Le journal Le Devoir, sa journaliste Isabelle Porter, la cage de la Corriveau et John R. Porter.

Lévis, le 28 octobre 2015

Madame Isabelle Porter, journaliste

Journal Le Devoir, Montréal

 

Madame,

Dans Le Devoir, le 27 octobre 2015, a) vous avez écrit, avec votre confrère Dave Noël : « le gibet retrouvé il y a deux ans à Salem est bel et bien celui de celle qu’on appelait chez nous La Corriveau »; b) vous reproduisez un passage d’un document du Musée de la civilisation diffusé le 26 octobre 2015, ce passage : « l’objet [la « cage de la Corriveau »] en question serait bien celui ayant servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau ». Votre phrase, à vous et à M. Noël, est clairement affirmative; le Musée de la civilisation, pour sa part, emploie le conditionnel; vous avez la certitude, vous et M. Noël, que la cage remise au Musée est celle dans laquelle la criminelle a été montrée en public il y a plus de deux cent cinquante ans; le Musée de la civilisation, lui, a des doutes : il les exprime par l’emploi du mode conditionnel. Vous vous êtes basés sur quelque chose de solide pour lancer votre affirmation, vous et M. Noël ; pourriez-vous me dire sur quoi?

Merci de me répondre.

Veuillez, Madame, agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Roger Martel, citoyen de Lévis

lepasseurdelacote.com

P.-S.

Êtes-vous bien la journaliste, Madame Porter, que votre employeur devrait désigner pour couvrir la vie des musées au Québec, en particulier les faits des musées de Québec? Je n’en suis pas certain. Pourquoi? Parce que vous êtes la fille d’un personnage de chez nous très bien connu, une personne qui a dirigé pendant une quinzaine d’années le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) et qui, depuis un certain temps, quelques années probablement, « consacre une large part de son temps au projet d’agrandissement du MNBAQ à titre de commissaire tout en œuvrant comme président de sa Fondation » (dit Wikipedia); vous l’avez reconnue, cette personne, c’est John R. Porter, qui se présente comme « entrepreneur culturel ».

Me permettrez-vous de profiter de l’occasion pour vous faire savoir que je trouve inacceptable que Le Devoir ne dise pas un mot (je n’en ai pas vu un seul) de l’affrontement du gouvernement du Québec et du conseil d’administration de l’Université Laval que John R. Porter préside. Le Devoir aurait dû charger un autre de ses journalistes de couvrir cette affaire, dont le quotidien Le Soleil a parlé à plusieurs reprises, lui. L’affrontement gouvernement – Université Laval a pour objet le financement des universités, en particulier la « bonification des conditions d’après-mandat des hauts dirigeants »; c’est un sujet d’intérêt national, au moins autant que le« sort des vieilles granges de l’île d’Orléans », sur lequel vous vous êtes penchés le 25 février 2015, vous, Madame Porter, et Le Devoir. (N’allez pas croire que je n’aime pas les vieilles granges.)

Ce courriel et votre réponse seront publiés dans l’espace lepasseurdelacote.com.