage entre les générations minerait la croissance économique et menacerait la stabilité sociale, selon le groupe de réflexion économique.

(http://ici.radio-canada.ca/regions/atlantique/2014/09/24/007-ecart-salaire-jeune-generation-conference-board-canada.shtml)

Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes?

Malgré les progrès remarquables que les femmes ont réalisés en matière de scolarisation, elles continuent d’afficher un revenu de travail inférieur à celui des hommes. En 2011, le salaire horaire moyen des femmes qui travaillaient à temps plein au Canada représentait 87 pour cent de celui des hommes. Au Québec, ce ratio était de 90 pour cent.

On doit se réjouir que l’écart salarial entre les sexes se soit atténué au cours des récentes décennies, mais pourquoi un écart persiste-t-il ? Dans Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ?, j’examine cette question à l’aide des recherches et analyses statistiques les plus pertinentes et rigoureuses menées au cours des 10 dernières années à partir des données d’enquêtes de Statistique Canada *.

(http://quebec.huffingtonpost.ca/carole-vincent/ecarts-salaires-hommes-femmes_b_4108728.html)

Beaucoup d’élèves mauvais en littératie au Canada

Selon des données de 2003, près de la moitié des Canadiens n’auraient pas la compétence fonctionnelle en lecture et en écriture que présuppose la vie dans une société moderne.

(Source : Parlement du Canada, http://www.parl.gc.ca/Content/LOP/ResearchPublications/2012-46-f.htm)

Le niveau de littératie est généralement plus faible chez les populations autochtones et francophones.

(Source : Parlement du Canada, http://www.parl.gc.ca/Content/LOP/ResearchPublications/2012-46-f.htm)

Les jeunes n’arrivent plus à se payer une maison

Les jeunes familles québécoises sont de moins en moins nombreuses à faire l’acquisition d’une résidence, en raison notamment de la difficulté à épargner pour la mise de fonds nécessaire à l’achat.

(source : http://argent.canoe.ca/vos-finances/immobilier/les-jeunes-narrivent-plus-se-payer-une-maison-10092014 – Le 10 septembre 2014)

L’analphabétisme au Québec – Un fléau pour toute la société

«Notre système scolaire produit des analphabètes et les abandonne»

(Source : Le Devoir, 3 septembre 2011, http://www.ledevoir.com/societe/education/330606/l-analphabetisme-au-quebec-un-fleau-pour-toute-la-societe)

Ce sont 49 % des Québécois qui ont des difficultés de lecture, qui cherchent à éviter les situations où ils ont à lire et, lorsqu’ils parviennent à décoder une phrase, qui n’en saisissent pas forcément le sens.

(Source : Le Devoir, 3 septembre 2011, http://www.ledevoir.com/societe/education/330606/l-analphabetisme-au-quebec-un-fleau-pour-toute-la-societe)

Les ménages canadiens vivant sous le seuil de pauvreté

Près de 15% des Canadiens vivent sous le seuil de pauvreté relative, dont un peu plus d’un million d’enfants, et les provinces de l’Est sont plus pauvres que le reste du Canada, selon des statistiques publiées mercredi.

(Source : La Presse, Publié le 10 décembre 2014, http://affaires.lapresse.ca/economie/canada/201412/10/01-4827021-pres-de-15-des-menages-canadiens-vivent-sous-le-seuil-de-pauvrete.php)

Système de santé

La performance du Canada n’est pas très bonne lorsqu’on compare son système de santé à celui d’autres pays développés. Une récente étude révèle que le Canada arrive avant-dernier parmi les 11 pays étudiés, loin derrière le Royaume-Uni, la Suisse et la Suède. Seuls les États-Unis obtiennent de moins bons résultats.

(source : http://www.lapresse.ca/actualites/sante/201406/27/01-4779261-le-systeme-de-sante-canadien-ecorche.php)

Les revenus des Canadiennes et des Canadiens

FAITS SUR LE REVENU • 1 enfant canadien sur 7 vit dans la pauvreté. Cela nous met en 15e place de 17 pays ayant un développement similaire.4 • La pauvreté infantile peut être un meilleur facteur prévisionnel des maladies cardiovasculaires et du diabète à l’âge adulte que les conditions de vie et le comportement à un âge plus avancé.5 • Plus de 11 % des Canadiens en âge de travailler vivent dans la pauvreté. Seuls le Japon et les États-Unis sont pires.6 • Selon une étude menée en 2010, environ 400 000 travailleurs à temps plein de plus de 25 ans gagnaient moins de 10 $ de l’heure — moins que le seuil de pauvreté.7 • Le revenu d’aide sociale annuel au Canada varie de 3 247 $ pour une personne seule à 21 213 $ pour un couple avec deux enfants. Les « meilleurs » programmes assurent un revenu à 80 % du seuil de pauvreté. Le revenu le plus bas est à peine à 30 % de ce qu’il faut pour « atteindre » la pauvreté.

(Source : Association médicale canadienne, Les soins de santé au Canada : QU’EST-CE QUI NOUS REND MALADES ? Rapport des assemblées publiques de l’Association médicale canadienne | Juillet 2013, https://www.cma.ca/Assets/assets-library/document/fr/advocacy/What-makes-us-sick-f.pdf)

Des gens d’affaires prônent l’abandon de l’actuel projet de loi C51 (Loi antiterroriste de 2015).

Des gens d’affaires demandent au premier ministre Stephen Harper d’abandonner le projet de loi antiterroriste dans sa forme actuelle pour le retourner sur la planche à dessin.

Une soixantaine de dirigeants d’entreprise et d’investisseurs canadiens ont signé une lettre dans laquelle ils expriment leurs inquiétudes devant le projet de loi C-51. Selon eux, il a «le potentiel de causer des torts irréparables à l’économie numérique» et risque d’ébranler la confiance envers le Canada à l’échelle internationale.

(source : TVA, http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2015/04/20150421-125733.html)

«Le système juridique et les droits qu’il accorde aux citoyens est l’un des avantages les plus précieux du Canada. Les consommateurs et les entrepreneurs se fient à ces droits pour brasser des affaires, faire croître l’économie et établir des contacts. Toute loi qui affaiblit cet avantage déprécie notre valeur en tant que pays…

(Source : Barreau du Québec, https://www.barreau.qc.ca/pdf/medias/positions/2013/20130405-pl-c51.pdf)

« le Barreau estime que le projet de loi C-51, tel que rédigé, soulève plusieurs interrogations quant à la conformité des modifications qu’il prévoit par rapport à la Charte canadienne des droits et libertés. »

(source : http://www.lapresse.ca/actualites/201503/09/01-4850637-amnistie-internationale-sinquiete-du-projet-de-loi-antiterroriste.php)

Le Canada ne doit pas emprunter la pente dangereuse qui consiste à éroder des droits de la personne pour assurer la sécurité publique, comme l’ont fait d’autres pays, soutient l’organisme [Amnistie internationale Canada].

«Les menaces terroristes doivent impérativement être déjouées grâce à des mesures qui respectent les obligations internationales en matière de droits de la personne», a soutenu lundi le secrétaire général d’Amnistie internationale Canada, Alex Neve.

(source : http://www.lapresse.ca/actualites/201503/09/01-4850637-amnistie-internationale-sinquiete-du-projet-de-loi-antiterroriste.php)

Disparité de traitement entre les travailleurs établis et les travailleurs récemment embauchés –

Force jeunesse demande aux partis politiques fédéraux de s’opposer aux clauses de disparité de traitement, qui permettent aux employeurs de traiter différemment des travailleurs récemment embauchés. À l’aube de la campagne électorale fédérale, l’organisme souhaite voir quels partis se porteront à la défense des jeunes et des nouveaux arrivants qui « n’ont pas les mêmes acquis que leurs collègues ».

Ces employés sont les premiers touchés lorsqu’une entreprise vit des difficultés financières, déplore Nolywé Delannon, présidente de Force jeunesse.

(source : http://www.ledevoir.com/politique/canada/446085/jeunes-travailleurs-force-jeunesse-demande-aux-partis-federaux-de-proner-un-traitement-equitable)

Le Canada toujours prêt à « tirer profit » de la torture

Déclaration de Steven Blaney, encore candidat du Parti conservateur de Stephen Harper dans la circonscription de Bellechasse–Les Etchemins–Lévis :

«Soyons clairs, le Canada ne tolère pas la torture», a déclaré Steven Blaney en réponse à une question de l’opposition aux Communes, jeudi.

«Maintenant, si des informations sont portées à l’attention des services de renseignement ou de nos services d’application de la loi et qui peuvent sauver la vie de Canadiens, je m’attends à ce qu’elles soient considérées», a-t-il cependant précisé.

(source : http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/201412/11/01-4827475-torture-ottawa-considererait-certaines-informations.php vu le 29-09-2015)

Transfert canadien en matière de santé insuffisant

… les dépenses en santé, liées au vieillissement de la population, continuent de faire mal aux administrations des provinces. Leur dette dépassera l’équivalent de 200 % du PIB après 75 ans. Avec ce gouffre viendraient des paiements au titre de service de la dette qui pourraient atteindre 10 % du PIB.

[…]

Le DPB [directeur parlementaire du budget du gouvernement du Canada] croit qu’Ottawa pourrait facilement remédier à la situation, en augmentant le Transfert canadien en matière de santé (TCS).

(source : Radio-Canada, http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/economie/2015/07/21/002-dette-finance-ottawa-province-directeur-parlementaire-budget-puge.shtml)

Les provinces ne se plaignent pas pour rien du déséquilibre fiscal. Une étude démontre que le Québec aurait touché cinq milliards de dollars par année de plus en transferts fédéraux si ces paiements avaient suivi la moyenne des années 1989 à 1995.

L’étude, réalisée par l’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC), démontre à quel point les transferts fédéraux en baisse jouent un rôle important dans les contraintes budgétaires auxquelles le Québec se heurte encore aujourd’hui.

(source : http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2015/09/09/004-etude-irec-transferts-federaux-desequilibre-fiscal-milliards.shtml)

Endettement des Canadiennes et des Canadiens : la tête dans l’eau

Vous jonglez avec vos cartes de crédit pour vous remettre à flot, mais vous croulez sous les dettes? Voici des conseils pour redresser la barre.

Le taux d’endettement des ménages canadiens est de plus de 163 %, incluant les emprunts hypothécaires. Autrement dit, pour chaque dollar de revenu disponible, une famille emprunte en moyenne 1,63 $. Un niveau record, qui place le Canada parmi les plus mauvais élèves des pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Pour sa part, le Québec affiche un taux d’endettement de 146 %. Selon une étude de Desjardins, 10 % des ménages de la province se trouveraient dans une zone d’inconfort financier et 4 % navigueraient en zone critique. Et lorsqu’une personne vit d’une paye à l’autre sans pouvoir épargner, le moindre imprévu, comme une longue maladie, une séparation ou une période de chômage prolongée, peut tout faire basculer.

(source : Protégez-Vous, Mise en ligne : septembre 2015 | Magazine : octobre 2015, http://www.protegez-vous.ca/affaires-et-societe/surendettement.html)

L’exploitation des sables bitumineux est une catastrophe écologique mondiale.

Greenpeace demande aux gouvernements et aux compagnies pétrolières de cesser le déploiement du pétrole le plus sale du monde.

Lacs toxiques, camions géants énergivores, rivière transformée en égout industriel, forêts rasées … les sables bitumineux ressemblent à l’enfer d’un point de vue écologique. C’est que le bitume, englué dans la glaise et le sable sous les forêts du nord de l’Alberta, ne se donne pas. Il faut aller le chercher au prix de techniques coûteuses, dangereuses pour la santé des Premières Nations vivants sur ces territoires, et extrêmement polluantes. Ce qui en fait le pétrole le plus « sale » au monde.

(source : http://www.greenpeace.org/canada/fr/campagnes/Energies/sables-bitumineux/)

Lutte contre le crime

Une analyse froide des chiffres le confirme: même si les taux de criminalité dégringolent, comme l’a clamé récemment Statistique Canada, près de la moitié des Canadiens croient que les crimes violents sont en hausse galopante. Le discours alarmiste martelé par les conservateurs depuis leur entrée au pouvoir a saisi d’émotion la population; elle croit à une menace inventée au point de cautionner une pléthore de mesures destinées à resserrer la loi et l’ordre.

[] il a été démontré que les longues périodes d’incarcération favorisent la récidive, tandis que réadaptation et la libération progressive améliorent la sécurité du public.

Devant un tel paradoxe, les esprits critiques s’échauffent. Comme l’ont fait cette fin de semaine les membres de l’Association du Barreau canadien, dont les réserves sur les ambitions fédérales sont sévères. Par résolution, ils critiquent le manque de souplesse dont disposent les juges dans l’imposition d’une peine, particulièrement lorsqu’une injustice pourrait en découler.

Témoins privilégiés des tares du système, ils s’inquiètent notamment des effets pervers de la désinstitutionnalisation, qui a catapulté du lit d’hôpital à la cellule des personnes souffrant de maladie mentale. [] Non seulement surcharge-t-on inutilement le réseau carcéral, mais on alloue énergies et ressources en répression plutôt qu’en prévention du crime, en réadaptation ou en lutte contre la pauvreté. []

Aux anachronismes des dirigeants s’ajoutent en outre leurs silences sur la matière essentielle: quel est le coût projeté des mesures à venir en plus de l’impact de dizaines de changements déjà entérinés, qui engorgeront un système carcéral déjà ballonné? Les milliards projetés pour soutenir le plan conservateur ne revêtent aucun sens, surtout lorsque l’on comprend qu’ils reposent sur un mirage.

(Source : Marie-Andrée Chouinard, http://www.ledevoir.com/politique/canada/329493/lutte-contre-le-crime-anachronique-harper)

Des enfants de maternelle vulnérables

En 2012, l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal publie, suite à une enquête, que « Les enfants vivant dans un milieu très défavorisé rencontrent des défis plus importants pour se développer de façon optimale. À Montréal, la proportion d’enfants de maternelle vulnérables dans au moins un domaine atteint 34 % chez les enfants résidant dans un milieu très défavorisé, comparativement à 22 % chez ceux résidant dans un milieu très favorisé. De tels écarts sont observés dans chacun des cinq domaines de développement »2.

(Source : http://www.cea-ace.ca/fr/education-canada/article/l’importance-de-commencer-tôt)

Taux de décrochage était de 22,6 % chez les membres des Premières nations vivant à l’extérieur des réserves

Selon les plus récentes données de l’Enquête sur la population active pour la période de 2007-2010, le taux de décrochage était de 22,6 % chez les membres des Premières nations vivant à l’extérieur des réserves, les Métis et les Inuits âgés de 20 à 24 ans, et de 8,5 % chez les non-Autochtones. Le taux de décrochage était de 25,8 % chez les jeunes des Premières nations vivant à l’extérieur des réserves (Indiens de l’Amérique du Nord) et de 18,9 % chez les jeunes Métis.

(Source : Statistique Canada, http://www.statcan.gc.ca/pub/81-004-x/2010004/article/11339-fra.htm#f)

La culture scientifique à l’école et le manque de pensée critique chez les écoliers et les étudiants

Pourtant, l’expression «culture scientifique» est utilisée couramment pour affirmer que nous n’en avons pas4; que nous sommes pratiquement à un degré de barbarie scientifique. Qui n’a pas entendu parler de ces résultats d’enquêtes affirmant la rotation du soleil autour de la terre, pratiquement de la terre plate, de l’électricité qui coule dans les fils, etc.? Une première question se pose donc: Est-ce à dire que la culture scientifique est faible chez le commun des mortels parce que l’école ne fournit pas les bases permettant son développement?

(Source : Ghislain Arsenault (président de l’Association des professeurs de sciences du Québec), La culture scientifique et l’école, http://www.cirst.uqam.ca/PCST3/PDF/Communications/ARSENAULT.pdf)

Manque de pensée critique chez les écoliers et les étudiants

La Philosophie pour enfants (PPE) est un programme créé par le philosophe et pédagogue américain Matthew Lipman au début des années 1970, dans le but de pallier ce qu’il considérait comme un manque de pensée critique chez ses étudiants universitaires et ses collègues, mais aussi dans la société en général.

(source : https://www.ficsum.com/dire-archives/volume-23-numero-2-ete-2014/societe-la-philosophie-pour-enfants-un-programme-pour-lutter-contre-la-violence-a-lecole/)

Les dépenses militaires du Canada

Le Canada parmi les champions des dépenses militaires

Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, jamais le Canada n’a autant dépensé dans le domaine militaire qu’en 2010-2011. Au point de figurer dans le haut du classement mondial à ce chapitre.

(source : http://www.ledevoir.com/politique/canada/318424/le-canada-parmi-les-champions-des-depenses-militaires)

Les défis de la retraite

Il est généralement convenu qu’il faut remplacer à la retraite 70 à 75 % du revenu avant la retraite pour maintenir le niveau de vie une fois à la retraite. Or, les régimes publics sont très loin de ce taux de remplacement visé. Par exemple, une personne qui aurait travaillé toute sa vie en gagnant le salaire industriel moyen et qui prend sa retraite en 2015 en ne comptant que sur les régimes publics ne recevra des régimes publics que 40% de son revenu avant la retraite.

(source : http://observatoireretraite.ca/ameliorer-le-regime-de-rentes-du-quebec-pour-faire-face-aux-defis-de-la-retraite/)

Déséquilibre démographique : plus de personnes de 65 ans et plus que d’enfants de 14 ans et moins.

Selon M. [Richard] Saillant (directeur général de l’Institut canadien de recherche en politiques et administration publiques de l’Université de Moncton), le gouvernement fédéral devra éventuellement prendre en compte l’âge de la population des provinces et pas seulement leur nombre dans le cadre des transferts fédéraux.

« À long terme, on risque une société à deux vitesses. Il faut une réponse fédérale : comment est-ce qu’on s’organise pour fournir davantage de soutien à long terme aux provinces plus vieillissantes? »

De plus, il craint que les changements démographiques entraînent un déplacement du pouvoir vers l’ouest du pays. Il invite donc les politiciens à profiter de la campagne électorale pour aborder la question de la réforme des institutions, notamment le Sénat, afin qu’elles représentent mieux les intérêts régionaux.

(Source : http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2015/09/29/001-canada-statistique-personnes-agees-65-ans-plus-enfants-premiere.shtml)

Le mal que font les paradis fiscaux aux Canadiens

Un rapport rédigé par le Tax Justice Network en 2011 estime que le Canada perd 80 milliards de dollars par année en évasion fiscale de toute sorte. []

(source : http://www.echecparadisfiscaux.ca/levez-le-voile/connaitre-les-faits/)

L’OCDE dénonce le calvaire des chômeurs au Canada (2015)

Chacun de nous a la même hantise : perdre son emploi – lorsqu’on en a un – parce que l’entreprise dans laquelle on évolue fait faillite ou réduit ses effectifs. Ce qui arrive bel et bien chaque année en moyenne à 2,2% des employés canadiens ayant au moins un an d’ancienneté. Mais ce que l’on sait moins en général, c’est le calvaire qui en découle pour les individus concernés. Oui, un calvaire, le terme n’est pas excessif, comme vient de le mettre en évidence de manière éloquente l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans une étude intitulée Retrouver du travail au Canada.

(source : http://www.lesaffaires.com/blogues/olivier-schmouker/l-ocde-denonce-le-calvaire-des-chomeurs-au-canada/581210)

Portrait de la misère quotidienne à Montréal

Des dizaines de milliers de Montréalais doivent s’affamer pour payer leur loyer ou sont contraints de vivre dans des logements insalubres, deux situations susceptibles d’entraîner des problèmes de santé physique et mentale.

C’est du moins ce que révèle le rapport Pour des logements salubres et abordables révélé lundi par la Direction de la santé publique (DSP) de Montréal dans le cadre du Forum montréalais sur le logement et la santé.

Selon le rapport, 210 000 ménages montréalais consacraient plus de 30 % de leur revenu à payer leur logement en 2014; 95 000 d’entre eux ont souffert d’insécurité alimentaire, et plus de 50 000 ont manqué de nourriture en raison d’un manque d’argent.

(source :http://ici.radio-canada.ca/regions/montreal/2015/09/14/001-misere-montreal-logements-insalubres-insecurit-alimentaire.shtml, Mise à jour le lundi 14 septembre 2015)

Déclin rapide du financement et de la liberté des scientifiques du gouvernement du Canada.

Le gouvernement canadien critiqué par plus de 800 scientifiques

Dans une lettre ouverte adressée au premier ministre Stephen Harper, plus de 800 scientifiques de partout à travers le monde critiquent ce qu’ils qualifient du déclin rapide du financement et de la liberté des scientifiques du gouvernement du Canada.

Les 815 signataires provenant de 32 pays déplorent que le travail des scientifiques canadiens soit entravé par les compressions dans leurs budgets et par des contraintes sur leur liberté de voyager, de communiquer et de collaborer avec leurs collègues des autres pays.

Les scientifiques croient pourtant que la complexité des problèmes environnementaux et de santé publique nécessitent la participation des experts de tous les pays, dont le Canada.

(source : La Presse, Publié le 21 octobre 2014, http://www.lapresse.ca/actualites/sciences/201410/21/01-4811319-le-gouvernement-canadien-critique-par-plus-de-800-scientifiques.php)

Pourquoi nos gouvernement n’utilisent-ils pas de nouvelles sources de revenus, qui existent, au lieu d’abolir des services et des programmes nécessaires ?

Chaque année au Canada, nous apprend M. Alain Denault, ce sont plus 170 milliards de dollars (dont 60 milliards pour un seul pays, la Barbade) qui échappent, selon les récentes données de Statistique Canada, à l’obligation de payer les impôts dans notre pays. À une échelle plus globale, nous apprend M. Denault, « la moitié du stock mondial passe par les mains des gens qui ont inscrit leurs activités dans des paradis fiscaux ».

Y a-t-il des solutions à ce jeu d’écriture comptable à laquelle se livre allègrement une caste de privilégiés qui nous font perdre, chaque année, des millions et des millions en argent neuf qui nous auraient permis de financer nos programmes sociaux? Oui, répond M. Denault.

Entre autres solutions simples, il faut :

 Inscrire ce problème au centre du débat public (partis politiques, syndicats, organismes communautaires, organisations de défense des droits de l’homme, etc.);

 Renforcer les réseaux pour la justice fiscale qui existent ici et un peu partout à travers le monde;

 Lever le secret bancaire pour rendre possibles les enquêtes sur les activités économiques et commerciales des entreprises établies dans les pays paradis fiscaux;

 Au lieu d’imiter les pays paradis fiscaux comme le font certains gouvernements chez nous (en abaissant ou en abolissant, par exemple, les services de taxation au prétexte que c’est de cette manière uniquement qu’on peut attirer les entreprises), il faut arrêter de financer les entreprises qui ont recours aux paradis fiscaux;

 Abolir les fiscalités de complaisance pour que chaque citoyen et chaque entreprise, en fonction de son revenu réel, fasse sa juste part dans l’effort pour redresser les finances publiques, etc.

(source : Lamine Diédhiou
Professeur de sociologie, Département de Sciences socialeshttp://seecl.qc.ca/wp-content/uploads/2014/11/Conférence-Alain-Deneault.pdf)

La liste n’est pas complète, vous le devinez.

Voter, c’est très important. Vous n’en êtes pas convaincus, électrices, électeurs ?

Rappelez-vous qu’Adolf Hitler, chef du parti nazi,

n’a pas pris le pouvoir par les armes en 1933;

il a été élu !

Voter, c’est très important, hein ?

Le 19 octobre 2015, que le niqab ne vous empêche pas de voir les questions et les problèmes les plus importants au Canada.

Page créée par Roger Martel les 29 et 30 septembre 2015