On ne peut pas voter pour les conservateurs de Stephen Harper ni pour Steven Blaney : ils acceptent d’utiliser des informations obtenues sous la torture !

En 2010, le gouvernement canadien a autorisé le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) à utiliser des informations obtenues par la torture lorsque la sécurité des Canadiens est en danger.

Il y a moins d’un an, la journaliste Mélanie Marquis, du quotidien La Presse de Montréal, écrivait ceci :

« Ottawa condamne la torture, mais si des informations voulant que la vie de citoyens canadiens serait en péril arrivent aux oreilles de ses services de renseignement, elles devraient être prises en considération, selon le ministre fédéral de la Sécurité publique [Steven Blaney, député de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis].

«Soyons clairs, le Canada ne tolère pas la torture», a déclaré Steven Blaney en réponse à une question de l’opposition aux Communes, jeudi.

«Maintenant, si des informations sont portées à l’attention des services de renseignement ou de nos services d’application de la loi et qui peuvent sauver la vie de Canadiens, je m’attends à ce qu’elles soient considérées», a-t-il cependant précisé. »

(Source : http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/201412/11/01-4827475-torture-ottawa-considererait-certaines-informations.php)

La position de M. Steven Blaney et du Parti conservateur est immorale. De plus, M. Blaney affiche son ignorance du droit, dont il ne fait pas cas, et dont il favorise la violation, cruelle et inhumaine violation !

Voici ce que nous apprend ou rappelle le Comité international de la Croix-Rouge au sujet du droit relatif à la torture :

« Les Conventions de Genève de 1949 et leurs Protocoles additionnels de 1977 comportent un certain nombre de dispositions qui prohibent de manière absolue la torture, les traitements cruels ou inhumains et les atteintes à la dignité de la personne.

« Ainsi, l’article 3 commun aux Conventions de Genève, l’article 12 des première et deuxième Conventions, les articles 17 et 87 de la troisième Convention, l’article 32 de la quatrième Convention, l’article 75-2 a) et e) du premier Protocole additionnel et l’article 4-2 a) et h) du deuxième Protocole additionnel prohibent la torture. Dans les conflits armés internationaux, la torture constitue une infraction grave au sens des articles 50, 51, 130 et 147 respectivement de ces quatre Conventions. Selon l’article 85 du premier Protocole additionnel de 1977, ces infractions sont considérées comme des crimes de guerre. Dans les conflits armés non internationaux, il s’agit d’une violation grave. »

(https://www.icrc.org/fre/resources/documents/faq/torture-law-2011-06-24.htm vu le 16-10-2015)

« La prohibition de la torture et des traitements cruels, inhumains ou dégradants se retrouve également dans le champ du droit international, universel et régional, des droits de l’homme.

« Ainsi, la Déclaration universelle des droits de l’homme (article 5), le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (article 7), la Convention des Nations Unies contre la torture, la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (article 3), la Convention interaméricaine des droits de l’homme (article 5-2), la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (article 5) et la Charte arabe des droits de l’homme (article 8) contiennent des dispositions relatives à cette prohibition. »

(https://www.icrc.org/fre/resources/documents/faq/torture-law-2011-06-24.htm vu le 16-10-2015)

Le Droit pénal international condamne lui aussi la torture :

« En vertu du statut de la Cour pénale internationale, la torture et les traitements cruels inhumains ou dégradants constituent des crimes de guerre au sens de l’article 8-2, alinéas a-ii), iii) et xxi) et alinéas c-i) et ii) et des crimes contre l’humanité au sens de l’article 7-1, alinéas f) et k) du Statut de Rome. »

(Comité international de la Croix-Rouge, https://www.icrc.org/fre/resources/documents/faq/torture-law-2011-06-24.htm vu le 16-10-2015)

La position de M. Steven Blaney, de Stephen Harper et du Parti conservateur est immorale. Ne votons surtout pas pour eux le 19 octobre prochain !

Roger Martel (le Passeur de la Côte)

P.-S. Voici ce que pourrait s’entendre dire un soldat canadien fait prisonnier quelque part dans le monde :

 » Ton premier ministre Harper et le député Blaney trouvent que la torture peut être utile si elle permet d’obtenir des infomations susceptibles d’aider les Canadiens. Nous, nous sommes pas mal certains que nous tirerons de toi des informations utiles pour nos compatriotes si nous te torturons. Dis merci à Harper et à Blaney de nous débarrasser de l’embarras que nous aurions peut-être eu, sans eux, pendant que nous te torturerons. »

Blaney Torture Parti conservateur D