La Commission Charbonneau publie son gros rapport. Les Musées de la civilisation à Québec tiennent secrets des documents d’un petit comité.

Lévis, le 26 novembre 2015

Oui, les Musées de la civilisation à Québec (MCQ) ne veulent pas faire connaître aux citoyennes et aux citoyens des documents créés par ou pour un petit comité qu’ils ont formé il y a environ vingt mois, avec la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL, dont la crédibilité est secrète elle aussi), pour s’occuper de l’expertise d’une « cage » que la SHRL dit avoir trouvée par hasard.

J’ai demandé à la directrice des communications des MCQ, Mme Geneviève DeBlois, de me permettre de prendre connaissance des documents; le 13 novembre dernier, elle me dit quelle refuse, mais ne me donne pas les raisons de son refus. Le 17 novembre, j’écris au directeur général des MCQ, M. Stéphan La Roche; je lui dis que je ne comprends pas le refus de Mme DeBlois et je lui demande d’autoriser que l’on me permette de prendre connaissance des documents (je reproduis des extraits de mon courriel ci-dessous). Malheureusement, M. La Roche ne m’a pas répondu.

L’affaire de la « cage de la Corriveau » m’oblige à garder fermées les fenêtres de ma maison : les MCQ, voyez-vous, sont mes voisins d’en face, de l’autre côté du Saint-Laurent, et l’odeur voyage bien au-dessus du fleuve. Ils auraient donc dû laisser la cage aux États-Unis!

Roger Martel, citoyen de Lévis

Corriveau cage_mcq_Maison Chevalier 14-10-2015_3

« Cage de la Corriveau ».

Les MCQ n’ont pas réussi à prouver que cette structure est celle qui a servi à exhiber la dépouille de Marie-Josephte Corriveau après sa pendaison en 1763. Mais ils disent quand même que la « cage » a été authentifiée… L’une de leurs conservatrices, Mme Syvie Toupin, affirme que les MCQ ne peuvent pas avoir la certitude que c’est bien la cage tant désirée par des guides touristiques de Lévis et par d’autres personnes. L’historienne Catherine Ferland abonde dans le même sens. À noter que Mmes Toupin et Ferland ont fait partie du comité chargé de s’occuper de l’expertise de la « cage »…

Photo de Roger Martel.

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Prière de transmettre ce courriel à Monsieur Stéphan La Roche, directeur général des MCQ

Lévis, le 17 novembre 2015

Monsieur Stéphan La Roche, directeur général

Musées de la civilisation, Québec

Monsieur,

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Non, Monsieur La Roche, je ne comprends absolument pas que vous et les Musées de la civilisation refusiez de rendre publics les documents que j’ai demandés. Quel renseignement personnel, quelle information sensible, quel secret d’État renfermerait donc le document de votre expert en métaux pour que vous refusiez de le montrer aux Québécois? Quel renseignement personnel, quelle information sensible, quel secret d’État renfermerait donc le document de vos historiens pour que vous refusiez de le montrer aux Québécois? Quel renseignement personnel, quelle information sensible, quel secret d’État renfermerait donc le document de vos deux experts en forge traditionnelle pour que vous refusiez de le montrer aux Québécois? Donnez-moi, donnez aux Québécois, je vous prie, une petite idée des dangers auxquels seraient exposés le pays du Québec si vous rendiez publics les documents que je voudrais consulter.

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Le comité dit scientifique des Musées de la civilisation comptait dans ses rangs Mme Claudia Mendez Ishii, Mme France Desjardins, M. Vincent Couture, M. Clément Samson et M. Claude Genest, entre autres [deux de ces personnes, M. Vincent Couture et M. Clément Samson, sont membres du conseil d’administration de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), Mme Mendez Ishii, M. Claude Genest et Mme Desjardins l’ont déjà été]. Pouvez-vous dire aux Québécois comment il se fait que vous ayez choisi comme membres ces personnes qui ont démontré avec éloquence savoir parfaitement manquer de rigueur intellectuelle. Mme Claudia Mendez Ishii, M. Vincent Couture et M. Claude Genest ont écrit noir sur blanc, à plusieurs reprises, longtemps avant que le comité dit scientifique des Musées ne soit formé, que l’objet (la cage) que leur société d’histoire, la SHRL, aurait découvert par hasard dans le Web, était incontestablement la structure métallique ayant servi à montrer à la population la dépouille de Marie-Josephte Corriveau, et leur société a commencé à faire cette affirmation avant même d’avoir vu, touché, senti, goûté et entendu la cage (faut l’faire!). À ma connaissance, Mme Desjardins et M. Samson n’ont rien écrit au sujet de la découverte de leur société; mais leur silence au sujet de l’affirmation infondée de la SHRL et le travail qu’ils font pour la société donnent à penser qu’ils sont du côté des Mendez Ishii, Couture et Genest (par exemple, Mme Desjardins et M. Samson ont travaillé pour leur société, à L’Anglicane, à la vue de tous, le jour de l’activité offerte par les Musées de la civilisation et la SHRL ce mois-ci). Je vous parle de Mme Claudia Mendez Ishii, de Mme France Desjardins, de M. Vincent Couture, de M. Clément Samson et de M. Claude Genest parce que je pense qu’il est nécessaire que vous disiez aux Québécoises et aux Québécois quel a été l’apport de ces personnes au travail du comité dit scientifique. L’avocat et juge Clément Samson, par exemple, a-t-il été utile à l’expert Jérôme Morissette, consultant en conservation des métaux et restaurateur de sculptures métalliques? A-t-il été utile à l’experte Catherine Ferland, docteure en histoire et coauteure d’un livre sur Marie-Josephte Corriveau? A-t-il été utile à vos autres experts, Youri Harvey et Martin Dauphinais qui doivent déborder de connaissances sur la forge traditionnelle? Mme Claudia Mendez Ishii, Mme France Desjardins, M. Vincent Couture, M. Clément Samson et M. Claude Genest ont-ils laissé des traces écrites de leur travail au sein du comité dit scientifique? Si oui, pourriez-vous montrer ces traces aux Québécoises et aux Québécois, ne serait-ce que pour l’amour de la transparence?

Vous comprenez, Monsieur La Roche, que je vous demande la même chose qu’à Madame Geneviève de Blois : Serait-il possible que vous me procuriez un exemplaire des documents créés par ou pour le comité chargé par les Musées de la civilisation d’essayer de déterminer si l’objet appelé « cage de la Corriveau » est bien la structure métallique qui a servi à montrer en public la criminelle après sa pendaison en 1763?

Je vous prie de croire, Monsieur, à mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

Ce courriel et votre réponse seront publiés au lepasseurdelacote.com.