D’importantes disparités subsistent entre hommes et femmes sur les marchés du travail, selon l’OIT.

Malgré quelques avancées dans certaines régions du monde, des millions de femmes perdent du terrain dans leur quête d’égalité au travail, selon un nouveau rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT), publié lundi à la veille de la Journée internationale de la femme.

 

Source : Centre dactualités de lONU – Dimportantes disparités subsistent entre hommes et femmes sur les marchés du travail, selon lOIT

D’importantes disparités subsistent entre hommes et femmes sur les marchés du travail, selon l’Organisation internationale du travail (OIT)

L’avenir du travail dépend de l’avenir des femmes au travail.

Source : http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=36775#.Vt4sh0uK_6g

7 mars 2016 – Malgré quelques avancées dans certaines régions du monde, des millions de femmes perdent du terrain dans leur quête d’égalité au travail, selon un nouveau rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT), publié lundi à la veille de la Journée internationale de la femme.

« Le rapport met en avant les défis considérables auxquels les femmes continuent de faire face pour trouver et garder des emplois décents », a estimé le Directeur général de l’OIT, Guy Ryder. « Il faut agir tout de suite, de façon efficace, en allant le plus loin possible ».

Le rapport, intitulé « Les femmes au travail : Tendances 2016 », examine des données concernant pas moins de 178 pays et conclut que les inégalités entre hommes et femmes perdurent. Il montre qu’au cours des vingt dernières années, les nets progrès accomplis par les femmes en matière d’éducation ne se sont pas traduits par une amélioration comparable de leur situation professionnelle.

A l’échelle mondiale, l’écart entre les sexes en matière d’emploi s’est seulement réduit de 0,6 point de pourcentage depuis 1995, avec un ratio emploi/population de 46% pour les femmes et de presque 72% pour les hommes en 2015.

En 2015, 586 millions de femmes travaillaient à leur propre compte ou contribuaient à l’entreprise familiale à travers le monde. Globalement, la proportion de personnes qui travaillent dans une entreprise familiale (travailleurs familiaux) a nettement reculé parmi les femmes (de 17,0 points de pourcentage au cours de 20 années écoulées) et dans une moindre mesure parmi les hommes (de 8,1 points de pourcentage). L’écart mondial entre les sexes chez les travailleurs familiaux a donc diminué de 11 points de pourcentage.

Bien que 52,1% des femmes et 51,2% des hommes sur le marché du travail soient des travailleurs salariés, cela ne garantit pas en soi une meilleure qualité d’emploi. Globalement, 38% des femmes et 36% des hommes occupant un emploi salarié ne cotisent pas pour la protection sociale. Ces proportions atteignent 63,2% pour les femmes en Afrique subsaharienne et 74,2% en Asie du Sud, là où l’emploi informel est la forme dominante d’emploi.

Le rapport fournit aussi pour une centaine de pays de nouvelles données concernant les heures de travail rémunérées ou non et l’accès à la protection de la maternité et aux pensions de retraite.

Au quotidien, les femmes continuent d’effectuer davantage d’heures de travail que les hommes dans le travail rémunéré et non rémunéré. Que ce soit dans les pays à revenu élevé ou faible, en moyenne, les femmes effectuent deux fois et demi plus d’heures de travail domestique et de soin non rémunéré que les hommes. Dans les économies développées, les femmes actives (qu’elles soient salariées ou travailleuses indépendantes) effectuent 8 heures et 9 minutes de travail rémunéré et non rémunéré contre 7 heures et 36 minutes effectuées par les hommes.

Dans les économies en développement, les durées respectives sont de 9 heures et 20 minutes pour les femmes et 8 heures et 7 minutes pour les hommes. La répartition inégale des tâches non rémunérées limite la capacité des femmes à allonger leur durée de travail rémunéré, formel et salarié. De ce fait, à travers le monde, les femmes qui représentent 40% de l’emploi total forment 57% de la main-d’œuvre employée à temps partiel.

En outre, à travers la centaine de pays étudiés, plus d’un tiers des hommes employés (35,5%) et plus du quart des femmes employées (25,7%) travaillent plus de 48 heures par semaine. Cela affecte aussi la répartition inégale des tâches domestiques et des prestations de soin non rémunérées entre hommes et femmes.

Les handicaps accumulés par les femmes sur le marché du travail ont un impact considérable des années plus tard. En termes de pension, la couverture (à la fois juridique et réelle) est inférieure pour les femmes, ce qui se traduit par un écart global entre les sexes en matière de protection sociale.

A l’échelle mondiale, la proportion de femmes ayant dépassé l’âge de la retraite et qui perçoivent une pension est en moyenne de 10,6 points de pourcentage inférieure à celle des hommes. Globalement, les femmes représentent près de 65% des personnes ayant dépassé l’âge de la retraite (60 à 65 ans ou plus selon la législation nationale dans la majorité des pays) et qui ne touchent pas de pension fixe. Ce qui veut dire que 200 millions de femmes âgées vivent sans revenu régulier assuré par une pension de retraite ou de réversion, contre 115 millions d’hommes.’