Les Musées de la civilisation à Québec ont refusé de rendre publics des documents relatifs à la cage de la Corriveau.

Lévis, le 17 novembre 2015

Monsieur Stéphan La Roche, directeur général

Musées de la civilisation, Québec

Monsieur,

Madame Geneviève de Blois, directrice des communications des Musées de la civilisation, refuse de me procurer ce que je lui ai demandé le 11 novembre 2015 : un exemplaire des documents créés par ou pour le comité chargé par les Musées de la civilisation d’essayer de déterminer si l’objet appelé « cage de la Corriveau » est bien la structure qui a servi à montrer en public la criminelle après sa pendaison en 1763. Le 13 novembre 2015, Madame de Blois a justifié son refus ainsi : « Vous comprendrez que les rapports déposés par les experts scientifiques et les historiens qualifiés mandatés par les Musées de la civilisation constituent des documents internes qui ne sont pas destinés à la diffusion ».

Non, Monsieur La Roche, je ne comprends absolument pas que vous et les Musées de la civilisation refusiez de rendre publics les documents que j’ai demandés. Quel renseignement personnel, quelle information sensible, quel secret d’État renfermerait donc le document de votre expert en métaux pour que vous refusiez de le montrer aux Québécois? Quel renseignement personnel, quelle information sensible, quel secret d’État renfermerait donc le document de vos historiens pour que vous refusiez de le montrer aux Québécois? Quel renseignement personnel, quelle information sensible, quel secret d’État renfermerait donc le document de vos deux experts en forge traditionnelle pour que vous refusiez de le montrer aux Québécois? Donnez-moi, donnez aux Québécois, je vous prie, une petite idée des dangers auxquels seraient exposés le pays du Québec si vous rendiez publics les documents que je voudrais consulter.

Comme dirait Madame de Blois, vous comprendrez, Monsieur La Roche, que je puisse me demander si votre refus de rendre publics les documents dont j’aimerais prendre connaissance ne cache pas des choses.

Le comité dit scientifique des Musées de la civilisation comptait dans ses rangs Mme Claudia Mendez Ishii, Mme France Desjardins, M. Vincent Couture, M. Clément Samson et M. Claude Genest, entre autres [deux de ces personnes, M. Vincent Couture et M. Clément Samson, sont membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), Mme Mendez Ishii, M. Claude Genest et Mme Desjardins l’ont déjà été]. Pouvez-vous dire aux Québécois comment il se fait que vous ayez choisi comme membres ces personnes qui ont démontré avec éloquence savoir parfaitement manquer de rigueur intellectuelle. Mme Claudia Mendez Ishii, M. Vincent Couture et M. Claude Genest ont écrit noir sur blanc, à plusieurs reprises, longtemps avant que le comité dit scientifique des Musées ne soit formé, que l’objet (la cage) que leur société d’histoire, la SHRL, aurait découvert par hasard dans le Web, était incontestablement la structure métallique ayant servi à montrer à la population la dépouille de Marie-Josephte Corriveau, et leur société a commencé à faire cette affirmation avant même d’avoir vu, touché, senti, goûté et entendu la cage (faut l’faire!). À ma connaissance, Mme Desjardins et M. Samson n’ont rien écrit au sujet de la découverte de leur société; mais leur silence au sujet de l’affirmation infondée de la SHRL et le travail qu’ils font pour la société donnent à penser qu’ils sont du côté des Mendez Ishii, Couture et Genest (par exemple, Mme Desjardins et M. Samson ont travaillé pour leur société, à L’Anglicane, à la vue de tous, le jour de l’activité offerte par les Musées de la civilisation et la SHRL ce mois-ci). Je vous parle de Mme Claudia Mendez Ishii, de Mme France Desjardins, de M. Vincent Couture, de M. Clément Samson et de M. Claude Genest parce que je pense qu’il est nécessaire que vous disiez aux Québécoises et aux Québécois quel a été l’apport de ces personnes au travail du comité dit scientifique. L’avocat et juge Clément Samson, par exemple, a-t-il été utile à l’expert Jérôme Morissette, consultant en conservation des métaux et restaurateur de sculptures métalliques? A-t-il été utile à l’experte Catherine Ferland, docteure en histoire et coauteure d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau? A-t-il été utile à vos autres experts, Youri Harvey et Martin Dauphinais qui doivent déborder de connaissances sur la forge traditionnelle? Mme Claudia Mendez Ishii, Mme France Desjardins, M. Vincent Couture, M. Clément Samson et M. Claude Genest ont-ils laissé des traces écrites de leur travail au sein du comité dit scientifique? Si oui, pourriez-vous montrer ces traces aux Québécoises et aux Québécois, ne serait-ce que pour l’amour de la transparence?

Vous comprenez, Monsieur La Roche, que je vous demande la même chose qu’à Madame Geneviève de Blois : Serait-il possible que vous me procuriez un exemplaire des documents créés par ou pour le comité chargé par les Musées de la civilisation d’essayer de déterminer si l’objet appelé « cage de la Corriveau » est bien la structure métallique qui a servi à montrer en public la criminelle après sa pendaison en 1763?

Je vous prie de croire, Monsieur, à mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Ce courriel et votre réponse seront publiés au lepasseurdelacote.com.

Corriveau cage_mcq_Maison Chevalier 14-10-2015_3

Structure métallique exposée à la Maison historique Chevalier en novembre 2015, à Québec. Les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis prétendent qu’il s’agit de la « cage de la Corriveau ».

Photo prise par Roger Martel le 14 novembre 2015.