Un article du Devoir sur la « cage de la Corriveau » trompe les lecteurs.

Couriel envoyé au journal Le Devoir le 27 octobre 2015

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Lévis, le 27 octobre 2015

Dans l’édition du 27 octobre 2015 du Devoir, les journalistes Isabelle Porter et Dave Noël rapportent la phrase suivante qu’ils disent être tirée d’un document rendu public par le Musée de la civilisation lundi dernier (26 octobre 2015) : « Les résultats de ce long et rigoureux processus de recherche convergent tous vers la même conclusion : l’objet [la « cage de la Corriveau »] en question serait bien celui ayant servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau, en 1763 ». Le Musée emploie le conditionnel, qui est le « mode du verbe qui présente l’action comme une éventualité, une hypothèse » (Larousse de la langue française Lexis), le Musée emploie le conditionnel, qui, « Utilisé dans un système hypothétique, […] exprime l’éventualité; en dehors d’un tel système, il est le mode de l’imaginaire ou de l’atténuation » (http://www.cnrtl.fr/definition/conditionnel). Pourtant, pourtant  : a) le titre qui coiffe l’article de Porter et Noël est une affirmation (affirmative : « se dit, en grammaire, de toute proposition qui exprime d’une manière positive qu’un fait est », écrit le Lexis) : le titre de l’article de Porter et Noël est : « La célèbre cage de fer de la Corriveau est bel et bien authentifiée » ; pourtant, pourtant : b) dans sa une du 27 octobre 2015, Le Devoir écrit  : « La célèbre cage de fer de la Corriveau est bel et bien authentifiée »; pourtant, pourtant : c) Porter et Noël écrivent : « le gibet retrouvé il y a deux ans à Salem est bel et bien celui de celle qu’on appelait chez nous La Corriveau ». Mais le document du Musée de la civilisation dit : « l’objet [la « cage de la Corriveau »] en question serait bien celui ayant servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau ».

Résumons : le Musée de la civilisation écrit « l’objet [la « cage de la Corriveau »] en question serait bien celui ayant servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau ». Le Devoir et ses journalistes Isabelle Porter et Dave Noël, eux, disent aux lecteurs, en petites lettres et grosses lettres, en page B8 et à la une, que l’objet trouvé par une petite société d’histoire qui a montré qu’elle n’est pas sérieuse (à peine venait-elle de faire savoir qu’elle avait découvert une cage de fer qu’elle s’est mise à crier partout qu’elle avait trouvé la vraie cage de la Corriveau, et ce, sans même l’avoir vue, encore moins examinée), que « La célèbre cage de fer de la Corriveau est bel et bien authentifiée », c’est-à-dire qu’il a été prouvé hors de tout doute que ladite cage a servi à montrer au peuple le corps de Madame M.-J. Corriveau.

Je demande au Devoir de publier un rectificatif clair à la une de sa prochaine édition ou de la suivante. Ses lecteurs qui ont été trompés par l’article de Porter et Noël seront heureux d’en prendre connaissance. Je demande aussi au Devoir d’inviter ses journalistes Isabelle Porter et Dave Noël à dire aux lecteurs sur quoi ils se sont appuyés pour affirmer que « La célèbre cage de fer de la Corriveau est bel et bien authentifiée ».

Roger Martel, citoyen de Lévis

CE COURRIEL ET LA RÉPONSE DE SON DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉS DANS LE BLOGUE LEPASSEURDELACOTE.COM.