Ce que je vous souhaite pour cette année qui recommence.

Alain, PROPOS SUR LE BONHEUR. Paris : Éditions Gallimard, 1928

Jérémiades

4 janvier 1912

   Ce que je vous souhaite pour cette année qui recommence, c’est-à-dire pour le temps qu’il faut au soleil pour remonter à son plus haut et redescendre ensuite au plus bas, ce que je vous souhaite c’est de ne pas dire et aussi de ne pas penser que tout va de mal en pis. « Cette soif de l’or, cette ardeur au plaisir, cet oubli des devoirs, cette insolence de la jeunesse, ces vols et ces crimes inouïs, cette impudence des passions, ces saisons folles enfin, qui nous apportent presque des soirées tièdes au coeur de l’hiver », voilà un refrain vieux comme le monde des hommes ; il signifie seulement ceci : « Je n’ai plus l’estomac ni la joie de mes vingt ans. »

Encore si ce n’était qu’une manière de dire ce que l’on éprouve, on supporterait ce discours, comme on supporte la tristesse de ceux qui sont malades. Mais les discours ont par eux-mêmes une puissance démesurée ; ils enflent la tristesse, ils la grossissent, ils en recouvrent toutes les choses comme d’un manteau, et ainsi l’effet devient cause, comme on voit qu’un enfant peut bien avoir très peur de son petit camarade qu’il a lui-même déguisé en lion ou en ours.

Il est assez clair que si un homme, par naturelle tristesse, orne sa maison comme un catafalque, il n’en sera que plus triste, toutes choses lui rappelant aigrement son chagrin. Même jeu pour nos idées ; si par humeur nous venons à nous peindre les hommes en noir et les affaires publiques en décomposition, ce barbouillage à son tour nous jette dans le désespoir ; et l’homme le plus intelligent est souvent celui qui se dupe le mieux lui-même, parce que ses déclamations ont une suite et un air de raison.

Le pire, c’est que cette maladie se gagne ; c’est comme un choléra des esprits. Je connais des gens en présence de qui l’on ne peut pas dire que les fonctionnaires sont, dans l’ensemble, plus honnêtes et plus diligents qu’autrefois. Ceux qui suivent leurs passions ont une éloquence si naturelle, une sincérité si touchante que la galerie est pour eux ; et celui qui veut être juste joue alors le rôle d’un niais ou d’un mauvais plaisant. Ainsi la jérémiade s’établit comme un dogme et fait partie bientôt de la politesse.

Hier, un ouvrier tapissier, afin de soutenir une conversation préliminaire, disait tout naïvement : « Les saisons sont perdues. Qui croirait que nous sommes en hiver ? Et c’est comme l’été ; on ne sait plus ce que c’est. » Il disait cela après les dures chaleurs de cette année qu’il a pourtant senties comme les autres. Mais le lieu commun est plus fort que les faits. Et méfiez-vous de vous-même, vous qui riez de mon tapissier ; car tous les faits ne sont pas aussi clairs ni aussi présents au souvenir que le bel été de dix neuf cent onze.

Ma conclusion est que la joie est sans autorité, parce qu’elle est jeune et que la tristesse est sur un trône et toujours trop respectée. D’où je tire qu’il faut résister à la tristesse, non pas seulement parce que la joie est bonne, ce qui serait déjà une espèce de raison, mais parce qu’il faut être juste, et que la tristesse, éloquente toujours, impérieuse toujours, ne veut jamais qu’on soit juste.

Alain (Émile Chartier) (1868-1951)
Propos sur le bonheur (1928)

Une édition électronique réalisée à partir du livre d’Alain, PROPOS SUR LE BONHEUR. Paris : Éditions Gallimard, 1928, 218 pp. Collection folio-essais.

Source : La bibliothèque numérique francophone, 
Les Classiques des sciences sociales, 
http://classiques.uqac.ca/classiques/Alain/propos_sur_le_bonheur/alain_propos_bonheur.pdf

Climat – Accord de Paris, 12 décembre 2015 : une chance de bien faire — Géoconfluences

Géoconfluences, une publication à caractère scientifique pour le partage du savoir et pour la formation en géographie. Elle est proposée par la Direction générale de l’enseignement scolaire (Dgesco) et par l’École Normale Supérieure de Lyon (ENS de Lyon). France. http://geoconfluences.ens-lyon.fr/index.htm

Source : Accord de Paris, 12 décembre 2015 : une chance de bien faire — Géoconfluences

Affaire de la « cage de la Corriveau » : une conservatrice du Musée de la civilisation et une historienne contredisent la Société d’histoire régionale de Lévis.

Lévis, le 11 décembre 2015

Monsieur Vincent Couture, président

Société d’histoire régionale de Lévis

Lévis (Québec)

Monsieur le président,

Je vous informe ou rappelle que :

Au moins deux membres du « comité scientifique » formé par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » N’ONT PAS ACQUIS LA CERTITUDE que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, mesdames Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi du Musée de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent le conditionnel dans leurs déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015; voyez :

Madame Sylvie Toupin, conservatrice :

« Les expertises qu’on a menées convergent. C’est la juxtaposition et le croisement des informations qui nous permettent d’en arriver à la conclusion que ce serait effectivement le gibet qui aurait servi à exposer Marie-Josephte Corriveau. » (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml)

Madame Toupin n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. Elle a dit clairement la même chose à Lévis, en novembre dernier, en réponse à une question que je lui avais posée publiquement à L’Anglicane, qui était bondée.

Madame Catherine Ferland, historienne :

 « Quand on est capable de retracer le cheminement très précis d’un objet, par exemple par les articles de journaux, par les documents historiques, on se rend compte que dans le cas de la cage de la Corriveau, on est capable de faire ce tracé très facilement. […] Ça nous a permis de dire, oui, d’un point de vue historique, c’est très, très plausible et même presque certain que c’est bien la cage ». (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml

Madame Ferland est limpide elle aussi, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau à la population.

Comment vous êtes vous senti, monsieur Couture, quand vous avez pris connaissance des avis de mesdames Toupin et Ferland? Plutôt mal, je vous comprends. Depuis la fin de 2011, la Société d’histoire régionale de Lévis dit être convaincue qu’elle a trouvé la « cage » qui a servi à exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau il y a plus de 250 ans. Et vous apprenez à la fin de 2015 qu’une conservatrice du Musée de la civilisation et une historienne qui a publié en 2014 un livre sur madame Corriveau et la « cage de la Corriveau » ne pensent pas du tout comme vous et vos partenaires (Caisse Desjardins de Lévis, ville de Lévis, etc.), elles disent qu’elles n’ont pas la certitude que la « cage » que votre société dit avoir trouvée par hasard dans le Web est la structure dans laquelle la dépouille de madame Corriveau a été exposée.

Il est très intéressant de savoir quand la Société d’histoire régionale de Lévis a acquis la certitude que l’objet découvert par hasard dans le Web était incontestablement la « cage de la Corriveau », et quand mesdames Toupin et Ferland en sont venues à la conclusion qu’on ne pouvait pas être certain que l’objet trouvé par la Société d’histoire régionale de Lévis était la « cage de la Corriveau ».

Votre société d’histoire et ses amateurs d’histoire, monsieur Couture, ont acquis la certitude que l’objet qu’ils avaient trouvé était la « cage de la Corriveau » avant d’avoir vu l’objet en question ailleurs que sur un écran d’ordinateur, avant d’être allé le voir là où il était, avant que l’objet n’ait été examiné le moindrement par des experts. Avec du recul, monsieur Couture, vous devez pouvoir comprendre que les amateurs d’histoire de la Société d’histoire régionale de Lévis ont gravement péché par manque de rigueur intellectuelle; dans les écoles primaires, bien des enfants usent mieux de leur raison. (Pourtant, monsieur Claude Genest a un diplôme universitaire en histoire, monsieur Clément Samson doit être passé par une université puisqu’il est juge, vous, monsieur Couture, vous êtes archiviste, etc.)

Mesdames Sylvie Toupin et Catherine Ferland ont été plus sages, monsieur Couture : leurs avis, reproduits ci-dessus, ont été formulés après la fin du travail du « comité scientifique » chargé de s’occuper de l’expertise de l’objet trouvé par votre société d’histoire, un comité dont elles faisaient partie, vous vous souvenez?

Vous seriez bien aimable de transmettre le présent courriel à tous les membres de votre société d’histoire. N’oubliez surtout pas les membres du conseil d’administration : André Gaumond (vice-président), Pierre-Olivier Maheux (trésorier), Louis Hallé (secrétaire), Claude Genest, Clément Samson, Marie-Camille Richard, Richard Fortier, Xavier Chambolle. Pensez aussi à : Claudia Mendez Ishii, France Desjardins, Gilbert Samson, André Dubois.

Veuillez croire, monsieur le président, à mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis depuis 1978, membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007, membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie, membre de plusieurs sociétés d’histoire, principal artisan de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis, metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves d’abord, puis de parent d’anciens élèves.

CE COURRIEL ET LA RÉPONSE DE SON DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉS AU LEPASSEURDELACOTE.COM.

Affaire de la « cage de la Corriveau » : la Caisse Desjardins de Lévis doit blâmer la Société d’histoire régionale de Lévis.

Lévis, le 11 décembre 2015

Monsieur René Bégin, président

Conseil d’administration

Caisse Desjardins de Lévis

Lévis (Québec)

Monsieur le président,

Je vous informe ou rappelle que :

Au moins deux membres du « comité scientifique » formé par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » N’ONT PAS ACQUIS LA CERTITUDE que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, mesdames Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi du Musée de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent le conditionnel dans leurs déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015; voyez :

Madame Sylvie Toupin, conservatrice :

« Les expertises qu’on a menées convergent. C’est la juxtaposition et le croisement des informations qui nous permettent d’en arriver à la conclusion que ce serait effectivement le gibet qui aurait servi à exposer Marie-Josephte Corriveau. » (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml)

Madame Toupin n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. Elle a dit clairement la même chose à Lévis, en novembre dernier, en réponse à une question que je lui avais posée publiquement à L’Anglicane, qui était bondée.

Madame Catherine Ferland, historienne :

 « Quand on est capable de retracer le cheminement très précis d’un objet, par exemple par les articles de journaux, par les documents historiques, on se rend compte que dans le cas de la cage de la Corriveau, on est capable de faire ce tracé très facilement. […] Ça nous a permis de dire, oui, d’un point de vue historique, c’est très, très plausible et même presque certain que c’est bien la cage ». (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml

Madame Ferland est limpide elle aussi, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau à la population.

Je vous transmets les informations ci-dessus, monsieur Bégin, parce que la Caisse Desjardins de Lévis appuie la Société d’histoire régionale de Lévis depuis qu’elle existe, je crois (la SHRL a été fondée en 1976) et qu’elle a été l’un des partenaires qui l’ont aidé à préparer et à présenter en 2013 deux expositions sur la « cage de la Corriveau ».

Depuis la fin de 2011, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) dit être convaincue qu’elle a trouvé la « cage » qui a servi à exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau il y a plus de 250 ans. Et on apprend à la fin de 2015 qu’une conservatrice du Musée de la civilisation et une historienne qui a publié en 2014 un livre sur madame Corriveau et la « cage de la Corriveau » ne pensent pas du tout comme la SHRL, elles disent qu’elles n’ont pas la certitude que la « cage » que la SHRL dit avoir trouvée par hasard dans le Web est la structure dans laquelle la dépouille de madame Corriveau a été exposée.

Il faut savoir aussi que la SHRL et ses amateurs d’histoire ont acquis la certitude que l’objet qu’ils avaient trouvé était la « cage de la Corriveau » avant d’avoir vu l’objet en question ailleurs que sur un écran d’ordinateur, avant d’être allé le voir là où il était, avant que l’objet n’ait été examiné le moindrement par des experts. Vous devez pensez comme moi, monsieur Bégin, que les amateurs d’histoire de la Société d’histoire régionale de Lévis ont gravement péché par manque de rigueur intellectuelle; dans les écoles primaires, bien des enfants usent mieux de leur raison. (Pourtant, monsieur Claude Genest, membre honoraire de la SHRL, a un diplôme universitaire en histoire, monsieur Clément Samson, membre du conseil d’administration de la SHRL, doit être passé par une université puisqu’il est juge, monsieur Vincent Couture, président de la SHRL, est un archiviste, etc.)

Mesdames Sylvie Toupin et Catherine Ferland ont été plus sages : leurs avis, reproduits ci-dessus, ont été formulés après la fin du travail du « comité scientifique » chargé de s’occuper de l’expertise de l’objet trouvé par la Société d’histoire régionale de Lévis, un comité dont elles ont fait partie.

Je m’attends, monsieur le président, à ce que la Caisse Desjardins de Lévis désavoue et blâme publiquement la Société d’histoire régionale de Lévis.

Veuillez croire, monsieur le président, à mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis depuis 1978, membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007, membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie, membre de plusieurs sociétés d’histoire, principal artisan de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis, metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves d’abord, puis de parent d’anciens élèves.

CE COURRIEL ET LA RÉPONSE DE SON DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉS AU LEPASSEURDELACOTE.COM.

Affaire de la « cage de la Corriveau » : le maire de Lévis doit blâmer la Société d’histoire régionale de Lévis.

Lévis, le 11 décembre 2015

Monsieur Gilles Lehouillier, maire

Ville de Lévis

Lévis (Québec)

Monsieur le maire,

Je vous informe ou rappelle que :

Au moins deux membres du « comité scientifique » formé par les  Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » N’ONT PAS ACQUIS LA CERTITUDE que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, mesdames Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi du Musée de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent le conditionnel dans leurs déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015; voyez :

Madame Sylvie Toupin, conservatrice :

« Les expertises qu’on a menées convergent. C’est la juxtaposition et le croisement des informations qui nous permettent d’en arriver à la conclusion que ce serait effectivement le gibet qui aurait servi à exposer Marie-Josephte Corriveau. » (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml)

Madame Toupin n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. Elle a dit clairement la même chose à Lévis, en novembre dernier, en réponse à une question que je lui avais posée publiquement à L’Anglicane, qui était bondée.

Madame Catherine Ferland, historienne :

 « Quand on est capable de retracer le cheminement très précis d’un objet, par exemple par les articles de journaux, par les documents historiques, on se rend compte que dans le cas de la cage de la Corriveau, on est capable de faire ce tracé très facilement. […] Ça nous a permis de dire, oui, d’un point de vue historique, c’est très, très plausible et même presque certain que c’est bien la cage ». (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml

Madame Ferland est limpide elle aussi, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau à la population.

Je vous transmets les informations ci-dessus, monsieur Lehouillier, parce que la Ville de Lévis appuie la Société d’histoire régionale de Lévis depuis des années et des années et qu’elle a été l’un des partenaires qui l’ont aidé à préparer et à présenter en 2013 deux expositions sur la « cage de la Corriveau ».

Depuis la fin de 2011, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) dit être convaincue qu’elle a trouvé la « cage » qui a servi à exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau il y a plus de 250 ans. Et on apprend à la fin de 2015 qu’une conservatrice du Musée de la civilisation et une historienne qui a publié en 2014 un livre sur madame Corriveau et la « cage de la Corriveau » ne pensent pas du tout comme la SHRL, elles disent qu’elles n’ont pas la certitude que la « cage » que votre société dit avoir trouvée par hasard dans le Web est la structure dans laquelle la dépouille de madame Corriveau a été exposée.

Il faut savoir aussi que la SHRL et ses amateurs d’histoire ont acquis la certitude que l’objet qu’ils avaient trouvé était la « cage de la Corriveau » avant d’avoir vu l’objet en question ailleurs que sur un écran d’ordinateur, avant d’être allé le voir là où il était, avant que l’objet n’ait été examiné le moindrement par des experts. Vous devez pensez comme moi, monsieur Lehouillier, que les amateurs d’histoire de la Société d’histoire régionale de Lévis ont gravement péché par manque de rigueur intellectuelle; dans les écoles primaires, bien des enfants usent mieux de leur raison. (Pourtant, monsieur Claude Genest, membre honoraire de la SHRL, a un diplôme universitaire en histoire, monsieur Clément Samson, membre du conseil d’administration de la SHRL, doit être passé par une université puisqu’il est juge, monsieur Vincent Couture, président de la SHRL, est un archiviste, etc.)

Mesdames Sylvie Toupin et Catherine Ferland ont été plus sages : leurs avis, reproduits ci-dessus, ont été formulés après la fin du travail du « comité scientifique » chargé de s’occuper de l’expertise de l’objet trouvé par la Société d’histoire régionale de Lévis, un comité dont elles ont fait partie.

Je m’attends, monsieur le maire, à ce que l ‘administration et les élus de la Ville de Lévis désavouent et blâment publiquement la Société d’histoire régionale de Lévis.

Veuillez croire, monsieur le maire, à mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis depuis 1978, membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007, membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie, membre de plusieurs sociétés d’histoire, principal artisan de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis, metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves d’abord, puis de parent d’anciens élèves.

CE COURRIEL ET LA RÉPONSE DE SON DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉS AU LEPASSEURDELACOTE.COM.