La guerre pour améliorer son vocabulaire.

Un certain nombre des Canadiens-français qui ont participé aux opérations d’abattage sur les terres de la Guerre de 1914-1918 ont réussi à enrichi leur vocabulaire. De retour vivants au pays natal, ils ont fait connaître à leurs compatriotes, en n’y mettant pas toujours de la discrétion, malheureusement, des mots de France. Les nouveaux vocables ne sont pas répandus sur le territoire national avec un égal bonheur, cependant. boxon, par exemple, n’a pas été prononcé dans un très grand nombre de chaumières, et jamais en chair, je crois bien. Mais il survit, contrairement à d’autres qui meurent.

Un boxon est un bordel. Comme la guerre.

Mes lecteurs apprécieront que je ne répète pas ici les jeux de mots qu’ils n’ont pas manqué de faire avec les mots fusil et tirer.

Roger Martel, le Passeur de la Côte

Un coquelicot fané ne refleurit jamais.

(Omar Khayyam (Nichapur vers 1047-Nichapur vers 1122), Rubaiyyat, 23 (quatrains, Trad. El Anet et Mirza Muhammad) , Éditions la Sirène. Cité au http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/coquelicot/19179/citation)