Ce que je vous souhaite pour cette année qui recommence.

Alain, PROPOS SUR LE BONHEUR. Paris : Éditions Gallimard, 1928

Jérémiades

4 janvier 1912

   Ce que je vous souhaite pour cette année qui recommence, c’est-à-dire pour le temps qu’il faut au soleil pour remonter à son plus haut et redescendre ensuite au plus bas, ce que je vous souhaite c’est de ne pas dire et aussi de ne pas penser que tout va de mal en pis. « Cette soif de l’or, cette ardeur au plaisir, cet oubli des devoirs, cette insolence de la jeunesse, ces vols et ces crimes inouïs, cette impudence des passions, ces saisons folles enfin, qui nous apportent presque des soirées tièdes au coeur de l’hiver », voilà un refrain vieux comme le monde des hommes ; il signifie seulement ceci : « Je n’ai plus l’estomac ni la joie de mes vingt ans. »

Encore si ce n’était qu’une manière de dire ce que l’on éprouve, on supporterait ce discours, comme on supporte la tristesse de ceux qui sont malades. Mais les discours ont par eux-mêmes une puissance démesurée ; ils enflent la tristesse, ils la grossissent, ils en recouvrent toutes les choses comme d’un manteau, et ainsi l’effet devient cause, comme on voit qu’un enfant peut bien avoir très peur de son petit camarade qu’il a lui-même déguisé en lion ou en ours.

Il est assez clair que si un homme, par naturelle tristesse, orne sa maison comme un catafalque, il n’en sera que plus triste, toutes choses lui rappelant aigrement son chagrin. Même jeu pour nos idées ; si par humeur nous venons à nous peindre les hommes en noir et les affaires publiques en décomposition, ce barbouillage à son tour nous jette dans le désespoir ; et l’homme le plus intelligent est souvent celui qui se dupe le mieux lui-même, parce que ses déclamations ont une suite et un air de raison.

Le pire, c’est que cette maladie se gagne ; c’est comme un choléra des esprits. Je connais des gens en présence de qui l’on ne peut pas dire que les fonctionnaires sont, dans l’ensemble, plus honnêtes et plus diligents qu’autrefois. Ceux qui suivent leurs passions ont une éloquence si naturelle, une sincérité si touchante que la galerie est pour eux ; et celui qui veut être juste joue alors le rôle d’un niais ou d’un mauvais plaisant. Ainsi la jérémiade s’établit comme un dogme et fait partie bientôt de la politesse.

Hier, un ouvrier tapissier, afin de soutenir une conversation préliminaire, disait tout naïvement : « Les saisons sont perdues. Qui croirait que nous sommes en hiver ? Et c’est comme l’été ; on ne sait plus ce que c’est. » Il disait cela après les dures chaleurs de cette année qu’il a pourtant senties comme les autres. Mais le lieu commun est plus fort que les faits. Et méfiez-vous de vous-même, vous qui riez de mon tapissier ; car tous les faits ne sont pas aussi clairs ni aussi présents au souvenir que le bel été de dix neuf cent onze.

Ma conclusion est que la joie est sans autorité, parce qu’elle est jeune et que la tristesse est sur un trône et toujours trop respectée. D’où je tire qu’il faut résister à la tristesse, non pas seulement parce que la joie est bonne, ce qui serait déjà une espèce de raison, mais parce qu’il faut être juste, et que la tristesse, éloquente toujours, impérieuse toujours, ne veut jamais qu’on soit juste.

Alain (Émile Chartier) (1868-1951)
Propos sur le bonheur (1928)

Une édition électronique réalisée à partir du livre d’Alain, PROPOS SUR LE BONHEUR. Paris : Éditions Gallimard, 1928, 218 pp. Collection folio-essais.

Source : La bibliothèque numérique francophone, 
Les Classiques des sciences sociales, 
http://classiques.uqac.ca/classiques/Alain/propos_sur_le_bonheur/alain_propos_bonheur.pdf

Climat – Accord de Paris, 12 décembre 2015 : une chance de bien faire — Géoconfluences

Géoconfluences, une publication à caractère scientifique pour le partage du savoir et pour la formation en géographie. Elle est proposée par la Direction générale de l’enseignement scolaire (Dgesco) et par l’École Normale Supérieure de Lyon (ENS de Lyon). France. http://geoconfluences.ens-lyon.fr/index.htm

Source : Accord de Paris, 12 décembre 2015 : une chance de bien faire — Géoconfluences

Affaire de la « cage de la Corriveau » : une conservatrice du Musée de la civilisation et une historienne contredisent la Société d’histoire régionale de Lévis.

Lévis, le 11 décembre 2015

Monsieur Vincent Couture, président

Société d’histoire régionale de Lévis

Lévis (Québec)

Monsieur le président,

Je vous informe ou rappelle que :

Au moins deux membres du « comité scientifique » formé par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » N’ONT PAS ACQUIS LA CERTITUDE que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, mesdames Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi du Musée de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent le conditionnel dans leurs déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015; voyez :

Madame Sylvie Toupin, conservatrice :

« Les expertises qu’on a menées convergent. C’est la juxtaposition et le croisement des informations qui nous permettent d’en arriver à la conclusion que ce serait effectivement le gibet qui aurait servi à exposer Marie-Josephte Corriveau. » (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml)

Madame Toupin n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. Elle a dit clairement la même chose à Lévis, en novembre dernier, en réponse à une question que je lui avais posée publiquement à L’Anglicane, qui était bondée.

Madame Catherine Ferland, historienne :

 « Quand on est capable de retracer le cheminement très précis d’un objet, par exemple par les articles de journaux, par les documents historiques, on se rend compte que dans le cas de la cage de la Corriveau, on est capable de faire ce tracé très facilement. […] Ça nous a permis de dire, oui, d’un point de vue historique, c’est très, très plausible et même presque certain que c’est bien la cage ». (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml

Madame Ferland est limpide elle aussi, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau à la population.

Comment vous êtes vous senti, monsieur Couture, quand vous avez pris connaissance des avis de mesdames Toupin et Ferland? Plutôt mal, je vous comprends. Depuis la fin de 2011, la Société d’histoire régionale de Lévis dit être convaincue qu’elle a trouvé la « cage » qui a servi à exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau il y a plus de 250 ans. Et vous apprenez à la fin de 2015 qu’une conservatrice du Musée de la civilisation et une historienne qui a publié en 2014 un livre sur madame Corriveau et la « cage de la Corriveau » ne pensent pas du tout comme vous et vos partenaires (Caisse Desjardins de Lévis, ville de Lévis, etc.), elles disent qu’elles n’ont pas la certitude que la « cage » que votre société dit avoir trouvée par hasard dans le Web est la structure dans laquelle la dépouille de madame Corriveau a été exposée.

Il est très intéressant de savoir quand la Société d’histoire régionale de Lévis a acquis la certitude que l’objet découvert par hasard dans le Web était incontestablement la « cage de la Corriveau », et quand mesdames Toupin et Ferland en sont venues à la conclusion qu’on ne pouvait pas être certain que l’objet trouvé par la Société d’histoire régionale de Lévis était la « cage de la Corriveau ».

Votre société d’histoire et ses amateurs d’histoire, monsieur Couture, ont acquis la certitude que l’objet qu’ils avaient trouvé était la « cage de la Corriveau » avant d’avoir vu l’objet en question ailleurs que sur un écran d’ordinateur, avant d’être allé le voir là où il était, avant que l’objet n’ait été examiné le moindrement par des experts. Avec du recul, monsieur Couture, vous devez pouvoir comprendre que les amateurs d’histoire de la Société d’histoire régionale de Lévis ont gravement péché par manque de rigueur intellectuelle; dans les écoles primaires, bien des enfants usent mieux de leur raison. (Pourtant, monsieur Claude Genest a un diplôme universitaire en histoire, monsieur Clément Samson doit être passé par une université puisqu’il est juge, vous, monsieur Couture, vous êtes archiviste, etc.)

Mesdames Sylvie Toupin et Catherine Ferland ont été plus sages, monsieur Couture : leurs avis, reproduits ci-dessus, ont été formulés après la fin du travail du « comité scientifique » chargé de s’occuper de l’expertise de l’objet trouvé par votre société d’histoire, un comité dont elles faisaient partie, vous vous souvenez?

Vous seriez bien aimable de transmettre le présent courriel à tous les membres de votre société d’histoire. N’oubliez surtout pas les membres du conseil d’administration : André Gaumond (vice-président), Pierre-Olivier Maheux (trésorier), Louis Hallé (secrétaire), Claude Genest, Clément Samson, Marie-Camille Richard, Richard Fortier, Xavier Chambolle. Pensez aussi à : Claudia Mendez Ishii, France Desjardins, Gilbert Samson, André Dubois.

Veuillez croire, monsieur le président, à mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis depuis 1978, membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007, membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie, membre de plusieurs sociétés d’histoire, principal artisan de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis, metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves d’abord, puis de parent d’anciens élèves.

CE COURRIEL ET LA RÉPONSE DE SON DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉS AU LEPASSEURDELACOTE.COM.

Affaire de la « cage de la Corriveau » : la Caisse Desjardins de Lévis doit blâmer la Société d’histoire régionale de Lévis.

Lévis, le 11 décembre 2015

Monsieur René Bégin, président

Conseil d’administration

Caisse Desjardins de Lévis

Lévis (Québec)

Monsieur le président,

Je vous informe ou rappelle que :

Au moins deux membres du « comité scientifique » formé par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » N’ONT PAS ACQUIS LA CERTITUDE que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, mesdames Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi du Musée de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent le conditionnel dans leurs déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015; voyez :

Madame Sylvie Toupin, conservatrice :

« Les expertises qu’on a menées convergent. C’est la juxtaposition et le croisement des informations qui nous permettent d’en arriver à la conclusion que ce serait effectivement le gibet qui aurait servi à exposer Marie-Josephte Corriveau. » (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml)

Madame Toupin n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. Elle a dit clairement la même chose à Lévis, en novembre dernier, en réponse à une question que je lui avais posée publiquement à L’Anglicane, qui était bondée.

Madame Catherine Ferland, historienne :

 « Quand on est capable de retracer le cheminement très précis d’un objet, par exemple par les articles de journaux, par les documents historiques, on se rend compte que dans le cas de la cage de la Corriveau, on est capable de faire ce tracé très facilement. […] Ça nous a permis de dire, oui, d’un point de vue historique, c’est très, très plausible et même presque certain que c’est bien la cage ». (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml

Madame Ferland est limpide elle aussi, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau à la population.

Je vous transmets les informations ci-dessus, monsieur Bégin, parce que la Caisse Desjardins de Lévis appuie la Société d’histoire régionale de Lévis depuis qu’elle existe, je crois (la SHRL a été fondée en 1976) et qu’elle a été l’un des partenaires qui l’ont aidé à préparer et à présenter en 2013 deux expositions sur la « cage de la Corriveau ».

Depuis la fin de 2011, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) dit être convaincue qu’elle a trouvé la « cage » qui a servi à exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau il y a plus de 250 ans. Et on apprend à la fin de 2015 qu’une conservatrice du Musée de la civilisation et une historienne qui a publié en 2014 un livre sur madame Corriveau et la « cage de la Corriveau » ne pensent pas du tout comme la SHRL, elles disent qu’elles n’ont pas la certitude que la « cage » que la SHRL dit avoir trouvée par hasard dans le Web est la structure dans laquelle la dépouille de madame Corriveau a été exposée.

Il faut savoir aussi que la SHRL et ses amateurs d’histoire ont acquis la certitude que l’objet qu’ils avaient trouvé était la « cage de la Corriveau » avant d’avoir vu l’objet en question ailleurs que sur un écran d’ordinateur, avant d’être allé le voir là où il était, avant que l’objet n’ait été examiné le moindrement par des experts. Vous devez pensez comme moi, monsieur Bégin, que les amateurs d’histoire de la Société d’histoire régionale de Lévis ont gravement péché par manque de rigueur intellectuelle; dans les écoles primaires, bien des enfants usent mieux de leur raison. (Pourtant, monsieur Claude Genest, membre honoraire de la SHRL, a un diplôme universitaire en histoire, monsieur Clément Samson, membre du conseil d’administration de la SHRL, doit être passé par une université puisqu’il est juge, monsieur Vincent Couture, président de la SHRL, est un archiviste, etc.)

Mesdames Sylvie Toupin et Catherine Ferland ont été plus sages : leurs avis, reproduits ci-dessus, ont été formulés après la fin du travail du « comité scientifique » chargé de s’occuper de l’expertise de l’objet trouvé par la Société d’histoire régionale de Lévis, un comité dont elles ont fait partie.

Je m’attends, monsieur le président, à ce que la Caisse Desjardins de Lévis désavoue et blâme publiquement la Société d’histoire régionale de Lévis.

Veuillez croire, monsieur le président, à mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis depuis 1978, membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007, membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie, membre de plusieurs sociétés d’histoire, principal artisan de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis, metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves d’abord, puis de parent d’anciens élèves.

CE COURRIEL ET LA RÉPONSE DE SON DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉS AU LEPASSEURDELACOTE.COM.

Affaire de la « cage de la Corriveau » : le maire de Lévis doit blâmer la Société d’histoire régionale de Lévis.

Lévis, le 11 décembre 2015

Monsieur Gilles Lehouillier, maire

Ville de Lévis

Lévis (Québec)

Monsieur le maire,

Je vous informe ou rappelle que :

Au moins deux membres du « comité scientifique » formé par les  Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » N’ONT PAS ACQUIS LA CERTITUDE que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, mesdames Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi du Musée de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent le conditionnel dans leurs déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015; voyez :

Madame Sylvie Toupin, conservatrice :

« Les expertises qu’on a menées convergent. C’est la juxtaposition et le croisement des informations qui nous permettent d’en arriver à la conclusion que ce serait effectivement le gibet qui aurait servi à exposer Marie-Josephte Corriveau. » (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml)

Madame Toupin n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. Elle a dit clairement la même chose à Lévis, en novembre dernier, en réponse à une question que je lui avais posée publiquement à L’Anglicane, qui était bondée.

Madame Catherine Ferland, historienne :

 « Quand on est capable de retracer le cheminement très précis d’un objet, par exemple par les articles de journaux, par les documents historiques, on se rend compte que dans le cas de la cage de la Corriveau, on est capable de faire ce tracé très facilement. […] Ça nous a permis de dire, oui, d’un point de vue historique, c’est très, très plausible et même presque certain que c’est bien la cage ». (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml

Madame Ferland est limpide elle aussi, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau à la population.

Je vous transmets les informations ci-dessus, monsieur Lehouillier, parce que la Ville de Lévis appuie la Société d’histoire régionale de Lévis depuis des années et des années et qu’elle a été l’un des partenaires qui l’ont aidé à préparer et à présenter en 2013 deux expositions sur la « cage de la Corriveau ».

Depuis la fin de 2011, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) dit être convaincue qu’elle a trouvé la « cage » qui a servi à exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau il y a plus de 250 ans. Et on apprend à la fin de 2015 qu’une conservatrice du Musée de la civilisation et une historienne qui a publié en 2014 un livre sur madame Corriveau et la « cage de la Corriveau » ne pensent pas du tout comme la SHRL, elles disent qu’elles n’ont pas la certitude que la « cage » que votre société dit avoir trouvée par hasard dans le Web est la structure dans laquelle la dépouille de madame Corriveau a été exposée.

Il faut savoir aussi que la SHRL et ses amateurs d’histoire ont acquis la certitude que l’objet qu’ils avaient trouvé était la « cage de la Corriveau » avant d’avoir vu l’objet en question ailleurs que sur un écran d’ordinateur, avant d’être allé le voir là où il était, avant que l’objet n’ait été examiné le moindrement par des experts. Vous devez pensez comme moi, monsieur Lehouillier, que les amateurs d’histoire de la Société d’histoire régionale de Lévis ont gravement péché par manque de rigueur intellectuelle; dans les écoles primaires, bien des enfants usent mieux de leur raison. (Pourtant, monsieur Claude Genest, membre honoraire de la SHRL, a un diplôme universitaire en histoire, monsieur Clément Samson, membre du conseil d’administration de la SHRL, doit être passé par une université puisqu’il est juge, monsieur Vincent Couture, président de la SHRL, est un archiviste, etc.)

Mesdames Sylvie Toupin et Catherine Ferland ont été plus sages : leurs avis, reproduits ci-dessus, ont été formulés après la fin du travail du « comité scientifique » chargé de s’occuper de l’expertise de l’objet trouvé par la Société d’histoire régionale de Lévis, un comité dont elles ont fait partie.

Je m’attends, monsieur le maire, à ce que l ‘administration et les élus de la Ville de Lévis désavouent et blâment publiquement la Société d’histoire régionale de Lévis.

Veuillez croire, monsieur le maire, à mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis depuis 1978, membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007, membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie, membre de plusieurs sociétés d’histoire, principal artisan de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis, metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves d’abord, puis de parent d’anciens élèves.

CE COURRIEL ET LA RÉPONSE DE SON DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉS AU LEPASSEURDELACOTE.COM.

« Cage de la Corriveau » : deux membres du comité dit scientique contredisent les Musées de la civilisation.

Corriveau cage_mcq_Maison Chevalier 14-10-2015_3Lévis, le 9 décembre 2015

Monsieur Stéphan La Roche, directeur général
Musées de la civilisation
Québec

Objet : « Cage de la Corriveau » : le comité dit scientifique n’a pas prouvé…

Monsieur le directeur général,

Puis-je me permettre de vous rappeler que :

Les résultats du travail du « comité scientifique » formé par les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de la « cage de la corriveau » ne permettent pas à au moins deux membres du comité d’avoir la certitude que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, mesdames Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi des Musées de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent en effet le conditionnel dans des déclarations publiées dans un site web de Radio-Canada le 9 novembre 2015; voyez :

MADAME SYLVIE TOUPIN, CONSERVATRICE :

« Les expertises qu’on a menées convergent. C’est la juxtaposition et le croisement des informations qui nous permettent d’en arriver à la conclusion que ce serait effectivement le gibet qui aurait servi à exposer Marie-Josephte Corriveau. »

Madame Toupin, on le voit, n’a pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer Marie-Josephte Corriveau à la population. À Lévis aussi, en novembre dernier, devant les personnes qui remplissaient la salle L’Anglicane, elle a déclaré qu’elle n’avait pas la certitude que la « cage » examinée est l’objet dans lequel la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été exposée (elle répondait à une question que je lui avais posée).

MADAME CATHERINE FERLAND, HISTORIENNE :

« Quand on est capable de retracer le cheminement très précis d’un objet, par exemple par les articles de journaux, par les documents historiques, on se rend compte que dans le cas de la cage de la Corriveau, on est capable de faire ce tracé très facilement. […] Ça nous a permis de dire, oui, d’un point de vue historique, c’est très, très plausible et même presque certain que c’est bien la cage ».

Madame Ferland est aussi limpide que madame Toupin, elle ne dit absolument pas qu’elle a la certitude que la « cage » examinée est l’objet qui a servi à montrer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau aux habitants. Relisez sa déclaration, s’il le faut.

(Les déclarations de mesdames Toupin et Corriveau se trouvent dans une page Web de Radio-Canada datée du 9 novembre 2015; voici l’adresse de cette page : http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/11/09/006-expertise-cage-corriveau-authentification-musee-civilisation.shtml.)

Comme vous le savez, monsieur La Roche, les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis contredisent mesdames Toupin et Ferland et prétendent que la certitude recherchée a été acquise, ils déclarent que la « cage » trouvée par hasard par la Société d’histoire régionale de Lévis est la structure dans laquelle Marie-Josephte Corriveau à été montrée à la population. (Voici la déclaration exacte des Musées de la civilisation et de la Société d’histoire régionale de Lévis datée du 9 novembre 2015 : « Les résultats de l’expertise, juxtaposées les uns aux autres, ont […] tous convergé vers son authentification ».)

Je ne vous appendrai rien, monsieur La Roche, en vous disant qu’authentifier, c’est prouver. Le Trésor de la langue française informatisé donne cet exemple de l’emploi du verte authentifier : « Il a authentifié ce Géricault : il a prouvé que cette toile était due au pinceau du maître » (http://www.cnrtl.fr/definition/authentifier consulté le 7 décembre 2015). Le dictionnaire Lexis, de son côté, définit ainsi le mot authentique : « Dont la réalité, la vérité ou l’origine indiquée ne peut être contestée »; il illustre sa définition par la phrase suivante : « Le tableau authentique est au Louvre; celui-ci n’est qu’une copie » (Larousse de la langue française – Lexis, ©1977, page 130).

Pourrais-je vous demander, monsieur La Roche, d’étoffer la phrase suivante écrite par vous, les Musées de la civilisation, et par la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) présidée par monsieur Vincent Couture : « Les résultats de l’expertise, juxtaposés les uns aux autres, ont […] tous convergé vers son authentification [authentification de la « cage » que la SHRL dit avoir trouvée par hasard dans le Web]». Pourriez-vous dire quels sont très exactement les résultats de l’expertise? Il serait plus qu’utile que vous le fassiez, vous en conviendrez.

Un expert peut bien établir que Marie-Josephte Corriveau a été trouvée coupable d’un meurtre commis peu après la « conquête » de la Nouvelle-France par les Anglais, un autre prouver que madame Corriveau été pendue en 1763 à Québec, un autre déclarer que la « cage » que la SHRL dit avoir trouvée par hasard au 21e siècle a été fabriquée au 18e siècle, un quatrième affirmer qu’il existe des documents qui prouvent que l’on montrait des criminels dans une « cage » en Angleterre au 18e siècle, on aura beau « juxtaposer » ces « résultats » de toutes les manières que l’on voudra, ça ne nous donnera jamais la preuve que la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été exposée dans l’objet que la SHRL dit avoir trouvé par hasard dans Internet.

Pour terminer, je me permettrais de vous prier, monsieur le directeur général, de bien vouloir me dire ce que vous pensez des déclarations de mesdames Toupin et Ferland, membres du « comité scientifique » susmentionné, déclarations que vous avez lu lire ci-haut. J’aimerais aussi savoir si vous arrivez à concilier les déclarations de mesdames Toupin et Ferland concernant l’authenticité de la « cage » expertisée sous l’oeil des Musées de la civilisation et de la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL), et l’avis définitif des Musées de la civilisation et de la SHRL concernant la même question, deux déclarations et un avis qui se contredisent et qui ne peuvent pas coexister harmonieusement. Enfin, puisqu’il y a deux membres du « comité scientifique » (mesdames Toupin et Ferland) qui ne sont pas d’accord avec les autres membres ou une partie des autres membres du « comité scientifique », pourriez-vous me dire, monsieur la Roche, si les Québécoises et les Québécois ont raison de penser qu’il suffisait que la moitié plus un des membres du comité déclarent le contraire de mesdames Toupin et Ferland pour que les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis fassent savoir à la population, par une déclaration solennelle et publique, que la « cage » trouvée par hasard dans le Web par la Société d’histoire régionale de Lévis est incontestablement la structure qui a servi à exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau?

J’ajouterais d’autres questions, si vous me le permettez, monsieur La Roche.

Est-il exact que le « comité scientifique » comptait neuf membres et que la majorité d’entre eux (cinq sur neuf) appartenaient (ils appartiennent toujours) à la Société d’histoire régionale de Lévis? N’est-il pas vrai que la Société d’histoire régionale de Lévis a affirmé publiquement plusieurs fois, par l’entremise de madame Claudia Mendez Ishii et de monsieur Claude Genest, entre autres, qu’elle avait trouvé par hasard une « cage » et que cette cage était incontestablement celle qui a été utilisée pour exposer la dépouille de Marie-Josephte Corriveau? N’est-il pas vrai que la Société d’histoire régionale de Lévis a fait cette affirmation à plusieurs reprises avant même d’avoir vu la « cage » dans le lieu où elle était conservée, avant que des experts aient vu la « cage », avant que des experts aient examiné, ne serait-ce qu’un tout petit peu, la « cage »? Les Québécoises et les Québécois auraient-ils tort d’être convaincus que la Société d’histoire régionale de Lévis a montré qu’elle manquait gravement de rigueur intellectuelle en proclamant qu’un objet qu’elle n’avait pas vu de ses yeux et qu’aucun expert n’avait expertisé était incontestablement la structure dans laquelle la dépouille de Marie-Josephte Corriveau a été montrée à la population? Les Québécoises et les Québécois auraient-ils tort de dire aux Musées de la civilisation qu’ils ont commis une grave faute, impossible à expliquer, en formant un comité dit scientifique dont plus de la moitié des membres appartenaient (et appartiennent toujours) à une organisation qui a montré ignorer complètement ce qu’est la rigueur?

Je suis sûr, monsieur le directeur général, que vous aurez à coeur de répondre à chacune des questions qui vous sont posées dans la présente.

Je vous prie de croire, monsieur le directeur général, à mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis depuis 1978, membre de la Société des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) de 1981 à 2007, membre fondateur de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie, membre de plusieurs sociétés d’histoire, principal artisan de la publication de huit numéros de la revue trimestrielle de la Société d’histoire régionale de Lévis, metteur en page bénévole du journal de l’école primaire Saint-Dominique de Lévis de 1986 à 1998 en qualité de père d’élèves d’abord, puis de parent d’anciens élèves.

CE COURRIEL ET LA RÉPONSE DE SON DESTINATAIRE SERONT PUBLIÉS AU LEPASSEURDELACOTE.COM.

Les Sceptiques du Québec

Source : Les Sceptiques du Québec | Accueil

 

http://www.sceptiques.qc.ca

Les Sceptiques du Québec inc. est un organisme sans but lucratif fondé en 1987. Son principal objectif est de promouvoir la pensée critique et la rigueur scientifique dans le cadre de l’étude d’allégations de nature pseudoscientifique, religieuse, ésotérique ou paranormale. La corporation compte près de 400 membres et abonnés à travers le Québec, dont une quarantaine de membres actifs qui sont tous des bénévoles.

(Source : http://www.sceptiques.qc.ca/association/mission)

PROCHAINES CONFÉRENCES À MONTRÉAL

Demande d’accès à des documents des Musées de la civilisation relatifs à l’affaire de la « cage de la Corriveau ».

Lévis, le 1er décembre 2015

Madame Sylviane Morrier

Affaires juridiques

Les Musées de la civilisation

16, rue de la Barricade

Québec, G1K 7A6

Madame,

Le 13 novembre 2015, la directrice des Communications des Musées de la civilisation à Québec (MCQ), Madame Geneviève De Blois, a refusé, sans me donner les raisons de son refus, de me permettre de prendre connaissance a) des documents relatifs à la création et au travail du comité formé par les MCQ et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise de l’objet appelé communément « cage de la Corriveau », b) des documents créés par ou pour ledit comité.

Je vous demande de me permettre de prendre connaissance des documents relatifs à la création et au travail du comité formé par les MCQ et la SHRL pour s’occuper de l’expertise de l’objet appelé communément « cage de la Corriveau », ainsi qu’aux documents créés par ou pour ledit comité ou soumis audit comité.

Je vous prie de croire, Madame, à mes sentiments les meilleurs.

Roger Martel, citoyen de Lévis

6364, rue Fraser, Lévis (Québec), G6V 3S3




LEPASSEURDELACOTE.COM 

P.-S. Pour formuler une plainte, à qui le citoyen insatisfait des Musées de la civilisation doit-il s’adresser? J’ai écrit deux fois à la présidente du conseil d’administration, Madame Margaret Delisle; elle ne m’a pas répondu.

Cette communication et votre réponse seront publiées au lepasseurdelacote.com.

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( Le texte ci-dessous n’a pas été transmis aux Affaires juridiques des Musées de la civilisation. )

Au moins deux membres du comité dit scientifique  formé par les MUSÉES DE LA CIVILISATION et la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) pour s’occuper de l’expertise la « cage de la Corriveau » n’ont pas acquis la certitude que la structure trouvée par la SHRL est celle qui a reçu la dépouille de Marie-Josephte Corriveau. Les deux, Mesdames Sylvie Toupin, conservatrice à l’emploi des Musées de la civilisation, et Catherine Ferland, historienne, utilisent le CONDITIONNEL dans leurs déclarations publiées dans le site Web de  Radio-Canada le 9 novembre 2015 :

Corriveau expertises concluantes TOUPIN - V 2

Corriveau_Ferland_3 expertises_R-Canada 2:2 v2 9 nov15

Curieusement, les MUSÉES DE LA CIVILISATION et leur directeur général, Monsieur Stéphan La Roche, contredisent Mesdames Toupin et Ferland et prétendent que la certitude recherchée (et désirée par certains) a été acquise, ils déclarent que la « cage » trouvée par hasard dans Internet par la SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS est incontestablement la structure dans laquelle Marie-Josephte Corriveau à été exhibée.

Pour terminer, il est bon de souligner que plus de la motié des membres du comité dit scientifique sont membres de la SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE DE LÉVIS. 

Il est bon de dire aussi que la Société d’histoire régionale de Lévis a déclaré à la population, à plusieurs reprises, que la « cage » trouvée par elle est inconstestablement celle qui a reçu la dépouille de M.-J. Corriveau, et qu’elle a commencé à faire ces déclaration AVANT qu’elle ait vue la « cage » aux États-Unis, et LONGTEMPS AVANT que le comité dit scientifique ne soit créé. C’est dire à quel point ces personnes ignorent ce qu’est la rigueur intellectuelle (Madame et Monsieur  tout le monde sont en droit de se demander comment il se fait que certaines d’entre elles soient devenues membres du « comité scientifique »).

( J’invite les Musées de la civilisation et la Société d’histoire régionale de Lévis à répliquer au texte ci-dessus. Je passerai leur message. )

Roger Martel, le Passeur de la Côte, citoyen de Lévis (Québec)